« Essayer » est un mot à bannir de votre vocabulaire

Arrêtez d’essayer : commencez à faire

« Je vais essayer. »

Nous avons probablement tous prononcé cette phrase des centaines de fois.

Je vais essayer de changer de travail. Je vais essayer de faire du sport. Je vais essayer de mieux manger. Je vais essayer de lancer mon projet. Je vais essayer de prendre davantage soin de moi. Je vais essayer de dire non. Je vais essayer de changer.

Le problème, c’est que derrière ce petit mot apparemment anodin se cache parfois une formidable porte de sortie.

Parce qu’essayer ne signifie pas nécessairement décider.

Lorsque vous dites « je vais essayer », vous vous autorisez déjà deux possibilités : faire ou ne pas faire.

Et lorsque ce que vous envisagez vient bousculer votre sécurité, il devient particulièrement tentant de choisir la seconde.

Pourquoi notre cerveau préfère-t-il souvent ce qu’il connaît ?

Notre cerveau n’est pas notre ennemi.

Il cherche notamment à économiser ses ressources, à automatiser ce qui peut l’être et à anticiper ce qui pourrait représenter une menace.

C’est extrêmement utile.

Grâce à cela, nous n’avons pas besoin de réapprendre chaque matin à marcher, à nous habiller ou à effectuer tous les gestes habituels de notre quotidien.

Mais ce fonctionnement peut également participer à notre résistance au changement.

Changer signifie souvent rencontrer quelque chose d’inconnu.

Et l’inconnu peut réveiller nos peurs.

Quitter un emploi qui ne nous convient plus, lancer une activité, mettre fin à une relation, prendre la parole, poser une limite ou simplement modifier une vieille habitude peut venir remettre en question l’équilibre que nous connaissons.

Même lorsque cet équilibre ne nous rend plus heureux.

C’est là qu’intervient ce que nous appelons souvent la zone de confort.

La zone de confort n’est pas nécessairement confortable

C’est une distinction importante.

Votre zone de confort n’est pas forcément l’endroit dans lequel vous êtes bien.

C’est surtout l’endroit que vous connaissez.

Vous pouvez parfaitement être malheureux dans une situation et continuer à y rester pendant des années parce qu’elle est devenue familière.

Vous connaissez votre travail, même si vous ne l’aimez plus.

Vous connaissez cette relation, même si elle ne vous nourrit plus.

Vous connaissez vos habitudes, même si elles ne correspondent plus à la personne que vous souhaitez devenir.

Vous savez comment fonctionne votre quotidien.

Et cette prévisibilité procure une forme de sécurité.

Voilà pourquoi la notion de sécurité intérieure est tellement importante lorsqu’on parle de changement.

Plus nous dépendons de ce qui est connu pour nous sentir en sécurité, plus sortir de notre zone de confort devient difficile.

« Je vais essayer » permet parfois de rester en sécurité

Imaginez que vous souhaitiez créer un projet depuis plusieurs années.

Vous dites :

« Un jour, je vais essayer. »

Cette formulation ne vous engage pas vraiment.

Vous pouvez commencer demain.

La semaine prochaine.

Quand vous aurez davantage de temps.

Quand les enfants seront plus grands.

Quand vous aurez suffisamment d’argent.

Quand vous vous sentirez prêt.

Et les années passent.

Ce n’est pas nécessairement parce que vous manquez de volonté.

C’est parfois parce qu’une partie de vous considère encore le passage à l’action comme dangereux.

Que se passera-t-il si j’échoue ?

Que vont penser les autres ?

Et si je perds de l’argent ?

Et si je découvre que je ne suis finalement pas capable ?

Mais il existe également une autre peur, beaucoup moins souvent évoquée :

Que se passera-t-il si ça fonctionne ?

Parce que réussir implique aussi du changement.

Et notre système intérieur peut préférer une situation insatisfaisante mais connue à une situation potentiellement formidable mais totalement inconnue.

Faire ne signifie pas tout bouleverser

Lorsqu’on entend « arrêtez d’essayer et faites », nous pouvons imaginer qu’il faut immédiatement prendre une décision énorme.

Ce n’est pas ce que je veux dire.

Faire peut commencer très petit.

Vous voulez changer de métier ?

Faire ne signifie pas nécessairement poser votre démission demain matin. Cela peut simplement consister à prendre un rendez-vous, vous renseigner sur une formation ou consacrer une heure cette semaine à explorer une piste.

Vous souhaitez retrouver une meilleure hygiène de vie ?

Inutile de transformer l’intégralité de votre quotidien en vingt-quatre heures. Commencez par une action précise.

Vous avez un projet ?

Écrivez la première page.

Passez le premier appel.

Créez le premier document.

Prenez le premier rendez-vous.

La sécurité intérieure se construit aussi par l’expérience.

Chaque petite action accomplie envoie une nouvelle information : « Je suis capable d’avancer dans quelque chose que je ne maîtrise pas complètement. »

Et progressivement, l’inconnu devient moins menaçant.

N’attendez pas de ne plus avoir peur

C’est probablement l’un des pièges les plus importants.

Nous pensons parfois que nous passerons à l’action lorsque nous nous sentirons enfin prêts.

Mais ce moment peut ne jamais arriver.

Parce que la confiance ne précède pas toujours l’action.

Très souvent, elle se construit grâce à l’action.

Nous faisons un premier pas malgré l’inconfort.

Puis un deuxième.

Nous découvrons que nous sommes capables de nous adapter.

Notre sécurité intérieure augmente.

Et ce qui paraissait immense quelques semaines auparavant devient progressivement normal.

Le courage ne consiste donc pas à ne plus avoir peur.

Il consiste à ne plus laisser systématiquement la peur décider à notre place.

Remplacez « essayer » par une décision

La prochaine fois que vous vous entendrez dire :

« Je vais essayer… »

Arrêtez-vous quelques secondes.

Et demandez-vous :

Qu’est-ce que je peux réellement faire ?

Pas demain.

Pas lorsque toutes les conditions seront parfaites.

Pas lorsque vous n’aurez plus peur.

Quelle est l’action concrète que vous pouvez réaliser maintenant ou planifier précisément ?

Il existe une différence considérable entre :

« Je vais essayer de reprendre le sport. »

et :

« Je vais marcher trente minutes demain à 18 heures. »

Entre :

« Je vais essayer de développer mon activité. »

et :

« Demain matin, je contacte trois personnes. »

Dans le premier cas, vous exprimez une intention.

Dans le second, vous prenez une décision.

Et notre vie ne change pas uniquement grâce à ce que nous comprenons ou à ce que nous souhaitons.

Elle change aussi lorsque nous commençons à agir différemment.

Alors oui, vous pourriez essayer pendant très longtemps et rester exactement au même endroit.

Ou vous pouvez commencer par une action, même minuscule.

Une action qui vous fait peut-être sortir légèrement de votre zone de confort, mais suffisamment petite pour que votre sécurité intérieure puisse suivre le mouvement.

Il est peut-être temps de ne plus essayer.

Il est temps de faire.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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