Ah ces sacrées habitudes

Changer de vie commence souvent par changer ses habitudes

Beaucoup de personnes souhaitent une vie différente.

Davantage de liberté.

Plus d’énergie.

Une meilleure santé.

Des relations plus épanouissantes.

Plus de sérénité.

Une situation financière plus confortable.

Davantage de temps pour elles.

Mais lorsqu’on observe leur quotidien, une contradiction apparaît parfois : elles souhaitent obtenir des résultats différents en conservant exactement les mêmes habitudes.

Or notre vie quotidienne est, en partie, la conséquence de ce que nous répétons.

Pas de ce que nous faisons exceptionnellement.

De ce que nous faisons régulièrement.

Et c’est précisément là que la sécurité intérieure entre en jeu, parce que changer une habitude signifie presque toujours accepter de quitter quelque chose de connu.

Vous connaissez probablement déjà la théorie

Si vous souhaitez courir un marathon, vous savez qu’il faudra vous entraîner.

Pas une fois.

Régulièrement.

Si vous préparez un concours, vous savez qu’il faudra apprendre et réviser.

Si vous souhaitez maîtriser une langue, vous devrez la pratiquer.

Rien de révolutionnaire.

Et vous êtes peut-être déjà en train de penser :

« Merci Stéphane, mais ça, je le sais ! »

Justement.

Pourquoi savons-nous autant de choses que nous n’appliquons pas ?

C’est une question beaucoup plus intéressante.

Parce que le problème n’est pas toujours un manque de connaissances.

Il peut exister un immense fossé entre savoir ce qui serait bon pour nous et être capable de le transformer en comportement.

Le mental sait, mais le comportement raconte autre chose

Nous pouvons savoir que nous avons besoin de dormir davantage et continuer à nous coucher trop tard.

Savoir que notre téléphone nous vole énormément de temps et continuer à le consulter cinquante fois par jour.

Savoir qu’une relation ne nous convient plus et continuer à y rester.

Savoir que notre travail nous épuise et repousser continuellement toute réflexion sur une alternative.

Savoir que nous avons besoin de bouger et rester sédentaires.

Pourquoi ?

Parce qu’une habitude n’est pas uniquement une décision rationnelle.

Elle peut répondre à un besoin.

Elle peut nous rassurer.

Nous distraire.

Nous permettre d’éviter une émotion.

Nous maintenir dans quelque chose de familier.

Et notre système de protection préfère souvent un inconfort connu à une incertitude nouvelle.

Voilà pourquoi changer demande de la sécurité intérieure

Imaginez que vous souhaitiez quitter un travail qui ne vous correspond plus.

Mentalement, vous savez peut-être depuis deux ans que vous avez envie d’autre chose.

Mais changer signifie affronter l’incertitude.

Est-ce que je vais gagner suffisamment ?

Est-ce que je vais réussir ?

Est-ce que je fais une erreur ?

Que vont penser les autres ?

Nous pouvons alors continuer exactement comme avant tout en passant nos soirées à chercher des contenus sur le changement de vie.

Nous nourrissons notre mental.

Mais nous ne modifions aucun comportement.

La sécurité intérieure devient cette capacité à accepter progressivement une part d’incertitude suffisamment grande pour commencer à agir.

Pas nécessairement pour tout envoyer promener demain matin.

Simplement pour faire un premier pas différent.

Vos résultats ne changeront pas si aucune variable ne change

C’est presque mathématique.

Vous avez aujourd’hui un ensemble d’habitudes.

Une manière de travailler.

Une manière de manger.

Une manière d’utiliser votre temps.

Une manière de gérer votre argent.

Une manière d’entrer en relation.

Une manière de répondre au stress.

Une manière de prendre des décisions.

Cet ensemble contribue aux résultats que vous obtenez actuellement.

Si certains de ces résultats ne vous conviennent pas, quelque chose devra probablement évoluer.

Cela ne signifie pas que tout ce qui vous arrive est votre responsabilité.

Nous ne contrôlons évidemment pas l’ensemble des circonstances de notre existence.

Mais nous pouvons nous demander :

« Parmi tout ce qui compose cette situation, qu’est-ce qui dépend réellement de moi ? »

C’est là que se trouve notre pouvoir.

Observez votre agenda plutôt que vos intentions

Vous voulez savoir ce qui compte réellement dans votre vie ?

Regardez votre agenda.

Nous pouvons dire que notre santé est prioritaire et ne consacrer aucun temps à notre corps.

Dire que notre couple est essentiel et ne jamais créer de véritable moment à deux.

Dire que nous voulons développer un projet et lui accorder vingt minutes lorsqu’il reste un trou dans la semaine.

Dire que nous voulons davantage de calme tout en remplissant chaque minute disponible.

Nos intentions racontent la vie que nous aimerions avoir.

Nos habitudes racontent davantage celle que nous sommes réellement en train de construire.

Il ne s’agit pas de nous juger.

Il s’agit d’observer.

Vouloir tout changer est encore une manière d’échouer

Lorsque nous prenons conscience de ce décalage, nous pouvons tomber dans l’excès inverse.

À partir de lundi :

sport tous les jours,

alimentation parfaite,

méditation,

lecture,

moins de téléphone,

nouveau projet,

nouvelle organisation,

coucher à 22 heures.

Et trois semaines plus tard, tout s’effondre.

Pourquoi ?

Parce que nous avons transformé le changement en révolution.

Notre cerveau se retrouve face à trop d’inconnu, trop de contraintes et trop d’efforts simultanés.

Puis nous concluons :

« Je manque de discipline. »

Pas nécessairement.

Peut-être avons-nous simplement essayé de modifier trop de choses en même temps.

Une seule direction peut déjà transformer énormément de choses

Demandez-vous d’abord ce que vous voulez réellement améliorer.

Pas dix choses.

Une.

Votre énergie ?

Votre relation ?

Votre situation professionnelle ?

Votre santé ?

Votre rapport à l’argent ?

Votre temps disponible ?

Puis observez les habitudes directement liées à ce domaine.

Si vous voulez davantage d’énergie, regardez votre sommeil, votre alimentation, votre activité physique, votre charge mentale.

Si vous voulez développer un projet, regardez combien de temps vous lui consacrez réellement chaque semaine.

Si vous souhaitez améliorer une relation, observez la qualité de votre présence, votre communication et les comportements que vous répétez.

Vous commencez alors à relier un désir abstrait à des actions observables.

Ne cherchez pas la perfection

Dans mon ancien regard, j’aurais pu poser des questions comme :

« Est-ce que vous consacrez chaque minute de votre journée uniquement à ce que vous aimez ? »

Mais est-ce réellement souhaitable ?

Nous avons tous des contraintes.

Des responsabilités.

Des tâches peu passionnantes.

Des compromis.

Une vie épanouissante ne signifie pas nécessairement ressentir du plaisir à chaque seconde.

La question pourrait plutôt devenir :

« Est-ce que l’organisation globale de ma vie laisse suffisamment de place à ce qui compte profondément pour moi ? »

Même chose pour les relations.

L’objectif n’est pas de ne plus jamais juger personne.

Nous sommes humains.

L’enjeu est de remarquer nos jugements et d’éviter qu’ils dirigent automatiquement nos comportements.

Nous n’avons pas besoin d’atteindre une version parfaite de nous-mêmes pour commencer à être bien.

Votre passé n’a pas besoin d’être effacé

Changer ses habitudes ne consiste pas davantage à devenir quelqu’un d’autre.

Nous arrivons avec une histoire.

Des expériences.

Des protections.

Des automatismes.

Certaines habitudes ont probablement été utiles à une époque.

Elles nous ont rassurés.

Protégés.

Permis de tenir.

Puis notre environnement a changé.

Mais l’habitude est restée.

Nous pouvons alors nous demander :

« Est-ce que ce comportement me protège encore réellement aujourd’hui, ou est-ce qu’il commence à me limiter ? »

C’est une question centrale dans le travail sur la sécurité intérieure.

Ce qui vous protège aujourd’hui est peut-être ce qui vous bloque demain.

Faites l’inventaire de vos automatismes

Je vous propose un exercice très simple.

Choisissez une journée ordinaire et observez-la.

Du réveil au coucher.

À quelle heure vous levez-vous ?

Quelle est votre première action ?

Combien de fois prenez-vous votre téléphone ?

Comment mangez-vous ?

Comment travaillez-vous ?

Combien de temps passez-vous assis ?

Avec qui échangez-vous ?

Que faites-vous lorsque vous êtes stressé ?

Comment utilisez-vous vos soirées ?

À quelle heure vous couchez-vous ?

Ne cherchez pas immédiatement à corriger.

Observez d’abord.

Puis posez-vous une seule question :

« Est-ce que cette habitude nourrit la vie que j’ai envie de construire ou maintient la vie que je dis vouloir quitter ? »

Certaines réponses risquent d’être inconfortables.

Et c’est précisément là que le travail devient intéressant.

Remplacez plutôt que supprimer

Une habitude répond souvent à quelque chose.

Si vous passez deux heures sur les réseaux sociaux chaque soir, vous pouvez décider de tout supprimer.

Mais que faisaient ces deux heures pour vous ?

Elles vous permettaient peut-être de décompresser.

De ne pas penser.

De ressentir du lien.

De fuir l’ennui.

Si vous retirez simplement le comportement sans comprendre le besoin, l’ancien automatisme risque de revenir ou d’être remplacé par un autre.

Le changement durable demande donc de regarder plus profondément.

Quel besoin suis-je en train de satisfaire ?

Et comment puis-je y répondre autrement ?

La sécurité intérieure transforme progressivement les habitudes

Plus nous développons notre sécurité intérieure, moins nous avons besoin de certains automatismes pour nous rassurer.

Nous pouvons tolérer davantage l’ennui sans attraper immédiatement notre téléphone.

Dire non sans avoir besoin de nous justifier pendant vingt minutes.

Commencer un projet sans garantie de réussite.

Modifier une relation sans savoir exactement ce qu’elle deviendra.

Nous pouvons faire des choix qui correspondent davantage à nos valeurs, même lorsqu’ils génèrent momentanément de l’inconfort.

Et c’est là que les habitudes commencent réellement à changer.

Non parce que nous nous sommes imposé une discipline militaire.

Mais parce que notre monde intérieur n’a plus besoin exactement des mêmes protections.

Quelle habitude raconte encore votre ancienne vie ?

Vous n’avez pas besoin de bouleverser votre existence aujourd’hui.

Choisissez simplement une habitude.

Une seule.

Celle dont vous savez depuis longtemps qu’elle ne correspond plus à la personne que vous avez envie de devenir.

Puis demandez-vous :

Pourquoi est-ce que je la conserve ?

Qu’est-ce qu’elle m’apporte ?

De quoi me protège-t-elle ?

Et par quoi pourrais-je progressivement la remplacer ?

Ensuite, faites quelque chose de différent.

Même petit.

Parce que vouloir une vie différente est une intention.

Répéter des comportements différents est ce qui commence à lui donner une forme.

Nous ne contrôlons pas tout ce qui nous arrive.

Mais chaque fois que nous modifions consciemment une habitude qui dépend de nous, nous reprenons une partie de notre pouvoir.

Et plus nous nous sentons en sécurité à l’intérieur, plus nous pouvons cesser de nous accrocher automatiquement à ce qui est connu simplement parce que c’est connu.

C’est ainsi, un choix après l’autre, qu’une nouvelle manière de vivre peut commencer à apparaître.

Nous sommes #TousFormidable.

Aidez vos proches en partageant !
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction