La dispersion est l’ennemi de la réussite

La dispersion est l’ennemie de la réussite

Quand quelque chose ne fonctionne pas dans notre vie, notre premier réflexe est souvent de chercher une solution.

Et généralement, nous la cherchons à l’extérieur.

Comment gagner davantage d’argent ?

Comment trouver davantage de clients ?

Quelle formation suivre ?

Quelle méthode utiliser ?

Qui pourrait m’aider ?

Que faudrait-il changer ?

Alors nous cherchons, nous testons, nous réfléchissons, nous comparons et nous accumulons les possibilités.

Le problème, c’est qu’à force de chercher partout, nous finissons parfois par ne plus savoir où aller.

Et si cette dispersion n’était pas la solution à notre problème, mais l’une de ses conséquences ?

Quand nous ne nous sentons pas en sécurité, nous cherchons à contrôler

Lorsque notre situation devient inconfortable, notre mental cherche naturellement une issue.

C’est particulièrement visible lorsqu’un enjeu important est présent : l’argent, le travail, le couple, l’avenir, notre place dans la société…

Nous voulons un résultat.

Et nous le voulons rapidement parce que l’absence de résultat nous inquiète.

Alors nous cherchons encore davantage.

Le plan A ne fonctionne pas suffisamment vite ?

Nous passons au plan B.

Le plan B ne donne pas immédiatement ce que nous attendions ?

Nous préparons déjà le plan C.

Puis une nouvelle personne nous parle d’une méthode que nous ne connaissions pas.

Nous essayons.

Une vidéo nous explique que nous faisons fausse route.

Nous changeons encore.

Une formation apparaît.

Nous nous inscrivons.

Et progressivement, nous confondons mouvement et progression.

Nous faisons énormément de choses, mais nous n’allons plus réellement quelque part.

Le stress amplifie encore cette dispersion

Le stress est une réaction normale de l’organisme lorsqu’il perçoit une menace ou une difficulté.

À court terme, il peut nous permettre de réagir rapidement.

Le problème apparaît lorsqu’il devient chronique.

Notre organisme reste alors régulièrement en état d’alerte, ce qui peut notamment perturber le sommeil, la concentration, la récupération et notre capacité à prendre certaines décisions avec suffisamment de recul.

Et c’est précisément lorsque nous aurions besoin de clarté que nous pouvons commencer à nous agiter davantage.

Nous cherchons encore plus.

Nous réfléchissons encore plus.

Nous essayons encore plus.

Nous voulons absolument trouver LA solution qui va enfin nous sécuriser.

Mais depuis quel endroit intérieur allons-nous chercher cette solution ?

Depuis la confiance ?

Ou depuis la peur que rien ne fonctionne ?

Cette distinction change beaucoup de choses.

À force de recommencer, nous pouvons finir par ne plus croire en nous

J’ai souvent observé ce mécanisme.

Une personne commence quelque chose.

Elle n’obtient pas suffisamment rapidement les résultats espérés.

Elle arrête.

Elle commence autre chose.

Elle arrête encore.

Puis autre chose.

Au bout de plusieurs années, elle regarde son parcours et conclut :

« De toute façon, rien ne marche pour moi. »

Mais est-ce réellement ce que son parcours démontre ?

Ou démontre-t-il simplement qu’elle n’est jamais restée suffisamment longtemps concentrée au même endroit pour observer ce qui pouvait réellement se développer ?

Parce qu’à chaque abandon, quelque chose peut également se fragiliser intérieurement.

La confiance.

Nous accumulons des commencements sans accumuler suffisamment d’expériences d’aboutissement.

Et progressivement, nous pouvons construire une histoire sur nous-mêmes :

« Je ne vais jamais au bout. »

« Je n’ai jamais de chance. »

« Chez les autres ça fonctionne, mais pas chez moi. »

« Je ne suis probablement pas capable. »

Puis cette histoire influence nos décisions suivantes.

Nous hésitons davantage.

Nous nous engageons moins.

Nous abandonnons plus rapidement.

Et nous renforçons exactement la croyance dont nous voulions sortir.

Il existe pourtant un raccourci : arrêter

Pas tout abandonner.

Arrêter de s’agiter.

Appuyer momentanément sur la pédale de frein.

Faire moins.

Prendre du recul.

Revenir à soi.

Et regarder ce qui compte réellement.

Parce que lorsque nous sommes dispersés dans dix directions différentes, notre énergie, notre temps et notre attention sont eux aussi divisés.

Prenez une loupe et les rayons du soleil.

Si vous promenez constamment la loupe dans tous les sens, rien ne se passe.

Pourtant, le soleil est là.

L’énergie est là.

La loupe fonctionne.

Le support est là.

Il manque simplement une chose :

la concentration.

Maintenez maintenant le point lumineux suffisamment longtemps au même endroit.

La chaleur augmente.

Et quelque chose finit par se produire.

Je trouve cette image extrêmement parlante pour notre vie.

Nous pouvons avoir des compétences.

Des idées.

De l’énergie.

Des contacts.

Des possibilités.

Et pourtant ne rien développer véritablement parce que nous déplaçons continuellement notre loupe.

La dispersion est souvent une recherche de sécurité

C’est là que le sujet devient plus profond.

Pourquoi changeons-nous constamment de direction ?

Pourquoi avons-nous autant de difficulté à faire confiance à une décision ?

Pourquoi avons-nous besoin d’un nouvel avis, d’une nouvelle méthode ou d’une nouvelle validation ?

Parce que rester engagé dans une direction implique une part d’incertitude.

Je ne sais pas exactement quand le résultat arrivera.

Je ne sais pas exactement sous quelle forme.

Je ne peux pas tout contrôler.

Et lorsque je manque de sécurité intérieure, cette incertitude devient difficile à supporter.

Alors je cherche quelque chose qui va me rassurer.

Une nouvelle stratégie.

Une nouvelle formation.

Un nouvel expert.

Une nouvelle promesse.

Je crois chercher une solution.

Mais parfois, je cherche surtout à calmer ma peur.

Voilà pourquoi nous pouvons accumuler énormément de connaissances sans avancer davantage.

Se recentrer ne signifie pas arrêter d’agir

C’est même exactement l’inverse.

Se recentrer permet de choisir les actions qui méritent réellement notre énergie.

Parce que toutes les actions ne se valent pas.

Certaines nous rapprochent directement de ce que nous voulons construire.

D’autres remplissent simplement nos journées.

Alors une question devient essentielle :

Qu’est-ce que je veux réellement ?

Pas ce que je devrais vouloir.

Pas ce que les autres considèrent comme une réussite.

Pas ce qui serait rassurant.

Pas ce qui ferait plaisir à mon entourage.

Qu’est-ce que moi, je veux vivre ?

À partir de là, nous pouvons regarder nos actions quotidiennes avec beaucoup plus de clarté.

Est-ce que cette action me rapproche de cette direction ?

Oui ?

Je continue.

Non ?

Pourquoi est-ce que je lui donne encore mon temps et mon énergie ?

C’est là que nous commençons à retirer progressivement tout ce qui disperse notre attention.

Notre attention fonctionne comme un laser

Un laser est puissant précisément parce que son énergie est concentrée.

Imaginez maintenant votre attention de la même manière.

Vous pouvez envoyer votre énergie dans votre peur de manquer.

Dans ce qui ne fonctionne pas.

Dans ce que les autres pensent de vous.

Dans votre passé.

Dans vos concurrents.

Dans l’économie.

Dans les informations.

Dans les problèmes.

Dans toutes les raisons pour lesquelles votre projet pourrait échouer.

Ou vous pouvez ramener régulièrement votre attention vers ce que vous voulez construire.

Cela ne signifie pas nier les difficultés.

Cela signifie simplement ne pas leur abandonner la totalité de votre espace intérieur.

Si je veux davantage de liberté, qu’est-ce que la liberté signifie concrètement pour moi ?

À quoi ressemblent mes journées ?

Où est-ce que je vis ?

Avec qui ?

Quel est mon rythme de travail ?

De combien ai-je réellement besoin ?

Qu’est-ce que je refuse désormais de sacrifier ?

Et surtout :

quelle personne dois-je devenir aujourd’hui pour commencer à vivre dans cette direction ?

Visualiser ne dispense pas d’agir

J’aime visualiser ce que je veux vivre.

J’aime ressentir intérieurement une situation avant qu’elle existe concrètement.

Pour moi, cela permet de donner une direction à mon attention et à mes actions.

Mais visualiser un futur ne signifie pas attendre passivement qu’il tombe du ciel.

Si je visualise une vie plus libre mais que toutes mes décisions quotidiennes entretiennent exactement la vie dont je veux sortir, il existe une incohérence.

Le rêve donne la direction.

L’émotion lui donne de la force.

L’action lui donne une existence concrète.

Et la sécurité intérieure permet de continuer suffisamment longtemps sans changer de destination à chaque doute.

Le passé peut informer sans conduire

Nous faisons également une erreur lorsque nous utilisons systématiquement notre passé pour déterminer notre futur.

« J’ai déjà essayé et ça n’a pas marché. »

« J’ai toujours manqué d’argent. »

« Mes relations se sont toujours terminées comme ça. »

« Je n’ai jamais réussi à vivre de ce que j’aime. »

Ces expériences existent.

Il n’est pas question de les effacer.

Mais une expérience passée n’est pas nécessairement une instruction pour demain.

Je peux apprendre de mon passé sans lui donner le volant.

Sinon, je demande continuellement à celui que j’étais hier de décider de ce que celui que je serai demain est capable de vivre.

Choisir une direction, puis accepter de ne pas tout contrôler

C’est probablement l’une des parties les plus difficiles.

Une fois la direction choisie, il faut agir.

Observer.

Ajuster.

Continuer.

Mais également accepter que nous ne contrôlons pas tout.

Nous pouvons contrôler notre engagement.

Nous pouvons contrôler une partie de nos actions.

Nous pouvons choisir où nous portons notre attention.

Nous pouvons travailler notre manière de répondre aux événements.

Mais nous ne contrôlons ni les autres, ni tous les événements, ni le moment exact où un résultat apparaîtra.

C’est ici que le lâcher-prise prend tout son sens.

Le lâcher-prise n’est pas :

« Je ne fais plus rien et l’univers s’occupe de tout. »

C’est plutôt :

« Je fais pleinement ma part sans transformer le résultat en condition de ma sécurité intérieure. »

Et là, quelque chose change.

Nous pouvons avancer sans courir.

Persévérer sans nous crisper.

Changer une action sans abandonner notre direction.

Écouter un conseil sans remettre immédiatement notre vie entre les mains de celui qui nous le donne.

Nous retrouvons notre centre.

Alors si aujourd’hui vous avez l’impression de beaucoup faire sans réellement avancer, ne cherchez peut-être pas immédiatement une nouvelle solution.

Regardez d’abord votre loupe.

Combien de fois avez-vous déplacé votre point de concentration ces derniers mois ?

Et surtout :

qu’est-ce qui mérite réellement que vous y concentriez maintenant votre énergie ?

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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