Zone de confort = zone d’énergie

Sortir de sa zone de confort : et si le véritable enjeu était la sécurité intérieure ?

Nous avons tous une zone de confort.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, ce n’est d’ailleurs pas nécessairement un endroit dans lequel nous sommes heureux.

C’est surtout l’espace de vie que nous connaissons.

Nos habitudes.

Les personnes que nous fréquentons.

Les endroits où nous allons.

Ce que nous nous autorisons à faire.

Notre manière de travailler.

Notre rapport à l’argent.

Notre façon d’être en couple.

Nos loisirs.

Nos déplacements.

Nos comportements quotidiens.

Bref, notre cour de récréation habituelle.

Et tant que nous restons à l’intérieur de cette cour, notre système se sent relativement en sécurité parce qu’il connaît le terrain.

Le problème, c’est que si nous ne franchissons jamais la clôture, notre vie finit par se limiter à ce que nous connaissons déjà.

La zone de confort n’est pas toujours confortable

C’est probablement la première confusion à lever.

Nous pouvons être profondément malheureux dans notre zone de confort.

Rester pendant des années dans un travail que nous n’aimons plus peut appartenir à notre zone de confort.

Rester dans une relation insatisfaisante également.

Ne jamais voyager seul.

Ne jamais aller au restaurant seul.

Ne pas oser prendre la parole.

Toujours fréquenter les mêmes personnes.

Toujours prendre nos décisions de la même manière.

Tout cela peut être inconfortable et pourtant parfaitement familier.

Notre système intérieur connaît cette réalité.

Il sait à peu près ce qui va se passer demain.

Et cette prévisibilité lui procure une forme de sécurité.

C’est pourquoi nous pouvons vouloir profondément changer quelque chose dans notre vie et, paradoxalement, continuer à reproduire exactement les mêmes comportements.

Une partie de nous veut évoluer.

Une autre veut rester en terrain connu.

C’est ici que la sécurité intérieure change tout

Nous pourrions croire que développer notre sécurité intérieure consiste à supprimer tout ce qui nous fait peur.

Pour moi, c’est exactement l’inverse.

Plus ma sécurité est intérieure, moins j’ai besoin que l’extérieur soit parfaitement sécurisant pour avancer.

Je peux ne pas connaître.

Je peux essayer.

Je peux rencontrer quelqu’un de différent.

Je peux partir seul.

Je peux prendre une décision dont je ne connais pas encore toutes les conséquences.

Je peux changer mes habitudes.

Je peux entrer dans une pièce où je ne connais personne.

Je peux lancer un projet sans savoir exactement ce qu’il deviendra.

La peur peut toujours être présente.

Mais elle ne décide plus systématiquement à ma place.

C’est une différence fondamentale.

Au-delà de la zone de confort se trouve la zone de stress

J’utilise depuis longtemps cette représentation.

Nous avons notre zone de confort, puis juste derrière se trouve ce que j’appelle la zone de stress.

Le mot « stress » peut sembler négatif, mais il désigne ici cet espace dans lequel nous expérimentons quelque chose qui dépasse légèrement nos habitudes.

Prenons quelqu’un qui n’ose jamais manger seul au restaurant.

La première fois peut être inconfortable.

Il imagine le regard des autres.

Il se demande ce qu’ils vont penser.

Il hésite avant d’entrer.

Puis il le fait.

Il commande.

Il mange.

Et il découvre surtout une chose extraordinaire :

Il ne s’est rien passé.

La deuxième fois sera probablement plus simple.

Puis la troisième deviendra presque normale.

Ce qui appartenait hier à sa zone de stress vient progressivement d’intégrer sa zone de confort.

Sa vie vient de gagner quelques mètres carrés.

La confiance se développe grâce à l’expérience

C’est pour cette raison que nous ne pouvons pas construire toute notre sécurité intérieure uniquement en réfléchissant.

Nous devons expérimenter.

Lorsque je franchis une petite peur et que je constate que je suis capable de gérer ce qui arrive, j’enregistre une nouvelle référence.

« Je suis capable. »

Puis j’expérimente autre chose.

Et encore autre chose.

Progressivement, je ne développe pas seulement ma zone de confort.

Je transforme la perception que j’ai de moi-même.

Je découvre que je peux m’adapter.

Que je peux trouver des solutions.

Que je peux vivre quelque chose d’imprévu sans m’effondrer.

Que je peux me tromper et recommencer.

Que je peux ne pas tout contrôler.

Et c’est précisément cela qui développe la sécurité intérieure.

Attention : sortir de sa zone de confort ne signifie pas se brutaliser

Il existe néanmoins une nuance essentielle.

Le développement personnel nous pousse quelquefois à croire qu’il faudrait continuellement se dépasser.

Toujours plus loin.

Toujours plus fort.

Toujours plus difficile.

Ce n’est pas ce que je propose.

Entre la zone de confort et une situation qui nous submerge complètement, il existe une différence importante.

L’objectif n’est pas de se jeter dans la panique pour se prouver quelque chose.

L’objectif est d’aller explorer un peu plus loin que notre limite habituelle, suffisamment pour créer une nouvelle expérience sans nous mettre inutilement en difficulté.

Pour quelqu’un, sortir de sa zone de confort sera de partir trois semaines seul à l’étranger.

Pour un autre, ce sera simplement de boire un café seul en terrasse.

Et les deux expériences ont la même valeur si elles permettent à chacun de franchir sa propre limite.

Il n’y a aucune comparaison à faire.

Une vie trop petite finit par manquer d’air

Imaginez maintenant quelqu’un qui ne franchit pratiquement plus aucune limite.

Les mêmes journées.

Les mêmes lieux.

Les mêmes conversations.

Les mêmes habitudes.

Les mêmes réactions.

Le même environnement.

Sa zone de confort devient progressivement une toute petite pièce dans laquelle il connaît absolument tout.

C’est rassurant.

Mais cela peut également devenir étouffant.

À l’inverse, plus nous expérimentons, plus notre monde s’agrandit.

Nous rencontrons davantage de personnes.

Nous découvrons de nouveaux endroits.

Nous développons de nouvelles compétences.

Nous découvrons surtout de nouvelles facettes de nous-mêmes.

Et cela nourrit notre vitalité.

Pas parce qu’une mystérieuse quantité d’énergie serait proportionnelle à la surface de notre zone de confort, mais parce qu’une vie faite de curiosité, de mouvement, d’expériences et de découvertes peut profondément nourrir notre élan.

Agrandir sa zone de confort plutôt que vouloir en sortir

C’est d’ailleurs une formulation que je préfère.

On entend partout :

« Il faut sortir de sa zone de confort. »

Mais pour aller où ?

Nous n’avons pas besoin d’abandonner notre zone de confort.

Nous avons besoin de l’agrandir.

Je pars de mon espace sécurisé.

Je franchis une petite limite.

J’expérimente.

Je découvre que je peux le faire.

Cette nouvelle expérience devient familière.

Ma zone de confort vient de s’agrandir.

Puis je recommence.

Petit à petit, ma cour de récréation devient immense.

Et plus elle grandit, moins j’ai besoin de contrôler mon environnement pour me sentir en sécurité.

Quelle petite frontière pourriez-vous franchir aujourd’hui ?

Il n’est pas nécessaire de bouleverser toute votre existence demain matin.

Regardez simplement votre vie.

Qu’est-ce que vous aimeriez faire mais que vous évitez systématiquement ?

Pas parce que vous n’en avez réellement pas envie.

Mais parce qu’une petite voix vous répond :

« Je n’ose pas. »

« Je ne sais pas faire. »

« Je vais être ridicule. »

« Je ne connais personne. »

« Ce n’est pas pour moi. »

« Et si ça se passe mal ? »

C’est peut-être précisément ici que se trouve votre prochaine expérience.

La sécurité intérieure ne consiste pas à construire une vie dans laquelle plus rien ne pourra nous déstabiliser.

Elle consiste à devenir suffisamment stable intérieurement pour ne plus avoir besoin de rester enfermé dans ce que nous connaissons.

Plus je me sens en sécurité en moi, plus je peux me permettre d’explorer la vie autour de moi.

Et chaque fois que je franchis consciemment une petite frontière, mon monde devient un peu plus grand.

La vie est magique avec un grand M.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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