La phrase la plus importante : ayez foi

Avoir confiance en la vie quand tout ne se passe pas comme prévu

C’est difficile, parfois, d’avoir foi, ma foi…

Surtout lorsque nous avons l’impression de faire tout ce qu’il faut.

Nous travaillons sur nous.

Nous essayons de penser positivement.

Nous faisons attention à nos choix.

Nous cherchons à mieux nous connaître.

Nous essayons de lâcher certaines peurs.

Et malgré tout, une mauvaise nouvelle arrive.

Une relation se termine.

Un projet échoue.

Un client nous quitte.

Une difficulté financière apparaît.

Quelqu’un nous déçoit.

Et une question surgit :

« Mais qu’est-ce que je fais encore de travers ? »

C’est une question que j’ai moi-même beaucoup utilisée dans ma manière d’aborder le développement personnel et la spiritualité.

Parce que pendant longtemps, ma réponse était simple : si quelque chose de désagréable se manifeste encore dans ta vie, c’est que quelque chose ne « vibre » pas correctement en toi.

Aujourd’hui, ma vision de la sécurité intérieure m’amène à regarder cette question différemment.

Une mauvaise expérience ne signifie pas que vous avez mal travaillé sur vous

C’est important.

Faire un travail sur soi ne nous donne pas accès à une vie dans laquelle tout se déroulera exactement comme nous le souhaitons.

Vous pouvez avoir énormément travaillé sur vos peurs et rencontrer quelqu’un qui vous déçoit.

Vous pouvez avoir confiance en vous et perdre un contrat.

Vous pouvez être profondément aligné avec vos valeurs et traverser une période difficile.

Vous pouvez méditer, prendre soin de vous, être attentif à vos émotions et recevoir malgré tout une mauvaise nouvelle.

La vie reste la vie.

Et elle contient de l’incertitude.

Vouloir atteindre un état intérieur qui nous garantirait de ne plus jamais rencontrer de difficultés peut même devenir une nouvelle source d’insécurité.

Parce qu’au premier problème, nous allons nous demander ce qui ne va pas chez nous.

La sécurité intérieure ne promet pas une vie sans problèmes

Elle propose quelque chose de beaucoup plus réaliste et, à mes yeux, beaucoup plus puissant.

Pouvoir traverser les problèmes sans perdre complètement notre centre.

Lorsque nous ne nous sentons pas intérieurement en sécurité, nous cherchons naturellement des garanties.

Nous voulons savoir que notre relation va durer.

Que notre projet va fonctionner.

Que notre argent sera suffisant.

Que notre choix est le bon.

Que personne ne va nous abandonner.

Que demain ressemblera à ce que nous avons prévu.

Mais aucune de ces garanties n’existe réellement.

Nous pouvons alors passer notre existence à essayer de sécuriser l’extérieur.

Ou développer progressivement quelque chose à l’intérieur qui nous permet de vivre avec une part d’inconnu.

Derrière beaucoup de nos réactions se trouvent effectivement des peurs

Sur ce point, mon regard n’a pas tellement changé.

Une expérience extérieure peut réveiller des peurs dont nous n’avions pas conscience.

Un client annule et nous imaginons immédiatement que notre activité va s’effondrer.

Notre conjoint prend de la distance et nous imaginons déjà la séparation.

Nous faisons une erreur professionnelle et nous avons peur de ne plus être considéré comme compétent.

Quelqu’un nous critique et nous ressentons immédiatement le besoin de nous justifier.

L’événement extérieur devient alors un révélateur.

Pas nécessairement parce que nous l’aurions attiré par nos vibrations.

Mais parce qu’il vient appuyer sur quelque chose qui était déjà présent en nous.

Et c’est précisément là que le travail peut commencer.

Une peur repose souvent sur une histoire

Prenons la peur de manquer d’argent.

Elle peut s’appuyer sur une expérience personnelle.

Une faillite.

Une période de chômage.

Des difficultés vécues pendant l’enfance.

Elle peut également provenir de ce que nous avons entendu pendant des années :

« L’argent ne pousse pas sur les arbres. »

« Il faut travailler dur pour réussir. »

« Garde ton travail, on ne sait jamais. »

« En ce moment, ce n’est vraiment pas le moment de prendre des risques. »

À force, certaines phrases deviennent des croyances.

Et ces croyances influencent nos décisions.

Nous pouvons alors refuser une opportunité non parce qu’elle est mauvaise, mais parce qu’elle active une ancienne peur.

Notre cerveau adore extrapoler

Un événement se produit.

Puis notre mental écrit immédiatement la suite du film.

Vous perdez un client.

La réalité est :

« Un client a décidé d’arrêter. »

Le mental peut rapidement transformer cette information :

« Je vais en perdre d’autres. Mon activité commence à décliner. Dans six mois, je n’aurai plus suffisamment de revenus. »

Nous sommes passés d’un événement réel à une catastrophe imaginaire.

Et notre corps peut réagir à cette projection comme si elle était déjà en train de se produire.

C’est là que l’observation de nos pensées devient extrêmement intéressante.

Quelle partie de ce que je ressens appartient à la réalité présente ?

Et quelle partie appartient au scénario que je suis en train de construire ?

L’environnement informationnel nourrit également nos projections

Nous sommes exposés quotidiennement à une quantité considérable d’informations.

Crises.

Conflits.

Difficultés économiques.

Risques sanitaires.

Tensions politiques.

Catastrophes.

Cela ne signifie pas qu’il faudrait nier ces réalités ou ne plus s’informer.

Mais notre cerveau n’est pas neutre face à une exposition permanente aux menaces.

Si nous passons plusieurs heures par jour à absorber des contenus anxiogènes, il est logique que notre perception du monde puisse progressivement devenir plus menaçante.

Là encore, nous pouvons reprendre une part de responsabilité.

Pas sur l’existence des événements.

Sur ce que nous choisissons de laisser entrer continuellement dans notre attention.

Une croyance limitante n’est pas toujours fausse

J’aime également apporter cette nuance.

Nous parlons énormément de « croyances limitantes » en développement personnel.

Mais toute peur n’est pas une croyance absurde à démonter.

Certaines peurs contiennent une information pertinente.

Si vous envisagez de quitter votre travail sans aucune économie, la peur financière mérite peut-être d’être écoutée.

Si vous envisagez un projet extrêmement risqué, analyser les risques n’est pas un manque de confiance.

La sécurité intérieure ne consiste pas à remplacer :

« Tout va mal se passer »

par :

« Tout va forcément bien se passer. »

Les deux sont des prédictions.

Une posture plus solide pourrait être :

« Je ne sais pas exactement comment cela va se passer. Je vais regarder la réalité, préparer ce qui peut l’être et me faire confiance pour m’adapter à ce qui arrivera. »

Voilà ce que signifie pour moi avoir foi aujourd’hui

Avoir foi ne signifie plus croire que la vie m’épargnera toute difficulté si je suis dans les « bonnes vibrations ».

Cela signifie davantage :

« Je ne sais pas ce qui va arriver, mais je me fais confiance pour chercher une réponse lorsque cela arrivera. »

C’est très différent.

Je peux perdre quelque chose et reconstruire.

Je peux être déçu et continuer.

Je peux me tromper et apprendre.

Je peux ressentir de la peur sans lui abandonner toutes mes décisions.

Je peux traverser une période inconfortable sans conclure immédiatement que ma vie entière va mal.

La confiance n’est plus placée dans la garantie du résultat.

Elle est placée dans notre capacité à traverser le résultat.

Quand une expérience désagréable arrive, revenez aux faits

Il existe un exercice très simple.

Face à une difficulté, séparez trois choses.

D’abord, le fait.

Qu’est-ce qui s’est réellement produit, sans interprétation ?

Ensuite, l’histoire.

Qu’est-ce que mon mental raconte à partir de ce fait ?

Enfin, la peur.

Qu’est-ce que j’ai peur que cela signifie pour la suite ?

Cette distinction permet souvent de retrouver énormément de clarté.

Parce que nous découvrons parfois que notre souffrance actuelle provient moins de ce qui vient de se produire que des dix scénarios futurs que nous avons construits autour.

Faire confiance ne signifie pas rester passif

La confiance n’exclut jamais l’action.

Un problème apparaît ?

Nous regardons ce qui dépend de nous.

Une discussion à avoir.

Une décision à prendre.

Une compétence à développer.

Une limite à poser.

Une organisation à modifier.

Une aide à demander.

Puis nous agissons.

Mais nous pouvons essayer d’agir depuis un endroit différent.

Non pas dans la panique pour faire disparaître immédiatement l’incertitude.

Mais avec suffisamment de stabilité intérieure pour choisir une réponse pertinente.

Demander de l’aide peut justement être un signe de sécurité

Nous avons parfois associé la force au fait de tout régler seul.

Je ne le crois pas.

Il faut parfois beaucoup plus de sécurité intérieure pour reconnaître :

« Là, je tourne en rond. »

« Je manque de recul. »

« Cette peur influence trop mes décisions. »

« J’ai besoin d’un regard extérieur. »

Un accompagnement pertinent n’est pas là pour vous promettre que plus aucune mauvaise expérience ne se produira.

Il peut vous aider à identifier les mécanismes qui se répètent, à mettre en lumière certaines peurs et surtout à retrouver votre propre capacité de décision.

Parce que l’objectif n’est pas de devenir dépendant de celui qui vous accompagne.

L’objectif est précisément l’inverse.

La confiance commence lorsque nous cessons d’exiger des garanties

Peut-être est-ce finalement cela, la foi.

Pas la certitude que demain sera merveilleux.

Pas la croyance que nous pouvons contrôler chaque événement par nos pensées.

Pas l’assurance que, si nous faisons tout correctement, rien de difficile ne pourra nous atteindre.

Mais une confiance beaucoup plus profonde :

quoi que la vie me présente, je ne suis pas obligé de laisser mes anciennes peurs écrire automatiquement la suite de mon histoire.

Je peux observer.

Comprendre.

Décider.

Demander de l’aide lorsque j’en ai besoin.

Et continuer à avancer sans connaître à l’avance chaque étape du chemin.

C’est peut-être là que commence véritablement la sécurité intérieure : lorsque nous n’avons plus besoin d’être certains que tout ira bien pour nous sentir capables d’avancer.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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