Il est temps de porter la conscience dans vos actions

Prendre conscience ne suffit pas : la sécurité intérieure se construit aussi dans nos actions

Prendre conscience est une première étape.

Nous pouvons comprendre énormément de choses sur nous-mêmes, identifier nos peurs, reconnaître certaines habitudes qui nous font du mal, lire des livres, regarder des vidéos et accumuler des connaissances sur le développement personnel.

Mais arrive un moment où une question devient incontournable :

Qu’est-ce que je change concrètement dans ma vie avec tout ce que j’ai compris ?

Parce qu’une prise de conscience qui ne descend jamais dans nos actions risque de rester une information supplémentaire stockée dans notre mental.

Et lorsqu’il est question de sécurité intérieure, nos actes quotidiens ont une importance considérable.

Notre environnement nourrit notre état intérieur

Nous sommes continuellement exposés à des informations.

Les médias.

Les réseaux sociaux.

Les conversations.

Les notifications.

Les opinions des autres.

Les problèmes de nos proches.

Tout cela entre dans notre espace mental et émotionnel.

Il est donc légitime de se demander ce que nous choisissons d’y laisser entrer.

Pendant longtemps, j’ai parlé de « positif » et de « négatif », de vibrations hautes ou basses et de loi d’attraction.

Aujourd’hui, je formulerais les choses avec davantage de nuance.

Les émotions dites négatives ne sont pas des poisons qu’il faudrait absolument éliminer. La peur, la colère ou la tristesse font partie de notre fonctionnement humain et peuvent contenir des informations importantes. Elles ne provoquent pas mécaniquement une maladie parce que nous les ressentons.

En revanche, vivre continuellement dans un environnement qui entretient notre inquiétude, notre colère ou notre sentiment d’impuissance influence nécessairement notre état intérieur.

Et cela mérite notre attention.

Les médias nous font-ils peur volontairement ?

J’écrivais autrefois que les médias et les politiques maintenaient volontairement le peuple dans la peur afin de mieux le contrôler.

Je serais aujourd’hui beaucoup plus prudent avec cette affirmation.

Les médias ont notamment tendance à mettre en avant les événements inhabituels, conflictuels ou inquiétants parce qu’ils attirent notre attention. Notre cerveau est lui-même particulièrement sensible aux informations pouvant représenter une menace.

Cela ne signifie pas qu’il existe nécessairement une volonté coordonnée de nous maintenir dans la peur.

Mais le résultat individuel mérite d’être observé.

Comment vous sentez-vous après trente minutes d’actualité ?

Mieux informé et capable d’agir ?

Ou inquiet, en colère et impuissant face à des événements sur lesquels vous n’avez aucune prise ?

La réponse peut vous aider à définir votre propre limite.

La sécurité intérieure ne consiste pas à fuir toute information négative

Couper définitivement toutes les informations qui nous dérangent n’est pas nécessairement la solution.

Nous avons besoin de comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Certaines informations sont importantes pour prendre des décisions éclairées.

Et vouloir vivre uniquement entouré de contenus agréables peut également devenir une forme de fuite.

La sécurité intérieure consiste plutôt à développer une capacité de discernement.

Ai-je besoin de cette information ?

Puis-je agir dessus ?

Combien de fois ai-je besoin de l’entendre ?

Est-ce que je m’informe ou est-ce que je nourris compulsivement mon anxiété ?

Il existe une énorme différence entre consulter les informations une fois pour comprendre un événement et passer plusieurs heures à regarder vingt personnes commenter le même problème.

Faites le ménage dans votre environnement

Voilà une action que vous pouvez réaliser immédiatement.

Observez votre environnement numérique.

Quels comptes suivez-vous sur les réseaux sociaux ?

Quels contenus apparaissent continuellement dans votre fil d’actualité ?

Quelles notifications interrompent votre journée ?

Quelles conversations vous laissent systématiquement épuisé ?

Vous n’êtes pas obligé de tout absorber.

Désabonnez-vous de certains comptes.

Désactivez certaines notifications.

Choisissez vos moments pour consulter l’actualité.

Faites davantage de place aux contenus qui vous apprennent quelque chose, vous inspirent ou vous permettent réellement d’agir.

Ce n’est pas nier le monde.

C’est reprendre la responsabilité de votre attention.

Et notre attention est une ressource précieuse.

Et les personnes « toxiques » ?

Nous employons facilement ce mot aujourd’hui.

Une personne nous fatigue, nous contrarie ou ne partage pas notre vision : elle devient « toxique ».

Là encore, je préfère apporter une nuance.

Toutes les relations inconfortables ne sont pas toxiques.

Parfois, nous devons simplement apprendre à communiquer, poser une limite ou accepter que quelqu’un pense différemment.

Mais certaines relations peuvent effectivement être durablement destructrices ou incompatibles avec notre équilibre.

Dans ce cas, la sécurité intérieure permet de poser des limites.

Prendre de la distance.

Dire non.

Réduire certaines interactions.

Et lorsqu’une situation implique de la violence ou un danger réel, chercher une aide extérieure adaptée est évidemment essentiel.

La question n’est donc pas de supprimer de notre vie toute personne qui nous dérange.

Elle est de ne plus sacrifier systématiquement notre équilibre intérieur pour maintenir une relation à tout prix.

Commencez par ce qui est facile à modifier

Certaines décisions demandent du temps.

Changer de travail.

Quitter une relation.

Vendre une maison.

Modifier complètement son mode de vie.

Lorsque notre sécurité intérieure est fragile, vouloir tout bouleverser en même temps peut être extrêmement déstabilisant.

Alors commencez plus petit.

Coupez les notifications pendant quelques heures.

Passez moins de temps sur les réseaux sociaux.

Sortez marcher.

Passez une heure seul dans la nature.

Appelez quelqu’un avec qui vous vous sentez bien.

Éloignez votre téléphone pendant un repas.

Remplacez trente minutes de commentaires anxiogènes par trente minutes consacrées à un projet qui vous tient à cœur.

Ces actions peuvent paraître insignifiantes.

Mais elles envoient un message important :

« Je peux choisir ce à quoi je donne mon attention. »

Et c’est déjà une reprise de pouvoir.

Puis viennent les décisions plus importantes

Lorsque notre espace intérieur devient moins saturé, quelque chose change.

Nous retrouvons davantage de clarté.

Et avec cette clarté, nous pouvons commencer à regarder les sujets plus importants.

Est-ce que cette relation me convient encore ?

Est-ce que ce travail correspond toujours à mes valeurs ?

Ai-je réellement besoin de maintenir ce niveau de dépenses ?

Pourquoi est-ce que je continue à vivre d’une manière qui m’épuise ?

Il ne s’agit pas de prendre des décisions impulsives.

Au contraire.

Plus nous sommes en sécurité intérieure, moins nous avons besoin d’agir dans l’urgence.

Nous pouvons observer, réfléchir, préparer et choisir.

Le bonheur n’est peut-être pas à construire de zéro

J’aime conserver cette image :

le bonheur est peut-être déjà là, simplement caché derrière un pare-brise encombré.

Nous passons parfois énormément de temps à chercher une nouvelle destination alors que nous aurions d’abord besoin de nettoyer ce qui nous empêche de voir.

Mettre les essuie-glaces.

Faire de la place.

Réduire le bruit.

Revenir à soi.

Puis regarder de nouveau la route.

La sécurité intérieure ne consiste pas à construire une bulle dans laquelle plus rien de désagréable ne peut nous atteindre.

Elle consiste à ne plus laisser chaque information, chaque opinion, chaque peur ou chaque personne prendre automatiquement le contrôle de notre état intérieur.

Et cela ne commence pas demain.

Cela commence dans les petites décisions que vous pouvez prendre aujourd’hui.

Alors regardez votre quotidien.

Qu’est-ce qui nourrit inutilement votre peur, votre colère ou votre sentiment d’impuissance et auquel vous pourriez cesser de donner autant d’attention dès maintenant ?

La prise de conscience est importante.

Mais à un moment, il faut mettre les essuie-glaces.

Et continuer d’avancer.

Parce que la vie est belle.

Aidez vos proches en partageant !
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction