Augmenter son pouvoir d’achat
Et si la vie devenait plus simple quand nos choix ne partent plus de la peur ?
Et si la vie était beaucoup plus simple que ce que notre mental peut parfois nous laisser imaginer ?
Pendant longtemps, j’ai cherché des solutions en essayant de transformer ce qui se trouvait autour de moi.
Aujourd’hui, je regarde davantage ce qui se passe à l’intérieur.
J’ai longtemps appelé cela « suivre la voie du cœur ». Cette expression continue de me parler, mais je peux maintenant mettre derrière elle quelque chose de beaucoup plus précis : être suffisamment en sécurité intérieurement pour ne plus laisser systématiquement mes peurs décider de ma vie.
Parce que nous pouvons avoir énormément de rêves, comprendre beaucoup de choses et accumuler les prises de conscience.
À un moment, il faut choisir.
Puis agir.
Écouter ne suffit pas : il faut aussi passer à l’action
J’ai souvent utilisé les notions de masculin et de féminin pour expliquer deux mouvements que je considère comme complémentaires.
Le féminin, dans cette grille de lecture symbolique, représente davantage l’accueil, l’écoute, l’intuition, le ressenti.
Le masculin représente davantage la direction, la décision et l’action.
Il ne s’agit évidemment pas d’affirmer que les femmes seraient passives et les hommes dans l’action. Nous pouvons tous porter ces différentes dimensions.
Et nous avons probablement besoin des deux.
Si je suis constamment dans l’action sans jamais m’écouter, je risque de courir très efficacement dans une direction qui ne me convient pas.
Mais si je passe ma vie à écouter mes émotions sans jamais transformer ce que j’ai compris en décisions concrètes, rien ne change dans la matière.
La transformation apparaît lorsque les deux se rencontrent.
Je m’écoute.
Je comprends.
Je décide.
J’agis.
Il fut un temps où ma réalité était radicalement différente
Lorsque j’avais écrit la première version de cet article, il était 8 h 30.
J’avais déjà couru.
J’avais déjeuné avec la femme que j’aime.
J’avais traité mes mails urgents.
Tout était prêt pour mon direct de 11 h 30.
Et je pouvais ensuite prendre plusieurs heures pour moi, me ressourcer et profiter de ma matinée.
Cette liberté avait une saveur particulière.
Parce que quelques années auparavant, ma réalité était radicalement différente.
Le 2 mai 2016, j’étais au fond du trou.
Cette période m’a conduit à une hospitalisation psychiatrique.
Quelques mois plus tard, j’étais sans ressources et dépendant de colis alimentaires avec mes enfants.
Puis, en mars 2017, une décision de justice m’a contraint à fermer ma société, avec environ 350 000 euros de dettes.
À cette époque, j’aurais pu regarder cette situation comme une condamnation définitive.
Je ne savais pas exactement comment j’allais reconstruire ma vie.
Mais quelque chose devait changer.
Quand l’extérieur n’offre plus suffisamment de garanties
Nous parlons beaucoup de sécurité financière.
C’est évidemment important.
Avoir suffisamment d’argent pour se loger, manger, payer ses charges et faire face aux imprévus procure une sécurité réelle.
Mais mon parcours m’a également montré les limites d’une sécurité reposant exclusivement sur l’extérieur.
Une entreprise peut disparaître.
Un revenu peut s’arrêter.
Un projet peut échouer.
Une décision administrative ou judiciaire peut bouleverser une trajectoire.
Si toute notre sécurité repose uniquement sur ce qui existe aujourd’hui dans la matière, chaque changement devient potentiellement menaçant.
J’ai donc dû construire autre chose.
Pas une certitude que plus rien de difficile ne m’arriverait.
Une confiance grandissante dans ma capacité à répondre à ce qui arriverait.
C’est cela que j’appelle aujourd’hui ma sécurité intérieure.
Refuser la fatalité ne signifie pas nier la réalité
Il existe une citation de Romain Rolland que j’aime particulièrement :
« La fatalité, c’est l’excuse des âmes sans volonté. »
Refuser la fatalité ne signifie pas fermer les yeux sur les difficultés.
Lorsque vous avez des dettes, elles existent.
Lorsque votre compte bancaire est vide, penser à l’abondance ne fait pas disparaître les factures.
Lorsque votre entreprise rencontre des difficultés, la visualisation ne remplace ni une stratégie, ni des décisions, ni des actions.
Mais nous pouvons refuser une autre forme de fatalité :
« Ma situation actuelle sera forcément ma situation définitive. »
Cette croyance-là peut devenir une prison.
Une situation financière décrit un instant.
Elle ne définit pas nécessairement toute une vie.
L’argent révèle énormément de nos insécurités
Notre rapport à l’argent est particulièrement intéressant parce qu’il vient toucher directement nos besoins de sécurité.
Combien me faut-il pour me sentir tranquille ?
Que se passe-t-il en moi lorsque mon compte diminue ?
Est-ce que je prends mes décisions uniquement en fonction de ma peur de manquer ?
Est-ce que je dépense parfois pour me rassurer, me valoriser ou donner une certaine image ?
Est-ce que j’ose regarder précisément mes chiffres ?
La sécurité intérieure ne consiste pas à ignorer son compte bancaire et à croire que l’Univers paiera les factures.
Elle permet au contraire de regarder la réalité sans être paralysé par elle.
Je peux constater ce qui existe aujourd’hui tout en réfléchissant à ce que je peux créer demain.
Ne pas seulement réduire sa vie : développer aussi ses possibilités
Lorsqu’une difficulté financière apparaît, le premier réflexe consiste souvent à réduire.
Réduire les dépenses.
Supprimer les loisirs.
Reporter les projets.
Faire entrer notre existence dans la taille actuelle de notre compte bancaire.
Il peut évidemment être nécessaire de réduire certaines dépenses. Une gestion responsable suppose parfois de faire des arbitrages.
Mais il existe une deuxième question que nous oublions facilement :
Comment puis-je également augmenter mes ressources ?
Développer une compétence.
Créer une nouvelle offre.
Changer d’emploi.
Négocier.
Vendre quelque chose qui n’est plus utile.
Créer une activité complémentaire.
Réorganiser son temps pour développer un projet.
Nous passons alors d’une logique exclusivement défensive à une logique créative.
Et cette transition demande de la sécurité intérieure, parce que créer implique toujours une part d’incertitude.
La voie du cœur n’est pas une voie sans effort
Suivre son cœur peut sembler très romantique.
En réalité, cela demande parfois beaucoup de courage.
Parce que notre cœur peut nous indiquer une direction que notre mental considère comme dangereuse.
Dire non.
Changer.
Quitter une habitude.
Prendre une décision financière différente.
Créer.
S’exposer.
Accepter de ne pas savoir exactement comment tout va se dérouler.
La sécurité intérieure ne supprime pas cette peur.
Elle permet de ne plus lui donner automatiquement le dernier mot.
C’est probablement l’une des choses les plus importantes que mon propre parcours m’a apprises.
Je ne suis pas passé d’une situation extrêmement difficile à une autre vie parce que j’avais découvert une formule magique.
J’ai progressivement changé ma manière de penser, mes croyances, mes décisions, mes habitudes et mes actions.
Et à mesure que je retrouvais de la confiance en ma capacité à avancer, mes possibilités s’élargissaient.
Alors, si aujourd’hui une situation vous semble figée, commencez peut-être par cette question :
Est-ce réellement impossible, ou est-ce ma peur qui me demande de rester uniquement dans ce que je connais déjà ?
Regardez les faits.
Respectez vos responsabilités.
Puis observez les possibilités.
Parce que la sécurité intérieure ne consiste pas à croire aveuglément que tout ira toujours bien.
Elle consiste à devenir suffisamment solide pour pouvoir se dire :
« Je ne sais pas encore exactement comment, mais je peux commencer à construire autre chose. »
Et ensuite, faire le premier pas.
Nous sommes #TousFormidable.












