Un changement de vie ne passe pas par le mental :)

Pourquoi répétons-nous des comportements qui ne nous rendent plus heureux ?

Notre vie actuelle ne s’est pas construite en une journée.

Elle est en grande partie le résultat de milliers de petites habitudes répétées au fil des années.

La façon dont nous nous levons le matin.

Notre manière de travailler.

Les personnes auxquelles nous accordons du temps.

Notre façon de réagir lorsque quelque chose nous dérange.

Notre capacité à dire oui ou non.

Ce que nous faisons lorsque nous ressentons une émotion inconfortable.

Et surtout, ce que nous avons appris à faire pour retrouver rapidement un sentiment de sécurité.

Parce que derrière certaines habitudes qui semblent aujourd’hui nous limiter se cache souvent une logique beaucoup plus profonde :

nous avons appris à nous protéger.

Quand ne jamais s’arrêter devient une protection

Certaines personnes ont besoin d’être continuellement occupées.

Toujours quelque chose à faire.

Un rendez-vous.

Un projet.

Du travail.

Le téléphone.

Les réseaux sociaux.

Une série.

Une sortie.

Du ménage.

Du sport.

Peu importe finalement l’activité.

Ce qui devient intéressant, c’est d’observer ce qui se passe lorsqu’il n’y a soudainement plus rien.

Lorsque le silence arrive.

Lorsque nous nous retrouvons seuls avec nous-mêmes.

Lorsque nous n’avons plus rien à produire, personne à aider, aucun écran à regarder.

Pour certaines personnes, ce moment est extrêmement agréable.

Pour d’autres, il devient rapidement inconfortable.

Alors le cerveau cherche une occupation.

Pas nécessairement parce que nous aimons être actifs.

Mais parfois parce que l’activité nous évite de rencontrer quelque chose à l’intérieur.

Une peur.

Une tristesse.

Une frustration.

Un sentiment de vide.

Une question que nous repoussons depuis longtemps.

Nous pouvons également fuir certaines relations

Il existe un autre comportement intéressant à observer.

Lorsque quelqu’un déclenche quelque chose de désagréable en nous, nous pouvons avoir envie de nous éloigner immédiatement.

Et parfois, partir est évidemment la décision la plus saine. Poser une limite ou quitter une relation destructrice n’est pas une fuite.

Mais il existe d’autres situations dans lesquelles l’autre vient simplement toucher une zone sensible.

Une remarque nous atteint profondément.

Un comportement nous agace de manière disproportionnée.

Une critique provoque immédiatement une réaction défensive.

Nous avons alors envie de condamner l’autre :

« Il est insupportable. »

« Elle est toxique. »

« Il ne me respecte pas. »

« Elle ne comprend rien. »

Mais avant de nous arrêter uniquement au comportement de l’autre, une question peut être particulièrement instructive :

Pourquoi cela vient-il me toucher à cet endroit précis ?

C’est une manière beaucoup plus utile, à mes yeux aujourd’hui, de comprendre ce que l’on appelle parfois « l’effet miroir ».

L’autre n’est pas littéralement nous.

Il reste responsable de ses comportements.

Mais ce que sa présence déclenche en nous peut nous renseigner sur notre propre histoire.

Derrière nos réactions se trouvent souvent des croyances

Imaginez quelqu’un qui supporte très difficilement la critique.

Pourquoi ?

Peut-être a-t-il appris très tôt qu’il devait être irréprochable pour recevoir de la reconnaissance.

Une simple remarque peut alors être interprétée inconsciemment comme :

« Je ne suis pas à la hauteur. »

Une autre personne ne sait jamais dire non.

Pourquoi ?

Peut-être a-t-elle associé le refus au risque de perdre l’amour ou l’approbation des autres.

Son mécanisme devient :

« Si je déçois, je risque d’être rejeté. »

Une autre travaille sans jamais s’arrêter.

Derrière cette hyperactivité peut parfois se cacher une croyance comme :

« Ma valeur dépend de ce que je produis. »

Ces croyances ne sont pas nécessairement conscientes.

Et c’est précisément pour cela qu’elles peuvent gouverner une partie de notre existence.

Ce qui nous protège aujourd’hui est peut-être ce qui nous bloque

Voilà le paradoxe.

Nos mécanismes de protection ne sont pas absurdes.

Ils ont une histoire.

Ils se sont souvent construits parce qu’à un moment donné, notre cerveau a estimé qu’ils étaient utiles.

Faire plaisir.

Contrôler.

Anticiper.

Se taire.

Travailler énormément.

Ne dépendre de personne.

Éviter les conflits.

Ne montrer aucune émotion.

Rester constamment occupé.

Ces stratégies ont parfois été remarquablement efficaces.

Mais une protection adaptée à l’enfant que nous étions peut devenir une prison pour l’adulte que nous sommes devenu.

Nous continuons alors à appliquer une ancienne solution à une situation qui n’existe plus.

Pourquoi faut-il parfois attendre de toucher le fond ?

C’est une question qui m’interpelle particulièrement.

Pourquoi attendons-nous parfois que la souffrance devienne insupportable pour changer ?

Parce que tant que le mécanisme fonctionne suffisamment, notre système préfère souvent le connu à l’inconnu.

Même lorsque le connu est inconfortable.

Changer signifie abandonner une stratégie qui nous rassurait jusqu’à présent sans avoir la certitude que la suivante fonctionnera.

Voilà pourquoi certaines grandes prises de conscience surviennent après un épuisement, une séparation, une perte, un échec ou un bouleversement important.

Mais nous ne sommes pas obligés d’attendre d’être au bord du précipice.

Nous pouvons apprendre à écouter les signaux beaucoup plus tôt.

Retrouver l’amour de soi derrière la protection

Pendant longtemps, j’ai beaucoup parlé d’amour inconditionnel.

Je continue à penser que l’amour occupe une place fondamentale.

Mais aujourd’hui, je le traduis de manière beaucoup plus concrète.

S’aimer, ce n’est pas simplement se répéter que l’on s’aime.

C’est parfois dormir lorsque notre corps réclame du repos.

Dire non lorsque quelque chose ne nous convient pas.

Accepter une émotion sans immédiatement chercher à l’étouffer.

Cesser de nous parler comme à notre pire ennemi.

Nous éloigner d’une situation réellement dangereuse.

Demander de l’aide lorsque nous en avons besoin.

Reconnaître nos besoins.

Respecter nos valeurs.

Et parfois avoir suffisamment confiance en nous pour traverser l’incertitude plutôt que retourner automatiquement vers ce que nous connaissons.

C’est là que se construit progressivement la sécurité intérieure.

La sécurité intérieure est la capacité à rester suffisamment stable face à l’incertitude extérieure pour ne plus laisser ses mécanismes de protection décider à sa place.

Descendre sous la surface

Nous pouvons passer notre vie à modifier la surface.

Changer de travail.

Changer de partenaire.

Changer de maison.

Changer de méthode.

Changer de thérapeute.

Changer de formation.

Changer de projet.

Mais si le même mécanisme de protection reste actif en profondeur, nous risquons simplement de reproduire ailleurs une version différente du même scénario.

Le véritable changement commence donc souvent par une observation.

Quand quelque chose me dérange, qu’est-ce que je ressens ?

Qu’est-ce que je crains ?

Qu’est-ce que j’essaie de protéger ?

Quelle croyance se cache derrière cette réaction ?

Et surtout :

est-ce que cette protection est encore nécessaire aujourd’hui ?

Cette question peut changer énormément de choses.

Parce qu’elle nous permet de ne plus considérer nos comportements comme des défauts à combattre.

Ils deviennent des mécanismes à comprendre.

Et lorsqu’un mécanisme est compris, reconnu et suffisamment sécurisé, nous pouvons progressivement apprendre à choisir autrement.

Non plus uniquement pour éviter de souffrir.

Mais pour construire une vie davantage en accord avec ce que nous sommes devenus.

C’est peut-être cela, finalement, revenir à l’essentiel : descendre sous les habitudes, sous les réactions et sous les protections pour retrouver la personne qui se trouve derrière.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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