Nous devenons ce dont nous nous nourrissons.

Nous devenons ce que nous consommons : de quoi vous nourrissez-vous chaque jour ?

Tout ce que nous faisons entrer dans notre vie nous influence.

La nourriture que nous mangeons, évidemment.

Mais aussi les images que nous regardons.

Les conversations auxquelles nous participons.

Les informations que nous écoutons.

Les personnes que nous fréquentons.

Les contenus que nous faisons défiler chaque jour sur notre téléphone.

Les lieux dans lesquels nous passons notre temps.

Nous devenons, en partie, ce que nous consommons.

Lorsque j’ai écrit la première version de cet article, j’abordais essentiellement cette question sous l’angle énergétique. Je considérais que chaque chose possédait une vibration et que ce que nous absorbions faisait monter ou descendre notre propre niveau vibratoire, jusqu’à modifier ce que nous attirions dans notre réalité.

Aujourd’hui, je conserve cette lecture dans ma spiritualité, mais j’y ajoute quelque chose de beaucoup plus concret : ce que nous consommons influence directement notre état intérieur et peut renforcer notre sécurité ou, au contraire, maintenir notre système en alerte.

La nourriture est aussi une manière de prendre soin de soi

Commençons par l’alimentation.

Pendant longtemps, j’ai été assez radical sur ce sujet.

Je considérais que manger de la « malbouffe » parce que nous pensions ne pas avoir suffisamment d’argent ou de temps révélait nécessairement un manque de respect envers soi-même.

Je serais beaucoup plus nuancé aujourd’hui.

Tout le monde ne dispose pas du même budget, du même temps, du même environnement, des mêmes connaissances ou du même rapport à l’alimentation.

Et manger occasionnellement quelque chose que nous considérons comme moins équilibré ne signifie évidemment pas que nous ne nous aimons pas.

En revanche, une question reste intéressante :

Quelle place est-ce que j’accorde à mon propre bien-être dans mes choix quotidiens ?

Manger davantage en conscience.

Prendre le temps de mastiquer.

Écouter sa faim et sa satiété.

Choisir lorsque c’est possible des aliments qui nous conviennent.

Prendre un véritable repas plutôt que manger continuellement en faisant autre chose.

Tout cela peut devenir une manière très concrète de se dire :

« Je mérite que l’on prenne soin de moi, y compris lorsque celui qui doit prendre soin de moi, c’est moi. »

Mais nous ne mangeons pas uniquement avec notre bouche

C’est probablement la partie la plus importante de cet article.

Nous faisons entrer énormément de choses en nous sans jamais nous demander si elles nous nourrissent.

Prenez simplement votre téléphone.

En quelques minutes, vous pouvez absorber :

une guerre,

une catastrophe,

un conflit politique,

une polémique,

une vidéo anxiogène,

la réussite professionnelle de quelqu’un,

les vacances extraordinaires d’un autre,

une dispute entre inconnus,

un fait divers dramatique.

Puis vous reposez votre téléphone.

Et vous dites :

« Je ne sais pas pourquoi, mais aujourd’hui je me sens tendu. »

Nous sommes extrêmement vigilants sur la composition de certains aliments et parfois beaucoup moins sur la composition de notre alimentation mentale quotidienne.

Informer n’est pas le problème

Je citais autrefois certaines chaînes de télévision en les opposant à des programmes consacrés à la nature.

L’idée n’est pas de décider qu’un média est « mauvais » et qu’un documentaire est « bon ».

S’informer peut être parfaitement utile.

Regarder une série également.

Parler de politique aussi.

La question est plutôt :

qu’est-ce que cela produit en moi et quelle quantité est-ce que j’en consomme ?

Il existe une différence entre regarder les informations pour comprendre un événement et rester plusieurs heures plongé dans une succession de contenus qui maintiennent notre attention sur la menace.

Il existe une différence entre discuter d’un désaccord politique et passer la soirée à essayer de convaincre quelqu’un qui ne changera probablement pas d’avis.

Il existe une différence entre se divertir devant une série et utiliser systématiquement les écrans pour ne jamais se retrouver seul avec soi-même.

Le contenu n’est donc pas le seul sujet.

Notre relation à ce contenu l’est tout autant.

Pourquoi sommes-nous attirés par certains contenus ?

C’est ici que la sécurité intérieure devient passionnante.

Lorsque nous sommes insécures, nous pouvons chercher énormément d’informations.

Nous vérifions.

Nous comparons.

Nous voulons comprendre.

Nous cherchons ce qui pourrait arriver.

Nous lisons les commentaires.

Nous consultons encore une analyse.

Puis une autre.

Nous avons parfois l’impression de nous informer alors que nous essayons surtout de nous rassurer.

Le problème, c’est que cette recherche de sécurité peut produire exactement l’effet inverse.

Plus nous cherchons la certitude, plus nous découvrons de nouvelles raisons de nous inquiéter.

Ce qui te protège aujourd’hui est peut-être ce qui te bloque demain.

La consommation d’informations peut ainsi devenir une protection qui entretient elle-même l’insécurité qu’elle essaie de calmer.

Nos conversations nous nourrissent également

Observez maintenant les conversations auxquelles vous participez.

De quoi parlez-vous lorsque vous retrouvez vos proches ?

Des autres ?

Des problèmes ?

De ce qui ne va pas ?

De ce qui vous fait peur ?

De vos projets ?

De vos idées ?

De ce que vous avez découvert récemment ?

De ce qui vous émerveille ?

Toutes les conversations n’ont évidemment pas besoin d’être profondes ou spirituelles.

Nous avons aussi besoin de rire, de raconter des bêtises et de parler de choses sans importance.

Mais certaines conversations nous laissent légers.

D’autres nous épuisent.

Certaines personnes nous permettent d’être authentiques.

Avec d’autres, nous avons constamment l’impression de devoir surveiller ce que nous disons.

Et là encore, une question apparaît :

pourquoi continuons-nous parfois à fréquenter des environnements qui nous font systématiquement du mal ?

La réponse peut être la peur.

Peur d’être seul.

Peur de déplaire.

Peur de perdre une relation.

Peur de ne plus appartenir au groupe.

Notre sécurité intérieure influence donc aussi ce que nous acceptons de laisser entrer dans notre vie.

La nature : une nourriture que nous oublions

Il existe enfin une nourriture à laquelle j’accorde depuis longtemps une place particulière : la nature.

Marcher.

Respirer.

Observer.

Entendre les oiseaux.

Sentir le vent.

Regarder un arbre plutôt qu’un écran.

Nous n’avons pas besoin d’attribuer à cette expérience une propriété mystique pour constater qu’elle peut profondément modifier notre état.

Deux heures à marcher dans la nature ne produisent généralement pas la même expérience intérieure que deux heures passées à participer à une polémique sur les réseaux sociaux.

Et pourtant, nous pouvons consacrer spontanément énormément de temps à la seconde activité et expliquer ensuite que nous n’avons pas le temps pour la première.

Nos choix racontent aussi nos priorités.

Choisir ce que nous laissons entrer

Nous ne pouvons pas contrôler tout ce qui nous entoure.

Nous entendrons parfois une conversation que nous n’avons pas choisie.

Nous apprendrons de mauvaises nouvelles.

Nous rencontrerons des personnes difficiles.

Nous mangerons parfois rapidement.

La sécurité intérieure ne consiste pas à construire autour de soi une bulle parfaitement pure dans laquelle rien de désagréable ne pourrait entrer.

Ce serait encore une manière de chercher à contrôler l’extérieur.

Elle consiste plutôt à développer notre capacité à choisir davantage consciemment ce qui mérite notre attention.

Qu’est-ce que je mange ?

Qu’est-ce que je regarde ?

Qu’est-ce que j’écoute ?

Avec qui est-ce que je passe mon temps ?

À quoi est-ce que je donne deux heures de ma journée ?

Et surtout :

est-ce que ce que je consomme nourrit la personne que j’ai envie de devenir, ou seulement les protections que j’ai mises en place pour me rassurer, m’occuper ou éviter de me retrouver avec moi-même ?

Nous ne sommes pas uniquement ce que nous mangeons.

Nous sommes aussi façonnés par ce que nous regardons, ce que nous écoutons, ce que nous répétons et ce à quoi nous choisissons de donner notre attention.

Alors sans chercher la perfection, peut-être pouvons-nous simplement devenir plus vigilants sur notre alimentation au sens large.

Parce que prendre soin de ce qui entre en nous, c’est aussi une manière très concrète de construire notre sécurité intérieure.

Nous devenons ce que nous consommons.

Choisissons donc, autant que possible, ce qui nous nourrit réellement.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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