Aller à l’essentiel permet de se connecter à l’essence du ciel

Et si le développement personnel consistait simplement à revenir à l’essence-ciel ?

Pour ceux qui me suivent depuis quelque temps, vous savez que j’aime aller à l’essentiel.

La vie est courte.

Alors pourquoi passer des années à s’emmêler les pinceaux dans des détails, des concepts, des méthodes et des explications qui finissent parfois par nous éloigner encore davantage de nous-mêmes ?

Nous pouvons parler des émotions.

La colère.

La tristesse.

La culpabilité.

La honte.

La peur.

La frustration.

Puis nous pouvons parler des blessures : abandon, rejet, trahison, humiliation, injustice…

Ensuite, nous pouvons chercher les croyances limitantes, les mémoires familiales, l’enfant intérieur, le transgénérationnel, et pour ceux qui adhèrent à cette dimension spirituelle, les vies antérieures, le karma ou les contrats d’âme.

Nous pouvons passer une existence entière à chercher ce qui ne va pas.

Et si, à force de chercher les problèmes, nous oubliions parfois l’essentiel ?

Combien de temps voulons-nous passer à nous réparer ?

Il y a évidemment des moments où regarder notre histoire est nécessaire.

Comprendre pourquoi une situation nous fait souffrir peut être extrêmement libérateur.

Mettre des mots sur une émotion permet parfois de sortir d’un automatisme que nous reproduisions depuis des années.

Et certaines blessures nécessitent un véritable accompagnement professionnel.

Mais il existe aussi un piège.

Celui de faire du travail sur soi une quête permanente de ce qui serait encore cassé en nous.

Une colère apparaît ?

Il faut trouver son origine.

Une peur apparaît ?

Il faut chercher la blessure.

Une relation se passe mal ?

Il faut retourner dans l’enfance.

Un projet n’avance pas ?

Il doit forcément rester un blocage quelque part.

À ce rythme-là, dans cinquante ans, nous pouvons encore être en train de gratter dans le passé pour chercher le prochain caillou.

Alors qu’à un moment, il faut peut-être aussi semer le gazon.

Revenir à l’essence-ciel

J’aime ce jeu de mots parce qu’il résume assez bien ma vision.

Revenir à l’essentiel, c’est revenir à l’essence-ciel.

À ce qui est profondément vivant en nous.

Pendant longtemps, j’ai parlé d’énergie, de vibration, de lumière, d’amour.

Ces mots appartiennent à ma manière de percevoir et d’expérimenter la vie.

Aujourd’hui, j’y ajoute une notion qui me paraît centrale : la sécurité intérieure.

Parce que lorsque je me sens profondément en sécurité avec moi-même, énormément de choses deviennent plus simples.

Je n’ai plus besoin de contrôler en permanence ce que les autres pensent de moi.

Je n’ai plus besoin de calculer chaque mot pour être certain d’être aimé.

Je n’ai plus besoin de chercher constamment une validation extérieure.

Je peux poser une limite.

Je peux changer d’avis.

Je peux essayer quelque chose.

Je peux échouer.

Je peux être en désaccord.

Je peux être seul.

Je peux ne pas savoir.

Et je reste moi.

Et si toutes nos peurs racontaient finalement quelque chose de similaire ?

Nous pouvons mettre des dizaines de noms différents sur nos émotions et nos blessures.

C’est parfois utile.

Mais lorsque nous allons un peu plus profondément, nous retrouvons souvent une question commune :

Est-ce que je suis en sécurité si… ?

Est-ce que je suis en sécurité si je dis non ?

Est-ce que je suis en sécurité si cette personne me quitte ?

Est-ce que je suis en sécurité si je gagne moins d’argent pendant quelque temps ?

Est-ce que je suis en sécurité si je montre qui je suis réellement ?

Est-ce que je suis en sécurité si les autres me critiquent ?

Est-ce que je suis en sécurité si je quitte ce travail ?

Est-ce que je suis en sécurité si j’arrête de tout contrôler ?

Nous pouvons appeler cela peur du rejet, peur de l’abandon, peur du manque, peur du jugement ou peur de l’échec.

Mais derrière tous ces mots, quelque chose en nous cherche souvent à retrouver de la sécurité.

Et si nous travaillions directement à cet endroit ?

La sécurité intérieure simplifie les décisions

Lorsque nous ne nous sentons pas suffisamment en sécurité, une décision toute simple peut devenir une véritable usine mentale.

« Qu’est-ce qu’il va penser si je lui dis ça ? »

« Est-ce que je ne devrais pas attendre encore un peu ? »

« Et si je me trompe ? »

« Et si je regrette ? »


Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction

« Et si les autres ne comprennent pas ? »

« Et si ça ne fonctionne pas ? »

Nous réfléchissons, nous anticipons, nous comparons, nous demandons dix avis et nous finissons parfois par ne plus savoir ce que nous voulions au départ.

Lorsque la sécurité intérieure grandit, quelque chose s’apaise.

Nous pouvons davantage nous écouter.

J’ai envie d’y aller, j’y vais.

Je sens que cette relation ne me convient plus, je pose une limite.

J’ai quelque chose d’important à dire, je l’exprime.

J’ai besoin de repos, je me repose.

Ce n’est pas de l’égoïsme.

C’est apprendre à nous entendre suffisamment pour ne plus nous abandonner systématiquement au profit des attentes extérieures.

Attention : ne pas avoir envie ne signifie pas toujours que ce n’est pas pour nous

Il y a cependant une subtilité importante.

« J’ai envie, je fais. Je n’ai pas envie, je ne fais pas. »

J’ai beaucoup utilisé cette formule.

Aujourd’hui, je la compléterais.

Parce que parfois, je n’ai pas envie précisément parce que j’ai peur.

Je n’ai pas envie de passer cet appel parce que je crains un refus.

Je n’ai pas envie de prendre la parole parce que j’ai peur du jugement.

Je n’ai pas envie de lancer mon projet parce que je ne sais pas s’il fonctionnera.

Je n’ai pas envie d’avoir cette conversation parce qu’elle risque d’être inconfortable.

Dans ces situations, écouter uniquement l’envie immédiate peut devenir une manière de rester dans sa zone de sécurité habituelle.

La question devient alors :

Est-ce que je refuse parce que cela ne me correspond réellement pas, ou parce qu’une partie de moi ne se sent pas suffisamment en sécurité pour y aller ?

Cette distinction change tout.

La joie n’est pas l’absence d’inconfort

Choisir ce qui nous met en joie ne signifie donc pas construire une existence dans laquelle nous évitons tout ce qui est désagréable.

Certains des choix les plus alignés de notre vie peuvent provoquer de la peur.

Quitter une situation qui ne nous correspond plus.

Dire non pour la première fois.

Créer une entreprise.

Changer de métier.

Se montrer.

Aimer.

Faire confiance.

Commencer quelque chose dont nous ne connaissons pas l’issue.

La sécurité intérieure n’est pas une vie sans peur.

C’est cette capacité à sentir la peur sans lui remettre automatiquement les clés de notre existence.

Et c’est là, pour moi, que nous retrouvons notre liberté.

Arrêter de chercher ce qui ne va pas pour commencer à vivre

Il arrive un moment où nous avons suffisamment compris.

Nous pouvons continuer à analyser notre passé pendant vingt ans.

Ou utiliser ce que nous avons compris pour vivre différemment aujourd’hui.

Est-ce que cette relation me permet d’être moi-même ?

Est-ce que ce travail correspond encore à mes valeurs ?

Est-ce que cette décision vient d’une envie profonde ou d’une peur ?

Est-ce que je suis en train de choisir ma vie ou de chercher encore à rassurer tout le monde autour de moi ?

Est-ce que je me respecte dans ce que je suis en train de faire ?

Voilà des questions qui me paraissent essentielles.

Parce que le développement personnel ne devrait pas devenir une nouvelle occupation à plein temps.

Son objectif devrait peut-être être exactement l’inverse :

nous permettre un jour de ne plus avoir besoin de passer notre temps à travailler sur nous-mêmes.

Vivre.

Expérimenter.

Créer.

Aimer.

Partager.

Se tromper.

Recommencer.

Et apprendre progressivement à rester en sécurité avec soi au milieu de tout cela.

Alors oui, allons regarder le passé lorsqu’il continue réellement à diriger notre présent.

Mais une fois le message compris, revenons ici.

À notre vie.

À nos envies.

À nos valeurs.

À ce qui nous met profondément en mouvement.

Parce qu’à force de chercher comment devenir soi, il ne faudrait pas oublier de vivre.

Et si c’était cela, finalement, revenir à l’essence-ciel ?

Nous sommes #TousFormidable.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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