Comment réaliser son rêve ?
Et si votre idée la plus folle méritait enfin une place dans votre vie ?
Nous avons presque tous une idée quelque part.
Un projet.
Une envie.
Un changement de vie.
Quelque chose qui nous traverse régulièrement et qui provoque immédiatement une petite étincelle à l’intérieur.
Puis le mental arrive.
« Ce n’est pas raisonnable. »
« Je n’ai pas suffisamment d’argent. »
« Je ne connais personne dans ce milieu. »
« Je ne sais pas comment faire. »
« Qu’est-ce que les autres vont penser ? »
« Et si ça ne fonctionne pas ? »
Alors l’idée retourne gentiment dans son tiroir.
Quelques semaines ou quelques mois plus tard, elle revient.
Et nous recommençons exactement le même processus.
Nous ressentons l’envie, puis nous cherchons immédiatement toutes les raisons pour lesquelles elle serait compliquée à réaliser.
Et si le véritable problème n’était pas notre rêve ?
Et si c’était simplement l’insécurité que provoque l’inconnu ?
Nous voulons savoir comment avant même de commencer
Lorsque nous imaginons quelque chose que nous n’avons encore jamais réalisé, il existe forcément des zones que nous ne maîtrisons pas.
C’est parfaitement logique.
Si vous connaissiez déjà toutes les étapes, toutes les personnes, toutes les compétences et toutes les réponses nécessaires à votre projet, ce ne serait probablement plus vraiment un rêve.
Ce serait un plan d’exécution.
Un rêve nous emmène généralement quelque part où nous ne sommes encore jamais allés.
Et notre cerveau n’aime pas particulièrement cela.
Il cherche des références dans ce qu’il connaît déjà.
Il compare avec nos expériences passées.
Il calcule les risques.
Il cherche à anticiper les problèmes.
Il veut savoir combien cela va coûter, combien de temps cela va prendre, si nous avons les compétences et surtout si nous avons une garantie de résultat.
Mais cette garantie n’existe pas.
C’est précisément ici que la sécurité intérieure prend toute son importance.
La sécurité intérieure ne consiste pas à tout savoir
Nous pouvons croire que nous nous sentirons suffisamment en sécurité lorsque nous aurons toutes les réponses.
Le financement.
Le bon associé.
Les compétences.
Le réseau.
Le plan parfaitement construit.
Les clients.
La certitude que cela fonctionnera.
Mais attendre d’avoir supprimé toute incertitude avant d’avancer revient souvent à ne jamais avancer.
La sécurité intérieure, telle que je l’observe aujourd’hui, consiste davantage à pouvoir se dire :
« Je ne sais pas encore comment je vais y arriver, mais je me fais suffisamment confiance pour commencer à explorer. »
La nuance est énorme.
Je ne prétends pas que tout sera facile.
Je ne prétends pas que mon idée fonctionnera exactement comme je l’imagine aujourd’hui.
Je ne prétends même pas connaître la destination finale.
Je décide simplement de ne plus considérer l’inconnu comme une raison suffisante pour renoncer.
Votre rêve n’a pas besoin d’être réaliste aujourd’hui
Il a besoin d’exister.
C’est différent.
Nous avons souvent cette tendance à tuer une idée au moment même où elle apparaît en lui demandant immédiatement d’être rentable, raisonnable, réalisable et parfaitement structurée.
Mais une idée naissante n’a pas besoin de tout cela.
Elle a d’abord besoin d’espace.
Posez-la.
Écrivez-la.
Imaginez-la.
Parlez-en.
Commencez à regarder ce qu’elle provoque en vous.
Est-ce qu’elle vous donne de l’énergie ?
Est-ce que vous pourriez en parler pendant des heures ?
Est-ce que quelque chose s’anime lorsque vous vous imaginez en train de la réaliser ?
C’est déjà une information précieuse.
Ensuite viendra le temps de confronter cette idée à la réalité, d’apprendre, d’ajuster et peut-être même de changer complètement la manière dont vous imaginiez la réaliser.
Mais ne demandez pas à la graine de vous montrer l’arbre avant de la planter.
Vous n’êtes pas obligé de savoir tout faire
C’est probablement l’une des erreurs que j’ai souvent observées chez les entrepreneurs.
Nous avons une idée et nous pensons immédiatement que nous devons devenir compétents dans tous les domaines nécessaires pour la développer.
Créer.
Communiquer.
Vendre.
Gérer.
Administrer.
Faire de la comptabilité.
Comprendre la technique.
Créer un site Internet.
Répondre aux messages.
Développer les réseaux sociaux.
Organiser.
Prospecter.
Et à force de vouloir tout faire, nous finissons parfois par consacrer la majorité de notre énergie à des tâches pour lesquelles nous n’avons ni plaisir particulier ni réelle compétence.
Le projet qui devait nous mettre en joie devient progressivement une nouvelle prison.
Votre zone de génie n’est pas celle des autres
Imaginez maintenant une autre manière de construire.
Vous avez une vision.
Vous adorez créer.
Une autre personne adore vendre.
Une troisième aime organiser.
Une quatrième prend énormément de plaisir à gérer des tableaux, des chiffres ou des processus qui vous donnent personnellement envie de partir courir dans la forêt.
Pourquoi faudrait-il que chacun sache tout faire ?
Une équipe devient intéressante lorsqu’elle ne consiste pas à réunir des personnes identiques, mais des personnes complémentaires.
Ce qui vous épuise peut être exactement ce qui passionne quelqu’un d’autre.
Ce que vous trouvez extrêmement compliqué peut être évident pour une personne dont c’est le métier.
Et inversement.
Vous possédez probablement vous aussi une capacité que quelqu’un d’autre trouve incroyablement difficile.
C’est là que le collectif prend tout son sens.
Demander de l’aide nécessite aussi de la sécurité intérieure
Curieusement, vouloir tout faire seul peut parfois être une forme de protection.
Demander de l’aide signifie reconnaître que nous ne savons pas.
Faire entrer quelqu’un dans notre projet signifie accepter de ne plus tout contrôler.
Présenter une idée encore imparfaite signifie prendre le risque que quelqu’un ne la comprenne pas.
Et parler de son rêve signifie également s’exposer au regard des autres.
« Tu rêves complètement. »
« Ça existe déjà. »
« Tu vas gagner ta vie comment ? »
« Tu ferais mieux de rester tranquille. »
Ces réactions peuvent suffire à réveiller nos propres doutes.
C’est pourquoi la sécurité intérieure ne sert pas uniquement à oser démarrer.
Elle sert aussi à continuer lorsque notre environnement ne valide pas immédiatement notre choix.
Parler de son rêve sans remettre son rêve entre les mains des autres
Partager une idée peut être extrêmement puissant.
Une conversation peut ouvrir une porte.
Une personne peut connaître quelqu’un.
Une rencontre peut apporter une compétence qui nous manquait.
Une question peut nous permettre de voir notre projet sous un angle complètement différent.
Mais il existe une différence fondamentale entre partager son rêve et demander aux autres l’autorisation d’y croire.
Vous pouvez écouter les objections.
Vous pouvez entendre les conseils.
Vous pouvez prendre en compte les risques.
Vous pouvez modifier votre projet grâce aux retours reçus.
Mais la décision finale doit rester la vôtre.
Sinon, à la première personne inquiète autour de vous, vous risquez d’abandonner quelque chose qui vous faisait profondément vibrer.
Commencer beaucoup plus petit que son rêve
Oser ne signifie pas forcément tout quitter demain matin.
C’est important.
Vous pouvez avoir un rêve immense et commencer par une action minuscule.
Passer un coup de téléphone.
Rencontrer quelqu’un.
Tester une idée.
Créer un prototype.
Organiser un premier événement.
Parler à un premier client potentiel.
Consacrer deux heures par semaine au projet.
Le premier pas n’a pas besoin d’être spectaculaire.
Il doit simplement exister.
Parce qu’à partir du moment où vous passez de la pensée à l’expérimentation, quelque chose change.
Vous obtenez de nouvelles informations.
Vous découvrez ce que vous aimez réellement.
Vous identifiez ce qui vous manque.
Vous rencontrez des personnes.
Vous ajustez votre direction.
Et surtout, vous développez progressivement une preuve essentielle :
vous êtes capable d’avancer dans l’inconnu.
C’est ainsi que se construit la sécurité intérieure.
Pas en supprimant l’incertitude.
En apprenant que nous pouvons avancer malgré elle.
Votre idée folle vous demande peut-être simplement de commencer
Je ne sais pas si toutes nos idées sont destinées à devenir de grands projets.
Certaines changeront.
Certaines disparaîtront.
Certaines nous conduiront vers quelque chose que nous n’avions absolument pas imaginé au départ.
Mais je trouve dommage de laisser mourir une envie uniquement parce que nous ne savons pas encore comment la réaliser.
Alors reprenez cette idée que vous gardez quelque part depuis des mois ou des années.
Ne cherchez pas immédiatement à savoir comment aller jusqu’au bout.
Demandez-vous simplement :
Quel est le premier pas suffisamment petit pour que je puisse le faire maintenant, et suffisamment important pour montrer à mon cerveau que cette idée a le droit d’exister ?
Puis faites-le.
La suite ne vous demande pas encore d’être connue.
Nous sommes #TousFormidable.












