Si l’Univers n’avait pas besoin de toi, tu ne serais pas là !

Suivre son cœur : retrouver sa place en développant sa sécurité intérieure

L’Univers, dans ma vision, c’est le tout.

Le vide et le plein.

L’ombre et la lumière.

Les joies et les souffrances.

Ce que nous comprenons et tout ce qui nous échappe encore.

Nous faisons partie de cet ensemble infiniment plus grand que nous. Certains l’appelleront l’Univers, d’autres la Vie, la Source, Dieu, la conscience ou simplement le vivant.

Le vocabulaire importe finalement assez peu.

Ce qui m’intéresse davantage, c’est la place que nous choisissons d’occuper à l’intérieur de cette immensité.

Sommes-nous continuellement en train d’attendre que quelque chose à l’extérieur nous indique où aller ?

Ou devenons-nous suffisamment en sécurité intérieurement pour commencer à écouter ce qui nous anime profondément ?

La vie est mouvement

Regardez la nature.

Tout bouge.

Tout évolue.

Tout se transforme.

Les saisons passent.

Les corps vieillissent.

Les relations évoluent.

Des projets naissent et disparaissent.

Des personnes entrent dans notre vie et d’autres en sortent.

Nous pouvons essayer de figer ce mouvement pour nous rassurer, mais la vie finit toujours par nous rappeler qu’elle ne nous garantit aucune immobilité.

Et c’est précisément pour cela que la sécurité intérieure me paraît aujourd’hui tellement importante.

Être intérieurement en sécurité ne signifie pas réussir à immobiliser notre environnement.

C’est presque l’inverse.

C’est développer suffisamment de stabilité en soi pour pouvoir continuer à avancer dans un monde qui, lui, ne cessera jamais de bouger.

Avons-nous choisi notre incarnation ?

Dans ma lecture spirituelle, j’ai longtemps considéré que nous choisissions notre incarnation, notre famille et certaines rencontres importantes avant notre arrivée dans cette existence.

Je parlais de contrats d’âmes.

Cette croyance m’a aidé personnellement à regarder certaines parties de mon histoire autrement.

Mais cela reste une croyance spirituelle.

Nous ne pouvons pas démontrer que nous choisissons nos parents avant notre naissance, pas davantage que nous pouvons affirmer avec certitude qu’une rencontre difficile était programmée avant notre incarnation.

Et surtout, cette croyance ne doit jamais conduire à nier la responsabilité de celui qui commet une violence ou un abus.

Une personne peut réellement être victime d’un acte.

Reconnaître cela ne lui retire aucun pouvoir.

Au contraire.

Nous pouvons reconnaître ce qui nous a été fait tout en décidant que cet événement ne définira pas toute la suite de notre existence.

Reprendre son pouvoir ne signifie pas devenir responsable de tout

Il existe une nuance que je trouve aujourd’hui fondamentale.

Je ne suis pas responsable de tout ce qui m’arrive.

Mais je peux progressivement devenir responsable de ce que je décide d’en faire.

Cette différence évite deux extrêmes.

Le premier consiste à considérer que tout est toujours de la faute des autres.

Le second consiste à croire que nous aurions énergétiquement créé chaque événement douloureux de notre existence.

Entre les deux existe un espace beaucoup plus intéressant :

ma capacité de réponse.

Cela est arrivé.

Je ne peux plus modifier ce fait.

Mais depuis quel endroit intérieur vais-je maintenant construire la suite ?

C’est ici que commence, pour moi, la véritable reprise de pouvoir.

Notre cœur connaît-il réellement notre chemin ?

J’utilise beaucoup cette expression : « suivre son cœur ».

Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Ce n’est pas nécessairement obéir à chaque émotion.

Une envie immédiate n’est pas toujours une intuition profonde.

Une peur n’est pas toujours un signal nous demandant de fuir.

Et notre « cœur » peut parfois être confondu avec un besoin de reconnaissance, une blessure ou une réaction impulsive.

Suivre son cœur demande donc de se connaître.

Cela nécessite de distinguer ce que nous voulons profondément de ce que nos mécanismes de protection veulent obtenir immédiatement.

Et cette distinction devient beaucoup plus facile lorsque nous développons notre sécurité intérieure.

La peur peut prendre énormément de décisions à notre place

Pourquoi restons-nous dans certaines situations qui ne nous conviennent plus ?

Parce qu’elles sont connues.

Un travail insatisfaisant peut sembler plus sécurisant qu’un projet incertain.

Une relation malheureuse peut sembler moins effrayante que la solitude.

Une vie qui ne nous ressemble plus peut sembler préférable au vide qui apparaîtrait si nous commencions à tout remettre en question.

Nous pouvons alors appeler cela la raison.

« Il faut être réaliste. »

« Ce n’est pas le bon moment. »

« Je verrai plus tard. »

Parfois, ces arguments sont parfaitement légitimes.

Et parfois, ils habillent simplement une peur.

La question n’est donc pas de supprimer la peur.

Elle est de savoir qui prend la décision : moi ou ma peur ?

L’extérieur peut devenir un miroir sans être une vérité absolue

J’ai également beaucoup utilisé cette idée :

« L’autre est notre miroir. »

Je continue à la trouver intéressante lorsqu’elle devient un outil d’introspection.

Une personne m’agace énormément.

Pourquoi ?

Qu’est-ce que son comportement vient toucher chez moi ?

Une peur ?

Une valeur ?

Une ancienne expérience ?

Une partie de moi que j’accepte difficilement ?

Ces questions peuvent nous apprendre énormément.

Mais attention à ne pas transformer la métaphore du miroir en loi universelle.

Rencontrer quelqu’un qui ment ne signifie pas nécessairement que nous sommes nous-mêmes menteurs.

Rencontrer quelqu’un de violent ne prouve évidemment pas que nous portons la même violence.

L’autre existe avec son histoire, ses choix et sa responsabilité.

Mais ce que sa présence déclenche en nous peut nous renseigner sur nous-mêmes.

Et c’est déjà considérable.

Tout ce qui nous dérange mérite-t-il d’être exploré ?

Lorsqu’un événement extérieur nous affecte fortement, nous pouvons nous demander ce qu’il vient toucher.

Pas pour chercher immédiatement une signification ésotérique.

Simplement pour développer notre connaissance de nous-mêmes.

Pourquoi cette remarque m’a-t-elle autant blessé ?

Pourquoi ai-je tellement besoin que cette personne m’approuve ?

Pourquoi cette incertitude financière me paralyse-t-elle ?

Pourquoi ai-je besoin de connaître l’avenir avant de décider ?

Pourquoi est-ce que j’attends un signe avant de passer à l’action ?

Nous retrouvons presque toujours, derrière ces questions, une interrogation autour de notre sécurité.

Attention à ne pas donner notre pouvoir aux signes

Portails énergétiques.

Pleine lune.

Tirages.

Synchronicités.

Guides.

Messages.

Prédictions.

Toutes ces choses peuvent avoir une place dans une démarche spirituelle si elles nous aident à réfléchir.

Mais elles peuvent également devenir une nouvelle dépendance.

« J’attends un signe. »

« Ce n’est pas le bon moment énergétiquement. »

« Je vais demander ce que l’Univers veut que je fasse. »

Et pendant ce temps, nous n’agissons plus.

La spiritualité qui devait nous libérer devient alors un nouveau système extérieur auquel nous demandons l’autorisation de vivre.

Je préfère aujourd’hui une autre question :

« Qu’est-ce que je choisirais si je me sentais suffisamment en sécurité pour ne plus avoir besoin d’une validation extérieure ? »

Notre corps mérite également d’être écouté sans interprétation systématique

Notre corps nous renseigne énormément.

Fatigue.

Tension.

Agitation.

Manque de sommeil.

Douleur.

Tous ces signaux méritent notre attention.

Mais une douleur physique ne prouve pas automatiquement qu’une énergie aurait été sacrifiée ou qu’une émotion serait bloquée.

Une douleur peut avoir de multiples causes biologiques et mérite, lorsque nécessaire, une évaluation médicale.

Nous pouvons parallèlement nous interroger sur notre rythme de vie, notre stress, notre sommeil, notre environnement ou notre état émotionnel.

Les deux approches ne sont pas ennemies.

Prendre soin de notre intériorité n’implique pas de nier notre biologie.

Trouver sa place ne signifie pas nécessairement monétiser sa passion

J’ai également longtemps pensé que chacun devait trouver sa passion et en faire son activité professionnelle.

Je serais aujourd’hui plus nuancé.

Certaines personnes s’épanouissent profondément en transformant leur passion en métier.

D’autres préfèrent exercer un travail qu’elles apprécient suffisamment et conserver leurs passions en dehors.

L’essentiel n’est pas de suivre une formule.

L’essentiel est de construire une vie cohérente avec ses propres valeurs.

Parce que dès que nous affirmons qu’il existe une seule manière correcte de vivre, nous recréons exactement le système dont nous cherchions à nous libérer.

Nous n’avons peut-être pas à trouver notre place, mais à la construire

Cette idée me plaît davantage.

Il n’existe peut-être pas quelque part dans l’Univers une chaise portant notre nom et attendant patiemment que nous découvrions enfin notre mission.

Nous pouvons aussi considérer que notre place se construit.

À travers nos expériences.

Nos rencontres.

Nos décisions.

Nos erreurs.

Nos changements de direction.

Ce qui nous animait profondément hier peut évoluer demain.

Et cela ne signifie pas que nous nous sommes trompés.

Cela signifie simplement que nous sommes vivants.

Passer du contrôle à la confiance

Finalement, derrière toutes ces questions spirituelles apparaît toujours la même tension.

Contrôler ou faire confiance.

Le contrôle cherche à connaître l’avenir avant d’avancer.

La confiance accepte de faire un pas sans connaître les cinquante suivants.

Cela ne signifie pas avancer aveuglément.

Nous pouvons réfléchir.

Préparer.

Anticiper.

Demander conseil.

Analyser les risques.

Mais arrive toujours un moment où aucune réflexion supplémentaire ne pourra garantir le résultat.

Il faudra décider.

C’est précisément à cet endroit que notre sécurité intérieure devient visible.

Ai-je besoin d’être certain que tout se passera bien ?

Ou est-ce que je peux me faire suffisamment confiance pour savoir que, quoi qu’il arrive, je chercherai comment m’adapter ?

Et si notre véritable abondance commençait ici ?

Je continue à aimer le mot abondance.

Mais je ne le réduis plus uniquement à ce que l’Univers pourrait déposer dans notre vie lorsque nous vibrons suffisamment haut.

L’abondance peut aussi être cette capacité à percevoir ce qui existe déjà.

Du temps.

Des relations.

Une compétence.

Une possibilité.

Une idée.

Un corps dont nous pouvons prendre soin.

Une expérience dont nous pouvons apprendre.

Une capacité à choisir.

Une possibilité de recommencer.

Peut-être que nous n’avons effectivement pas besoin de tout chercher à l’extérieur.

Peut-être avons-nous surtout besoin de devenir suffisamment silencieux pour entendre ce qui compte réellement pour nous, suffisamment lucides pour distinguer nos envies de nos protections, et suffisamment en sécurité pour commencer à avancer sans exiger de connaître toute la suite.

Dans ma vision spirituelle, nous appartenons à l’Univers.

Dans ma vision humaine, nous appartenons aussi pleinement à notre propre vie.

Et nous pouvons choisir d’y prendre notre place.

Pas parce qu’un signe extérieur nous aura enfin donné l’autorisation.

Mais parce que quelque chose à l’intérieur de nous devient suffisamment stable pour dire :

« Je ne sais pas exactement où ce chemin va me conduire. Mais je me sens suffisamment en sécurité pour commencer à le suivre. »

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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