Notre vie est notre création

Reprendre le pouvoir sur sa vie : vous ne contrôlez pas tout, mais vous pouvez choisir votre rôle

Imaginez votre vie comme un film.

Vous êtes à la fois le réalisateur, le metteur en scène, le cameraman et l’acteur principal.

Vous écrivez une partie du scénario.

Vous choisissez certains décors.

Vous faites une partie du casting.

Vous décidez où placer la caméra et, surtout, sur quoi vous allez faire la mise au point.

Cette image me plaît parce qu’elle nous rappelle une chose essentielle : nous avons beaucoup plus de pouvoir sur notre vie que nous ne le pensons parfois.

Pas un pouvoir absolu.

Nous ne choisissons pas tout ce qui nous arrive.

Mais nous pouvons reprendre progressivement du pouvoir sur nos décisions, notre attention, nos comportements et la manière dont nous répondons à ce qui nous arrive.

Et c’est précisément là que commence la sécurité intérieure.

Vous n’écrivez pas l’intégralité du scénario

Je veux commencer par cette nuance, parce qu’elle est importante.

Nous ne choisissons pas notre vie comme nous choisirions intégralement le scénario d’un film.

Nous ne décidons pas de chaque événement.

Nous ne contrôlons pas les décisions des autres.

Nous pouvons subir une séparation, une maladie, un accident, une crise économique, un licenciement ou une multitude d’événements que nous n’avons ni demandés ni provoqués.

Reprendre le pouvoir sur sa vie ne signifie donc pas devenir responsable de tout ce qui arrive.

Cela signifie se demander :

« Maintenant que cette situation existe, quelle marge de manœuvre me reste-t-il ? »

C’est cette marge de manœuvre qui change tout.

Où placez-vous votre caméra ?

Imaginez deux personnes confrontées à la même journée difficile.

La première rentre chez elle et pense uniquement aux trois choses qui se sont mal passées.

La seconde reconnaît ces difficultés mais remarque également la conversation agréable qu’elle a eue, le problème qu’elle a réussi à résoudre et le moment de calme qu’elle a vécu.

La journée est la même.

Mais la caméra n’est pas orientée au même endroit.

Cela ne signifie pas qu’il faut nier le négatif.

Si quelque chose va mal, regardons-le.

Si une situation doit être réglée, réglons-la.

Mais une fois l’information obtenue, avons-nous besoin de maintenir la caméra dessus pendant les six heures suivantes ?

Notre attention influence fortement notre expérience.

Et reprendre le pouvoir consiste aussi à choisir consciemment ce que nous allons continuer à nourrir.

Nous ne choisissons pas toujours nos émotions

J’écrivais autrefois :

« Nous pouvons choisir d’être en joie ou de nous plaindre. »

Je nuancerais aujourd’hui cette phrase.

Une émotion ne se commande pas toujours.

Lorsque quelque chose nous blesse, nous ne pouvons pas simplement appuyer sur un bouton et décider d’être heureux.

Nous pouvons ressentir de la tristesse.

De la peur.

De la colère.

De la frustration.

Ces émotions ne signifient pas que nous avons échoué à être positifs.

En revanche, nous pouvons progressivement choisir ce que nous allons faire avec elles.

Je ressens de la colère.

Est-ce que je vais l’utiliser pour agresser quelqu’un ?

La ruminer pendant trois jours ?

Ou chercher ce qu’elle vient me signaler et poser éventuellement une limite ?

C’est là que notre pouvoir commence.

Faites votre casting

Nous ne choisissons pas toutes les personnes que nous rencontrons.

En revanche, nous pouvons souvent choisir celles auxquelles nous accordons une place importante.

Certaines relations nous permettent d’être nous-mêmes.

Elles nous encouragent.

Elles nous confrontent parfois, mais avec respect.

D’autres relations nous maintiennent continuellement dans le doute, la culpabilité ou la peur.

Reprendre le pouvoir sur sa vie consiste aussi à regarder son casting.

Qui joue les rôles principaux dans votre film ?

À qui donnez-vous énormément de temps ?

Qui influence vos décisions ?

Avec qui pouvez-vous être pleinement vous-même ?

Il ne s’agit pas de ne s’entourer que de personnes qui pensent comme nous.

Une relation saine peut aussi nous challenger.

Mais la sécurité intérieure nous permet de choisir des relations dans lesquelles nous n’avons pas besoin de nous abandonner pour conserver notre place.

Vos croyances écrivent une partie du scénario

Nos croyances influencent également nos choix.

« Je ne suis pas capable. »

« À mon âge, c’est trop tard. »

« Je ne mérite pas de gagner autant. »

« Les autres sont meilleurs que moi. »

« Je dois faire plaisir pour être aimé. »

Si je crois profondément que je suis incapable, je vais probablement éviter certaines expériences.

Je n’ose pas.

Je n’essaie pas.

Je renonce.

Puis l’absence de résultat semble confirmer ma croyance.

Voilà comment une croyance peut devenir une partie du scénario.

La sécurité intérieure permet de commencer à questionner ces certitudes :

Est-ce réellement vrai ?

Ou est-ce quelque chose que j’ai appris et que je continue à répéter ?

Nos choix quotidiens finissent par construire une direction

Nous pouvons également choisir certaines habitudes.

Ce que nous mangeons, dans la mesure de nos possibilités.

La manière dont nous prenons soin de notre corps.

Les contenus que nous consommons.

La quantité de temps passée devant un écran.

Les personnes que nous fréquentons.

Les projets auxquels nous consacrons notre énergie.

Aucun choix isolé ne détermine toute notre existence.

Mais leur accumulation crée progressivement une direction.

Voilà pourquoi j’aime dire :

nous sommes en partie la conséquence de nos choix.

En partie seulement, parce que notre contexte, notre histoire et les événements extérieurs jouent également un rôle.

Mais reconnaître ce qui dépend de nous est beaucoup plus puissant que d’attendre que tout l’extérieur change.

Le mental n’est pas le méchant du film

Dans ma vision spirituelle, j’oppose parfois le mental ou l’ego à l’âme.

Le mental cherche l’appartenance.

Il veut être aimé.

Il anticipe la souffrance.

Il a peur de perdre.

L’âme, dans ma manière de concevoir l’existence, représente davantage la confiance, la plénitude, la joie et cette connexion à quelque chose de plus grand que soi.

Mais je ne considère plus le mental comme un ennemi à éliminer.

Il cherche souvent simplement à nous protéger.

Le problème apparaît lorsqu’il devient réalisateur à notre place.

La peur commence alors à écrire tout le scénario.

« Ne fais pas ça, c’est dangereux. »

« Ne dis rien, tu risques de déplaire. »

« Reste ici, au moins tu connais. »

La sécurité intérieure consiste à pouvoir entendre cette peur sans être obligé de lui donner systématiquement le dernier mot.

Être libre ne signifie pas ne plus avoir peur

Nous pouvons croire que nous serons libres lorsque toutes nos peurs auront disparu.

Mais peut-être est-ce l’inverse.

Nous devenons libres lorsque nous pouvons ressentir une peur et continuer à choisir.

J’ai peur du jugement, mais je peux m’exprimer.

J’ai peur d’échouer, mais je peux expérimenter.

J’ai peur de décevoir, mais je peux poser une limite.

J’ai peur de l’inconnu, mais je peux avancer d’un pas.

Voilà une sécurité intérieure beaucoup plus solide que l’absence totale de peur.

Quel film êtes-vous en train de tourner ?

Regardez votre vie actuelle comme si vous observiez un film.

Où est dirigée votre caméra ?

Sur ce qui manque ou également sur ce qui existe déjà ?

Qui avez-vous choisi pour votre casting ?

Quelles croyances écrivent encore certaines scènes à votre place ?

Quel rôle jouez-vous ?

Celui que vous avez choisi ?

Ou celui que votre famille, votre environnement ou votre peur vous ont attribué ?

Vous ne pourrez probablement jamais contrôler l’intégralité du scénario.

Des imprévus arriveront.

Certaines scènes ne seront pas celles que vous aviez imaginées.

Mais vous pouvez toujours récupérer quelque chose d’essentiel :

votre capacité à choisir la manière dont vous allez jouer la scène suivante.

C’est cela, reprendre le pouvoir sur sa vie.

Pas contrôler le monde.

Pas obtenir tout ce que nous voulons.

Mais devenir suffisamment en sécurité intérieure pour ne plus laisser systématiquement nos peurs, nos croyances ou le regard des autres tenir le papier et le crayon à notre place.

La vie peut alors devenir beaucoup plus intéressante.

Parce que nous cessons progressivement d’être uniquement spectateurs.

Nous redevenons acteurs.

Et peut-être même réalisateurs d’une partie de notre histoire.

La vie est magique avec un grand M.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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