L’univers est un et indivisible
Et si nous arrêtions de chercher notre puissance à l’extérieur de nous ?
Pendant longtemps, j’ai parlé d’âmes, de contrats d’âmes, de guides, d’anges, d’archanges, de karma, de taux vibratoire, de Source, d’Univers…
Tout un vocabulaire qui permet de mettre des mots sur des choses que nous ressentons parfois sans vraiment pouvoir les expliquer.
Mais aujourd’hui, j’ai envie d’aller à l’essence-ciel.
Parce qu’à force de mettre des noms partout, nous risquons de recréer exactement ce dont nous cherchons à nous libérer : des séparations, des croyances, des protocoles et surtout des réponses à chercher à l’extérieur de nous.
Alors que mon expérience m’amène toujours au même endroit :
tout part de soi pour revenir à soi.
Et si tout était simplement énergie ?
Lorsque nous parlons de « mon âme » et de « ton âme », nous créons déjà mentalement deux entités distinctes.
Moi ici.
Toi là-bas.
Et entre les deux, une séparation.
Pourtant, dans ma vision spirituelle, nous faisons partie d’un même Tout.
Nous sommes évidemment des individus différents dans notre expérience humaine, avec notre corps, notre histoire, notre personnalité et notre libre arbitre.
Mais derrière cette individualité, j’aime considérer que nous participons tous à quelque chose de beaucoup plus vaste.
Appelez cela la Vie.
La Source.
Dieu.
L’Univers.
Le champ.
L’Amour.
Ou ne lui donnez aucun nom.
Le mot m’intéresse finalement beaucoup moins que l’expérience intérieure.
Certaines personnes entrent dans notre vie… puis en sortent
Nous avons tous vécu cela.
Une personne arrive dans notre existence et quelque chose se passe immédiatement.
Une relation se crée.
Amicale, professionnelle, sentimentale ou simplement humaine.
Cette personne nous apporte quelque chose.
Elle nous confronte parfois à une partie de nous-mêmes.
Elle nous permet de comprendre quelque chose.
Elle nous accompagne pendant quelques mois, quelques années ou plusieurs décennies.
Puis nos chemins peuvent se séparer.
À une époque, j’aurais peut-être expliqué cela par un contrat d’âme ou par deux fréquences vibratoires qui ne sont plus alignées.
Aujourd’hui, j’aime surtout observer ce que cette rencontre a produit en moi.
Qui étais-je lorsque cette personne est entrée dans ma vie ?
Qui suis-je aujourd’hui ?
Qu’est-ce que cette relation m’a permis de découvrir sur moi ?
Parce que nous changeons.
Nos besoins changent.
Nos valeurs évoluent.
Notre niveau de sécurité intérieure évolue également.
Et certaines relations qui correspondaient parfaitement à la personne que nous étions ne correspondent plus nécessairement à celle que nous devenons.
Cela ne signifie pas que l’autre est devenu « mauvais ».
Cela ne signifie pas non plus que nous sommes devenus « meilleurs ».
Nos chemins peuvent simplement ne plus aller dans la même direction.
La gratitude permet de ne pas transformer chaque séparation en guerre
C’est ici que la gratitude prend tout son sens pour moi.
Pas comme un mantra.
Pas comme une obligation spirituelle consistant à répéter :
« Merci, merci, merci… »
alors qu’intérieurement nous sommes encore remplis de colère.
Parce que nous pouvons prononcer tous les mots du monde, si notre corps raconte autre chose, les mots ne suffisent pas.
La gratitude dont je parle est un état intérieur.
Pouvoir regarder une relation terminée et reconnaître sincèrement :
« Cette personne a fait partie de mon chemin. Quelque chose a existé entre nous. Aujourd’hui, nos chemins se séparent et je peux continuer le mien. »
Cela ne nécessite pas de nier ce qui a été difficile.
Cela ne signifie pas davantage accepter l’inacceptable.
La gratitude ne demande pas d’effacer notre histoire.
Elle permet simplement de ne pas continuer à transporter éternellement cette histoire avec nous.
Le piège des solutions spirituelles extérieures
Il existe cependant quelque chose qui m’interpelle dans le monde du développement personnel et de la spiritualité.
Nous quittons parfois une dépendance extérieure pour en créer une autre.
Nous ne demandons plus la réponse à notre entourage…
mais à un guide.
Nous ne cherchons plus notre sécurité dans notre conjoint…
mais dans une pierre.
Nous ne demandons plus à quelqu’un de décider pour nous…
mais à un oracle.
Nous ne cherchons plus à contrôler la vie avec notre mental…
mais avec des rituels.
Et finalement, la mécanique peut rester exactement la même :
« J’ai besoin de quelque chose d’extérieur à moi pour me sentir en sécurité. »
Voilà la question qui m’intéresse aujourd’hui.
Non pas de savoir si les anges existent.
Non pas de savoir si les guides existent.
Non pas de savoir si Dieu existe sous telle ou telle forme.
Chacun est libre de ses croyances.
La question que je trouve beaucoup plus intéressante est :
Depuis quel endroit intérieur vais-je chercher cette réponse ?
Croire peut produire une expérience très réelle
Prenons l’exemple de l’archange Mickaël.
Une personne qui possède une foi profonde dans cette figure spirituelle peut ressentir énormément de choses lorsqu’elle l’invoque.
Une présence.
De la chaleur.
Un apaisement.
Un sentiment de protection.
Une émotion extrêmement forte.
Quelqu’un d’autre ne ressentira absolument rien.
Cela ne m’intéresse plus tellement de déterminer lequel des deux a « raison ».
Ce qui m’intéresse, c’est ce qui se produit intérieurement chez la personne.
Est-ce que cette pratique lui permet de retrouver de la confiance ?
De diminuer sa peur ?
De retrouver de la sérénité ?
De se reconnecter à elle-même ?
Ou devient-elle incapable d’avancer sans demander systématiquement l’autorisation ou la protection d’une entité extérieure ?
La différence est fondamentale.
Parce que dans le premier cas, la croyance peut devenir un support.
Dans le second, elle peut devenir une dépendance.
Le cœur plutôt que le protocole
C’est pour cela que je reviens continuellement au cœur.
Pas nécessairement au cœur comme une explication scientifique de tous nos comportements.
Je parle de cet endroit intérieur où nous cessons pendant quelques instants de tout analyser.
Nous ressentons.
Nous observons.
Nous écoutons ce qui se passe en nous.
Sans immédiatement chercher une réponse sur Internet.
Sans demander à Pierre, Paul ou Jacques.
Sans tirer une carte.
Sans réciter automatiquement une phrase.
Sans chercher un nouveau protocole.
Nous revenons simplement à nous.
Et quelque chose devient souvent beaucoup plus clair.
C’est aussi cela, pour moi, la sécurité intérieure
Plus ma sécurité dépend d’un élément extérieur, plus elle est fragile.
Parce que cet élément peut disparaître.
Une personne peut partir.
Une relation peut se terminer.
Un travail peut s’arrêter.
Une situation financière peut évoluer.
Une croyance peut être remise en question.
Même certaines certitudes que nous pensions acquises peuvent s’effondrer.
Si toute ma sécurité reposait dessus, je m’effondre avec elles.
Mais lorsque j’apprends progressivement à retrouver en moi un espace dans lequel je peux accueillir ce qui arrive, ressentir mes émotions et continuer à avancer, quelque chose change.
Je n’ai plus besoin de contrôler autant l’extérieur pour me sentir en sécurité à l’intérieur.
Et paradoxalement, c’est peut-être à ce moment-là que je commence réellement à me sentir libre.
Vous pouvez appeler cela comme vous voulez
Amour inconditionnel.
Source.
Foi.
Énergie.
Conscience.
Présence.
Sécurité intérieure.
Finalement, les mots restent des mots.
Ce qui m’intéresse, c’est ce que vous expérimentez.
Est-ce que cela vous permet d’être davantage vous-même ?
Est-ce que cela vous permet de prendre des décisions qui vous ressemblent ?
Est-ce que cela vous permet d’aimer sans vous abandonner ?
Est-ce que cela vous permet de traverser l’incertitude sans remettre immédiatement votre pouvoir entre les mains de quelqu’un d’autre ?
Est-ce que cela vous permet de vivre davantage en accord avec ce qui compte profondément pour vous ?
Parce que nous pouvons passer notre vie à chercher le bon mot pour définir l’énergie qui nous dépasse.
Ou nous pouvons commencer à observer ce qui se passe réellement en nous.
Et peut-être découvrir que cette puissance que nous cherchions dans les anges, les guides, les objets, les rituels, les autres ou même dans certaines méthodes…
était aussi un chemin pour revenir à nous-mêmes.
Vous êtes libre de l’appeler Dieu, Univers, Source, énergie, amour ou autrement.
Moi, ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est la question suivante :
Est-ce que ce en quoi je crois renforce ma sécurité intérieure, ou est-ce que cela me rend encore dépendant de quelque chose d’extérieur à moi ?
Parce qu’au bout du compte, peu importe le nom que nous donnons à ce qui nous dépasse.
Le chemin revient toujours au même endroit :
à l’intérieur de soi.
Nous sommes #TousFormidable.












