Face à une situation désagréable

Être soi-même : faire des choix qui nous ressemblent plutôt que des choix dictés par la peur

Nous nous retrouvons parfois devant une réalité qui ne nous convient plus.

Un travail dans lequel nous ne nous reconnaissons pas.

Une relation devenue insatisfaisante.

Un quotidien qui nous épuise.

Des fréquentations qui ne correspondent plus à ce que nous sommes.

Une organisation de vie que nous avons pourtant nous-mêmes construite au fil des années.

Et une question apparaît :

« Comment en suis-je arrivé là ? »

J’ai longtemps répondu de manière très radicale : « Tu as créé tout ce qui existe devant toi. »

Aujourd’hui, je préfère apporter une nuance essentielle.

Nous ne créons pas tout ce qui nous arrive.

En revanche, une partie importante de notre réalité se construit effectivement à travers l’accumulation de nos choix, de nos renoncements, de nos habitudes et de ce que nous avons accepté au fil du temps.

Et lorsque nous comprenons cela, quelque chose de puissant devient possible : nous pouvons commencer à choisir différemment.

Responsabilité ne signifie pas culpabilité

Imaginez que votre travail ne vous convienne plus.

Vous pouvez vous dire :

« J’ai complètement raté ma vie professionnelle. »

C’est de la culpabilité.

Ou vous pouvez observer :

« À un moment de ma vie, j’ai choisi ce travail avec les besoins, les peurs, les contraintes et la conscience que j’avais à cette époque. Aujourd’hui, j’ai changé. »

Ce regard est très différent.

Nous pouvons faire la même chose avec certaines relations, certains engagements ou certaines habitudes.

Le choix d’hier n’était pas nécessairement mauvais.

Il correspondait peut-être parfaitement à la personne que nous étions.

Mais nous avons évolué.

Et quelque chose qui était juste il y a dix ans peut ne plus l’être aujourd’hui.

Nous faisons toujours nos choix depuis un certain endroit intérieur

C’est probablement l’un des points les plus importants.

Deux personnes peuvent prendre exactement la même décision pour des raisons complètement différentes.

Je peux accepter un travail parce qu’il me passionne.

Ou parce que j’ai tellement peur de manquer que je n’ose pas attendre autre chose.

Je peux rester dans une relation parce que j’aime profondément la personne.

Ou parce que j’ai peur d’être seul.

Je peux rendre service parce que j’en ai sincèrement envie.

Ou parce que je redoute de déplaire si je dis non.

Extérieurement, l’action peut être identique.

Mais intérieurement, elle ne raconte pas la même chose.

C’est pourquoi j’aime revenir à cette question :

Depuis quel endroit intérieur vais-je chercher cette réponse ?

Depuis mon envie ?

Mes valeurs ?

Ou depuis une protection qui cherche avant tout à éviter une peur ?

Le besoin d’être aimé influence énormément nos décisions

Nous sommes des êtres sociaux.

Nous avons besoin de liens, d’appartenance et de reconnaissance.

Il n’y a rien d’anormal là-dedans.

Mais lorsque notre sécurité intérieure dépend excessivement de l’approbation extérieure, nous pouvons progressivement nous éloigner de nous-mêmes.

Nous apprenons à être celui qu’il faut être.

Le gentil.

Le solide.

La personne disponible.

Le bon enfant.

Le conjoint qui ne fait pas de vagues.

Le professionnel toujours arrangeant.

Et parfois, nous devenons tellement compétents dans ce rôle que nous ne savons même plus ce que nous aurions choisi si nous n’avions pas eu peur de décevoir.

Être soi-même ne signifie pas faire tout ce qui nous passe par la tête

« Être soi » est une expression séduisante, mais elle mérite d’être précisée.

Être soi ne signifie pas :

« Je suis comme ça, les autres n’ont qu’à s’adapter. »

Cela ne justifie ni la violence, ni l’irrespect, ni l’égoïsme.

Nous vivons avec d’autres êtres humains.

Nos comportements ont des conséquences.

Être soi consiste plutôt à arrêter de construire toute notre personnalité en fonction de ce que nous pensons devoir être pour obtenir de l’amour, de la reconnaissance ou de la sécurité.

Je peux être direct sans être violent.

Réservé sans m’excuser continuellement de l’être.

Ambitieux sans avoir honte.

Sensible sans me considérer comme faible.

Aimer la solitude sans rejeter les autres.

Avoir besoin de liberté tout en respectant mes engagements.

La question n’est pas de rentrer dans une catégorie.

Elle est de savoir ce qui nous correspond réellement.

Quand nous changeons, certaines relations changent aussi

C’est une conséquence parfois inconfortable du travail sur soi.

Vous commencez à dire non.

Vous posez davantage de limites.

Vous modifiez vos priorités.

Vous n’acceptez plus certaines choses uniquement pour éviter un conflit.

Et votre environnement réagit.

Certaines personnes apprécieront cette évolution.

D’autres beaucoup moins.

Pourquoi ?

Parce qu’une relation trouve souvent son équilibre autour de certaines habitudes.

Si vous avez toujours été disponible et que vous commencez à protéger votre temps, la personne habituée à votre disponibilité peut se sentir frustrée.

Cela ne signifie pas automatiquement qu’elle est « toxique ».

Cela signifie que la relation doit trouver un nouvel équilibre.

Et parfois, elle n’y arrive pas.

La sécurité intérieure permet de supporter le risque de déplaire

Nous arrivons ici au cœur du sujet.

Pourquoi est-il si difficile d’être soi-même ?

Parce que cela comporte un risque.

Décevoir.

Être critiqué.

Ne plus être compris.

Voir une relation évoluer.

Parfois perdre quelqu’un.

Lorsque nous ne nous sentons pas suffisamment en sécurité à l’intérieur, ces possibilités deviennent tellement menaçantes que nous préférons nous adapter.

Nous achetons la paix extérieure au prix d’un conflit intérieur.

Puis, au fil du temps, la frustration apparaît.

Nous reprochons aux autres de ne pas nous laisser être nous-mêmes alors que nous n’avons parfois jamais réellement osé leur montrer qui nous étions.

Votre environnement peut évoluer lorsque vos comportements évoluent

Dans ma lecture spirituelle, j’ai longtemps expliqué ce phénomène par les vibrations : nous changeons notre énergie et attirons naturellement des personnes correspondant à notre nouvelle vibration.

Je continue à aimer cette représentation.

Mais nous pouvons également observer des mécanismes extrêmement concrets.

Lorsque vous changez, vous ne fréquentez plus nécessairement les mêmes endroits.

Vous posez d’autres limites.

Vous engagez d’autres conversations.

Vous osez rencontrer de nouvelles personnes.

Vous refusez certaines relations.

Vous acceptez de nouvelles opportunités.

Vous devenez disponible pour des expériences auxquelles vous auriez auparavant dit non.

Il est donc assez logique que votre environnement finisse lui aussi par évoluer.

Ce qui vous dérange peut devenir une information

Lorsqu’une situation nous déplaît, notre premier réflexe peut être de chercher un responsable.

« C’est à cause de mon patron. »

« C’est à cause de mon conjoint. »

« C’est à cause de mes parents. »

Parfois, quelqu’un possède réellement une responsabilité dans le problème.

Il ne s’agit pas de le nier.

Mais une fois cette responsabilité identifiée, une autre question devient beaucoup plus utile :

« Qu’est-ce qui dépend de moi maintenant ? »

Puis :

« Pourquoi est-ce que je continue à accepter cette situation ? »

« Qu’est-ce que j’ai peur de perdre si je la change ? »

« Quelle limite n’ai-je jamais posée ? »

« Qu’est-ce que je voudrais réellement à la place ? »

Nous passons alors du jugement à l’exploration.

Nos peurs ne sont pas nos ennemies

Il ne s’agit pas non plus de déclarer la guerre à nos peurs.

Si une partie de vous a peur de déplaire, elle a probablement une histoire.

Si vous avez peur de manquer, cette peur ne vient pas de nulle part.

Si vous avez besoin d’être reconnu, cela raconte peut-être quelque chose de votre parcours.

Ces protections ont parfois été très utiles.

Le problème apparaît lorsqu’elles continuent à décider automatiquement de notre vie alors que nous ne sommes plus dans la situation qui les a créées.

C’est exactement ici que j’aime définir la sécurité intérieure :

être capable d’entendre la peur sans être obligé de lui confier la décision.

Une décision alignée n’est pas forcément confortable

Nous pouvons croire que suivre notre cœur devrait immédiatement produire de la joie.

Pas toujours.

Dire non peut faire peur.

Quitter une situation peut provoquer de la tristesse.

Poser une limite peut générer de la culpabilité.

Changer de direction peut créer énormément d’incertitude.

Une décision peut être profondément cohérente avec nos valeurs et rester émotionnellement difficile.

La sécurité intérieure ne consiste donc pas à rechercher uniquement les décisions agréables.

Elle permet de supporter l’inconfort temporaire d’un choix que nous estimons juste pour nous.

Regardez ce que vous avez construit sans vous condamner

Prenez un domaine de votre vie qui ne vous satisfait pas complètement aujourd’hui.

Regardez-le avec curiosité.

Pas avec culpabilité.

Comment cette situation s’est-elle construite ?

Quels choix avez-vous faits ?

Qu’avez-vous accepté ?

Qu’avez-vous évité ?

Quelles peurs ont participé à certaines décisions ?

Quelles contraintes ne dépendaient pas de vous ?

Et surtout :

qu’est-ce qui dépend de vous aujourd’hui ?

C’est là que se trouve votre espace de création.

Pas dans la capacité à contrôler tout ce qui vous entoure.

Dans votre capacité à choisir votre prochaine réponse.

Être soi demande parfois plus de courage que de changer les autres

Nous passons beaucoup d’énergie à souhaiter que les autres évoluent.

Qu’ils nous comprennent.

Qu’ils nous respectent davantage.

Qu’ils changent leur comportement.

Mais nous pouvons commencer ailleurs.

Nous connaître.

Identifier nos valeurs.

Observer nos protections.

Dire ce que nous voulons.

Dire ce que nous ne voulons plus.

Accepter que certaines personnes soient en désaccord.

Et continuer malgré tout à nous respecter.

Plus nous développons cette sécurité intérieure, moins nous avons besoin que tout le monde valide nos choix pour pouvoir les assumer.

Nous pouvons aimer quelqu’un sans lui ressembler.

Respecter quelqu’un sans lui obéir.

Écouter un conseil sans devoir le suivre.

Et reconnaître une peur sans lui abandonner notre avenir.

Peut-être que reprendre le pouvoir sur sa vie commence simplement là :

ne plus demander systématiquement à l’extérieur la permission d’être pleinement la personne que nous sommes en train de devenir.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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