Liberté et gratitude
Comment suis-je arrivé à vivre une vie que je n’aurais jamais imaginée ?
Si je regardais uniquement mon parcours avec mon ancien système de croyances, je pourrais presque me demander :
Comment est-ce possible que j’aie aujourd’hui cette vie-là ?
J’ai grandi à la campagne.
J’ai un CAP de maçon.
J’ai reçu une éducation, un conditionnement, des croyances sur le travail, l’argent, la réussite et ce qu’un homme était censé faire de sa vie.
Rien, sur le papier, ne permettait vraiment de dessiner la vie que j’ai aujourd’hui.
Et pourtant, j’estime avoir réussi mon pari.
Je vis presque avec le rythme d’un retraité.
Ce que je ne fais pas aujourd’hui, je pourrai le faire demain.
J’ai envie de voyager, je voyage.
J’ai envie de rencontrer quelqu’un, je vais le rencontrer.
J’ai envie de rester tranquille, je reste tranquille.
Et surtout, je continue d’observer dans ma vie énormément de synchronicités, de rencontres, de circonstances qui semblent arriver exactement au bon moment.
J’ai parfois l’impression que tout se met en place avec une fluidité que je n’aurais jamais pu imaginer autrefois.
Mais je ne suis évidemment pas arrivé là en claquant des doigts.
Il y a eu quelques étapes fondamentales.
2016 : quand mon ancienne vie ne pouvait plus continuer
La première grande bascule a eu lieu en 2016 avec ma découverte de la PNL, puis de tout un univers autour du développement personnel et de la spiritualité.
J’ai découvert une idée qui paraît aujourd’hui évidente dans mon travail, mais qui ne l’était absolument pas pour moi à l’époque :
Notre histoire nous influence, mais elle n’est pas obligée de décider de tout notre avenir.
C’était énorme.
Parce que si mon passé déterminait obligatoirement mon futur, alors j’étais condamné à reproduire éternellement ce que je connaissais déjà.
Les mêmes croyances.
Les mêmes réactions.
Les mêmes façons de travailler.
Les mêmes rapports aux autres.
Les mêmes peurs.
Or j’ai commencé à expérimenter autre chose.
Et surtout, je ne me suis pas contenté de lire.
J’ai testé.
J’ai rencontré énormément de personnes.
J’ai expérimenté sur moi.
J’ai accompagné.
J’ai observé ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas.
Et progressivement, j’ai simplifié.
Faire la paix avec ses racines
Une autre étape importante de mon parcours a concerné mes parents.
Papa.
Maman.
Pendant longtemps, j’ai considéré que notre relation à nos parents était fondamentale dans notre construction intérieure.
Aujourd’hui, j’irais encore plus loin dans la nuance.
Il ne s’agit pas de décréter que nous devons être « en plein amour » avec nos parents pour avoir le droit d’être heureux.
Certaines histoires familiales sont extrêmement douloureuses et chacun doit pouvoir trouver la juste distance qui lui convient.
En revanche, je reste convaincu d’une chose :
Nous pouvons difficilement construire sereinement notre avenir lorsque nous dépensons encore énormément d’énergie à nous battre intérieurement contre notre passé.
Colère.
Culpabilité.
Ressentiment.
Besoin de reconnaissance.
Questions qui tournent en boucle.
Tout cela peut occuper énormément d’espace.
Faire la paix ne signifie pas dire que tout était acceptable.
Cela signifie arriver, un jour, à ne plus laisser ce passé conduire notre présent.
Et pour moi, cette libération a été déterminante.
Ensuite, j’ai compris l’importance d’avoir une direction
Pendant longtemps, nous pouvons chercher à supprimer ce qui ne va pas.
Je ne veux plus souffrir.
Je ne veux plus de ce travail.
Je ne veux plus de cette relation.
Je ne veux plus être stressé.
Très bien.
Mais pour aller où ?
C’est là que j’ai compris la puissance d’une projection à cinq ou dix ans.
Pas pour écrire un scénario rigide que la vie devrait obligatoirement respecter.
Mais pour avoir une direction.
Qui ai-je envie d’être ?
Comment ai-je envie de vivre ?
Avec qui ?
Où ?
Quel rythme de vie ?
Quel travail ?
Quelle relation à l’argent ?
Quelle place pour les voyages ?
Quelle contribution ai-je envie d’apporter ?
À partir du moment où cette image devient claire, le présent prend une autre dimension.
Nous ne sommes plus seulement en train de fuir quelque chose.
Nous avançons vers quelque chose.
Et psychologiquement, ça change énormément.
La dispersion est l’ennemie de la réussite
Voilà probablement l’un des principes qui a le plus transformé ma manière de travailler.
Notre énergie doit être comme un laser.
Pendant des années, j’ai vu des personnes essayer une méthode, puis une autre, puis une formation, puis un thérapeute, puis un livre, puis une nouvelle pratique…
Et recommencer.
Je connais très bien ce mécanisme.
Lorsque quelque chose ne fonctionne pas suffisamment vite, notre insécurité nous pousse à chercher ailleurs.
Encore une réponse.
Encore une technique.
Encore quelqu’un qui saura peut-être mieux.
Mais plus nous nous dispersons, moins nous allons profondément quelque part.
J’ai donc commencé à enlever.
Enlever ce qui ne servait pas.
Enlever certaines actions.
Enlever certaines obligations.
Enlever certains automatismes.
Et concentrer mon temps sur ce qui avait réellement de la valeur pour moi.
C’est probablement l’un des grands paradoxes de ma vie actuelle :
plus j’ai simplifié, plus les choses ont commencé à avancer.
C’est de là qu’est née ma manière d’accompagner
Mon travail d’aujourd’hui est directement issu de ce parcours.
Lorsque quelqu’un arrive avec une problématique, mon premier objectif n’est pas de lui donner dix outils supplémentaires.
Je cherche à comprendre ce qui se passe sous le capot.
Qu’est-ce qui se répète ?
Qu’est-ce qui fait peur ?
Qu’est-ce que cette personne cherche à obtenir ?
Qu’est-ce qui l’empêche aujourd’hui de prendre une direction différente ?
Et surtout :
où se trouve son insécurité ?
Parce qu’un problème apparent peut en cacher un autre.
La difficulté professionnelle peut cacher une peur du manque.
La difficulté sentimentale peut cacher une peur de la solitude.
L’incapacité à dire non peut cacher la peur de ne plus être aimé.
La suractivité peut cacher la peur de s’arrêter et de se retrouver face à soi-même.
Voilà pourquoi une conversation peut parfois suffire à faire apparaître quelque chose que la personne n’avait jamais regardé de cette façon.
Je ne veux plus passer ma vie à chercher des problèmes
J’ai également énormément évolué là-dessus.
Il fut un temps où j’aurais parlé de karma, de mémoires cellulaires, de blessures de l’âme, de vies antérieures, d’enfant intérieur et de nombreuses autres grilles de lecture.
Certaines personnes se reconnaissent dans ces mots et ils peuvent servir de support à leur cheminement.
Mais ce qui m’intéresse aujourd’hui est beaucoup plus simple :
Qu’est-ce qui agit encore aujourd’hui et empêche cette personne de se sentir suffisamment en sécurité pour vivre sa vie ?
Je n’ai pas envie de passer quinze ans à gratter le passé.
Je veux comprendre ce qui mérite réellement d’être compris, accueillir ce qui doit l’être, puis remettre l’énergie vers la vie.
Parce que nous pouvons trouver des cailloux éternellement si nous passons notre existence à retourner la terre.
À un moment donné, il faut aussi semer le gazon.
Et ensuite, construire
C’est probablement la partie que je préfère.
Une fois que nous avons compris ce qui nous retient, il reste une question :
Maintenant, qu’est-ce que tu veux vivre ?
Et là, nous pouvons travailler sur le rêve.
Pas le petit objectif raisonnable construit pour ne surtout pas avoir peur.
Le vrai projet.
Celui qui correspond à nos valeurs.
Celui qui nous donne envie de nous lever.
Celui qui remet de l’énergie dans notre existence.
Ensuite, nous revenons dans la matière.
Parce qu’un rêve sans actions reste un rêve.
Qu’est-ce que je fais aujourd’hui ?
Qu’est-ce que j’arrête ?
Qu’est-ce que j’accepte ?
Qu’est-ce que je refuse désormais ?
Quelle première décision rapproche ma vie actuelle de celle que j’ai envie de construire ?
C’est ainsi que le rêve devient progressivement une direction, puis une réalité vécue.
Aujourd’hui, ma réussite ressemble surtout à de la liberté
Je pourrais mesurer ma réussite avec un chiffre d’affaires, un patrimoine, un nombre de clients ou n’importe quel indicateur extérieur.
Mais ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus.
Ma réussite, aujourd’hui, c’est de pouvoir me dire :
« Ce que je ne fais pas aujourd’hui, je pourrai le faire demain. »
C’est pouvoir voyager.
C’est organiser mon activité autour de ma vie plutôt que ma vie autour de mon activité.
C’est rencontrer des personnes partout en France.
C’est prendre le temps.
C’est observer.
C’est continuer à apprendre.
C’est pouvoir partir quelques jours parce que j’en ai envie.
C’est ressentir de plus en plus souvent cette sécurité intérieure qui me permet de ne pas paniquer dès que tout ne se déroule pas exactement comme prévu.
Et c’est peut-être ça, finalement, la plus grande transformation depuis 2016.
Je cherchais autrefois à sécuriser ma vie en contrôlant l’extérieur.
Aujourd’hui, je cherche d’abord cette sécurité à l’intérieur.
Et plus je la trouve, moins j’ai besoin de contrôler le reste.
Votre parcours ne décide pas obligatoirement de votre destination
Voilà ce que mon CAP de maçon, mon enfance à la campagne et toutes les étapes qui ont suivi m’ont finalement appris.
Nous partons tous de quelque part.
Avec une histoire.
Une éducation.
Des croyances.
Des blessures.
Des capacités.
Des peurs.
Des ressources.
Tout cela influence notre point de départ.
Mais notre point de départ n’est pas obligatoirement notre destination.
Alors plutôt que de vous demander uniquement pourquoi votre vie est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, je vous propose une autre question :
Si votre passé ne décidait plus de votre futur, quelle vie auriez-vous réellement envie de construire maintenant ?
Pour moi, c’est là que les choses deviennent passionnantes.
Parce que lorsque nous commençons à nous sentir suffisamment en sécurité pour regarder plus loin que ce que nous connaissons déjà, le champ des possibles devient immense.
Et la vie peut effectivement devenir magique avec un grand M.
Je vous souhaite beaucoup d’amour, de joie, d’abondance et surtout une vie qui vous ressemble.
Nous sommes #TousFormidable.












