Comment tirer les pleins bénéfices de la nouvelle lune ?

Nouvelle lune, énergies, signes : et si nous arrêtions d’attendre le bon moment pour changer notre vie ?

Nouvelle lune.

Pleine lune.

Portail énergétique.

Alignement des planètes.

Nous voyons régulièrement apparaître sur les réseaux sociaux des publications nous expliquant que telle période serait particulièrement favorable pour poser nos intentions, faire nos « commandes à l’univers », clôturer un cycle ou en commencer un nouveau.

Je m’intéresse depuis longtemps aux notions d’énergie, de vibration, de magnétisme et à l’idée que nous sommes reliés à quelque chose de beaucoup plus vaste que notre seule individualité.

Mais justement.

Il y a derrière certaines pratiques spirituelles une contradiction qui m’interpelle.

Si nous considérons que notre pouvoir de création se trouve en nous, pourquoi attendons-nous constamment qu’un événement extérieur nous autorise à l’utiliser ?

La lune peut être un symbole sans devenir notre pilote

La lune exerce évidemment des effets physiques bien réels, notamment sur les marées. En revanche, beaucoup d’affirmations circulant autour de l’influence des phases lunaires sur nos comportements, nos émotions ou notre capacité à « manifester » quelque chose relèvent davantage de croyances et de traditions que de faits scientifiquement démontrés.

Cela n’empêche personne d’y trouver du sens.

Une nouvelle lune peut devenir un rituel.

Une pleine lune peut nous inviter à faire le point.

Une date particulière peut devenir symboliquement le moment où nous décidons de fermer une porte et d’en ouvrir une autre.

Pourquoi pas ?

Le problème apparaît lorsque nous commençons à penser que notre capacité à agir dépend de cette date.

Parce qu’à cet instant, nous venons peut-être de remettre une partie de notre pouvoir à l’extérieur.

Depuis combien de nouvelles lunes attendez-vous de changer votre vie ?

C’est finalement la question que j’ai envie de poser.

Depuis combien de nouvelles lunes formulez-vous les mêmes intentions ?

Depuis combien de débuts d’année écrivez-vous les mêmes objectifs ?

Depuis combien de « portails énergétiques » demandez-vous à l’univers la même chose ?

Depuis combien de temps attendez-vous le signe qui vous permettra enfin de prendre cette décision ?

Nous pouvons écrire notre intention sur un morceau de papier.

Allumer une bougie.

Visualiser.

Méditer.

Demander.

Puis retourner le lendemain matin exactement dans la même vie, avec les mêmes habitudes, les mêmes protections et les mêmes décisions prises depuis la peur.

Et quelques semaines plus tard, recommencer.

Le rituel n’est pas nécessairement le problème.

La question est plutôt : depuis quel endroit intérieur faisons-nous ce rituel ?

Lorsque nous ne nous sentons pas en sécurité, nous cherchons des signes

L’être humain aime savoir.

Nous voulons savoir si nous prenons la bonne décision.

Si notre projet va fonctionner.

Si cette personne est « la bonne ».

Si nous devons partir ou rester.

Si c’est le bon moment.

L’incertitude est inconfortable.

Alors nous cherchons parfois quelque chose qui puisse nous rassurer.

Un horoscope.

Un tirage.

Une synchronicité.

Une pleine lune.

Un thérapeute.

Un coach.

Un proche.

Un signe de l’univers.

Encore une fois, aucun de ces éléments n’est nécessairement problématique.

Ils le deviennent lorsqu’ils remplacent notre propre capacité à choisir.

C’est ici que je retrouve la sécurité intérieure.

Plus je suis stable intérieurement, plus je peux écouter ce que l’extérieur me propose sans lui abandonner mon pouvoir de décision.

Être influencé ne signifie pas être dirigé

Nous sommes tous influencés par notre environnement.

Par les personnes que nous fréquentons.

Par notre famille.

Par notre culture.

Par ce que nous lisons.

Par ce que nous regardons.

Par la météo, notre sommeil, notre environnement physique et une multitude d’autres facteurs.

Imaginer que nous serions totalement indépendants de tout cela n’aurait pas beaucoup de sens.

Mais il existe une différence fondamentale entre être influencé et être dirigé.

Si je possède suffisamment de confiance en moi, quelqu’un peut me donner son avis sans que je sois obligé d’en faire ma vérité.

Si je connais mes valeurs, je peux entendre dix personnes me conseiller dix directions différentes sans perdre complètement la mienne.

Si je sais ce que je veux construire, une période d’incertitude peut me faire douter sans nécessairement me faire abandonner.

La sécurité intérieure ne supprime pas les influences extérieures. Elle modifie le pouvoir que nous leur accordons.

« Nous attirons ce que nous sommes »

J’ai longtemps formulé ma vision de la loi d’attraction ainsi :

« Nous n’attirons pas ce que nous voulons, nous attirons ce que nous sommes. »

Aujourd’hui, je préfère préciser ce que j’entends par là.

Je ne crois pas qu’il soit juste d’affirmer que nous créons magiquement tout ce qui nous arrive ou qu’une personne serait responsable d’un événement douloureux simplement parce qu’elle l’aurait « vibré ».

En revanche, notre état intérieur influence profondément notre manière de percevoir le monde, nos décisions, nos comportements et les relations que nous construisons.

Lorsque j’ai peur de manquer, je ne prends pas les mêmes décisions que lorsque je me sens suffisamment stable.

Lorsque j’ai constamment besoin d’être reconnu, je ne construis pas les mêmes relations.

Lorsque j’ai peur du rejet, je peux accepter des situations que je refuserais autrement.

Nos croyances et nos protections participent donc à construire une partie de notre réalité.

C’est là que le travail intérieur prend tout son sens.

Et si nous arrêtions de vouloir constamment nous réparer ?

Il existe également derrière certaines pratiques spirituelles une idée qui mérite d’être interrogée.

Nous devrions toujours guérir quelque chose.

Pardonner quelque chose.

Nettoyer quelque chose.

Débloquer quelque chose.

Transformer quelque chose.

Élever notre vibration.

Devenir une « meilleure version de nous-mêmes ».

Comme si l’être humain était une anomalie dans le monde du vivant qu’il faudrait continuellement réparer.

Cette quête peut elle-même devenir une nouvelle forme d’insécurité.

Je ne suis jamais suffisamment bien.

Je ne suis jamais suffisamment évolué.

Il reste toujours une blessure.

Un blocage.

Une énergie.

Une prochaine étape.

Et si, pendant quelques instants, nous arrêtions de chercher ce qui ne va pas chez nous ?

Tout part de nous pour revenir à nous

Nous pouvons continuer à regarder la lune.

À aimer les rituels.

À observer les synchronicités.

À ressentir notre rapport à la nature et au vivant.

Mais nous pouvons le faire sans nous dissocier de notre propre pouvoir.

La lune peut accompagner une décision.

Elle n’a pas besoin de la prendre à notre place.

Un signe peut nourrir une réflexion.

Il n’a pas besoin de déterminer notre chemin.

Une personne peut nous conseiller.

Elle n’a pas besoin de devenir notre boussole.

Parce que plus notre sécurité dépend de signes extérieurs, plus nous devenons vulnérables lorsque ces signes disparaissent ou se contredisent.

À l’inverse, plus nous développons notre sécurité intérieure, plus nous pouvons rester ouverts au monde sans être ballottés par chacune de ses influences.

Alors peu importe la lune.

Peu importe la date.

Peu importe l’heure.

Peu importe que nous soyons lundi matin, le premier janvier ou au milieu d’un mois parfaitement ordinaire.

Nous n’avons pas besoin d’attendre la prochaine configuration idéale pour commencer à vivre autrement.

Chaque instant nous offre déjà la possibilité d’un choix nouveau.

Et peut-être que la question la plus importante n’est finalement pas :

« Quelles sont les énergies du moment ? »

Mais :

« Depuis quel endroit intérieur vais-je choisir de vivre ce moment ? »

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction