Accepter ne veut pas dire se résigner
Accepter ce qui est : le point de départ de notre sécurité intérieure
Nous parlons beaucoup d’acceptation dans le développement personnel.
Accepter une situation. Accepter une rencontre. Accepter une émotion. Accepter ce qui vient de se produire plutôt que d’entrer immédiatement dans le jugement, la résistance ou la recherche d’un responsable.
Mais qu’est-ce qu’accepter signifie réellement ?
Accepter ne veut pas dire être d’accord avec tout.
Cela ne signifie pas davantage subir une situation qui nous fait souffrir, rester dans une relation destructrice ou renoncer à transformer ce qui ne nous convient plus.
Pour moi, l’acceptation commence beaucoup plus simplement : reconnaître ce qui est là, ici et maintenant, avant de chercher à le changer.
Et cette capacité est intimement liée à notre sécurité intérieure.
Nous regardons notre vie depuis une toute petite partie de nous-mêmes
Nous sommes des êtres humains avec notre histoire, nos expériences, nos doutes, nos peurs, nos croyances et nos mémoires.
Une partie de tout cela nous est accessible consciemment.
Une autre agit de manière beaucoup plus automatique.
Nous pouvons par exemple vouloir consciemment changer de travail tout en ressentant une peur immense lorsque l’occasion se présente.
Nous pouvons désirer une relation amoureuse tout en nous protégeant inconsciemment dès qu’une personne s’approche vraiment.
Nous pouvons vouloir développer notre activité professionnelle tout en repoussant continuellement les actions qui nous rendraient plus visibles.
C’est là que les contradictions apparaissent.
« Pourtant, je le veux ! »
Oui.
Mais quelle partie de moi le veut ?
Et quelle partie de moi en a peur ?
Nous avons parfois tendance à imaginer notre inconscient comme une force mystérieuse qui chercherait à nous saboter. Dans mon expérience, je préfère souvent le regarder autrement : une grande partie de nos automatismes cherche avant tout à nous protéger à partir de ce qu’elle connaît déjà.
Et ce qui nous protège aujourd’hui est peut-être précisément ce qui nous bloque demain.
Pourquoi résistons-nous autant à certaines situations ?
Lorsqu’une situation ne correspond pas à ce que nous voulions, notre premier réflexe peut être de lutter contre la réalité.
« Ça ne devrait pas se passer comme ça. »
« Cette personne ne devrait pas réagir ainsi. »
« Je devrais déjà avoir réussi. »
« Je ne comprends pas pourquoi cela m’arrive encore. »
Le problème, c’est que cette résistance ajoute souvent une deuxième difficulté à la première.
Il y a ce qui se passe.
Puis il y a toute l’énergie que nous dépensons à refuser intérieurement que cela se passe.
La sécurité intérieure change progressivement notre rapport à ces moments.
Elle nous permet de dire :
« Je n’avais pas prévu cela. Je n’aime peut-être pas cela. Mais puisque c’est là aujourd’hui, qu’est-ce que cette situation vient révéler de moi ? »
Nous quittons alors momentanément le jugement pour entrer dans l’observation.
Désirer quelque chose ne suffit pas toujours
J’ai longtemps été intéressé par la loi d’attraction, les énergies, le pouvoir de l’intention et notre capacité à créer notre réalité.
Mais il existe, selon moi, une confusion importante autour de ces sujets.
Désirer quelque chose très fort ne suffit pas nécessairement.
Répéter des phrases positives toute la journée non plus.
Nous pouvons répéter « je suis libre » devant notre miroir tout en prenant chacune de nos décisions depuis la peur.
Nous pouvons répéter « je mérite l’abondance » tout en étant intérieurement terrifiés à l’idée de manquer.
Nous pouvons visualiser une nouvelle vie chaque soir et continuer, chaque matin, à reproduire exactement les comportements qui construisent l’ancienne.
C’est pour cela que le véritable travail se situe plus profondément.
Il ne consiste pas seulement à demander :
« Qu’est-ce que je veux attirer ? »
Il consiste aussi à observer :
« Depuis quel endroit intérieur suis-je en train de vouloir cette chose ? »
Depuis la confiance ?
Ou depuis le manque ?
Depuis la joie ?
Ou depuis la peur ?
Depuis l’envie de créer ?
Ou depuis le besoin d’être rassuré ?
Notre état intérieur influence nos choix
Lorsque je parle de fréquence énergétique ou de vibration intérieure, je parle aussi de cet état depuis lequel nous regardons le monde et prenons nos décisions.
Lorsque nous sommes profondément insécures, nous ne percevons pas les situations de la même manière.
Nous pouvons interpréter un silence comme un rejet.
Une difficulté comme la preuve que nous allons échouer.
Une remarque comme une attaque.
Une période financière compliquée comme une catastrophe imminente.
Et depuis cet état intérieur, nous allons prendre certaines décisions plutôt que d’autres.
C’est là que notre réalité peut progressivement se construire autour de nos peurs.
Non pas parce que nous aurions magiquement commandé chaque événement qui nous arrive, mais parce que notre état intérieur influence notre perception, nos comportements, nos relations et nos choix.
Transformer notre vie demande donc parfois de commencer par transformer l’endroit intérieur depuis lequel nous la vivons.
Un travail de soi avec soi
Nous cherchons énormément de réponses à l’extérieur.
Un livre.
Une formation.
Un thérapeute.
Un coach.
Une vidéo.
Une méthode.
Ces ressources peuvent nous aider à comprendre, ouvrir une porte ou nous accompagner à un moment donné.
Mais personne ne peut construire notre sécurité intérieure à notre place.
Parce qu’à un moment, il faut entrer en soi.
Observer ce qui se passe lorsque personne ne nous rassure.
Regarder les peurs derrière nos décisions.
Identifier les croyances qui continuent à piloter certains comportements.
Mettre de la douceur là où nous sommes constamment en lutte avec nous-mêmes.
Et progressivement, quelque chose change.
Nous ne cherchons plus à contrôler la vie pour nous sentir en sécurité.
Nous développons suffisamment de sécurité intérieure pour pouvoir vivre même lorsque la vie ne correspond pas exactement à ce que nous avions prévu.
C’est peut-être là que commence notre véritable pouvoir de création.
Pas dans la capacité à tout contrôler.
Mais dans notre capacité à choisir consciemment depuis quel endroit intérieur nous allons répondre à ce que la vie nous présente.












