Garder le cap, toujours !

Quand vous doutez, revenez à vous : retrouver sa sécurité intérieure avant de décider

Qu’est-ce qu’il est facile d’être influencé par nos proches.

La famille, les amis, les collègues nous donnent leur avis, généralement avec une intention sincère : ils veulent nous aider, nous protéger, nous éviter une erreur.

« À ta place, je ne ferais pas ça. »

« Tu prends un risque. »

« Réfléchis bien. »

« Tu devrais plutôt faire comme ça. »

Le problème n’est pas que les autres aient une opinion.

Le problème commence lorsque leur opinion devient plus importante que notre propre ressenti.

Parce que chacun regarde la vie depuis son histoire, ses expériences, ses croyances, ses réussites, ses échecs et surtout ses propres peurs.

Quelqu’un peut donc sincèrement vouloir votre bien tout en vous conseillant depuis son propre système de sécurité, et non depuis ce qui est juste pour vous.

C’est là que la sécurité intérieure devient essentielle.

Pourquoi cherchons-nous autant les réponses à l’extérieur ?

Lorsque nous sommes face à une décision importante, nous aimerions souvent obtenir une certitude.

Changer de travail ?

Quitter une relation ?

Créer une entreprise ?

Déménager ?

Dire oui ?

Dire non ?

Nous demandons alors autour de nous :

« Qu’est-ce que tu ferais à ma place ? »

Puis nous interrogeons une deuxième personne, une troisième, une quatrième…

Et parfois, plus nous demandons d’avis, moins nous savons quoi faire.

Pourquoi ?

Parce que chaque personne nous répond depuis sa propre réalité.

L’un nous encourage.

L’autre nous met en garde.

Le troisième nous raconte l’histoire de quelqu’un qui a essayé et qui s’est planté.

Et notre mental se retrouve avec encore davantage d’informations à traiter.

Nous cherchions de la sécurité.

Nous récoltons parfois davantage de confusion.

Quand le doute arrive, stoppez le bruit

Dans ces moments-là, j’aime faire quelque chose de très simple :

stopper.

Arrêter momentanément de demander.

Arrêter de chercher.

Arrêter de comparer.

Et revenir à soi.

Pour moi, la méditation est justement un moyen de créer cet espace.

Mais attention : méditer n’est pas nécessairement « faire une méditation ».

Il ne s’agit pas de cocher une nouvelle case dans son agenda :

8 h : petit-déjeuner.

8 h 30 : méditation.

9 h : travail.

La méditation qui m’intéresse est avant tout un état d’être.

Un moment pendant lequel je cesse volontairement d’alimenter le bruit extérieur afin de pouvoir observer ce qui se passe réellement en moi.

Votre cœur sait… mais encore faut-il pouvoir l’entendre

J’ai longtemps utilisé cette formulation :

« Votre cœur sait tout. »

Ce que je veux dire par là, c’est que nous possédons souvent davantage d’informations intérieures que nous ne le pensons.

Nos valeurs.

Nos envies.

Nos limites.

Nos sensations.

Nos expériences.

Ce qui nous enthousiasme.

Ce qui nous contracte.

Ce que nous savons ne plus vouloir vivre.

Mais lorsque notre mental est saturé par les avis extérieurs, il devient difficile d’accéder à cette boussole intérieure.

C’est comme essayer d’entendre quelqu’un chuchoter au milieu d’une foule.

Le problème n’est pas nécessairement que la réponse n’existe pas.

Il y a simplement trop de bruit.

La sécurité intérieure permet de décider sans garantie

Voilà peut-être le véritable enjeu.

Nous cherchons parfois les conseils des autres non pas parce que nous ne savons absolument pas quoi faire, mais parce que nous voudrions qu’ils nous garantissent que notre décision est la bonne.

Et cette garantie n’existe pas.

Personne ne peut vous promettre que votre projet fonctionnera.

Personne ne peut savoir exactement comment évoluera une relation.

Personne ne peut connaître toutes les conséquences d’une décision.

La sécurité intérieure consiste justement à pouvoir se dire :

« Je n’ai pas toutes les réponses, mais je me fais suffisamment confiance pour choisir et m’adapter ensuite à ce qui arrivera. »

Cette posture change tout.

Nous ne cherchons plus une certitude absolue.

Nous cherchons ce qui nous paraît le plus juste avec les informations dont nous disposons aujourd’hui.

Méditer pour revenir à soi

La prochaine fois que vous êtes perdu face à une décision, essayez quelque chose.

Installez-vous dans un endroit calme.

Fermez les yeux si cela vous convient.

Respirez.

Ne cherchez pas immédiatement une réponse.

Observez simplement.

Qu’est-ce qui se passe dans votre corps lorsque vous pensez à la première possibilité ?

Et à la seconde ?

Quelle pensée apparaît ?

Quelle peur se manifeste ?

Est-ce réellement votre peur ou avez-vous commencé à porter celle de quelqu’un d’autre ?

Quelle décision prendriez-vous si vous n’aviez rien à prouver à personne ?

Quelle décision correspond le mieux à vos valeurs ?

Et surtout :

Depuis quel endroit intérieur êtes-vous en train de chercher votre réponse ?

Depuis la peur ?

Depuis le besoin d’être rassuré ?

Depuis le besoin d’être approuvé ?

Ou depuis un endroit suffisamment calme pour entendre ce qui compte réellement pour vous ?

C’est là que méditation et sécurité intérieure se rejoignent.

Accepter une situation ne signifie pas tout accepter

J’ai également longtemps parlé de gratitude et d’acceptation.

Là encore, une nuance est importante.

Accepter qu’une situation existe ne signifie pas considérer qu’elle est bonne, juste ou souhaitable.

Vous pouvez accepter la réalité d’une situation et décider immédiatement de la changer.

L’acceptation consiste simplement à arrêter de dépenser toute son énergie à nier ce qui est déjà là.

« Voilà ce qui se passe aujourd’hui. »

À partir de cette reconnaissance, je peux retrouver ma capacité d’action.

Qu’est-ce que cette situation m’apprend ?

Qu’est-ce qu’elle vient toucher en moi ?

Qu’est-ce qui dépend de moi maintenant ?

Quelle limite dois-je poser ?

Quelle décision dois-je prendre ?

La gratitude peut alors consister non pas à remercier aveuglément pour tout ce qui nous arrive, mais à reconnaître les ressources, les enseignements ou les possibilités qui restent accessibles malgré la difficulté.

Écoutez les autres, mais ne leur confiez pas votre vie

Les conseils extérieurs ne sont pas inutiles.

Nous avons parfois besoin d’expertise, d’un regard différent ou simplement de quelqu’un capable de nous montrer ce que nous ne voyons pas.

Mais il existe une différence fondamentale entre prendre conseil et abandonner son pouvoir de décision.

Vous pouvez écouter.

Vous pouvez questionner.

Vous pouvez vous renseigner.

Puis vient un moment où il faut revenir à vous.

Faire silence.

Observer.

Ressentir.

Et choisir.

Parce que plus votre sécurité intérieure grandit, moins vous avez besoin que quelqu’un vous dise continuellement quelle direction prendre.

Vous comprenez que vous pouvez vous tromper sans vous perdre.

Vous pouvez changer d’avis.

Vous pouvez ajuster votre route.

Vous pouvez apprendre.

Et vous pouvez avancer sans disposer de toutes les garanties.

Alors la prochaine fois que le doute s’installe, avant de demander dix avis supplémentaires, accordez-vous quelques minutes de silence.

Mettez votre mental en pause.

Revenez dans votre corps.

Revenez à vos valeurs.

Revenez à vous.

La réponse ne sera peut-être pas toujours « magique, claire et limpide » immédiatement.

Mais plus vous apprenez à construire votre sécurité à l’intérieur, plus vous devenez capable de reconnaître ce qui est réellement juste pour vous.

Et personne ne peut vivre cette vie à votre place.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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