Il y a toujours un décalage entre les énergies et la matière

Quand le doute s’installe : pourquoi la sécurité intérieure change notre rapport aux résultats

Vous avez changé certaines choses dans votre vie.

Vous avez pris conscience de vos fonctionnements. Vous avez travaillé sur vous. Vous avez lancé un projet, modifié vos habitudes, pris de nouvelles décisions.

Vous avancez.

Mais les résultats que vous attendiez ne sont toujours pas là.

Alors une petite question apparaît :

« Et si ça ne marchait pas ? »

Au début, ce n’est qu’un doute.

Puis le temps passe.

Vous regardez ce que vous avez fait, vous regardez ce que vous avez obtenu et l’écart entre les deux commence à vous inquiéter.

Le doute devient peur.

La peur devient parfois angoisse.

Et vous finissez par abandonner.

Quelques mois plus tard, vous démarrez autre chose… et le même scénario recommence.

C’est ce que j’appelle un schéma de répétition.

Et derrière ce schéma, je retrouve aujourd’hui une question fondamentale : sur quoi repose votre sécurité intérieure lorsque les résultats extérieurs ne sont pas encore là ?

Le doute apparaît souvent dans l’espace entre l’action et le résultat

Nous aimons les relations simples :

Je fais quelque chose → j’obtiens un résultat.

Malheureusement, la vie fonctionne rarement aussi rapidement.

Vous pouvez créer une entreprise sans obtenir immédiatement de clients.

Changer votre manière de communiquer sans voir immédiatement vos relations se transformer.

Commencer une formation sans savoir exactement où elle vous conduira.

Prendre une décision importante sans en percevoir les bénéfices pendant plusieurs mois.

Il existe donc un espace inconfortable entre ce que nous faisons aujourd’hui et ce qui se matérialisera éventuellement demain.

C’est dans cet espace que notre sécurité intérieure est mise à l’épreuve.

Quand l’absence de résultat devient une menace

Au départ, vous êtes enthousiaste.

Puis vous commencez à compter.

Depuis combien de temps ai-je commencé ?

Pourquoi les autres avancent-ils plus vite ?

Combien ai-je investi ?

Quand vais-je enfin obtenir quelque chose ?

Progressivement, votre attention quitte le projet pour se fixer sur le manque de résultat.

Et votre comportement peut changer avec elle.

Vous hésitez davantage.

Vous prenez moins d’initiatives.

Vous changez continuellement de stratégie.

Vous cherchez une nouvelle méthode.

Vous abandonnez certaines actions avant qu’elles aient eu le temps de produire leurs effets.

Puis vous concluez :

« Ça ne fonctionne pas. »

Le doute n’empêche pas magiquement la matière de se créer, mais il peut avoir un effet extrêmement concret : il modifie notre manière d’agir.

Et parfois, nous finissons nous-mêmes par interrompre le processus que nous avions commencé.

Changer de projet sans changer intérieurement

C’est là que le schéma de répétition devient intéressant.

Nous pouvons entreprendre dix, cent ou mille projets différents.

Si nous reproduisons chaque fois le même fonctionnement intérieur, nous risquons de reproduire également une partie des mêmes résultats.

Enthousiasme.

Action.

Absence de résultat immédiat.

Doute.

Peur.

Changement de stratégie.

Abandon.

Nouveau projet.

Puis tout recommence.

Le problème n’est donc peut-être pas toujours le projet.

Il peut se trouver dans notre difficulté à traverser l’incertitude.

La sécurité intérieure consiste notamment à pouvoir rester stable pendant cette période où nous ne savons pas encore.

Faire davantage de place à ce que nous aimons

J’ai longtemps résumé ma philosophie de manière volontairement provocatrice :

« On ne fait que ce qu’on aime, et on vire tout ce qui nous fait chier. »

L’idée de fond reste importante, même si elle mérite d’être nuancée.

Une vie totalement dépourvue de contraintes n’existe probablement pas.

Même une activité passionnante comporte des tâches moins agréables.

Une relation importante traverse parfois des désaccords.

Un projet qui nous tient à cœur peut demander des efforts.

La question n’est donc pas d’éliminer immédiatement tout ce qui provoque le moindre inconfort.

Elle est plutôt de regarder l’équilibre général :

Est-ce que ma vie me nourrit davantage qu’elle ne m’épuise ?

Est-ce que ce que je fais correspond encore à mes valeurs ?

Est-ce que je construis quelque chose qui me ressemble ?

Plus notre quotidien possède du sens, plus il devient facile de continuer à avancer sans dépendre exclusivement du prochain résultat pour nous sentir bien.

Choisir son entourage sans fuir toute contradiction

Notre environnement compte également énormément.

Certaines personnes nous encouragent.

D’autres projettent continuellement leurs peurs sur nos projets.

« Tu n’y arriveras jamais. »

« C’est trop risqué. »

« À ton âge ? »

« Tu rêves complètement. »

Lorsque notre sécurité intérieure est fragile, ces paroles peuvent suffire à faire vaciller une décision.

Poser des limites devient alors nécessaire.

Mais cela ne signifie pas forcément « bannir » toutes les personnes qui doutent de nous, y compris notre famille.

Une personne peut nous aimer et ne pas comprendre notre choix.

Elle peut avoir peur pour nous.

Elle peut également nous apporter une objection pertinente.

La sécurité intérieure permet justement de faire le tri.

J’écoute, mais je ne remets pas automatiquement ma direction entre les mains de celui qui me parle.

Se protéger de la négativité ne signifie pas nier la réalité

Il en va de même avec les informations que nous consommons.

Vous pouvez passer une heure devant une chaîne d’information en continu ou regarder un documentaire sur la nature.

Votre état intérieur ne sera probablement pas identique après les deux expériences.

Cela ne signifie pas que nous devons ignorer tout ce qui est difficile dans le monde.

Mais nous pouvons choisir la quantité d’attention que nous lui accordons.

Nous pouvons nous informer sans nous immerger continuellement dans l’inquiétude.

Nous pouvons écouter quelqu’un qui traverse une difficulté sans porter toute sa souffrance à sa place.

Nous pouvons aider sans nous sacrifier.

La sécurité intérieure nous apprend aussi cela : être présent à l’autre sans nous abandonner nous-mêmes.

La maladie et la souffrance ne sont pas un échec mental

Je veux également corriger une idée présente dans mon texte d’origine.

Je ne dirais plus que la maladie et la souffrance sont simplement liées au mental, ni qu’un état d’amour ou de « haute vibration » garantirait une santé parfaite.

La maladie est multifactorielle et peut toucher n’importe qui. Une personne malade n’a pas échoué à penser positivement, à aimer suffisamment ou à « bien vibrer ».

La spiritualité et le travail intérieur peuvent éventuellement aider certaines personnes à mieux vivre une épreuve.

Ils ne doivent jamais devenir une manière de culpabiliser celui qui souffre.

Faire confiance sans devenir aveugle

Avoir foi dans un projet ne signifie pas s’entêter indéfiniment.

C’est une distinction essentielle.

« Ne jamais abandonner » peut être une formidable source de persévérance.

Mais parfois, arrêter est aussi une décision intelligente.

Un projet peut ne pas fonctionner.

Une stratégie peut être mauvaise.

Le marché peut avoir changé.

Une direction peut ne plus nous correspondre.

La confiance véritable n’interdit pas l’évaluation.

Elle permet de regarder les faits sans que notre valeur personnelle soit menacée par eux.

Je peux me demander :

Est-ce que ma direction reste juste ?

Est-ce ma stratégie qui doit changer ?

Ai-je suffisamment expérimenté avant de conclure ?

Est-ce que je continue par conviction ou uniquement parce que j’ai peur de reconnaître que cette voie n’est plus la mienne ?

Voilà une confiance beaucoup plus solide que la pensée positive aveugle.

Quand nous n’avons plus besoin du résultat pour être bien

C’est peut-être le changement le plus profond que j’ai vécu.

Pendant longtemps, nous pouvons croire que notre bien-être arrivera lorsque l’extérieur sera enfin conforme à nos attentes.

Puis quelque chose bascule.

Nous découvrons qu’il est possible de ressentir de la joie ici et maintenant.

Pas parce que nous possédons tout.

Pas parce que tous nos projets ont réussi.

Pas parce que notre vie est devenue parfaite.

Mais parce que nous ne demandons plus continuellement à l’extérieur de nous rassurer sur notre valeur.

C’est là que je retrouve l’amour dont je parle souvent.

Un état intérieur difficile à expliquer avec des mots, dans lequel nous avons moins besoin de prouver, de courir, de comparer et d’obtenir.

Nous pouvons toujours avoir des projets.

Toujours vouloir créer.

Toujours désirer davantage d’abondance.

Mais nous ne demandons plus au prochain résultat de nous compléter.

La confiance commence à l’intérieur

Alors, lorsque le doute apparaît, ne cherchez pas forcément à le combattre.

Écoutez-le.

Que vient-il questionner ?

Votre stratégie ?

Votre projet ?

Ou votre capacité à continuer lorsque vous ne maîtrisez pas encore le résultat ?

Puis revenez à ce qui dépend réellement de vous.

Faire du mieux que vous pouvez aujourd’hui.

Vous entourer de personnes qui respectent votre direction.

Mettre davantage de joie dans votre quotidien.

Observer les résultats sans leur confier votre valeur.

Ajuster lorsque c’est nécessaire.

Et continuer lorsque votre direction reste juste.

C’est cela, pour moi, la sécurité intérieure : ne plus avoir besoin que la vie nous apporte immédiatement une preuve extérieure pour continuer à croire en notre capacité à avancer.

La vie est simple avec un grand S.

La vie peut être magnifique.

La vie peut être magique.

Mais la confiance ne consiste pas à savoir exactement ce qu’elle va nous apporter.

Elle consiste à savoir que nous saurons nous adapter à ce qu’elle nous apportera.

Et peut-être est-ce là que commence la véritable abondance.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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