Tu souffres… mais tu n’arrives pas à changer
Pourquoi résistes-tu au changement alors que ta vie actuelle ne te convient plus ?
Tu souffres peut-être de certains aspects de ta vie actuelle et, en même temps, quelque chose en toi résiste dès qu’il s’agit réellement de changer.
Tu sais que ce que tu vis ne te correspond plus complètement.
Tu aimerais être davantage reconnu.
Mieux rémunéré.
Plus libre.
Plus serein.
Tu aimerais peut-être changer de métier, transformer une relation, retrouver du sens ou simplement te réveiller le matin avec davantage d’envie.
Tu as même probablement conscience qu’une autre vie est possible.
Et pourtant, tu restes au même endroit.
C’est un paradoxe que je rencontre régulièrement dans l’accompagnement : nous pouvons souffrir d’une situation et continuer malgré tout à nous y accrocher.
Pourquoi ?
Parce qu’entre être heureux et être en sécurité, notre système choisit souvent d’abord la sécurité.
Et ce qu’il considère comme sécurisant n’est pas nécessairement ce qui nous fait du bien.
C’est souvent simplement ce qu’il connaît.
Alors nous cherchons des réponses
Lorsque quelque chose ne va plus, notre premier réflexe est souvent de chercher.
Nous lisons des livres.
Nous regardons des vidéos.
Nous suivons des personnes sur les réseaux sociaux.
Nous rejoignons des groupes d’entraide.
Nous écoutons des podcasts.
Nous accumulons des connaissances sur le développement personnel, les émotions, l’ego, les énergies, les relations humaines ou la spiritualité.
Et pourtant, malgré toutes ces informations, quelque chose ne change pas vraiment.
Nous comprenons de mieux en mieux notre problème…
mais nous continuons parfois à le vivre.
C’est là qu’une distinction essentielle apparaît :
comprendre quelque chose intellectuellement et le transformer intérieurement sont deux expériences différentes.
Ton mental cherche avec les outils qu’il connaît déjà
Le mental est formidable pour analyser, comparer, organiser et anticiper.
Mais il travaille nécessairement à partir de ce qu’il connaît.
Il consulte en permanence cette immense bibliothèque intérieure constituée par ton histoire, ton éducation, tes expériences, tes croyances et toutes les conclusions que tu as tirées de ce que tu as vécu.
Et une grande partie de cette bibliothèque ne s’est pas construite consciemment.
Depuis l’enfance, nous recevons des informations sur ce qu’il faut faire pour être aimé, reconnu, accepté et surtout pour rester en sécurité.
« Fais attention. »
« Sois raisonnable. »
« Trouve un métier stable. »
« L’argent ne tombe pas du ciel. »
« On ne peut pas tout avoir dans la vie. »
« Tu devrais déjà être content de ce que tu as. »
À cela viennent s’ajouter les expériences, les étiquettes, les comparaisons, les peurs familiales et les conditionnements sociaux.
Certaines de ces informations nous ont été utiles.
D’autres continuent simplement à fonctionner alors qu’elles ne correspondent plus à l’adulte que nous sommes devenu.
Ce que tu appelles « moi » est peut-être en partie une construction
C’est probablement l’un des points les plus inconfortables à regarder.
Nous avons tendance à penser :
« Je suis comme ça. »
Mais sommes-nous réellement « comme ça » ?
Ou avons-nous appris à fonctionner comme ça ?
Il y a une différence énorme entre les deux.
Peut-être as-tu appris à ne pas prendre de risques.
À faire passer les autres avant toi.
À ne pas demander trop d’argent.
À éviter les conflits.
À être gentil pour être aimé.
À travailler beaucoup pour mériter ta place.
À rester dans une relation parce que partir serait trop dangereux.
À ne pas montrer certaines facettes de toi parce qu’elles pourraient déranger.
À force de répétition, ces comportements deviennent familiers.
Puis le familier devient normal.
Et le normal finit par devenir une identité :
« C’est moi. »
C’est ici que la sécurité intérieure devient centrale.
Parce que changer ne consiste plus simplement à modifier une habitude.
Changer peut donner l’impression de remettre en question celui ou celle que nous avons cru être pendant vingt, trente, quarante ou cinquante ans.
Voilà pourquoi une situation connue peut sembler plus sûre qu’une vie meilleure
Imaginons que ton travail ne te corresponde plus.
Tu le sais.
Ton corps le sait.
Tu traînes des pieds le matin.
Tu attends les vacances.
Tu regardes régulièrement d’autres possibilités.
Mais tu restes.
Pourquoi ?
Parce que ton emploi actuel contient énormément d’éléments connus.
Tu connais ton salaire.
Tes horaires.
Tes collègues.
Tes contraintes.
Tes problèmes.
Même ta frustration est connue.
Changer, en revanche, ouvre une porte sur l’inconnu.
Et le mental adore pouvoir anticiper.
Il peut donc préférer une situation insatisfaisante mais prévisible à une possibilité enthousiasmante qu’il ne maîtrise pas.
Ce que nous appelons alors « peur du changement » peut être regardé autrement :
une partie de moi cherche simplement à préserver ma sécurité avec les références qu’elle possède aujourd’hui.
Et cela change complètement notre manière d’aborder le problème.
Il ne s’agit plus de se forcer.
Il s’agit de construire suffisamment de sécurité intérieure pour pouvoir avancer malgré l’inconnu.
Pourquoi un regard extérieur peut changer la perspective
Lorsque nous sommes seuls dans notre propre système, certaines choses sont extrêmement difficiles à observer.
C’est logique.
Nous regardons notre vie depuis l’intérieur de nos propres filtres.
Un accompagnement peut alors apporter quelque chose de précieux : un autre angle de vue.
Non pas quelqu’un qui décide à notre place.
Non pas quelqu’un qui détient notre vérité.
Mais quelqu’un capable de poser une question là où nous ne pensions même plus qu’il y avait une question à poser.
Pourquoi acceptes-tu cela ?
Qu’as-tu peur de perdre ?
Depuis quand crois-tu que tu dois fonctionner ainsi ?
Que se passerait-il réellement si tu disais non ?
Depuis quel endroit intérieur prends-tu cette décision ?
Est-ce ton envie qui choisit ou ta peur ?
Parfois, une seule question met en lumière un mécanisme présent depuis des années.
Thérapie et coaching ne répondent pas nécessairement au même besoin
Il n’est pas nécessaire d’opposer les approches.
Une thérapie peut offrir un espace adapté pour explorer une souffrance, comprendre son histoire, travailler certains troubles ou retrouver progressivement davantage de stabilité.
Le coaching intervient dans un autre cadre.
Dans ma pratique, je m’adresse davantage à la personne qui commence à voir qu’elle répète quelque chose et qui veut regarder autrement sa situation pour retrouver sa capacité de choix et de mouvement.
Et cela peut parfois déranger.
Parce qu’un bon accompagnement ne consiste pas toujours à confirmer ce que nous pensons déjà.
Il peut mettre en lumière nos contradictions.
Nos stratégies de protection.
Nos croyances.
Les endroits où nous disons vouloir quelque chose tout en organisant inconsciemment notre vie pour ne surtout pas l’obtenir.
Ce n’est pas confortable.
Mais la prise de conscience peut être extrêmement libératrice.
Derrière la résistance se trouve souvent une question de sécurité
Nous arrivons alors au cœur du sujet.
Et si tu ne résistais pas réellement à ton bonheur ?
Et si tu protégeais simplement une identité qui t’a permis, pendant des années, de te sentir suffisamment en sécurité ?
Cette carapace n’est pas ton ennemie.
Elle a probablement eu une fonction.
Elle t’a permis de t’adapter.
D’être accepté.
De tenir.
De traverser certaines expériences.
Mais une protection utile à un moment de notre existence peut devenir une prison lorsqu’elle continue à diriger notre vie longtemps après que le danger a disparu.
Le travail n’est donc pas nécessairement de casser cette carapace à coups de marteau.
Il est d’abord de la voir.
De comprendre pourquoi elle existe.
Et de constater progressivement que nous pouvons peut-être vivre autrement sans nous mettre en danger.
Lorsque la sécurité revient à l’intérieur, les choix changent
Quelque chose devient alors possible.
Nous avons moins besoin d’être constamment rassurés par les autres.
Nous pouvons davantage dire non.
Nous pouvons demander une rémunération qui correspond à la valeur que nous accordons à notre travail.
Nous pouvons quitter certaines situations.
Nous pouvons ralentir.
Nous pouvons essayer.
Nous pouvons nous tromper.
Nous pouvons changer d’avis.
Nous pouvons surtout commencer à choisir notre vie autrement que depuis la peur de perdre notre sécurité.
Et lorsque ce changement intérieur se produit, il influence naturellement beaucoup d’autres domaines.
Notre rapport au travail.
À l’argent.
Aux relations.
À notre corps.
À nos limites.
À notre liberté.
Parce que toutes ces dimensions ont un point commun :
la relation que nous entretenons avec nous-mêmes.
Changer le monde commence peut-être simplement ici
Nous voulons souvent changer le monde.
Le rendre plus humain.
Plus respectueux.
Plus libre.
Mais comment créer collectivement davantage de liberté si nous prenons individuellement nos décisions depuis la peur ?
Comment transmettre à nos enfants la confiance en eux si nous n’osons jamais écouter ce qui est vivant en nous ?
Nous n’avons pas besoin de révolutionner toute notre existence demain matin.
Nous pouvons commencer beaucoup plus simplement.
En observant une seule situation dans laquelle nous savons que quelque chose n’est plus juste.
Et en nous demandant :
Qu’est-ce que je protège en restant exactement là où je suis ?
La réponse peut être beaucoup plus intéressante que toutes les solutions cherchées à l’extérieur.
Une journée à Pornichet pour expérimenter autrement
C’est dans cet esprit que je propose de vivre une journée à Pornichet.
Pas pour tout bouleverser.
Pas pour te promettre qu’en quelques heures ta vie entière sera différente.
Et certainement pas pour te dire ce que tu dois faire.
Mais pour sortir momentanément de ton environnement habituel, ralentir, observer ce qui se joue en toi et retrouver un espace suffisamment serein pour entendre tes propres réponses.
Vivre une journée à Pornichet comme celle-ci peut être un pas léger et serein.
Un pas vers davantage de clarté.
Un pas vers davantage de sécurité intérieure.
Et peut-être simplement l’occasion d’ouvrir cette porte que tu regardes depuis longtemps sans encore avoir osé la franchir.
Parce qu’au fond, derrière la peur du changement, la véritable question pourrait être :
De quelle sécurité ai-je encore besoin à l’extérieur pour m’autoriser à vivre ce que je ressens à l’intérieur ?
Stéphane Bride-Bonnot
Co-créons le monde que nous voulons laisser à nos enfants.












