L’énergie = la santé et l’abondance

Trouver sa place : et si tout commençait par la sécurité intérieure ?

Nous parlons beaucoup d’énergie.

Dans le langage courant, nous disons déjà : « Je n’ai plus d’énergie », « cette personne me donne de l’énergie », « cette journée m’a épuisé » ou au contraire « ce projet me donne une énergie incroyable ».

Dans mon approche spirituelle, cette notion occupe depuis longtemps une place importante. J’ai souvent parlé de vibrations, d’énergie créatrice, de loi d’attraction ou encore de cette énergie d’amour qui circule en nous et autour de nous.

Mais il faut éviter un raccourci fréquent : invoquer Einstein ou la physique quantique ne permet pas de démontrer scientifiquement toutes les conceptions spirituelles de « l’énergie ». L’énergie possède un sens précis en physique, tandis que l’énergie dont je parle ici appartient davantage à mon expérience de la vitalité, de l’état intérieur et de la spiritualité.

Cette distinction étant posée, une question reste essentielle :

À quoi consacrons-nous notre énergie chaque jour ?

Ce que nous nourrissons finit par prendre de la place

Notre attention est limitée.

Si je passe plusieurs heures par jour à regarder des informations qui m’inquiètent, à suivre des polémiques, à commenter les comportements des autres et à anticiper tout ce qui pourrait mal se passer, mon monde intérieur va nécessairement être influencé par ce contenu.

Cela ne signifie pas que j’aurai « attiré » magnétiquement tous mes problèmes.

Cela signifie simplement que j’aurai consacré une partie importante de mes ressources mentales et émotionnelles à ce qui m’inquiète.

À l’inverse, je peux consacrer davantage de temps à ce qui me nourrit réellement.

La nature.

Une activité physique.

Un projet.

La création.

Les personnes que j’aime.

Le partage.

Le silence.

La gratitude.

Tout cela ne fait pas disparaître les difficultés de la vie. Mais cela change profondément l’espace que nous leur accordons.

Pourquoi cherchons-nous autant à l’extérieur ?

Lorsque nous ne nous sentons pas suffisamment en sécurité à l’intérieur, nous cherchons naturellement quelque chose qui puisse nous rassurer.

Nous demandons des conseils.

Nous racontons notre problème.

Nous cherchons quelqu’un qui confirme notre interprétation.

Nous consultons encore une vidéo, encore un article, encore une publication.

Puis une autre.

Cela peut être utile.

Mais cela peut également devenir une dépendance lorsque nous finissons par croire que la réponse se trouve toujours ailleurs.

C’est l’image que j’utilisais autrefois avec le poisson.

Nous pouvons donner un poisson à quelqu’un qui a faim.

Ou nous pouvons lui apprendre à pêcher.

Pour moi, développer la sécurité intérieure revient progressivement à apprendre à pêcher.

Non pas devenir totalement indépendant des autres, mais retrouver suffisamment de confiance dans nos ressources pour ne plus avoir besoin d’être continuellement rassurés de l’extérieur.

Autonomie ne signifie pas vivre sans personne

Sur ce point, ma vision a évolué.

Dans mon texte de 2022, j’opposais fortement la personne « victime », dépendante du système, à la personne « responsable », qui serait autonome.

Aujourd’hui, cette opposition me paraît injuste et dangereusement simplificatrice.

Avoir besoin d’un médecin ne fait pas de nous une victime.

Être hospitalisé ne signifie pas manquer de sécurité intérieure.

Recevoir une aide sociale, être assuré ou demander l’intervention des pompiers ne dit rien de notre niveau de conscience.

Nous vivons dans une société interdépendante.

L’autonomie véritable ne consiste pas à n’avoir besoin de personne.

Elle consiste notamment à savoir utiliser ses propres ressources et à savoir demander de l’aide lorsque celle-ci est nécessaire.

La sécurité intérieure ne nous rend pas invulnérables.

Elle nous permet de ne pas confondre vulnérabilité et impuissance.

Les autres peuvent-ils réellement « aspirer notre énergie » ?

Nous avons tous rencontré une personne après laquelle nous nous sommes sentis épuisés.

Dans mon vocabulaire de l’époque, j’aurais parlé de quelqu’un qui venait prendre notre énergie.

Aujourd’hui, je préfère observer ce qui se joue dans la relation.

Peut-être avons-nous passé deux heures à essayer de résoudre ses problèmes.

Peut-être n’avons-nous pas osé poser une limite.

Peut-être nous sommes-nous sentis responsables de son bien-être.

Peut-être avons-nous écouté une conversation dont nous ne voulions pas simplement parce que nous avions peur de déplaire.

La question devient alors beaucoup plus intéressante :

Pourquoi est-ce si difficile pour moi de protéger mon espace sans rejeter l’autre ?

Nous retrouvons encore la sécurité intérieure.

Lorsque je suis suffisamment sécure, je peux écouter sans sauver.

Aider sans porter.

Dire non sans culpabiliser.

Et quitter une conversation sans avoir besoin de considérer l’autre comme une personne « toxique » ou énergétiquement inférieure.

Être dans la joie ne signifie pas fuir les difficultés

J’ai toujours accordé énormément d’importance à la joie.

Je continue.


Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction

Faire ce que nous aimons, créer, rencontrer, rire, marcher, partager et éprouver de la gratitude pour ce qui est déjà présent peuvent profondément nourrir notre existence.

Mais la joie ne doit pas devenir une nouvelle obligation.

Nous avons aussi le droit d’être tristes.

Fatigués.

Perdus.

En colère.

Inquiets.

La sécurité intérieure ne consiste pas à maintenir artificiellement une « vibration haute ».

Elle consiste à pouvoir traverser différents états sans croire que chacun d’eux menace notre avenir ou notre valeur.

Nous pouvons avoir une mauvaise journée sans avoir une mauvaise vie.

« Prendre sa place », qu’est-ce que cela signifie réellement ?

C’était le message central de mon article de janvier 2022 :

Prenez votre place.

Je le conserve pleinement aujourd’hui.

Mais prendre sa place ne signifie pas nécessairement devenir entrepreneur, gagner beaucoup d’argent, réaliser un projet extraordinaire ou être épanoui à 100 % dans tous les domaines.

Une difficulté financière ne prouve pas que vous êtes à la mauvaise place.

Une maladie non plus.

Un problème de couple ou une période de fatigue ne constitue pas un verdict de l’univers sur votre alignement.

Prendre sa place signifie davantage, pour moi, cesser progressivement de construire son existence uniquement à partir de la peur.

La peur de manquer.

La peur de déplaire.

La peur d’échouer.

La peur d’être seul.

La peur du jugement.

La peur de sortir du chemin prévu.

Parce que lorsque notre sécurité intérieure est insuffisante, nous pouvons rester très longtemps dans une situation qui ne nous correspond plus simplement parce qu’elle nous rassure.

Ce qui te protège aujourd’hui est peut-être ce qui te bloque demain.

Et si votre rêve vous faisait aussi peur ?

Nous sommes nombreux à avoir des projets que nous repoussons.

Créer une entreprise.

Changer de métier.

Voyager.

Écrire.

Monter un projet autour des enfants, des animaux, de la nature ou du collectif.

Nous disons parfois que nous manquons de temps, d’argent ou d’opportunités.

Ces obstacles peuvent être parfaitement réels.

Mais il peut aussi être intéressant d’explorer une autre question :

Est-ce que je me sens suffisamment en sécurité pour devenir la personne que ce projet me demande d’être ?

Parce qu’un rêve peut nous exposer.

À l’échec.

Au jugement.

À l’incertitude.

À la réussite aussi, parfois.

Et notre système de protection peut préférer une petite vie connue à une grande aventure inconnue.

La vie est ici et maintenant

Je terminais mon texte de 2022 par trois phrases que j’aime toujours :

La vie est magique avec un grand M.
La vie est simple avec un grand S.
La vie est à vivre avec un grand V.

Aujourd’hui, j’y ajouterais simplement ceci.

La vie n’a pas besoin d’être parfaite pour être vécue.

Nous n’avons pas besoin d’avoir supprimé toutes nos peurs, résolu tout notre passé ou atteint un état spirituel particulier avant de prendre notre place.

Nous pouvons commencer là où nous sommes.

En observant ce que nous regardons.

Ce que nous écoutons.

Les personnes auxquelles nous consacrons notre temps.

Les problèmes auxquels nous donnons notre attention.

Et surtout les choix que nous continuons de repousser parce qu’une partie de nous ne se sent pas encore suffisamment sécure.

Alors plutôt que de vous demander seulement ce que vous voulez accomplir, posez-vous peut-être cette question :

Depuis quel endroit intérieur êtes-vous en train de construire votre vie : depuis vos peurs ou depuis une sécurité suffisamment solide pour vous permettre enfin d’explorer ce qui vous ressemble ?

La vie est courte.

Prenez votre place.

Vous êtes #TousFormidable.

Aidez vos proches en partageant !

Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction