Comment vivez-vous votre vie aujourd’hui ?

Et si votre nouvelle vie n’était pas à chercher à l’extérieur de vous ?

Pendant longtemps, j’ai cherché à réussir ma vie.

Puis j’ai cherché à comprendre ma vie.

Aujourd’hui, je cherche surtout à être suffisamment en sécurité à l’intérieur de moi pour vivre une vie qui me ressemble.

Avec le recul, je distingue trois grandes périodes dans mon parcours.

Je ne les considère pas comme trois niveaux avec, d’un côté, ceux qui auraient compris et, de l’autre, ceux qui n’auraient rien compris.

Ce sont plutôt trois manières de chercher une réponse à la même question :

Comment puis-je enfin me sentir bien dans ma propre vie ?

Et peut-être vous reconnaîtrez-vous dans l’une d’elles.

Première étape : chercher sa valeur dans le regard des autres

Pendant longtemps, j’ai construit ma vie en cherchant la reconnaissance extérieure.

Réussir.

Faire.

Posséder.

Prouver.

Être reconnu.

Répondre à certaines attentes.

Lorsque notre valeur personnelle dépend fortement du regard extérieur, nous pouvons accomplir énormément de choses.

Le problème est que nous ne sommes jamais réellement rassasiés.

Il faut une nouvelle réussite.

Une nouvelle reconnaissance.

Une nouvelle preuve.

Parce que le mécanisme de fond reste le même :

« J’ai besoin que quelque chose à l’extérieur me confirme que j’ai de la valeur. »

Et lorsque cette validation disparaît, toute la construction peut devenir extrêmement fragile.

Lorsque toute ma construction s’est effondrée

Pour moi, ce mécanisme m’a conduit très loin.

À 42 ans, une grande partie de ce sur quoi j’avais construit mon identité s’est effondrée.

Le 2 mai 2016, j’ai fait une tentative de suicide.

Puis sont arrivées d’autres difficultés, notamment professionnelles et financières.

Je ne raconte pas cela pour expliquer que tout le monde doit toucher le fond pour changer.

Bien au contraire.

Avec le recul, je vois surtout à quel point j’avais construit ma sécurité sur des éléments extérieurs.

Le statut.

Le travail.

L’argent.

La réussite.

Le regard des autres.

Lorsque ces piliers ont commencé à tomber, je ne savais plus très bien qui j’étais.

C’est là que ma recherche a véritablement commencé.

Deuxième étape : chercher les réponses partout

J’ai alors découvert le développement personnel.

Et lorsque nous découvrons cet univers, un nouveau monde s’ouvre.

Livres.

Vidéos.

Formations.

Conférences.

Thérapies.

Méthodes.

Spiritualité.

Énergétique.

Psychologie.

Exercices.

Nous découvrons énormément de concepts permettant de mettre des mots sur ce que nous vivons.

Cette étape m’a énormément apporté.

Elle m’a permis de comprendre certains mécanismes que je ne voyais pas auparavant.

Mais elle comporte aussi un piège.

Nous pouvons remplacer une dépendance extérieure par une autre.

Avant, nous cherchions la reconnaissance.

Maintenant, nous cherchons la prochaine réponse.

Quand le développement personnel devient une nouvelle quête sans fin

Un nouveau livre.

Une nouvelle méthode.

Une nouvelle vidéo.

Un nouvel expert.

Une nouvelle formation.

Une nouvelle technique qui, cette fois, va peut-être tout changer.

Nous accumulons alors une quantité considérable de connaissances.

Nous savons expliquer l’ego.

Les croyances.

Les émotions.

Les blessures.

Les conditionnements.

Les automatismes.

Le lâcher-prise.

Nous pouvons devenir extrêmement compétents pour expliquer pourquoi nous fonctionnons comme nous fonctionnons…

tout en continuant exactement à fonctionner de la même manière.

Parce que comprendre n’est pas encore transformer.

Il arrive même que la connaissance devienne une nouvelle protection.

Tant que je cherche encore une réponse, je n’ai pas à prendre la décision qui me fait peur.

Troisième étape : revenir à soi

C’est là que quelque chose a changé pour moi.

À force de chercher à l’extérieur, j’ai progressivement compris que toutes ces connaissances n’avaient de valeur que si elles me permettaient de revenir vers moi.

Qu’est-ce que je ressens ?

Qu’est-ce que je veux ?

Qu’est-ce qui compte réellement pour moi ?

Quelles sont mes valeurs ?

Qu’est-ce que je continue à accepter alors que cela ne me convient plus ?

Pourquoi est-ce que je n’ose pas dire non ?

Pourquoi ai-je autant besoin que telle personne approuve mon choix ?

Qu’est-ce que je ferais si je n’avais plus besoin de prouver quoi que ce soit ?

C’est là que commence, pour moi, le travail de sécurité intérieure.

Ce qui nous protège peut finir par nous bloquer

Nous développons tous des mécanismes pour nous protéger.

Chercher à plaire peut nous protéger du rejet.

Tout contrôler peut nous protéger de l’incertitude.

Ne jamais demander d’aide peut nous protéger d’une éventuelle déception.

Travailler énormément peut nous permettre de nous sentir utile.

Ne jamais dire ce que nous pensons peut éviter le conflit.

Rester dans une situation connue peut nous protéger de l’inconnu.

Ces mécanismes ne sont pas absurdes.

Ils ont généralement une logique.

Ils ont pu être utiles à un moment de notre histoire.

Mais ce qui nous protège aujourd’hui est peut-être aussi ce qui nous bloque.

Et tant que nous ne voyons pas ce mécanisme, nous pouvons continuer à chercher la solution partout ailleurs.

Se reconnecter à soi demande parfois de se couper du bruit

Lorsque je parle de se couper du collectif, je ne parle pas de rejeter les autres ou de vivre isolé.

Je parle de créer suffisamment d’espace pour savoir ce qui vient réellement de nous.

Parce que lorsque nous sommes constamment exposés aux opinions, aux conseils, aux informations et aux attentes extérieures, il devient difficile d’entendre notre propre voix.

Alors nous pouvons commencer par ralentir.

Être seul.

Marcher.

Écrire.

Observer nos pensées.

Écouter nos émotions.

Regarder notre vie telle qu’elle est aujourd’hui.

Non pour la juger.

Pour comprendre.

Votre vie actuelle contient énormément d’informations sur vous

Regardez les endroits où vous ressentez régulièrement de la frustration.

Votre travail ?

Votre couple ?

Votre rapport à l’argent ?

Votre emploi du temps ?

Vos relations ?

Votre corps ?

Vos engagements ?

Au lieu de considérer immédiatement cette frustration comme un problème à éliminer, nous pouvons commencer par l’interroger.

Qu’est-ce que cette situation vient toucher chez moi ?

Pourquoi est-ce que je continue à l’accepter ?

Qu’est-ce que j’ai peur de perdre si je change ?

Quelle protection se cache derrière mon immobilité ?

C’est souvent ici que nous découvrons quelque chose d’intéressant.

Nous savons parfois très bien ce que nous voulons.

Nous avons simplement peur des conséquences du changement.

La sécurité intérieure ne consiste pas à ne plus avoir peur

C’est un point essentiel.

Pendant longtemps, nous pouvons attendre le moment où nous nous sentirons enfin totalement prêts.

Plus de peur.

Plus de doute.

Plus d’incertitude.

Et seulement à ce moment-là, nous changerons.

Mais ce moment risque de ne jamais arriver.

La sécurité intérieure consiste plutôt à développer progressivement la capacité à rester suffisamment stable face à l’incertitude extérieure pour ne plus laisser nos mécanismes de protection décider systématiquement à notre place.

Je peux avoir peur et dire non.

Je peux douter et essayer.

Je peux ne pas connaître la suite et avancer.

Je peux déplaire à quelqu’un sans considérer que je suis en danger.

Je peux changer d’avis.

Je peux quitter quelque chose qui ne me correspond plus.

C’est complètement différent.

Le changement se construit ensuite dans le quotidien

Une prise de conscience sans changement de comportement reste une prise de conscience.

Elle peut être passionnante.

Mais votre quotidien reste identique.

Si je découvre que j’ai besoin de davantage de liberté mais que je continue à remplir chaque minute de mon agenda, rien ne change.

Si je comprends que je m’oublie constamment pour les autres mais que je continue à dire oui à tout, rien ne change.

Si je réalise que mon travail ne me correspond plus mais que je refuse même d’explorer d’autres possibilités, rien ne change.

Le changement se matérialise lorsque la compréhension produit progressivement de nouveaux choix.

Pas nécessairement une révolution du jour au lendemain.

Parfois un simple non.

Une limite.

Une heure récupérée.

Une conversation.

Une nouvelle habitude.

Un premier pas.

Les livres peuvent vous montrer une porte, mais ils ne peuvent pas la franchir pour vous

Je continue évidemment à considérer les livres, les vidéos, les formations et les accompagnements comme des ressources précieuses.

Mais leur rôle doit rester celui d’une ressource.

Personne ne peut vivre votre transformation à votre place.

Un accompagnant peut vous aider à voir un mécanisme que vous ne voyez pas.

Il peut poser une question différente.

Vous aider à prendre du recul.

Vous accompagner lorsque l’incertitude réveille vos protections.

Mais il ne possède pas votre réponse.

Votre vie ne se trouve pas dans sa tête.

Elle est en vous.

Vous n’avez peut-être pas besoin d’une réponse supplémentaire

Peut-être avez-vous déjà beaucoup lu.

Beaucoup regardé.

Beaucoup compris.

Alors avant de lancer une nouvelle vidéo ou de commander un nouveau livre, essayez autre chose.

Posez-vous.

Regardez votre vie actuelle.

Puis demandez-vous :

Qu’est-ce que je sais déjà devoir changer, mais que je continue à repousser parce que cela réveille une peur en moi ?

La réponse n’est pas forcément spectaculaire.

Mais elle peut vous montrer exactement où se situe votre prochain pas.

Et si vous n’arrivez pas encore à faire ce pas seul, vous pouvez évidemment vous faire accompagner.

Pas pour remettre votre pouvoir entre les mains de quelqu’un.

Mais pour bénéficier, pendant un temps, d’un espace suffisamment sécurisant pour comprendre ce qui cherche encore à vous protéger.

Car votre nouvelle vie ne se trouve probablement pas dans le prochain livre.

Elle commence peut-être lorsque vous cessez de chercher constamment à l’extérieur ce que vous n’avez jamais vraiment pris le temps d’écouter à l’intérieur.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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