L’école de la vie

L’école de la vie : apprendre à avancer sans avoir toutes les réponses

Chaque jour, nous sommes invités à apprendre.

Comme à l’école, nous pouvons rejeter ce qui se présente à nous, ne pas nous y intéresser, subir l’expérience et attendre impatiemment que ça passe.

Ou nous pouvons devenir curieux.

Observer.

Expérimenter.

Essayer de comprendre ce que cette journée nous apprend sur nous-mêmes.

Sauf qu’ici, il ne s’agit plus de l’école telle que nous l’avons connue, avec un programme identique pour tout le monde, des horaires, des notes et un chemin déterminé à l’avance.

Je parle de l’école de la vie.

Et dans cette école-là, une compétence me paraît particulièrement importante : développer suffisamment de sécurité intérieure pour ne plus avoir besoin que tout se déroule comme prévu pour se sentir bien.

Chaque journée est une nouvelle expérience

Aucune journée ne ressemble parfaitement à la précédente.

Il y aura des périodes pendant lesquelles nous aurons besoin d’être seuls.

D’autres pendant lesquelles nous ressentirons profondément le besoin de partager.

Il y aura des moments pour travailler, construire, apprendre et créer.

Et d’autres pour rire, marcher, voyager, rencontrer, aimer ou simplement ne rien faire.

Nous allons également changer de « camarades ».

Certaines personnes resteront dans notre vie pendant plusieurs décennies.

D’autres quelques années.

Quelques mois.

Parfois quelques heures.

Et chacune de ces rencontres peut nous permettre de découvrir quelque chose.

Pas nécessairement parce que cette personne serait arrivée avec une « mission » particulière, mais simplement parce que la relation nous confronte à nous-mêmes.

Comment est-ce que je réagis ?

Qu’est-ce que j’accepte ?

Qu’est-ce que je refuse ?

Qu’est-ce qui me fait du bien ?

Qu’est-ce qui m’insécurise ?

Où sont mes limites ?

De quoi ai-je réellement envie ?

C’est ainsi que l’école de la vie devient passionnante : nous apprenons sur nous-mêmes en vivant.

Nous ne choisissons pas tout, mais nous pouvons reprendre du pouvoir

J’écrivais autrefois que nous pouvions « tout choisir à chaque instant » et que nous étions « pleinement créateurs de notre réalité ».

Aujourd’hui, je mettrais davantage de nuances dans cette formulation.

Nous ne contrôlons évidemment pas tout ce qui arrive.

Nous pouvons rencontrer un imprévu, une décision prise par quelqu’un d’autre, un événement collectif ou simplement une circonstance sur laquelle nous n’avons aucun pouvoir immédiat.

En revanche, nous disposons souvent d’une marge de manœuvre beaucoup plus importante que celle que nous imaginons.

Nous pouvons choisir notre réponse.

Nous pouvons changer certaines habitudes.

Nous pouvons quitter certains environnements.

Nous pouvons nous rapprocher de certaines personnes.

Nous pouvons apprendre.

Nous pouvons essayer.

Nous pouvons dire non.

Nous pouvons poser une nouvelle intention.

Et surtout, nous pouvons progressivement apprendre à ne plus laisser notre peur décider systématiquement à notre place.

C’est là que commence, selon moi, la véritable reprise de pouvoir.

Pourquoi regardons-nous autant le problème ?

Lorsqu’une situation ne nous convient plus, notre réflexe est souvent de concentrer toute notre attention dessus.

Nous réfléchissons.

Nous analysons.

Nous racontons le problème.

Nous essayons de comprendre pourquoi il existe.

Puis nous cherchons frénétiquement comment le faire disparaître.

C’est compréhensible.

Notre mental cherche à nous sécuriser.

Il aimerait obtenir une garantie avant de nous autoriser à bouger.

Mais à force de regarder uniquement ce qui ne fonctionne pas, nous pouvons finir par ne plus voir ce que nous voulons réellement construire.

C’est pourquoi je trouve essentiel de savoir s’arrêter.

Prendre du temps pour soi.

Sortir momentanément du bruit.

Ressentir.

Observer.

Et se demander :

« Maintenant que je vois ce qui ne me convient plus, qu’est-ce que je choisis de construire à la place ? »

Cette question nous fait déjà changer de posture.

Reprendre à zéro ne signifie pas effacer sa vie

Nous pouvons reprendre à zéro à n’importe quel moment.

Cela ne signifie évidemment pas que tout ce qui existe disparaît instantanément.

Les engagements restent.

Les conséquences de certaines décisions restent.

Les responsabilités restent.

Mais intérieurement, quelque chose peut changer en quelques secondes.

Je peux reconnaître :

« Ce que je vis actuellement ne me convient plus. »

Puis décider :

« Je ne veux plus continuer à alimenter ce fonctionnement. »

Cette décision peut devenir le premier pas d’une transformation beaucoup plus profonde.

Parce que tant que je reste focalisé sur ce que je subis, je cherche surtout à retrouver de la sécurité dans ce que je connais déjà.

Lorsque je commence à regarder ce que je veux construire, je dois accepter une autre réalité :

je ne sais pas exactement ce qui va se passer.

Et c’est précisément là que la sécurité intérieure devient essentielle.

La sécurité intérieure, c’est avancer sans connaître tout le chemin

Nous aimerions souvent fonctionner ainsi :

Je sais exactement où je vais.

Je connais toutes les étapes.

Je sais combien de temps cela prendra.

Je connais le résultat.

Et maintenant que je suis rassuré, je peux commencer.

Mais la vie fonctionne rarement comme ça.

Certaines décisions importantes nous conduisent vers des territoires que nous n’avons encore jamais explorés.

Changer de métier.

Créer une entreprise.

Quitter une relation.

Partir vivre ailleurs.

Rencontrer quelqu’un.

Prendre la parole.

Changer profondément notre manière de vivre.

Si nous attendons de connaître le « quand », le « comment » et le résultat exact avant de commencer, nous risquons d’attendre longtemps.

La sécurité intérieure consiste justement à pouvoir dire :

« Je ne sais pas exactement comment cela va se dérouler, mais je me fais suffisamment confiance pour commencer. »

L’intention donne une direction, elle ne remplace pas l’expérience

J’aime toujours le principe de poser une intention.

Mais une intention n’est pas, pour moi, une commande magique qui nous dispenserait de vivre.

Elle donne une direction.

Je peux décider que je veux davantage de liberté.

Une activité professionnelle plus alignée avec mes valeurs.

Une relation plus saine.

Davantage de nature.

Plus de temps.

Plus de joie.

Puis vient l’école de la vie.

Je vais devoir expérimenter.

Faire certains choix.

Renoncer parfois.

Changer de direction.

Rencontrer des personnes.

Me tromper.

Apprendre.

Et recommencer.

C’est justement cette succession d’expériences qui développe progressivement ma sécurité intérieure.

La confiance se construit en marchant

Nous avons tous connu des moments où quelque chose s’est déroulé beaucoup plus facilement que prévu.

Une rencontre.

Une opportunité.

Une idée.

Un projet.

Même cette fameuse place de parking à laquelle nous pensions quelques minutes auparavant.

Nous pouvons appeler cela synchronicité, hasard, intuition ou loi d’attraction selon nos croyances.

Mais ce qui m’intéresse surtout, c’est ce qui se passe en nous lorsque nous arrêtons de vouloir contrôler chaque étape.

Nous devenons disponibles.

Nous voyons davantage les possibilités.

Nous osons davantage les saisir.

Et nous découvrons progressivement que nous sommes capables de traverser l’inconnu.

C’est cela qui construit la confiance.

Pas la certitude que tout se passera toujours comme nous le voulons.

Mais la certitude grandissante que, quoi qu’il arrive, nous saurons nous repositionner.

Voilà peut-être la véritable école de la vie

Nous n’avons pas besoin d’avoir tout compris pour passer dans la classe suivante.

Nous avons besoin de vivre.

D’expérimenter.

D’observer.

D’ajuster.

Et de continuer.

Chaque journée devient alors une occasion de mieux nous connaître et de renforcer cette stabilité intérieure qui nous permet progressivement de faire des choix moins dictés par la peur.

Nous pouvons poser une intention sans exiger de connaître immédiatement le chemin.

Nous pouvons vouloir quelque chose sans vivre dans le manque tant que cela n’est pas arrivé.

Nous pouvons avancer sans garantie.

Et peut-être est-ce finalement l’un des apprentissages les plus importants de cette immense école :

la sécurité intérieure n’est pas de savoir ce que la vie va nous apporter demain. C’est de ne plus avoir besoin de le savoir pour vivre pleinement aujourd’hui.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction