Problème or not Problème
Et si nous pouvions éviter certains problèmes avant qu’ils ne surviennent ?
Et si la meilleure manière de résoudre un problème était parfois de l’empêcher de prendre de l’ampleur ?
Nous passons énormément de temps à réparer.
Réparer notre corps lorsqu’il est épuisé.
Réparer notre couple lorsque le dialogue est rompu.
Réparer notre situation financière lorsque les difficultés sont déjà installées.
Réparer notre activité professionnelle lorsque nous n’en pouvons plus.
Réparer notre rapport à nous-mêmes lorsque nous nous sommes oubliés pendant des années.
Nous attendons souvent que le voyant rouge s’allume pour nous demander ce qui ne va pas.
Mais avant le voyant rouge, il y avait probablement des signaux orange.
Et avant les signaux orange, peut-être de minuscules informations que nous n’avons pas entendues.
C’est là que j’aime parler de prévention vibratoire consciente.
Non pas comme une formule magique permettant d’empêcher tous les problèmes de la vie.
Mais comme une manière de développer suffisamment de sécurité intérieure pour rester attentif à ce qui se passe en nous avant d’être obligé de subir ce qui finit par se manifester à l’extérieur.
Nous vivons souvent en réaction
Observez une journée ordinaire.
Le réveil sonne.
Nous regardons le téléphone.
Un message nous contrarie.
Nous répondons.
Une notification apparaît.
Nous cliquons.
Nous découvrons un problème professionnel.
Nous réagissons.
Quelqu’un nous parle avec un ton qui nous dérange.
Nous réagissons encore.
La journée avance ainsi, événement après événement.
Et progressivement, notre état intérieur dépend presque entièrement de ce qui se passe à l’extérieur.
Si tout va comme nous voulons, nous sommes bien.
Si quelque chose nous échappe, nous perdons notre stabilité.
C’est précisément l’inverse de la sécurité intérieure.
La prévention commence avant le premier événement de la journée
C’est pourquoi je trouve intéressant de commencer la journée avant que le monde extérieur ne commence à décider de notre état intérieur.
Avant les mails.
Avant Facebook.
Avant les actualités.
Avant les demandes des autres.
Quelques minutes peuvent suffire.
Fermez les yeux.
Respirez.
Et plutôt que de vous demander immédiatement :
« Qu’est-ce que je dois faire aujourd’hui ? »
Essayez une autre question :
« Depuis quel état intérieur ai-je envie de vivre cette journée ? »
Clarté ?
Sérénité ?
Joie ?
Confiance ?
Présence ?
Dans ma lecture énergétique, j’appelle cela choisir sa fréquence.
D’un point de vue très concret, nous pouvons simplement parler d’une intention consciente qui va orienter notre attention et notre manière de répondre aux événements.
Visualiser sa journée ne signifie pas contrôler son avenir
Vous pouvez ensuite imaginer votre journée.
Votre rendez-vous.
Votre trajet.
Votre travail.
Une conversation importante.
Mais attention à la nuance.
Visualiser une journée fluide ne garantit pas qu’aucun problème ne surviendra.
Vous pouvez visualiser le meilleur trajet du monde et tomber malgré tout dans un embouteillage.
Vous pouvez préparer parfaitement une réunion et rencontrer un désaccord.
Vous pouvez être intérieurement serein et recevoir une mauvaise nouvelle.
Nous ne contrôlons pas toute la réalité.
En revanche, nous pouvons nous préparer intérieurement à la traverser autrement.
Imaginez-vous donc non pas dans une journée où tout se déroule parfaitement, mais dans une journée où vous restez suffisamment stable lorsque quelque chose ne se déroule pas comme prévu.
Voilà une visualisation que je trouve beaucoup plus puissante.
La sécurité intérieure n’élimine pas les problèmes
Elle transforme notre manière de les rencontrer.
Une personne vous répond sèchement.
Lorsque vous êtes déjà stressé, fatigué ou intérieurement insécurisé, cette simple phrase peut déclencher une réaction disproportionnée.
Vous répondez sèchement à votre tour.
L’autre monte d’un ton.
Vous aussi.
Une difficulté qui aurait pu durer trente secondes devient un conflit de trois jours.
Le problème initial était minuscule.
Mais notre état intérieur lui a donné de l’énergie.
À l’inverse, si nous sommes suffisamment posés, nous pouvons entendre la même phrase et nous demander :
« Qu’est-ce qui se passe ? »
Nous venons peut-être d’éviter un problème.
Pas grâce à une protection invisible.
Grâce à notre capacité à ne pas transformer immédiatement un stimulus extérieur en réaction automatique.
Apprendre à entendre les signaux faibles
Notre corps nous parle énormément.
Une tension.
Une fatigue inhabituelle.
Une boule dans le ventre avant certains rendez-vous.
Une irritation qui revient systématiquement.
Une envie permanente de fuir.
Un sentiment de lourdeur lorsque nous pensons à notre travail.
Nous pouvons appeler cela intuition, ressenti, information corporelle ou autrement.
Mais ces signaux méritent parfois notre attention.
Pas parce qu’ils prédisent nécessairement l’avenir.
Une sensation n’est pas une prophétie.
Mais elle constitue une information sur ce qui se passe maintenant en nous.
Et au lieu de la faire taire immédiatement, nous pouvons nous demander :
« Qu’est-ce que cela essaie de me montrer sur ma situation actuelle ? »
Nous ignorons parfois les signaux parce que les écouter menace notre sécurité
Voilà quelque chose de beaucoup plus subtil.
Pourquoi une personne reste-t-elle pendant des années dans un travail qu’elle ne supporte plus ?
Pourquoi continue-t-elle une relation qui ne lui convient plus ?
Pourquoi un entrepreneur poursuit-il une stratégie qui l’épuise ?
Parce que reconnaître le signal obligerait peut-être à envisager un changement.
Et le changement fait peur.
Notre système de sécurité préfère parfois nous dire :
« Tiens encore un peu. »
« Ce n’est pas si grave. »
« Tout le monde vit comme ça. »
« Tu as un salaire, ne te plains pas. »
« Tu ne peux pas tout recommencer maintenant. »
Alors nous faisons taire le signal faible.
Jusqu’à ce qu’il devienne beaucoup plus difficile à ignorer.
Prévenir, c’est aussi arrêter régulièrement la machine
C’est pour cette raison que je recommande de prendre des pauses.
Pas uniquement lorsque nous sommes épuisés.
Avant.
Quelques minutes sans téléphone.
Une marche.
Un moment dans la nature.
Une respiration.
Une période pendant laquelle nous ne cherchons rien à produire.
Lorsque nous arrêtons momentanément le bruit extérieur, nous pouvons entendre plus facilement ce qui se passe à l’intérieur.
C’est une manière de vérifier notre tableau de bord avant que tous les voyants ne deviennent rouges.
« Je suis en paix, tout est fluide »
J’aime les affirmations.
Mais je pense aujourd’hui qu’elles doivent être utilisées avec intelligence.
Si votre vie est actuellement chaotique et que vous répétez mécaniquement :
« Tout est parfait, tout est fluide »,
vous risquez simplement de recouvrir la réalité avec une jolie phrase.
Une affirmation ne doit pas nous servir à nier ce qui existe.
Elle peut plutôt nous aider à retrouver une direction.
Par exemple :
« Je peux regarder cette situation avec calme. »
Ou :
« Je n’ai pas besoin de résoudre toute ma vie aujourd’hui. »
Ou encore :
« Je peux avancer sur ce qui dépend réellement de moi. »
Pour moi, voilà des phrases qui renforcent davantage la sécurité intérieure.
Le soir : faire un débrief plutôt qu’un procès
La fin de journée est également un moment intéressant.
Mais plutôt que de vous demander :
« Qu’est-ce que j’ai encore raté aujourd’hui ? »
Essayez autre chose.
Qu’est-ce qui m’a fait du bien ?
À quel moment ai-je perdu ma stabilité ?
Qu’est-ce qui a déclenché cette réaction ?
Quel signal ai-je ignoré ?
Qu’est-ce que j’ai particulièrement bien géré ?
Qu’est-ce que je peux ajuster demain ?
Nous ne sommes plus dans le jugement.
Nous sommes dans l’observation.
Et jour après jour, nous apprenons à mieux nous connaître.
La prévention vibratoire devient une hygiène de sécurité intérieure
Finalement, ce que j’appelais initialement « élever sa vibration » peut aussi être compris comme une véritable hygiène intérieure.
Dormir suffisamment.
Respecter ses limites.
Ne pas rester continuellement dans des environnements qui nous mettent sous tension.
Prendre du temps seul.
Observer ses émotions.
Questionner ses croyances.
Choisir où nous mettons notre attention.
Savoir dire non.
Demander de l’aide lorsque c’est nécessaire.
Anticiper ce qui peut raisonnablement l’être.
Et accepter que nous ne contrôlerons jamais tout.
C’est beaucoup moins spectaculaire qu’un bouclier énergétique.
Mais probablement beaucoup plus utile au quotidien.
Plus je suis en sécurité, moins j’ai besoin que la vie soit parfaite
C’est peut-être finalement le point essentiel.
Nous pourrions croire que la sécurité consiste à construire une existence dans laquelle aucun problème ne peut plus nous atteindre.
Mais cette vie n’existe pas.
Il y aura toujours de l’imprévu.
Des erreurs.
Des refus.
Des pertes.
Des changements.
Des comportements que nous ne maîtrisons pas.
Chercher à éliminer toute difficulté avant qu’elle apparaisse pourrait même devenir une nouvelle forme de contrôle et d’insécurité.
La sécurité intérieure propose exactement l’inverse :
je n’ai pas besoin de savoir que rien de difficile ne m’arrivera pour me sentir suffisamment en sécurité aujourd’hui.
Je peux anticiper ce qui peut l’être.
Écouter les signaux.
Prendre soin de moi.
Faire des choix cohérents.
Et développer progressivement la confiance dans ma capacité à répondre à ce que je n’avais pas prévu.
Voilà ma vision actuelle de la prévention vibratoire.
Non pas devenir intouchable.
Mais devenir suffisamment présent à soi pour intervenir lorsque le problème est encore minuscule.
Et parfois même avant qu’il ne devienne réellement un problème.
Alors demain matin, avant de regarder votre téléphone, ne cherchez peut-être pas à programmer une journée parfaite.
Prenez simplement cinq minutes et demandez-vous :
« Depuis quel endroit intérieur vais-je vivre cette journée : depuis la peur qui veut anticiper et contrôler tous les problèmes, ou depuis suffisamment de sécurité intérieure pour entendre les signaux, m’adapter et agir au moment juste ? »
La prévention commence peut-être simplement là.
Stéphane Bride-Bonnot
Nous sommes #TousFormidable











