Nous avons le pouvoir de changer le monde

Je conserve ici le cœur de ton texte — « Tout part de soi » — mais je transforme les affirmations sur les « lois de l’univers » en une lecture spirituelle et personnelle plutôt qu’en vérités scientifiques. L’angle sécurité intérieure permet aussi d’apporter une nuance essentielle : revenir à soi ne signifie ni être responsable de tout ce qui arrive, ni devoir aimer ou accepter tous les comportements.

Tout part de soi : changer son intérieur pour changer sa relation au monde

Il y a une phrase que j’utilise depuis longtemps et qui résume une grande partie de ma vision du développement personnel :

Tout part de soi pour revenir à soi.

 

 

Pendant des années, j’ai parlé d’énergie, de fréquence, de vibration, de magnétisme. Cette lecture spirituelle du vivant fait partie de mon parcours et de ma manière d’appréhender certaines expériences.

« J’émets de l’énergie, je reçois de l’énergie. »

« Je vibre quelque chose et je retrouve cette vibration dans mon environnement. »

Aujourd’hui, je peux également traduire cette idée d’une manière beaucoup plus concrète.

Lorsque quelque chose change profondément à l’intérieur de moi, ma relation au monde change avec moi.

Et cela peut avoir beaucoup plus de conséquences que nous l’imaginons.

Lorsque je change, mes relations changent

Prenons quelque chose de très simple.

Pendant des années, je peux avoir peur du conflit.

Pour conserver l’amour, la reconnaissance ou l’approbation des autres, je dis oui alors que je pense non.

Je m’adapte.

Je prends sur moi.

Je ne pose pas mes limites.

Mon entourage s’habitue naturellement à cette version de moi.

Puis un jour, quelque chose change.

Je commence à comprendre que je peux être en désaccord sans perdre nécessairement l’amour de l’autre.

Je développe davantage de sécurité intérieure.

Je pose une première limite.

Puis une deuxième.

Et soudain, mon environnement change.

Certaines personnes s’adaptent.

D’autres résistent.

Certaines relations deviennent plus authentiques.

D’autres disparaissent.

Ai-je magiquement transformé les autres ?

Non.

J’ai changé ma position dans le système, et le système a nécessairement dû se réorganiser autour de cette nouvelle position.

C’est déjà immense.

Notre monde extérieur est aussi influencé par l’endroit depuis lequel nous le regardons

Nous pensons parfois que nous observons objectivement la réalité.

Mais nous la regardons toujours à travers notre histoire, nos croyances, nos expériences, nos attentes et nos mécanismes de protection.

Une même situation peut donc être vécue très différemment selon notre état intérieur.

Lorsque je manque de sécurité intérieure, une critique peut devenir une attaque.

Un silence peut devenir un rejet.

Un imprévu peut devenir une catastrophe.

Une personne différente de moi peut devenir une menace.

À l’inverse, lorsque je possède davantage de stabilité intérieure, je peux entendre une opinion différente sans avoir immédiatement besoin de me défendre.

L’extérieur n’a pas nécessairement changé.

C’est ma relation à l’extérieur qui a changé.

Et puisque je ne réagis plus de la même manière, les conséquences de mes réactions changent également.

Regarder l’extérieur en permanence peut nous éloigner de notre propre pouvoir

Lorsque quelque chose ne va pas dans notre vie, notre attention se dirige naturellement vers l’extérieur.

« C’est à cause de lui. »

« Elle devrait changer. »

« Mon patron ne comprend rien. »

« Mes parents m’ont transmis cela. »

« La société fonctionne mal. »

Et parfois, c’est vrai.

Nous pouvons réellement être confrontés à une injustice, à un comportement inacceptable ou à une situation qui ne dépend pas de nous.

Revenir à soi ne signifie pas nier cette réalité.

Cela signifie poser une autre question :

« Dans cette situation que je ne maîtrise peut-être pas, qu’est-ce qui dépend encore de moi ? »

Ma réponse.

Ma limite.

Mon choix.

La place que j’accorde à cette personne.

L’énergie que je continue à investir dans cette situation.

La décision que je repousse.

C’est là que nous récupérons progressivement notre pouvoir.

Tout part de soi ne signifie pas que tout est de notre faute

Cette nuance est fondamentale.

Lorsque je dis « tout part de soi », je ne veux pas dire que nous sommes responsables de tous les événements que nous rencontrons.

Nous ne choisissons pas tout.

Nous ne contrôlons pas les comportements des autres.

Nous ne créons pas volontairement les accidents, les maladies, les violences, les pertes ou les événements collectifs.

Dire à une personne qui souffre qu’elle a simplement « attiré » ce qui lui arrive parce qu’elle vibrait à la mauvaise fréquence peut ajouter de la culpabilité à la souffrance.

Ce n’est pas ma vision de la sécurité intérieure.

Notre pouvoir ne réside pas dans la capacité à contrôler l’intégralité de la réalité.

Il réside davantage dans notre capacité à choisir depuis quel endroit intérieur nous allons répondre à cette réalité.

Se connecter à l’autre sans tout accepter de lui

Il existe une autre expérience qui m’a beaucoup intéressé au fil des années.

Lorsque nous dépassons momentanément nos jugements, nous pouvons parfois ressentir quelque chose de beaucoup plus profond dans notre relation aux autres.

Derrière un comportement que je déteste se trouve toujours un être humain.

Avec son histoire.

Ses peurs.

Ses blessures.

Ses protections.

Ses contradictions.

Cela ne signifie pas que je dois approuver son comportement.

Comprendre n’est pas excuser.

Ressentir de la compassion n’oblige pas à maintenir une relation.

Et reconnaître l’humanité de quelqu’un ne signifie jamais renoncer à se protéger lorsqu’il représente un danger.

Je peux reconnaître l’être humain derrière un comportement tout en posant une limite extrêmement ferme face à ce comportement.

C’est même, selon moi, une manifestation de sécurité intérieure.

Je n’ai plus besoin de transformer l’autre en monstre pour m’autoriser à lui dire non.

La sécurité intérieure change notre fréquence… au sens le plus concret

Lorsque j’utilise aujourd’hui le mot « fréquence », j’aime aussi regarder ce qu’il représente concrètement dans notre quotidien.

Si je développe davantage de sécurité intérieure, je change ma manière de parler.

Je change certaines décisions.

Je pose davantage mes limites.

Je cesse peut-être de rechercher constamment la validation.

Je ne réponds plus automatiquement à certaines provocations.

Je prends des risques que je n’osais pas prendre.

Je quitte certaines situations.

J’en construis de nouvelles.

Tout cela modifie naturellement ce que je vais rencontrer ensuite.

C’est peut-être là que la vie devient « magique ».

Pas nécessairement parce que l’univers exécute chacune de nos commandes, mais parce qu’en transformant profondément notre position intérieure, nous découvrons parfois que beaucoup de choses que nous pensions devoir changer à l’extérieur commencent à se réorganiser différemment.

Tout part de soi.

Non pas pour nous rendre coupables de tout.

Mais pour nous rappeler l’endroit où se trouve notre premier espace d’action.

Et plutôt que de passer notre vie à essayer de modifier le monde pour nous sentir enfin en sécurité, nous pouvons commencer par nous demander :

« Qu’est-ce qui changerait autour de moi si je n’avais plus besoin que l’extérieur change pour me sentir en sécurité à l’intérieur ? »

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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