La matière appartient au passé

Loi d’attraction : pourquoi regarder sans cesse ta réalité actuelle peut t’empêcher d’en créer une nouvelle

La loi d’attraction est souvent mal comprise.

Beaucoup pensent qu’il suffit de vouloir quelque chose très fort, de penser positif, de visualiser son rêve quelques minutes par jour ou de répéter des affirmations pour créer une nouvelle réalité.

Pourtant, dans ma compréhension et mon expérience de la loi d’attraction, nous n’attirons pas ce que nous voulons.

Nous attirons ce que nous sommes.

Autrement dit, ce n’est pas seulement l’intention posée consciemment qui compte, mais l’état intérieur depuis lequel nous vivons le reste de notre journée.

Et c’est précisément ici que la sécurité intérieure prend toute son importance.

Parce que nous pouvons vouloir créer un nouveau futur tout en passant nos journées à réagir émotionnellement à notre situation actuelle.

Nous voulons l’abondance, mais nous regardons notre compte bancaire avec peur.

Nous voulons une relation harmonieuse, mais nous vivons dans la crainte de perdre l’autre.

Nous voulons développer notre activité, mais chaque absence de résultat nous fait douter de notre valeur.

Nous voulons être libres, mais nous prenons toutes nos décisions pour nous protéger.

Alors depuis quel endroit intérieur sommes-nous réellement en train de créer ?

La matière appartient au passé

C’est une idée fondamentale dans ma manière d’aborder la loi d’attraction :

la matière appartient au passé.

Tout ce que tu observes aujourd’hui dans ta réalité — ta situation financière, professionnelle, relationnelle, ton environnement — est déjà là.

C’est la partie visible de ton histoire.

Je considère donc la matière comme un tableau de bord.

Elle peut me donner des informations extrêmement intéressantes sur ce que j’ai créé, choisi ou entretenu jusqu’ici. Mais si je regarde constamment ce tableau de bord avec colère, frustration ou peur, je reste émotionnellement attaché à ce que je voudrais justement quitter.

Prenons une situation financière difficile.

Je regarde mon compte.

J’ai peur.

Cette peur déclenche des pensées.

Ces pensées influencent mes décisions.

Je vais peut-être accepter quelque chose que je ne veux pas réellement, baisser mes prix, travailler davantage, me disperser ou chercher désespérément une solution à l’extérieur.

Pourquoi ?

Parce que je ne suis plus en sécurité intérieure.

Je suis en réaction face à la matière.

Et plus je réagis, plus je risque de reproduire les comportements qui ont participé à créer ma situation actuelle.

C’est ainsi que les schémas peuvent se répéter.

Quand nous ne sommes plus en sécurité, nous cherchons à contrôler

C’est probablement l’une des choses les plus importantes que j’ai comprises dans mon parcours.

Lorsque nous nous sentons intérieurement en sécurité, nous pouvons observer une situation avec davantage de recul, écouter ce que nous ressentons et faire des choix plus conscients.

Lorsque cette sécurité disparaît, le mental reprend facilement les commandes.

Il veut contrôler.

Il veut anticiper.

Il veut se défendre.

Il veut avoir raison.

Il veut trouver un responsable.

Il veut surtout faire disparaître le danger le plus rapidement possible.

Et je connais particulièrement bien ce mécanisme.

Entre 2011 et 2015, je me suis battu dans la matière

J’ai traversé durant cette période une succession de conflits et de procédures judiciaires autour de mon activité professionnelle.

Il y avait mes associés.

Il y avait les décisions prises.

Il y avait ce que je considérais comme profondément injuste.

Et il y avait surtout ma réaction à tout cela.

J’étais en colère.

Je nourrissais énormément de ressentiments.

Je voulais me défendre, démontrer, justifier, prouver que j’avais raison.

À l’époque, tout cela me paraissait parfaitement légitime.

Je regardais essentiellement ce que les autres avaient fait et ce que la situation extérieure était en train de me faire vivre.

Mais quelque chose s’était produit intérieurement :

j’avais perdu ma sécurité.

Et lorsque j’ai perdu cette sécurité intérieure, j’ai également perdu une partie de ma capacité à créer.

Je n’étais plus connecté à l’ambition initiale du projet.

Je n’étais plus dans la vision.

Je n’étais plus dans cette énergie qui m’avait permis de construire.

J’étais dans la peur de perdre ce qui existait déjà.

Toute mon attention était absorbée par la matière.

Et l’énergie se développe là où nous portons notre attention.

J’ai moi aussi participé à la destruction de ce projet

Cette phrase aurait été extrêmement difficile à entendre à l’époque.

Aujourd’hui, je peux la prononcer.

Cela ne signifie absolument pas que les autres protagonistes n’avaient aucune responsabilité dans les événements.

Chacun a fait ses choix.

Mais pendant longtemps, regarder exclusivement la responsabilité des autres m’empêchait de regarder la mienne.

Or, tant que mon bien-être dépend de ce que les autres auraient dû faire différemment, je leur donne une partie considérable de mon pouvoir.

J’ai donc fini par regarder autre chose :

qu’est-ce que moi, je nourrissais dans cette situation ?

De la colère.

De la peur.

Du ressentiment.

Une volonté de me défendre.

Une volonté d’avoir raison.

Une peur énorme de perdre.

Toute mon énergie créatrice était focalisée sur ce que je ne voulais plus.

Je voulais sauver le projet, mais intérieurement je vibrais quotidiennement sa destruction.

C’est ici que la responsabilité devient, pour moi, une porte vers la liberté.

Non pas la culpabilité.

La responsabilité.

La sécurité intérieure permet de sortir du combat

Lorsque nous ne nous sentons pas en sécurité, nous cherchons naturellement des garanties à l’extérieur.

Un revenu.

Une personne.

Une entreprise.

Un statut.

Une reconnaissance.

Une décision de justice.

Une validation.

Nous pensons alors :

« Lorsque cela sera réglé, j’irai mieux. »

Mais cela signifie que nous conditionnons notre état intérieur à une modification de l’extérieur.

Et si nous inversions le processus ?

Et si je retrouvais d’abord suffisamment de sécurité en moi pour pouvoir regarder la situation extérieure sans qu’elle prenne possession de toute mon énergie ?

C’est là que quelque chose peut commencer à changer.

Je peux observer la matière sans devenir la matière.

Je peux reconnaître une difficulté financière sans devenir intérieurement le manque.

Je peux vivre un conflit sans nourrir continuellement la guerre en moi.

Je peux constater qu’un projet ne fonctionne pas comme prévu sans remettre immédiatement en question ma valeur personnelle.

Et surtout, je peux recommencer à choisir.

Sortir du passé ne signifie pas nier le passé

Il ne s’agit évidemment pas de faire semblant.

Une blessure existe.

Un conflit a existé.

Une perte financière existe.

Une séparation existe.

Une situation professionnelle compliquée existe.

La spiritualité ne devrait jamais servir à nier la réalité.

Mais nous pouvons faire une différence fondamentale entre observer ce qui existe et continuer à le nourrir émotionnellement chaque jour.

La matière peut devenir une information plutôt qu’une condamnation.

Elle me montre simplement d’où je viens.

Elle n’est pas obligée de décider où je vais.

Revenir à l’Être pour recommencer à créer

Lorsque j’ai progressivement cessé de lutter contre ma réalité, j’ai pu récupérer une énergie considérable.

J’ai recommencé à écouter.

À ressentir.

À observer mes propres fonctionnements.

À poser de nouvelles intentions.

À reconstruire depuis l’intérieur.

Et c’est là que la sécurité intérieure rejoint directement, pour moi, la loi d’attraction.

Plus je suis en sécurité en moi, moins j’ai besoin que l’extérieur me rassure.

Moins j’ai besoin que l’extérieur me rassure, moins je contrôle.

Moins je contrôle, davantage je suis disponible pour percevoir les opportunités, écouter mon intuition et agir depuis un endroit plus juste.

Je ne cherche plus frénétiquement à modifier la matière.

Je change l’endroit intérieur depuis lequel j’entre en relation avec elle.

Et naturellement, mes choix changent.

Le pouvoir des énergies dans notre vie

C’est exactement cette expérience que je souhaite transmettre pendant ma journée transformationnelle :

« Le pouvoir des énergies dans notre vie ».

Nous allons prendre le temps d’expérimenter et de comprendre comment nous pouvons encore alimenter notre passé sans nous en rendre compte, pourquoi certaines situations se répètent et comment revenir dans l’instant présent pour retrouver notre pouvoir de décision et de création.

L’objectif n’est pas d’apprendre dix nouveaux concepts spirituels à ranger dans une case supplémentaire du cerveau.

C’est de vivre l’expérience.

Parce que nous pouvons lire pendant dix ans que tout part de soi sans jamais réellement observer depuis quel endroit intérieur nous faisons nos choix.

Et parfois, une expérience suffit pour voir quelque chose que nous ne voyions plus.

Prochaines journées :

A voir sur TousFormidable.com

Si tu veux retenir une seule chose de cet article, retiens celle-ci :

La matière te montre d’où tu viens. Elle n’a pas à décider où tu vas.

Lorsque tu regardes ton présent depuis la peur, tu risques de continuer à construire depuis la peur.

Lorsque tu retrouves suffisamment de sécurité intérieure pour ne plus être continuellement en réaction face à ce que tu vois, un nouvel espace apparaît.

Celui du choix.

Celui de la création.

Celui de l’Être.

Et le point de bascule n’est ni demain, ni à la prochaine pleine lune, ni lorsque toutes les conditions extérieures seront enfin réunies.

Il est toujours ici et maintenant.

Stéphane Bride-Bonnot

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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