À chaque instant nous avons le choix.

Avons-nous vraiment toujours le choix ?

Pendant longtemps, j’ai affirmé :

« Nous avons toujours le choix. »

Le choix de subir sa vie ou de vivre sa vie.

Le choix de rester ou de partir.

Le choix d’accepter ou de refuser.

Le choix de continuer comme hier ou de construire autre chose.

Aujourd’hui, je mettrais une nuance importante à cette affirmation.

Oui, nous avons souvent beaucoup plus de possibilités que nous ne l’imaginons.

Mais entre avoir théoriquement le choix et se sentir intérieurement capable de choisir, il existe parfois un monde.

Et dans cet espace se trouve, encore une fois, notre sécurité intérieure.

Pourquoi restons-nous dans une vie qui ne nous convient plus ?

Voilà une question que je me suis souvent posée en accompagnant des personnes depuis maintenant des années.

Pourquoi quelqu’un reste-t-il dans un travail qui l’épuise ?

Pourquoi reste-t-il avec un conjoint avec lequel il ne peut plus être lui-même ?

Pourquoi continue-t-il à accepter certaines situations alors qu’il répète depuis des mois, parfois des années, qu’il n’en peut plus ?

Vu de l’extérieur, la réponse semble évidente :

« Pars ! »

« Change de boulot ! »

« Dis non ! »

« Fais autre chose ! »

Facile à dire.

Parce que la personne qui prononce ces mots regarde la situation depuis son propre système de sécurité.

Pour celui qui vit la situation, partir peut signifier perdre un salaire.

Quitter son conjoint peut signifier se retrouver seul.

Dire non peut réveiller la peur de décevoir.

Changer de vie peut signifier entrer dans un inconnu qui semble beaucoup plus effrayant que l’inconfort actuel.

Voilà pourquoi nous pouvons rester très longtemps dans ce que j’appellerais un confort inconfortable.

Nous souffrons, mais nous connaissons cette souffrance.

Et parfois, l’être humain préfère inconsciemment une souffrance connue à un bonheur inconnu.

Comprendre ne suffit pas toujours à changer

C’est là que le développement personnel peut devenir un piège lorsqu’il reste exclusivement intellectuel.

Nous pouvons lire des dizaines de livres.

Regarder des centaines de vidéos.

Écouter des podcasts.

Réciter des mantras.

Faire des méditations guidées.

Accumuler les connaissances sur l’ego, les blessures, les émotions, les croyances, la loi d’attraction ou la spiritualité.

Et pourtant continuer exactement la même vie.

Je ne dis pas que ces outils sont inutiles.

Je dis simplement qu’il existe une différence fondamentale entre savoir et incarner.

Je peux savoir que je mérite une relation respectueuse et continuer à accepter l’irrespect.

Je peux savoir que mon travail me détruit et continuer à m’y rendre tous les matins.

Je peux savoir que j’ai besoin de ralentir et continuer à remplir chaque minute de mon agenda.

Je peux connaître par cœur toutes les théories sur le lâcher-prise et être incapable de lâcher quoi que ce soit.

Pourquoi ?

Parce que mon mental a compris quelque chose que mon système intérieur ne se sent pas encore suffisamment en sécurité pour vivre.

Alors, depuis quel endroit faisons-nous nos choix ?

C’est devenu pour moi une question essentielle.

Nous pensons choisir avec notre raison.

Mais derrière énormément de décisions se cachent nos peurs, notre histoire, nos croyances et notre besoin de sécurité.

Je veux partir, mais j’ai peur de manquer d’argent.

Je veux entreprendre, mais j’ai peur d’échouer.

Je veux rencontrer quelqu’un, mais j’ai peur de souffrir à nouveau.

Je veux m’affirmer, mais j’ai peur de ne plus être aimé.

Je veux être libre, mais j’ai peur de perdre ce que je possède.

Alors la vraie question n’est peut-être pas seulement :

« Quel choix dois-je faire ? »

Mais :

« Depuis quel endroit intérieur vais-je chercher cette réponse ? »

Depuis la peur ?

Depuis le besoin d’être rassuré ?

Depuis ce que les autres attendent de moi ?

Ou depuis ce qui est profondément important pour moi ?

Construire une direction plutôt que fuir sa vie

Il y a une autre chose que j’ai comprise.

Il est beaucoup plus difficile de quitter quelque chose lorsque nous ne savons pas vers quoi nous allons.

Dire :

« Je ne veux plus de ce travail »

ne donne pas encore une direction.

« Je ne veux plus de cette relation » non plus.

« Je ne veux plus de cette vie » encore moins.

Notre cerveau se retrouve devant du vide.

Et le vide peut faire peur.

C’est pour cela que j’aime travailler sur une projection à plusieurs années.

Qui ai-je envie d’être ?

Avec qui ai-je envie de partager ma vie ?

Dans quel environnement ai-je envie de me réveiller le matin ?

Comment ai-je envie de travailler ?

Quel rythme de vie me correspond ?

Quelle place ai-je envie de donner à l’argent ?

Combien de temps ai-je envie de consacrer à mes proches ?

Qu’est-ce que j’ai profondément envie d’apporter aux autres ?

Il ne s’agit pas de prédire exactement notre vie dans cinq ans.

Il s’agit de lui donner une direction.

Parce que lorsque la direction devient claire, énormément de décisions présentes deviennent beaucoup plus simples.

Est-ce que ce choix me rapproche ou m’éloigne de ma vie ?

Voilà alors un filtre extrêmement intéressant.

Cette décision me rapproche-t-elle de la personne que j’ai envie de devenir ?

Cette relation nourrit-elle la vie que je souhaite construire ?

Ce travail est-il compatible avec mes valeurs ?

Cette façon d’utiliser mon temps correspond-elle réellement à mes priorités ?

Est-ce que je suis en train de dire oui parce que j’en ai envie ou parce que j’ai peur de dire non ?

Il ne s’agit pas de tout envoyer promener du jour au lendemain.

Quitter un emploi, une relation ou modifier profondément sa vie peut avoir des conséquences très concrètes qui méritent d’être préparées.

La liberté ne consiste pas à agir impulsivement.

Elle consiste aussi à retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour ne plus laisser uniquement la peur décider à notre place.

Et la loi d’attraction dans tout ça ?

J’ai longtemps exprimé les choses ainsi :

Nous ne créons pas notre réalité uniquement avec ce que nous voulons, mais avec ce que nous vibrons.

Aujourd’hui, je pourrais également le dire autrement.

Lorsque nous commençons à nous sentir intérieurement plus en sécurité, notre rapport au monde change.

Nous remarquons des possibilités que nous n’aurions pas vues auparavant.

Nous rencontrons différemment les autres.

Nous osons davantage.

Nous refusons certaines situations.

Nous saisissons certaines opportunités.

Nous prenons des décisions différentes.

Nous cessons parfois d’investir notre énergie dans ce que nous ne voulons plus pour la concentrer sur ce que nous voulons construire.

Et nécessairement, notre réalité évolue.

C’est aussi cela, pour moi, devenir créateur de sa vie.

Arrêter de donner toute notre énergie à ce que nous ne voulons pas

Il y a quelques années, nous pouvions passer énormément de temps à polémiquer autour des masques, des vaccins, des décisions politiques ou des avis des uns et des autres.

Aujourd’hui, ce seront d’autres sujets.

Demain encore d’autres.

Nous pouvons passer notre existence entière à réagir à l’actualité.

Il y aura toujours quelque chose qui ne nous conviendra pas.

La question est de savoir combien d’énergie nous souhaitons lui donner.

Parce que pendant que je passe trois heures à m’énerver contre une décision sur laquelle je n’ai pratiquement aucune prise, je ne consacre pas ces trois heures à construire ce sur quoi j’ai réellement une influence.

Ma vie.

Mes relations.

Mon activité.

Mon environnement.

Mes projets.

Ma manière de prendre soin de moi.

La personne que je souhaite devenir.

Le choix commence peut-être ici

Nous n’avons pas le contrôle sur tout.

Nous ne choisissons pas tous les événements qui traversent notre existence.

Nous ne partons pas tous avec les mêmes cartes.

Et certaines situations limitent réellement notre marge de manœuvre.

Mais il reste une question qui mérite d’être posée :

Que puis-je choisir aujourd’hui, avec les cartes que j’ai actuellement en main ?

Peut-être que vous ne pouvez pas quitter votre travail demain.

Mais vous pouvez commencer à réfléchir à autre chose.

Peut-être que vous ne vous sentez pas encore capable de prendre une décision importante.

Mais vous pouvez commencer à comprendre ce qui vous retient.

Peut-être que votre rêve semble aujourd’hui inaccessible.

Mais vous pouvez faire un premier choix qui va dans sa direction.

Et chaque fois que nous développons notre sécurité intérieure, notre champ des possibles s’agrandit.

Alors je ne vous demanderai pas simplement :

« Est-ce que vous choisissez de subir ou de vivre ? »

Je préfère vous demander :

Quelle décision prendriez-vous aujourd’hui si vous ne laissiez plus uniquement la peur choisir à votre place ?

C’est peut-être ici que commence véritablement le choix.

Et c’est peut-être ici que nous découvrons à quel point nous sommes #TousFormidable.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction