Et s’il humain était trop dans le chakra racine 🤔

Chakra racine et sécurité intérieure : quand notre besoin de sécurité finit par diriger notre vie

Et si une grande partie de nos comportements pouvait être observée à travers une question très simple :

« Est-ce que je suis réellement en train de choisir, ou est-ce que je cherche avant tout à me sentir en sécurité ? »

Dans certaines traditions spirituelles, le chakra racine est associé à l’ancrage, aux besoins fondamentaux, à la survie, au rapport au corps et à la sécurité matérielle.

Les chakras appartiennent à une grille de lecture spirituelle et symbolique, et non à un modèle anatomique ou scientifique démontré. Mais nous pouvons parfaitement utiliser cette représentation pour réfléchir à notre manière de fonctionner.

Car indépendamment du vocabulaire utilisé, une réalité demeure :

l’être humain possède un besoin fondamental de sécurité.

Et lorsque ce besoin prend énormément de place, il peut finir par orienter une grande partie de notre existence.

Nous avons besoin de sécurité pour vivre

La sécurité n’est pas un problème.

Nous avons besoin d’un toit.

De nourriture.

De ressources financières.

D’un environnement suffisamment stable.

De relations dans lesquelles nous pouvons nous sentir en confiance.

Notre organisme est également conçu pour détecter les menaces et nous protéger.

Heureusement.

La difficulté commence lorsque nous organisons progressivement toute notre vie autour d’un seul objectif :

éviter l’insécurité.

Nous ne cherchons alors plus seulement à vivre.

Nous cherchons constamment à nous protéger.

Quand la sécurité matérielle devient notre priorité absolue

Prenons le travail.

Nous pouvons choisir un métier uniquement parce qu’il nous garantit un revenu.

Puis rester vingt ans dans ce métier parce que nous avons peur de perdre ce revenu.

Nous pouvons détester nos journées, attendre impatiemment chaque week-end et rêver régulièrement d’autre chose.

Mais lorsque l’idée du changement apparaît, une autre voix se manifeste immédiatement :

« Et si tu n’y arrivais pas ? »

« Et si tu manquais d’argent ? »

« Et si ton projet échouait ? »

« Tu as des responsabilités. »

Ces questions ne sont pas absurdes.

Elles méritent même d’être prises en compte.

Le problème apparaît lorsque la peur obtient systématiquement le dernier mot.

Nous appelons alors parfois cela « être raisonnable », alors qu’il peut aussi s’agir d’une stratégie de protection.

Ce qui nous protège aujourd’hui peut nous bloquer demain

C’est précisément là que la notion de sécurité intérieure devient importante.

Une protection peut être parfaitement pertinente à un moment donné de notre existence.

Puis devenir limitante quelques années plus tard.

Un emploi stable peut nous avoir permis de construire notre vie.

Une habitude peut nous avoir aidés à traverser une période difficile.

Le besoin de tout contrôler peut nous avoir permis de tenir lorsque notre environnement était instable.

Mais devons-nous conserver éternellement les mêmes protections ?

Pas nécessairement.

Ce qui vous protège aujourd’hui est peut-être ce qui vous bloque demain.

La sécurité intérieure consiste notamment à pouvoir réévaluer ces mécanismes.

« Est-ce que cette protection m’est encore réellement utile ? »

« Est-ce que le danger existe encore ? »

« Est-ce que je reste parce que je le souhaite ou parce que j’ai peur de partir ? »

Lorsque nous ne voulons pas ressentir, nous pouvons chercher à fuir

Nous utilisons tous des moyens pour réguler nos émotions et nos tensions.

Certains sont bénéfiques.

D’autres peuvent progressivement devenir problématiques.

Le travail peut devenir une fuite.

Les écrans peuvent remplir chaque moment de silence.

La nourriture peut apporter du réconfort.

Les jeux peuvent permettre de sortir momentanément du quotidien.

Certaines personnes peuvent également développer des conduites addictives nécessitant un accompagnement professionnel.

Il serait trop simple de réduire tous ces comportements à un « déséquilibre du chakra racine ».

En revanche, nous pouvons nous poser une question intéressante :

qu’est-ce que ce comportement m’évite momentanément de ressentir ?

L’ennui ?

La solitude ?

La peur ?

L’incertitude ?

Le sentiment de ne pas être à la hauteur ?

Le vide ?

Lorsque nous comprenons la fonction d’un comportement, nous commençons à regarder beaucoup plus loin que le comportement lui-même.

Et puis il y a l’addiction à la pensée

Il existe une fuite beaucoup plus discrète.

Penser.

Encore.

Et encore.

Analyser ce qui s’est passé hier.

Prévoir ce qui pourrait arriver demain.

Chercher la meilleure solution.

Imaginer les conséquences.

Recommencer le raisonnement sous un autre angle.

Notre mental cherche alors à résoudre l’incertitude par la pensée.

« Lorsque j’aurai tout compris, je pourrai enfin être tranquille. »

Mais la vie ne peut pas être entièrement anticipée.

Alors le hamster continue de courir.

Nous pouvons même avoir l’impression de travailler sur nous alors que nous sommes simplement en train de chercher une nouvelle manière de contrôler.

La sécurité intérieure nous apprend progressivement quelque chose de beaucoup plus difficile :

ne pas savoir peut être inconfortable sans être dangereux.

Monter vers les « chakras supérieurs »

Dans la représentation traditionnelle des chakras, d’autres centres énergétiques sont notamment associés au cœur, à l’expression, à l’intuition ou à la dimension spirituelle.

J’aime utiliser cette représentation symboliquement.

Lorsque notre attention n’est plus entièrement monopolisée par la survie et la sécurité matérielle, davantage d’espace devient disponible.

Pour créer.

Pour aimer.

Pour communiquer.

Pour ressentir.

Pour donner du sens.

Pour contempler.

Pour simplement être.

Cela ne signifie pas abandonner le matériel pour devenir spirituel.

Nous avons besoin des deux.

Le problème n’est pas le chakra racine.

Le problème serait de vouloir vivre uniquement depuis la racine.

Comme si toute notre existence devait être consacrée à éviter le manque et le danger.

L’entrepreneuriat peut également être piloté par la peur

J’ai beaucoup observé cela dans le monde professionnel.

Nous pouvons créer notre entreprise pour être libres et finir par travailler davantage qu’avant.

Le marketing nous répète parfois qu’il faut publier davantage, prospecter davantage, produire davantage, vendre davantage.

Et lorsque les résultats ne sont pas là, nous faisons encore davantage.

Mais depuis quel endroit intérieur faisons-nous tout cela ?

Depuis l’envie de créer ?

Ou depuis la peur de manquer ?

Deux personnes peuvent accomplir exactement la même action depuis deux états complètement différents.

L’une construit.

L’autre cherche à se rassurer.

C’est notamment ce qui m’a amené à m’intéresser davantage au principe de Pareto, à la loi du moindre effort et à ma propre lecture de la loi d’attraction.

Non pas pour ne plus rien faire.

Mais pour arrêter de confondre quantité d’efforts et qualité de vie.

La sécurité intérieure n’est pas l’absence de risque

C’est probablement le point essentiel.

Nous imaginons parfois que nous nous sentirons enfin en sécurité lorsque nous aurons suffisamment d’argent, le bon travail, la bonne maison, la bonne relation et toutes les garanties nécessaires.

Mais il restera toujours une part d’incertitude.

La sécurité intérieure consiste donc moins à éliminer tous les risques qu’à développer notre confiance dans notre capacité à nous adapter à ce qui arrivera.

Je ne sais pas exactement ce qui va se passer.

Mais je sais que je pourrai chercher une solution.

Je ne suis pas certain de réussir.

Mais je peux essayer, apprendre et ajuster.

Je ne contrôle pas tout.

Mais je peux continuer à choisir.

Et cette différence change énormément de choses.

Nous pouvons alors conserver nos racines sans nous y accrocher de toutes nos forces.

Nous pouvons construire une sécurité matérielle tout en nous autorisant à créer.

Nous pouvons être prudents sans devenir immobiles.

Nous pouvons penser sans passer notre existence dans notre tête.

Nous pouvons agir sans nous épuiser.

Et nous pouvons développer notre dimension spirituelle sans fuir la réalité matérielle.

C’est cela, pour moi, l’équilibre.

Alors, que vous utilisiez ou non le vocabulaire des chakras, une question mérite peut-être d’être posée :

« Quelle part de ma vie est aujourd’hui construite autour de ce que j’ai profondément envie de vivre, et quelle part est encore organisée uniquement autour de ma peur de perdre ma sécurité ? »

Aidez vos proches en partageant !
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction