Comment solutionner votre problème ?

Et si la réponse à votre problème n’était pas à l’extérieur ?

Lorsque quelque chose ne va pas dans notre vie, nous avons souvent le même réflexe : chercher une réponse.

Une frustration dans notre travail.

Une relation qui ne nous convient plus.

Un projet qui n’avance pas.

Une décision que nous n’arrivons pas à prendre.

Une sensation de blocage que nous ne savons pas expliquer.

Alors nous cherchons.

Nous demandons à Pierre, Paul, Jacques ce qu’ils en pensent. Nous racontons notre histoire à nos proches. Nous lisons des livres. Nous regardons des vidéos. Nous interrogeons des professionnels.

Et chacun y va de son conseil :

« Si j’étais à ta place, je ferais ça. »

Sauf qu’il y a un problème dans cette phrase.

Personne n’est à votre place.

Un conseil parle aussi de celui qui le donne

Quand quelqu’un vous explique ce qu’il ferait à votre place, il ne vous donne pas nécessairement une mauvaise réponse.

Il vous donne simplement une réponse construite à partir de son histoire.

De ses expériences.

De ses valeurs.

De ses peurs.

De ses croyances.

De ce qu’il considère comme raisonnable ou dangereux.

De sa propre définition de la réussite, de l’amour, de l’argent, de la famille ou du travail.

Prenons quelqu’un qui envisage de quitter son emploi.

Une personne lui dira :

« Surtout pas, tu as une situation stable ! »

Une autre :

« Fonce, la vie est trop courte ! »

Une troisième :

« Attends d’avoir suffisamment d’argent de côté. »

Une quatrième :

« Lance ton activité immédiatement et tu verras bien. »

Qui a raison ?

Peut-être personne.

Peut-être tout le monde.

Parce que chacun répond depuis son propre endroit intérieur.

La véritable question n’est donc pas seulement : « Quel conseil dois-je suivre ? »

Elle pourrait être :

« Depuis quel endroit intérieur vais-je chercher cette réponse ? »

Pourquoi avons-nous autant besoin de demander aux autres ?

Parce que demander à l’extérieur peut nous sécuriser.

Lorsque nous doutons, nous aimerions parfois que quelqu’un sache à notre place.

Quelqu’un qui nous dise :

« Fais ça. »

Ainsi, nous n’avons plus vraiment à choisir.

Et surtout, nous réduisons momentanément l’inconfort de l’incertitude.

Mais il existe un piège.

Plus nous avons besoin de l’extérieur pour valider nos décisions, moins nous apprenons à nous faire confiance.

Nous demandons un avis.

Puis un deuxième.

Puis un troisième parce que les deux premiers ne disent pas la même chose.

Et nous nous retrouvons finalement avec davantage de confusion qu’au départ.

La sécurité intérieure commence aussi lorsque nous sommes capables de rester quelques instants avec une question sans exiger immédiatement une réponse.

Le brouhaha nous empêche parfois d’entendre

Il y a quelques années, j’aurais probablement cherché davantage de réponses à l’extérieur.

Aujourd’hui, lorsque quelque chose coince, je vois les choses différemment.

Je sais que si je reste dans la suraction, dans le téléphone, dans les réseaux sociaux, dans les conversations, dans les vidéos, dans les obligations et dans tout le brouhaha du quotidien, je vais principalement entendre mon mental.

Et le mental adore commenter.

Il imagine ce qui pourrait arriver.

Il compare.

Il anticipe.

Il se souvient.

Il veut comprendre.

Il cherche à contrôler.

Et lorsque nous ne nous sentons pas en sécurité intérieurement, il peut devenir particulièrement bruyant.

« Et si tu te trompais ? »

« Et si tu perdais de l’argent ? »

« Qu’est-ce que les autres vont penser ? »

« Tu devrais peut-être attendre. »

« Tu aurais dû faire autrement. »

À force d’écouter toutes ces voix, nous pouvons finir par ne plus savoir ce que nous voulons réellement.

Appuyer sur pause n’est pas perdre son temps

C’est pour cela que je reviens régulièrement au silence et à la nature.

Pas nécessairement pour obtenir une réponse magique.

Mais pour retirer progressivement le bruit qui m’empêche d’entendre ce qui se passe réellement en moi.

Lorsque vous arrêtez de solliciter votre cerveau en permanence, quelque chose change.

Vous pouvez observer.

Ressentir.

Vous demander ce qui vous attire réellement et ce qui vous contracte.

Regarder ce que vous faites par envie et ce que vous faites uniquement par peur.

Identifier ce qui vous appartient et ce que vous continuez à faire pour répondre aux attentes des autres.

C’est là que le silence devient intéressant.

Non pas parce qu’il contient toutes les réponses de manière mystérieuse, mais parce qu’il crée enfin l’espace nécessaire pour vous écouter.

Votre corps participe aussi à vos décisions

Il y a cependant un élément que nous oublions souvent.

Nous ne prenons pas nos décisions avec un cerveau isolé du reste de notre organisme.

Lorsque nous sommes épuisés, stressés, privés de sommeil, constamment sollicités ou physiquement à bout, notre perception change.

Un problème peut nous sembler gigantesque le soir et beaucoup plus simple après une bonne nuit.

Une décision peut nous paraître impossible lorsque nous sommes sous tension et beaucoup plus évidente après une marche dans la nature.

C’est pour cette raison que prendre soin de son hygiène de vie n’est pas secondaire.

Dormir suffisamment.

Bouger.

Respirer.

Sortir.

Manger correctement.

Prendre des moments sans stimulation.

Respecter son besoin de solitude comme son besoin de relation.

Observer ses émotions plutôt que les repousser systématiquement.

Tout cela participe à notre capacité à retrouver de la clarté.

Le rôle d’un accompagnant n’est peut-être pas de donner la réponse

C’est également ainsi que je conçois de plus en plus mon métier.

Si quelqu’un vient me voir avec un problème, mon rôle n’est pas de lui expliquer ce que moi, Stéphane, je ferais à sa place.

Parce que je ne suis pas à sa place.

Je n’ai pas son histoire.

Je n’ai pas ses valeurs.

Je n’ai pas ses responsabilités.

Je n’ai pas ses aspirations.

En revanche, je peux l’aider à regarder ce qui brouille aujourd’hui sa perception.

Je peux questionner.

Faire émerger une contradiction.

Mettre en lumière une peur.

Créer un espace dans lequel la personne peut enfin entendre sa propre réponse.

C’est très différent.

Le bon accompagnement ne devrait pas créer davantage de dépendance envers celui qui accompagne.

Il devrait progressivement permettre à la personne de retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour avancer sans avoir constamment besoin qu’on lui dise quoi faire.

Avant de chercher une nouvelle réponse, créez du silence

Si vous avez aujourd’hui une problématique qui tourne en boucle dans votre tête, vous pouvez évidemment demander des avis.

Parfois, une personne extérieure apporte une information ou un angle que nous n’avions pas envisagé.

Mais avant de demander à dix personnes ce qu’elles feraient à votre place, essayez peut-être autre chose.

Arrêtez-vous.

Sortez marcher.

Posez votre téléphone.

Retirez les sollicitations.

Ne cherchez pas immédiatement à résoudre.

Et observez.

Qu’est-ce que je veux réellement ?

Qu’est-ce qui me fait peur dans cette décision ?

Si je n’avais personne à convaincre, qu’est-ce que je choisirais ?

Est-ce que je cherche un conseil… ou est-ce que je cherche quelqu’un qui me rassure ?

La nuance est immense.

Parce que parfois, nous connaissons déjà la réponse.

Nous ne nous sentons simplement pas encore suffisamment en sécurité pour l’assumer.

Et c’est peut-être là que commence le véritable travail : ne plus chercher systématiquement quelqu’un qui sache mieux que nous ce qui est bon pour notre propre vie.

Prendre soin de son corps, de son énergie, de ses émotions et de son environnement permet progressivement de retrouver cet espace intérieur dans lequel les choses deviennent plus claires.

Nous sommes souvent notre meilleur conseiller, à condition de nous accorder suffisamment de silence pour nous entendre.

Nous sommes #TousFormidable.

Aidez vos proches en partageant !
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction