Pourquoi tes résolutions ne tiennent pas
Pourquoi les bonnes résolutions échouent-elles si souvent ?
Chaque fin d’année, le même rituel recommence.
Nous regardons les mois qui viennent de s’écouler, nous faisons plus ou moins consciemment le bilan et nous décidons que, cette fois, certaines choses vont changer.
Je vais reprendre le sport.
Je vais perdre du poids.
Je vais arrêter de fumer.
Je vais mieux gérer mon argent.
Je vais travailler moins.
Je vais enfin lancer mon projet.
Je vais prendre davantage soin de moi.
Et quelques semaines plus tard, parfois quelques jours seulement, la majorité de ces belles intentions ont disparu.
Alors nous nous racontons que nous manquons de volonté.
Que nous ne sommes pas suffisamment disciplinés.
Que nous sommes incapables de tenir nos engagements.
Et si le problème n’était absolument pas là ?
Et si une résolution échouait simplement parce qu’elle avait été prise depuis le mauvais endroit intérieur ?
Une résolution prise dans l’insécurité devient une contrainte
Regardons comment naissent beaucoup de bonnes résolutions.
Je regarde mon corps et je ne l’aime pas suffisamment : je décide de maigrir.
Je regarde mon compte bancaire et il m’inquiète : je décide de gagner davantage.
Je regarde ma situation professionnelle et elle me frustre : je décide de changer de travail.
Je regarde mon activité qui ne fonctionne pas comme je le voudrais : je décide d’en faire davantage.
À première vue, tout cela semble parfaitement logique.
Mais observez le point de départ.
Je veux changer quelque chose parce que ce que je vis aujourd’hui ne me sécurise pas.
Je pars donc de la peur, du manque, de la frustration ou du rejet de ma situation actuelle pour essayer de fabriquer quelque chose de différent.
Et c’est là que commence la lutte.
Parce que mon mental veut aller dans une direction alors qu’une autre partie de moi cherche avant tout à conserver ce qu’elle connaît.
L’ego préfère le connu à l’inconnu
Nous imaginons parfois que l’ego nous empêche volontairement d’avancer.
Je préfère le voir comme un système de protection.
Il s’appuie sur notre histoire, nos expériences, nos croyances et tout ce que nous avons appris depuis notre enfance pour déterminer ce qui semble sûr ou dangereux.
Et il existe une chose qu’il apprécie particulièrement : ce qu’il connaît déjà.
Même lorsque ce connu n’est pas agréable.
Vous pouvez détester votre travail et avoir peur de le quitter.
Vous pouvez être insatisfait de votre relation et craindre la séparation.
Vous pouvez vouloir développer votre entreprise et continuer à reproduire des comportements qui vous maintiennent exactement au même endroit.
Pourquoi ?
Parce que changer signifie entrer dans une zone dont nous ne maîtrisons pas encore les conséquences.
C’est ici que la sécurité intérieure prend toute son importance.
Plus je dépends de l’extérieur pour me sentir en sécurité, plus le changement devient menaçant.
Et plus le changement est menaçant, plus je vais avoir besoin de volonté pour maintenir ma résolution.
La volonté peut démarrer le mouvement, mais pas toujours le maintenir
Le 1er janvier, l’énergie est là.
Nouvelle année.
Nouveau départ.
Nouveau programme.
Nouvelles chaussures de sport.
Nous sommes motivés.
Puis la vie quotidienne revient.
Le travail.
Les enfants.
La fatigue.
Les imprévus.
Le stress.
Et progressivement, l’énergie nécessaire pour tenir cette nouvelle discipline devient supérieure à l’énergie disponible.
Alors nous abandonnons.
Non pas nécessairement parce que nous sommes faibles, mais parfois parce que nous avons construit notre changement contre nous-mêmes.
Nous avons décidé avec la tête sans suffisamment écouter le reste.
Et si nous écoutions aussi le corps ?
Avant de prendre une nouvelle résolution, nous pourrions commencer par observer notre état intérieur.
Lorsque vous imaginez votre objectif, que ressentez-vous ?
De l’enthousiasme ?
De la curiosité ?
De la joie ?
Ou immédiatement de la pression ?
« Il faut que j’y arrive. »
« Cette fois, je n’ai plus le choix. »
« Je dois absolument changer. »
Ces expressions m’intéressent énormément.
Parce qu’un « il faut » ou un « je dois » peut révéler que nous sommes déjà entrés dans un rapport de force avec nous-mêmes.
Et tenir un rapport de force pendant douze mois demande énormément d’énergie.
Le corps peut devenir un excellent indicateur.
Non pas parce qu’il posséderait une réponse magique à toutes nos questions, mais parce qu’il nous permet de percevoir la manière dont nous vivons intérieurement une décision.
Est-ce que cette perspective m’ouvre ou me contracte ?
Est-ce qu’elle me donne de l’énergie ou m’en retire ?
Est-ce réellement mon choix ou suis-je encore en train d’essayer de répondre à une attente extérieure ?
Retrouver un équilibre entre masculin et féminin
Dans mon approche, j’utilise également les notions de masculin et de féminin, non pas comme une opposition entre hommes et femmes, mais comme deux polarités que nous pouvons retrouver en chacun de nous.
Le masculin structure.
Il décide.
Il pose le cadre.
Il avance.
Le féminin ressent.
Il accueille.
Il écoute.
Il laisse émerger.
Lorsque nous prenons une résolution uniquement depuis le masculin, nous pouvons tomber dans :
objectif, stratégie, discipline, contrôle, résultat.
Et nous oublions parfois une question fondamentale :
Est-ce réellement ce que j’ai envie de vivre ?
À l’inverse, ressentir sans jamais décider peut nous laisser éternellement au stade du rêve.
L’équilibre consiste donc à écouter ce qui veut profondément émerger en nous, puis à utiliser notre capacité d’action pour lui donner une forme dans la matière.
Le masculin ne vient plus écraser le féminin.
Il vient le sécuriser.
Avant de décider ce que vous allez faire, demandez-vous qui vous voulez être
C’est probablement ici que se trouve le changement majeur.
Nous construisons souvent nos résolutions autour du faire.
Faire du sport.
Faire un régime.
Faire davantage de chiffre d’affaires.
Faire une formation.
Faire de la méditation.
Faire, faire, faire.
Mais nous sommes des êtres humains, pas des « faires humains ».
Alors avant d’établir la liste de ce que vous allez faire cette année, posez-vous quelques minutes et demandez-vous :
Comment ai-je envie de me sentir dans ma vie ?
Libre ?
Serein ?
En sécurité ?
En joie ?
Créatif ?
Disponible ?
Aimé ?
À ma place ?
Puis regardez vos résolutions.
Est-ce que les actions prévues vous rapprochent réellement de cet état ?
Parce qu’il serait assez paradoxal de vouloir devenir plus serein en remplissant encore davantage son agenda.
De vouloir être libre en construisant une entreprise qui nous emprisonne.
Ou de vouloir prendre soin de soi en transformant son corps en nouveau chantier à contrôler.
Une décision alignée peut commencer beaucoup plus petit
Nous avons également cette tendance à vouloir tout transformer immédiatement.
C’est spectaculaire pour le mental.
Mais pas forcément très sécurisant intérieurement.
Si vous ne faites actuellement aucune activité physique, vous n’avez peut-être pas besoin de décider que vous allez courir une heure cinq fois par semaine.
Vous pouvez commencer par marcher dix minutes.
Puis observer.
Est-ce agréable ?
Qu’est-ce que cela change ?
Ai-je envie de continuer ?
La sécurité intérieure se développe aussi lorsque nous constatons que nous sommes capables de nous faire confiance.
Je prends une petite décision.
Je la respecte.
Puis j’avance.
Pas après pas.
Commencer l’année autrement
C’est précisément autour de cette réflexion que j’ai créé un livre consacré aux résolutions.
Pas pour vous donner une nouvelle méthode miracle.
Pas pour vous motiver pendant trois semaines.
Et encore moins pour ajouter une liste d’obligations à celles que vous avez déjà.
J’y parle de l’ego, du système nerveux, du masculin, du féminin, du corps et surtout de la manière dont nous pouvons prendre des décisions depuis un espace intérieur différent.
Parce qu’une résolution ne devrait peut-être pas commencer par :
« Qu’est-ce que je dois changer cette année ? »
Mais par :
« Depuis quel endroit intérieur suis-je en train de vouloir ce changement ? »
Si la réponse est la peur, le manque, la comparaison, la culpabilité ou le besoin de prouver quelque chose, il peut être intéressant de ne pas partir immédiatement dans l’action.
Prenez d’abord le temps de revenir à vous.
De comprendre.
De ressentir.
De retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour choisir plutôt que réagir.
Ensuite seulement, posez votre première action.
Peut-être que commencer une nouvelle année autrement ne consiste finalement pas à prendre davantage de résolutions.
Peut-être que cela consiste à prendre moins de décisions, mais des décisions qui nous ressemblent vraiment.
Ce livre est disponible gratuitement, sans inscription, sans adresse email à laisser et sans marketing caché.
Vous pouvez le télécharger ci-dessous et prendre le temps de le parcourir tranquillement.
Parce qu’avant de chercher encore une nouvelle manière de changer votre vie, il peut être utile de comprendre pourquoi, jusqu’ici, certains changements n’ont pas tenu.
Et cette compréhension commence toujours au même endroit :
à l’intérieur de soi.
Stéphane Bride-Bonnot
#TousFormidable












