Comprendre comment notre vibration crée notre réalité
Fréquences vibratoires : et si évoluer consistait surtout à devenir plus stable intérieurement ?
Nous sommes sur Terre pour évoluer.
Tout dans la vie est mouvement, transformation, apprentissage et prise de conscience. Il suffit de regarder la nature : rien ne reste définitivement figé. L’enfant devient adulte, les saisons passent, notre corps change, nos relations évoluent et notre perception de l’existence elle-même se transforme avec les expériences que nous traversons.
Pour moi, il en va de même intérieurement.
Au fil des années, nous pouvons apprendre à mieux nous connaître, à reconnaître nos peurs, à comprendre nos réactions et surtout à développer cette sécurité intérieure qui nous permet de ne plus être systématiquement ballotés par ce qui arrive à l’extérieur.
C’est aussi de cette manière que j’aborde les notions de fréquences vibratoires et de niveaux de conscience.
La vie n’est jamais une ligne droite
Dans la conférence associée à cet article, j’utilise l’image d’une courbe qui monte et qui descend.
C’est la vie.
Nous aimerions parfois atteindre un état dans lequel tout irait définitivement bien : plus de difficultés, plus de doutes, plus de contrariétés, plus de peur.
Mais est-ce réellement cela, vivre ?
Une existence est nécessairement faite de mouvements.
Nous rencontrons des périodes extraordinaires et d’autres plus compliquées. Nous gagnons quelque chose, nous en perdons une autre. Nous connaissons des réussites, des échecs, des rencontres, des séparations, des certitudes puis des remises en question.
Le développement personnel ne permet pas de supprimer ces vagues.
Il peut en revanche modifier profondément la manière dont nous les traversons.
Et c’est là que la sécurité intérieure prend tout son sens.
La même vague ne produit pas le même effet selon notre état intérieur
Imaginez deux personnes confrontées exactement au même événement.
Une remarque.
Un refus.
Un imprévu financier.
Une difficulté professionnelle.
Un changement de programme.
Pour l’une, cet événement devient une catastrophe. Le mental s’emballe immédiatement, imagine le pire, cherche un responsable et construit parfois en quelques minutes un scénario dramatique.
Pour l’autre, l’événement reste désagréable, mais elle conserve suffisamment de stabilité pour observer ce qui se passe et se demander :
« D’accord. Qu’est-ce que je peux faire maintenant ? »
L’événement extérieur est pourtant le même.
Ce qui a changé, c’est l’endroit intérieur depuis lequel il est vécu.
C’est ce que j’appelle grandir en conscience.
Non pas devenir supérieur aux autres.
Non pas devenir un être « plus éveillé ».
Mais acquérir suffisamment de hauteur et de stabilité pour ne plus être aspiré aussi facilement par chaque mouvement extérieur.
Devenir ce « géant » intérieur
Dans ma conférence, j’utilise également cette métaphore du géant.
Lorsque nous sommes encore enfermés dans certaines peurs ou certains automatismes, le moindre obstacle peut paraître gigantesque.
Une petite vallée devient un gouffre.
Et lorsqu’on tombe dedans, remonter demande énormément d’énergie.
Puis nous apprenons.
Nous expérimentons.
Nous faisons des erreurs.
Nous nous observons.
Nous comprenons certains mécanismes.
Nous prenons conscience de croyances qui dirigeaient nos choix depuis des années.
Progressivement, nous grandissons intérieurement.
La vallée existe toujours.
Simplement, elle n’a plus les mêmes proportions par rapport à nous.
Voilà pourquoi certaines situations qui nous auraient détruits dix ans auparavant peuvent aujourd’hui nous déstabiliser quelques heures avant que nous retrouvions notre équilibre.
La sécurité intérieure ne supprime pas les vallées. Elle change notre capacité à les traverser.
Nous ne voyons jamais la réalité dans sa totalité
Il y a également un mécanisme essentiel à comprendre : notre cerveau sélectionne en permanence une partie des informations disponibles autour de nous.
Nous ne pouvons pas porter consciemment notre attention sur tout.
Prenez un exemple très simple.
Vous envisagez d’acheter une voiture d’un modèle particulier et, soudainement, vous avez l’impression d’en voir partout.
Ces voitures viennent-elles toutes d’apparaître ?
Évidemment que non.
Votre attention a changé.
Il en va de même avec beaucoup de choses dans notre existence.
Lorsque nous sommes profondément préoccupés par un problème, nous repérons facilement tout ce qui semble confirmer ce problème.
Lorsque nous doutons constamment de nous-mêmes, nous pouvons interpréter une remarque anodine comme une nouvelle preuve de notre insuffisance.
Et lorsque nous commençons à croire qu’une possibilité existe, nous pouvons remarquer des opportunités qui étaient déjà présentes mais auxquelles nous ne prêtions aucune attention.
Nous ne voyons donc jamais « toute la réalité ».
Nous voyons une réalité passée à travers nos filtres.
Nos croyances influencent notre perception
C’est ici que les croyances prennent une importance considérable.
Imaginez deux personnes qui souhaitent créer leur activité professionnelle.
La première porte profondément la croyance :
« C’est dangereux. Je vais probablement échouer. »
La seconde :
« Je ne sais pas encore comment faire, mais je peux apprendre. »
Elles pourront rencontrer exactement les mêmes difficultés.
Pourtant, elles ne les interpréteront pas de la même manière.
La première verra peut-être une confirmation :
« Je le savais, ça ne fonctionne pas. »
La seconde pourra penser :
« Très bien, cette stratégie ne fonctionne pas. Qu’est-ce que cette expérience m’apprend ? »
Même événement.
Deux réalités intérieures.
Deux comportements différents.
Et probablement, à terme, deux trajectoires différentes.
C’est aussi ma manière de comprendre la vibration
Lorsque je parle de vibration, je ne parle donc pas simplement de penser positivement pendant cinq minutes.
Je parle d’un état intérieur global.
Ce que je pense.
Ce que je ressens.
Ce que je crois.
La manière dont je me comporte.
Les décisions que je prends.
L’environnement que je choisis.
La relation que j’entretiens avec moi-même.
Tout cela influence la façon dont je rencontre le monde.
C’est pourquoi répéter :
« Je suis dans l’abondance »
tout en vivant intérieurement dans la peur permanente de manquer ne suffit pas.
Les mots racontent l’abondance.
Mais l’état intérieur raconte le manque.
Le piège : vouloir changer uniquement l’extérieur
Lorsque quelque chose ne va pas, notre premier réflexe consiste souvent à modifier la matière.
Changer de stratégie.
Travailler davantage.
Faire une nouvelle formation.
Chercher une nouvelle méthode.
Demander encore un avis.
Changer de partenaire.
Changer de travail.
Changer de ville.
Parfois, ces changements sont nécessaires.
Mais avant de bouger dans tous les sens, il peut être intéressant de regarder ce qui se passe à l’intérieur.
Depuis quel endroit intérieur vais-je chercher cette réponse ?
Depuis la peur ?
Depuis l’urgence ?
Depuis le besoin d’être reconnu ?
Depuis le sentiment de ne pas être suffisamment bien ?
Depuis le manque ?
Ou depuis un espace suffisamment sécurisé pour pouvoir réellement choisir ?
Car nous pouvons changer dix fois de décor et continuer à transporter exactement le même personnage.
Les petites phrases qui révèlent notre état intérieur
Notre langage quotidien constitue d’ailleurs un formidable révélateur.
« Je n’ai pas le choix. »
« Avec tout ce que je fais… »
« C’est toujours pareil. »
« Je n’y arriverai jamais. »
« Ce n’est pas le bon moment. »
« Quand j’aurai plus d’argent, je pourrai enfin… »
Je ne pense pas qu’une phrase prononcée une fois commande magiquement un événement à l’Univers.
En revanche, lorsqu’elle traduit une croyance profonde répétée quotidiennement, elle nous renseigne énormément sur notre fonctionnement intérieur.
« Je n’ai pas le choix » ne produit pas les mêmes décisions que :
« Quelles sont réellement mes possibilités ? »
La première phrase ferme.
La seconde ouvre.
Monter en conscience ne signifie pas fuir les émotions difficiles
Il existe également un piège dans certains discours spirituels : croire qu’il faudrait constamment « vibrer haut ».
Être joyeux.
Positif.
Reconnaissant.
Serein.
Et surtout ne jamais ressentir de colère, de peur ou de tristesse.
Mais si je refuse ma peur parce qu’elle serait une « vibration basse », est-ce réellement de la conscience ?
Ou simplement une nouvelle manière de fuir ce que je ressens ?
Une émotion peut être écoutée sans devenir notre identité.
Je peux ressentir de la peur et rester en sécurité intérieurement.
Je peux traverser une période de doute sans considérer que ma vie s’effondre.
Je peux être triste sans penser que j’ai raté mon développement personnel.
Grandir intérieurement, c’est aussi développer cette capacité à accueillir les mouvements sans nous condamner lorsque notre courbe redescend.
Revenir à l’instant présent
Alors comment retrouver cette stabilité ?
Souvent, en revenant à quelque chose de beaucoup plus simple.
S’arrêter.
Respirer.
Observer.
Sortir quelques instants du téléphone, des informations, des avis, des injonctions et du bruit extérieur.
Puis se demander :
Qu’est-ce que je ressens réellement ?
Qu’est-ce qui m’appartient ?
Quelle peur est activée ?
Quelle valeur importante n’est plus nourrie ?
Qu’est-ce que j’essaie désespérément de contrôler ?
Et surtout :
De quoi ai-je besoin intérieurement pour retrouver suffisamment de sécurité afin de choisir plutôt que de réagir ?
La sécurité intérieure change notre manière de créer notre vie
Plus nous développons cette stabilité, moins nous avons besoin que tout soit parfait autour de nous pour aller bien.
Nous pouvons alors agir sans nous agiter.
Choisir sans avoir toutes les garanties.
Traverser une difficulté sans immédiatement imaginer le pire.
Écouter les autres sans remettre systématiquement notre pouvoir entre leurs mains.
Nous ne devenons pas invulnérables.
Nous devenons progressivement plus solides à l’intérieur.
Et c’est peut-être cela, finalement, que j’appelle élever son niveau de conscience.
Ce n’est pas monter sur une échelle spirituelle pour regarder les autres d’en haut.
C’est prendre suffisamment de hauteur sur notre propre fonctionnement pour ne plus être prisonnier de chacun de nos automatismes.
La vie continuera à monter et à descendre.
Les vagues seront toujours là.
Mais plus notre sécurité intérieure grandit, moins chaque vague décide à notre place de la direction que prendra notre existence.
Et si, finalement, évoluer ne consistait pas à atteindre une fréquence parfaite…
mais à devenir suffisamment ancré pour rester soi-même lorsque la vie bouge autour de nous ?
Retrouvez la conférence complète dans la vidéo ci-dessous.
Stéphane Bride-Bonnot
#TousFormidable












