Notre conscience, notre lumière, notre choix de vie :)
Où portez-vous votre conscience ? Là commence votre pouvoir de transformation
Nous passons une grande partie de notre vie à penser.
Au passé. À ce qui aurait dû se passer autrement. À ce que nos parents ont fait ou n’ont pas fait. À nos erreurs.
Puis nous partons dans le futur. Nous imaginons ce qui pourrait mal se passer, ce que deviendra la société, notre travail, nos finances, nos relations.
Et pendant ce temps, une chose essentielle se produit : nous dirigeons notre attention quelque part.
Dans mon approche, j’appelle cela porter sa conscience.
Et aujourd’hui, je considère que cette capacité est intimement liée à notre sécurité intérieure.
Parce que lorsque nous ne nous sentons pas en sécurité, notre conscience est facilement happée par le danger, le passé, les peurs et tout ce que nous ne contrôlons pas.
À l’inverse, lorsque nous retrouvons suffisamment de sécurité en nous, nous pouvons reprendre la direction de notre attention et choisir davantage ce que nous voulons construire.
La conscience est comme une lumière
J’aime utiliser une image très simple.
Imaginez que votre conscience soit une lumière.
L’endroit que vous éclairez devient naturellement plus visible.
C’est comme une fleur exposée à la lumière : vous lui donnez les conditions nécessaires pour qu’elle puisse se développer.
Alors posez-vous cette question :
Qu’êtes-vous en train d’éclairer quotidiennement ?
Votre passé et vos ressentiments ?
Vos inquiétudes concernant l’avenir ?
Vos frustrations ?
Vos peurs ?
Ou le futur que vous souhaitez réellement construire ?
Nous ne contrôlons évidemment pas tout ce qui traverse notre esprit. Une pensée peut apparaître sans que nous l’ayons choisie. Une émotion peut surgir en quelques secondes.
En revanche, nous pouvons progressivement apprendre à observer où notre attention s’est posée et décider de ce que nous voulons en faire.
C’est là que commence notre marge de liberté.
Se libérer du passé ne signifie pas l’effacer
Notre histoire influence nécessairement la personne que nous sommes devenue.
Notre enfance, notre environnement familial, ce que nous avons reçu de notre père, de notre mère ou des personnes qui nous ont élevés ont participé à notre construction.
Travailler sur soi peut donc demander de regarder cette histoire.
Comprendre.
Mettre des mots.
Reconnaître certaines blessures.
Identifier certaines croyances.
Dans mon parcours, j’ai également accordé beaucoup d’importance à la pacification du lien avec papa et maman.
Pour certains, cette démarche prendra une dimension spirituelle et passera par la notion de choix d’incarnation. Pour d’autres, elle consistera simplement à comprendre que nos parents avaient eux-mêmes une histoire, des blessures, des limites et des ressources.
Comprendre ne signifie pas excuser l’inexcusable.
Pardonner n’est pas davantage une obligation.
L’objectif est surtout de parvenir, lorsque cela est possible, à un endroit où notre passé ne pilote plus continuellement notre présent.
Parce qu’il arrive un moment où continuer à retourner la terre pour analyser chaque événement ne nous aide plus nécessairement à avancer.
La sécurité intérieure permet de quitter progressivement le passé
Comment savoir si quelque chose du passé est encore actif ?
Regardez ce que cela provoque aujourd’hui.
Est-ce que cette histoire déclenche encore systématiquement de la colère ?
De la culpabilité ?
De la peur ?
Un besoin de reconnaissance ?
Une difficulté à poser des limites ?
Une sensation de ne jamais être suffisamment bien ?
Si oui, il reste peut-être quelque chose à écouter.
Mais lorsque cette histoire a été suffisamment pacifiée, nous pouvons arrêter d’y porter continuellement notre conscience.
Et là, effectivement, nous devenons plus légers.
Nous récupérons de l’énergie pour autre chose.
Pour le présent.
Et surtout pour ce que nous avons envie de construire.
Futur subi ou futur choisi ?
Il existe une distinction que je trouve essentielle : le futur subi et le futur choisi.
Le futur subi, c’est celui que nous imaginons lorsque nous absorbons toutes les peurs extérieures.
Les informations.
Les prédictions.
Les discours anxiogènes.
Les opinions de Pierre, Paul ou Jacques.
À force d’écouter tout le monde nous expliquer ce qui va mal et ce qui pourrait encore empirer, nous pouvons finir par vivre émotionnellement dans un avenir qui n’existe même pas encore.
Notre corps est ici, mais notre esprit est déjà dans une catastrophe hypothétique.
Le futur choisi fonctionne différemment.
Il consiste à se demander :
Qu’est-ce que moi, je veux construire ?
Quelle vie professionnelle ?
Quelles relations ?
Quel environnement ?
Quelle contribution ?
Quelle manière de vivre ?
Dans mon approche spirituelle, j’utilise la visualisation créatrice et la notion de vibration pour nourrir cette direction. Ce sont des grilles de lecture et des pratiques qui appartiennent aux croyances de chacun.
Mais indépendamment de cette dimension spirituelle, visualiser une direction peut avoir une fonction très concrète : nous rappeler vers quoi nous voulons aller et orienter nos actions.
La peur n’est pas forcément une illusion
Il y a cependant une nuance importante.
Toutes les peurs ne sont pas imaginaires.
Certaines nous signalent un danger réel et méritent d’être écoutées.
Mais beaucoup de peurs sont également des anticipations :
« Et si j’échoue ? »
« Et si les autres me jugent ? »
« Et si je ne suis pas capable ? »
« Et si je perds ma sécurité ? »
Dans ces moments-là, au lieu de combattre immédiatement la peur, nous pouvons nous demander :
Qu’est-ce que je crois pour avoir peur de cela ?
Voilà une question extrêmement puissante.
Parce que derrière une peur se cache parfois une croyance.
« Je dois réussir du premier coup. »
« Je ne pourrai pas m’en sortir. »
« Je dois être aimé de tout le monde. »
« Je ne suis pas capable de faire face à l’inconnu. »
Et c’est précisément ici que la sécurité intérieure change la donne.
Plus je développe la conviction que je suis capable de m’adapter, de demander de l’aide, de apprendre et de traverser l’incertitude, moins chacune de ces pensées possède de pouvoir sur mes décisions.
Trois endroits où ramener notre conscience
Finalement, j’aime imaginer notre conscience se promenant entre quelques espaces.
Il y a l’instant présent, dans lequel je peux revenir à mon corps, à mes sensations et à ce qui existe réellement ici et maintenant.
Il y a mon futur choisi, qui me donne une direction et me rappelle ce que je souhaite construire.
Et puis il y a ces moments où mon attention se fait happer par une peur, une frustration ou une vieille croyance.
Ce troisième endroit n’est pas un échec.
C’est une information.
Je peux l’observer.
La questionner.
Vérifier si le danger est réel.
Comprendre ce qui vient d’être touché en moi.
Puis revenir à mon centre et décider de l’action qui correspond réellement à la personne que je souhaite être.
C’est cela, pour moi, évoluer en conscience.
Pas éliminer définitivement son ego.
Pas ne plus jamais avoir peur.
Pas vivre dans un état permanent de perfection.
Mais repérer de plus en plus rapidement l’endroit intérieur depuis lequel nous sommes en train de penser, de choisir et d’agir.
Et reprendre la direction lorsque nous nous sommes égarés.
Parce que notre véritable pouvoir ne consiste pas à contrôler tout ce qui arrive autour de nous.
Il consiste à développer suffisamment de sécurité intérieure pour ne plus laisser automatiquement notre passé, nos peurs ou le bruit extérieur décider de notre avenir.
Alors, où souhaitez-vous porter votre conscience aujourd’hui ?
Sur ce qui vous retient ?
Ou sur ce que vous avez décidé de construire ?
La vie est simple avec un grand S.
La vie est magique avec un grand M.












