Le temps, une énergie sacrée
Le temps qui vous reste à vivre compte davantage que toutes les années déjà écoulées
Il y a une phrase que je trouve particulièrement puissante :
Le temps qui nous reste à vivre est plus important que toutes les années déjà écoulées.
Nous consacrons pourtant une quantité considérable d’énergie à regarder derrière nous ou autour de nous.
Ce que fait le voisin.
Ce que réussit le concurrent.
Ce que les autres pensent de nous.
Ce que racontent les médias.
Ce que nous aurions dû faire il y a dix ans.
Ce que nous avons raté.
Ce que quelqu’un nous a fait.
Pendant ce temps, notre vie continue.
Et il arrive un moment où une question mérite d’être posée : combien de temps voulons-nous encore consacrer à observer notre existence plutôt qu’à la vivre ?
Pour moi, cette question est intimement liée à la sécurité intérieure.
Regarder les autres peut nous éviter de nous regarder nous-mêmes
La comparaison est extrêmement facile.
Il suffit aujourd’hui d’ouvrir un réseau social.
En quelques minutes, nous pouvons observer les vacances des uns, la réussite professionnelle des autres, les couples qui semblent merveilleux, les entreprises qui explosent leurs résultats et tous ceux qui paraissent avoir compris quelque chose que nous n’aurions pas encore compris.
Mais pendant que notre attention est dirigée vers eux, elle n’est plus dirigée vers nous.
Qu’est-ce que moi, j’ai envie de vivre ?
Quelles sont mes valeurs ?
Quel rythme me convient ?
À quoi ai-je envie que mes prochaines années ressemblent ?
La comparaison peut parfois nous inspirer.
Mais elle peut aussi révéler une insécurité intérieure : nous regardons les autres pour savoir si nous sommes suffisamment bien, suffisamment avancés, suffisamment riches ou suffisamment heureux.
Nous leur confions alors, sans nous en rendre compte, le pouvoir d’évaluer notre propre vie.
Une prise de conscience ne change rien sans décision
Nous pouvons comprendre énormément de choses sur nous-mêmes.
Lire.
Faire des stages.
Regarder des vidéos.
Analyser nos comportements.
Identifier nos blessures.
Mais une prise de conscience qui ne modifie jamais une décision risque de rester une information supplémentaire.
Si je réalise que mon rythme de vie m’épuise mais que je ne change rien, mon quotidien restera identique.
Si je comprends qu’une relation ne respecte plus mes valeurs mais que je continue à tout accepter par peur de perdre l’autre, rien ne bougera.
Si je découvre que je rêve depuis dix ans d’un projet mais que je continue à attendre d’être totalement rassuré avant de commencer, ce rêve restera probablement un rêve.
La transformation apparaît lorsqu’une prise de conscience rencontre une décision.
Puis lorsque cette décision rencontre des actes.
Pourquoi certaines décisions ne tiennent-elles pas ?
Nous avons tous connu les grandes décisions prises dans un moment de motivation.
Lundi, je change tout.
Je reprends le sport.
Je mange mieux.
Je lance mon projet.
Je m’organise.
Je pose enfin mes limites.
Puis quelques semaines plus tard, les anciennes habitudes reviennent.
Ce n’est pas forcément parce que nous manquons de volonté.
Changer signifie souvent quitter quelque chose de connu.
Et notre système de protection aime le connu.
Même lorsqu’une habitude ne nous convient plus, elle possède un avantage considérable : elle est familière.
C’est ici que la sécurité intérieure devient essentielle.
Pour changer durablement, nous devons progressivement devenir capables de supporter l’inconfort de la transition sans interpréter cet inconfort comme la preuve que nous faisons fausse route.
Trouver un « pourquoi » suffisamment important
Lorsque nous voulons transformer quelque chose, l’objectif seul ne suffit pas toujours.
« Je veux perdre du poids. »
« Je veux gagner davantage. »
« Je veux changer de travail. »
« Je veux une meilleure relation. »
Pourquoi ?
La réponse à cette question est souvent beaucoup plus puissante que l’objectif lui-même.
Peut-être voulez-vous prendre soin de votre corps pour pouvoir continuer à jouer avec vos enfants dans dix ans.
Peut-être souhaitez-vous développer votre activité pour récupérer du temps et non simplement gagner davantage.
Peut-être voulez-vous quitter une situation parce que vous ne souhaitez plus passer les prochaines années à vous abandonner vous-même.
Le « pourquoi » donne du sens à l’effort.
Mais il doit vous appartenir.
Pas être celui de vos parents, de votre conjoint ou de la société.
Le temps est une ressource que nous ne récupérons pas
Nous pouvons perdre de l’argent et en regagner.
Nous pouvons changer de maison.
Recréer une activité.
Acheter autre chose.
Mais une heure passée ne revient pas.
C’est pourquoi je considère le temps comme l’une de nos ressources les plus précieuses.
Et cela oblige à regarder nos priorités.
Qu’est-ce qui mérite réellement notre attention ?
Qu’est-ce qui peut être supprimé ?
Qu’est-ce qui peut être délégué ?
Qu’est-ce qui prend énormément de temps sans réellement participer à la vie que nous voulons construire ?
Des principes simples peuvent aider.
Faire en priorité une tâche importante que nous repoussons évite qu’elle occupe notre esprit toute la journée.
La loi de Pareto nous invite à identifier les actions qui produisent l’essentiel de nos résultats.
La délégation permet parfois de récupérer du temps sur des tâches qui n’exigent pas nécessairement notre présence.
L’objectif n’est pas de devenir une machine à productivité.
C’est exactement l’inverse : mieux organiser ce qui doit être fait pour récupérer du temps pour vivre.
Le repos n’est pas du temps perdu
Dans une culture qui valorise beaucoup l’action, prendre du temps pour soi peut donner l’impression de ne rien produire.
Pourtant, nous avons besoin de récupération.
Marcher.
Dormir.
Être dans la nature.
Ne rien faire.
Observer nos pensées.
Écouter notre corps.
Partager du temps avec ceux que nous aimons.
Ces moments ne sont pas des espaces vides entre deux périodes productives.
Ils font partie de la vie.
Et ils participent aussi à notre sécurité intérieure.
Lorsque nous savons nous arrêter, nous découvrons progressivement que notre valeur ne dépend pas uniquement de ce que nous produisons.
Un rêve à dix ans, un pas aujourd’hui
J’aime beaucoup l’idée de regarder loin.
Pas pour contrôler les dix prochaines années.
Personne ne le peut.
Mais pour avoir une direction.
Imaginez votre vie dans dix ans.
Pas uniquement votre compte bancaire ou votre maison.
Votre rythme.
Vos journées.
Votre corps.
Vos relations.
Votre environnement.
Le temps dont vous disposez.
La personne que vous êtes devenue.
Puis revenez à aujourd’hui.
Quelle petite décision va dans cette direction ?
C’est là que le rêve devient utile.
Il ne sert pas à fuir le présent.
Il donne une direction au présent.
Vous n’avez pas besoin de garantir l’avenir
J’ai longtemps expliqué les événements de la vie par nos vibrations et la loi d’attraction.
Cette vision spirituelle continue de faire partie de mon univers, mais je veux y apporter une nuance importante : développer sa sécurité intérieure ne garantit pas que nous ne rencontrerons plus jamais une personne difficile ou que nous ne vivrons plus d’événement désagréable.
La sécurité intérieure offre quelque chose de différent.
Elle nous permet de nous faire davantage confiance lorsque l’imprévu arrive.
Nous pouvons reconnaître plus rapidement une relation qui ne nous convient pas.
Poser une limite.
Changer de direction.
Demander de l’aide.
Nous adapter.
Notre sécurité ne vient plus de la certitude que rien de mauvais n’arrivera.
Elle vient de la confiance que nous développons dans notre capacité à répondre à ce qui arrivera.
Et cela change profondément notre manière d’envisager l’avenir.
Alors ne passez pas les prochaines années à essayer de réparer mentalement toutes celles qui sont derrière vous.
Elles ont existé.
Elles vous ont construit.
Elles vous ont appris certaines choses.
Mais votre espace d’action se trouve devant.
Posez-vous simplement cette question :
Si le temps qui me reste à vivre est réellement ce que j’ai de plus précieux, est-ce que la manière dont j’utilise mes journées aujourd’hui correspond à la vie que j’ai envie de construire ?
La réponse vous donnera peut-être une direction.
Ensuite, il restera à faire un premier pas.
Nous sommes #TousFormidable.












