Les concurrents

Comment éliminer la concurrence quand on est coach ou thérapeute ?

Comment éliminer la concurrence dans le métier de l’accompagnement humain ?

La réponse est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît :

arrêtez de regarder vos concurrents comme des concurrents.

Lorsque nous sommes coach, thérapeute, formateur ou professionnel de l’accompagnement, nous pouvons passer énormément de temps à observer les autres.

Combien facturent-ils ?

Que publient-ils ?

Comment présentent-ils leur accompagnement ?

Combien ont-ils d’abonnés ?

Quelle méthode utilisent-ils ?

Pourquoi cette personne semble-t-elle avoir davantage de clients ?

Est-ce que mes tarifs sont trop élevés ?

Est-ce que je devrais faire comme elle ?

Toutes ces questions peuvent sembler parfaitement légitimes lorsqu’on développe une activité.

Observer son marché n’est d’ailleurs pas inutile.

Mais il existe une différence fondamentale entre comprendre son environnement professionnel et passer son temps à se comparer pour savoir si nous avons le droit de prendre notre place.

Et cette différence nous ramène directement à la sécurité intérieure.

Pourquoi regardons-nous autant les autres ?

Lorsque nous débutons une activité, nous cherchons naturellement des repères.

Nous ne savons pas toujours comment présenter notre travail.

Nous hésitons sur nos tarifs.

Nous regardons ce qui existe.

Jusque-là, rien d’anormal.

Mais l’observation peut progressivement devenir comparaison.

Puis la comparaison devient doute.

« Elle est beaucoup plus visible que moi. »

« Il possède davantage de diplômes. »

« Son site est plus professionnel. »

« Elle propose déjà quelque chose qui ressemble à mon idée. »

« Pourquoi quelqu’un viendrait-il chez moi plutôt que chez lui ? »

À ce moment-là, le problème n’est plus réellement la concurrence.

Le problème devient :

« Est-ce que je me sens suffisamment légitime pour prendre ma place ? »

La concurrence extérieure peut révéler une insécurité intérieure

Imaginons que vous découvriez demain un professionnel proposant un accompagnement très proche du vôtre.

Même cible.

Même problématique.

Même ville.

Et peut-être même un tarif inférieur.

Que se passe-t-il en vous ?

Si votre première réaction est la peur, cela mérite d’être observé.

Parce que l’autre professionnel n’a encore rien pris.

Il existe simplement.

C’est votre mental qui commence immédiatement à construire la suite :

« Il va prendre mes clients. »

« Je vais devoir baisser mes prix. »

« Je ne vais jamais réussir. »

« Il faut que je modifie mon offre. »

« Il faut que je communique davantage. »

Nous pouvons alors prendre une série de décisions non pas parce qu’elles sont pertinentes, mais parce que nous cherchons à retrouver rapidement de la sécurité.

Voilà comment un concurrent extérieur peut commencer à piloter notre entreprise.

À force de regarder les autres, nous pouvons finir par ne plus savoir qui nous sommes

C’est probablement le plus grand danger de la comparaison.

Nous regardons tellement ce qui fonctionne chez les autres que nous commençons à assembler notre activité avec des morceaux de leurs activités.

Nous reprenons leur manière de communiquer.

Leurs formats.

Leurs offres.

Leurs tarifs.

Leur vocabulaire.

Leurs stratégies marketing.

Puis nous nous demandons pourquoi notre communication manque de personnalité.

Parce qu’à force de chercher la bonne manière de faire, nous avons parfois oublié notre manière de faire.

Dans l’accompagnement humain, c’est particulièrement important.

Deux coachs peuvent connaître les mêmes outils et accompagner complètement différemment.

Deux thérapeutes possédant une formation comparable ne créent pas nécessairement la même relation.

Nous arrivons avec notre histoire, notre personnalité, notre expérience, notre sensibilité, notre manière de questionner et notre façon de voir l’être humain.

C’est précisément cela que personne ne peut reproduire totalement.

Votre différence ne se construit pas contre les autres

Nous pouvons facilement tomber dans un autre piège :

chercher absolument à être différent.

« Qu’est-ce que je peux inventer que personne ne fait ? »

Nous restons encore focalisés sur la concurrence.

Simplement, nous essayons désormais de faire l’inverse.

Or, être soi ne consiste pas à prendre le marché à contre-pied.

Il s’agit plutôt de devenir suffisamment clair sur ce que nous voulons transmettre pour ne plus avoir besoin de vérifier constamment si quelqu’un fait pareil.

La vraie question n’est donc pas :

« Comment puis-je être différent des autres ? »

Mais :

« Qu’est-ce qui devient naturellement différent lorsque j’arrête d’essayer de ressembler aux autres ? »

Le prix devient également une question de sécurité

La comparaison se manifeste énormément autour des tarifs.

« Combien facturent les autres ? »

Cette information peut être utile pour comprendre un marché.

Mais elle ne suffit pas à déterminer la valeur ou la viabilité de votre propre offre.

Votre tarif doit aussi prendre en compte votre modèle économique, votre expérience, le temps consacré à la prestation, vos charges, votre positionnement et la réalité du public auquel vous vous adressez.

Pourtant, derrière la question du prix se cache souvent autre chose :

« Est-ce que quelqu’un acceptera de payer ce prix pour moi ? »

Et nous revenons encore à la sécurité intérieure.

Si je doute profondément de ma valeur, chaque tarif affiché par un autre professionnel devient une menace.

Prendre sa place ne signifie pas prendre celle de quelqu’un

Il y a une croyance intéressante derrière la notion de concurrence :

pour que je gagne, quelqu’un doit perdre.

Pour que j’aie un client, un autre professionnel doit ne pas l’avoir.

Mais dans les métiers de l’accompagnement humain, une personne ne choisit pas uniquement une méthode ou un prix.

Elle choisit aussi une relation.

Une posture.

Une manière de communiquer.

Une personne avec laquelle quelque chose résonne.

Vous ne pouvez pas convenir à tout le monde.

Et heureusement.

Vouloir accompagner tout le monde oblige généralement à lisser tellement notre personnalité que plus personne ne sait réellement pourquoi venir chez nous.

Prendre sa place ne consiste donc pas à pousser les autres pour obtenir davantage d’espace.

Prendre sa place consiste à arrêter de quitter la sienne pour aller regarder celle des autres.

Une expérience en conférence qui m’a rappelé cela

Lors d’une conférence sur Zoom, j’ai vécu une situation inhabituelle.

Pour la première fois, j’ai dû exclure quelqu’un de la salle.

Ce genre d’événement peut immédiatement déclencher le mental.

Ai-je bien réagi ?

Qu’est-ce que cette personne va penser ?

Qu’est-ce que les autres participants vont penser ?

Aurais-je dû agir autrement ?

Mais cette expérience m’a aussi rappelé quelque chose d’important.

Prendre sa place implique parfois de poser une limite.

Être professionnel de l’accompagnement ne signifie pas devoir convenir à tout le monde, accepter tous les comportements ou chercher constamment à être apprécié.

Nous pouvons écouter une critique.

Nous pouvons nous remettre en question.

Et nous pouvons également décider qu’une limite vient d’être franchie.

La sécurité intérieure permet justement de ne pas confondre remise en question et remise en cause permanente de soi.

Éliminer la concurrence commence donc à l’intérieur

Nous n’éliminerons évidemment jamais les autres coachs, thérapeutes ou professionnels.

Et ce n’est surtout pas souhaitable.

En revanche, nous pouvons éliminer progressivement la place disproportionnée qu’ils occupent dans notre tête.

Observer ponctuellement le marché : oui.

Comprendre les besoins des personnes : évidemment.

Connaître les réalités économiques de son activité : indispensable.

Mais passer quotidiennement son énergie à surveiller les autres pour déterminer si nous sommes suffisamment bons, visibles ou légitimes finit par nous éloigner de la seule chose que nous pouvons réellement développer :

notre propre manière d’accompagner.

Plus nous développons notre sécurité intérieure, moins nous avons besoin de nous comparer pour savoir ce que nous valons.

Nous pouvons admirer quelqu’un sans nous dévaloriser.

Nous pouvons apprendre de quelqu’un sans le copier.

Nous pouvons découvrir un professionnel excellent sans considérer que sa réussite réduit nos possibilités.

Et nous pouvons voir quelqu’un proposer presque la même chose que nous sans abandonner immédiatement notre projet.

Parce que notre place ne dépend plus de la disparition des autres.

Alors si vous êtes coach, thérapeute ou professionnel de l’accompagnement, observez la quantité d’énergie que vous consacrez actuellement à votre « concurrence » et posez-vous cette question :

« Si je me sentais profondément légitime et en sécurité dans ma propre valeur, qu’est-ce que j’arrêterais immédiatement de regarder chez les autres pour commencer enfin à développer pleinement ce qui m’appartient ? »

Prochain évènement jeudi 18 avril à 11 heures (Paris) :

Sujet: Quelle Valeur te portes-tu ?

Inscription obligatoire pour participer et/ou recevoir le replay :
https://us06web.zoom.us/meeting/register/tZMlcuyprD8pHdJQsWfJsXcU_Wq2LFv1ZU8q

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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