Amour et vibrations

Et si votre vocabulaire révélait votre niveau de sécurité intérieure ?

Il y a quelque chose que j’aime observer chez les personnes que j’accompagne : les mots qu’elles utilisent.

Pas pour les corriger.

Pas pour leur expliquer qu’il faudrait parler « positif ».

Encore moins pour leur demander de surveiller chacune de leurs phrases.

Mais parce que notre vocabulaire raconte souvent beaucoup de choses sur l’endroit intérieur depuis lequel nous sommes en train de vivre.

« Il faut que… »

« Je dois… »

« Je n’ai pas le choix… »

« J’aimerais bien, mais… »

« Je ne peux pas… »

« Ça ne marchera jamais… »

« Qu’est-ce qu’ils vont penser ? »

« Je verrai plus tard… »

Pris séparément, ce ne sont que des mots.

Mais lorsqu’ils reviennent continuellement dans notre quotidien, ils peuvent révéler quelque chose de beaucoup plus profond.

Ils peuvent notamment nous montrer que nous ne nous sentons pas suffisamment en sécurité pour écouter ce que nous voulons réellement.

Nous voulons tous aller bien

Au fond, je crois que l’être humain aspire naturellement à quelque chose d’assez simple.

Être en paix.

Être en joie.

Se sentir libre.

Aimer et être aimé.

Pouvoir avancer dans sa vie sans être continuellement traversé par la peur, le doute ou le sentiment de devoir correspondre aux attentes des autres.

Et pourtant, nous pouvons vouloir profondément cette paix tout en alimentant quotidiennement un fonctionnement qui produit exactement l’inverse.

C’est là que l’observation devient intéressante.

Parce qu’il peut exister un écart considérable entre ce que nous disons vouloir et l’endroit intérieur depuis lequel nous agissons.

Je veux la paix… mais comment est-ce que je vis ?

Je peux dire que je veux être en paix tout en passant mes journées à anticiper les problèmes.

Je peux vouloir davantage de liberté tout en organisant ma vie autour du regard des autres.

Je peux vouloir être heureux tout en restant dans une situation qui m’épuise depuis des années.

Je peux vouloir avoir confiance en moi tout en demandant systématiquement aux autres de valider mes décisions.

Je peux vouloir ralentir tout en remplissant chaque espace disponible de mon agenda.

Et je peux vouloir changer ma vie tout en répétant :

« Oui, mais je ne peux pas. »

C’est ici que nous retrouvons cette notion d’alignement que j’évoque depuis des années : tête, corps, esprit.

Lorsque tout va dans la même direction, nous ressentons généralement une forme de fluidité.

Lorsque différentes parties de nous tirent dans des directions opposées, nous dépensons énormément d’énergie.

Quand la tête dit oui et que le corps dit non

Imaginez que vous receviez une proposition professionnelle.

Sur le papier, tout est parfait.

Meilleur salaire.

Beau titre.

Entreprise reconnue.

Votre entourage vous dit :

« Fonce ! »

Votre tête commence donc à construire toutes les bonnes raisons d’accepter.

Et pourtant, quelque chose se contracte en vous.

Vous dormez moins bien.

Vous sentez une tension.

Vous cherchez encore davantage d’avis.

Vous essayez de vous convaincre.

Vous dites :

« Il faut que j’accepte, ce serait idiot de refuser une opportunité pareille. »

Regardez simplement cette phrase :

« Il faut que… »

Elle ne signifie pas automatiquement que vous faites un mauvais choix.

Mais elle mérite peut-être d’être interrogée.

Depuis quel endroit intérieur cette phrase apparaît-elle ?

Depuis l’envie ?

Depuis la peur ?

Depuis une valeur importante pour vous ?

Depuis le besoin de reconnaissance ?

Depuis la peur de décevoir ?

Depuis votre sécurité intérieure ou depuis votre insécurité ?

Voilà pourquoi les mots sont intéressants.

Ils peuvent devenir des portes d’entrée vers ce qui se passe réellement en nous.

Nos mots ne sont pas le problème

Pendant longtemps, dans le développement personnel, nous avons beaucoup entendu qu’il fallait supprimer certains mots, réciter des affirmations positives ou remplacer systématiquement une pensée négative par une pensée positive.

Je ne crois plus que le sujet soit aussi simple.

Vous pouvez répéter cinquante fois :

« Je suis libre, je suis libre, je suis libre… »

Si toutes vos décisions quotidiennes sont prises par peur de perdre l’amour des autres, quelque chose ne colle pas.

Vous pouvez écrire :

« Je suis dans l’abondance »

sur votre miroir chaque matin.

Si vous êtes terrorisé à chaque fois que vous ouvrez votre compte bancaire, le problème n’est pas le choix des mots.

Le mot est seulement la partie visible.

Ce qui m’intéresse aujourd’hui se trouve en dessous.

Depuis quel endroit intérieur vais-je chercher cette réponse ?

C’est là que se trouve, pour moi, une grande partie du travail.

Faites l’expérience pendant une journée

Vous pouvez essayer quelque chose de très simple.

Pendant une journée, ne cherchez pas à changer votre façon de parler.

Observez-la.

Prenez éventuellement une feuille et notez les expressions qui reviennent régulièrement.

« Je dois. »

« Je n’ai pas le temps. »

« Je n’ai pas le choix. »

« Ça m’énerve. »

« Je suis obligé. »

« Je ne peux pas me permettre. »

« Qu’est-ce qu’on va penser de moi ? »

« J’espère que… »

Ne jugez rien.

Ne remplacez rien.

Observez simplement.

Puis, le soir, reprenez cette feuille et demandez-vous :

Qu’est-ce que ces phrases racontent de ma manière de vivre actuellement ?

Et surtout :

Est-ce qu’elles sont cohérentes avec la vie que je dis vouloir ?

C’est là que l’exercice devient beaucoup plus intéressant qu’une simple chasse aux « mots négatifs ».

La sécurité intérieure change naturellement notre manière de parler

Lorsque nous développons davantage de sécurité intérieure, nous n’avons pas besoin de contrôler artificiellement chaque phrase.

Quelque chose change progressivement.

« Je n’ai pas le choix » peut devenir :

« Je choisis de le faire parce que, pour l’instant, c’est la solution qui me convient le mieux. »

« Il faut que je change » peut devenir :

« Je ne veux plus continuer comme ça. »

« J’aimerais tellement… » peut devenir :

« Qu’est-ce que je peux commencer à mettre en place ? »

« Qu’est-ce qu’ils vont penser ? » peut devenir :

« Qu’est-ce que moi, j’en pense ? »

La différence paraît subtile.

Mais intérieurement, elle peut être immense.

Parce que nous quittons progressivement une position dans laquelle notre vie semble dépendre exclusivement de l’extérieur pour retrouver notre capacité à choisir, décider, poser des limites et agir.

Votre vie ne se transforme pas simplement en changeant quelques mots

Je ne vais donc pas vous promettre que remplacer trois expressions dans votre vocabulaire va miraculeusement transformer votre existence.

Ce serait encore chercher une recette extérieure.

En revanche, écouter attentivement vos propres mots peut vous aider à repérer les endroits où vous n’êtes pas encore totalement en accord avec vous-même.

Et c’est peut-être cela qui mérite votre attention.

Parce que derrière un « je dois », il peut y avoir une peur.

Derrière un « je n’ai pas le choix », une croyance.

Derrière un « j’aimerais », une difficulté à s’autoriser.

Derrière un « plus tard », une peur de passer à l’action.

Et derrière certaines de ces peurs, nous retrouvons souvent le même besoin :

nous sentir suffisamment en sécurité pour devenir pleinement nous-mêmes.

Alors aujourd’hui, écoutez-vous parler.

Pas pour devenir la police de votre vocabulaire.

Mais pour apprendre quelque chose sur vous.

Et lorsque vous repérez une phrase qui revient souvent, ne cherchez pas immédiatement à la remplacer par une formule plus positive.

Posez-vous simplement cette question :

Depuis quel endroit intérieur suis-je en train de parler : depuis ma sécurité ou depuis ma peur ?

La réponse pourrait vous apprendre beaucoup plus sur vous que tous les mantras du monde.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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