Canaliser ses énergies est très important

La dispersion est l’ennemie de votre énergie : apprendre à choisir où placer son attention

Il y a une phrase que je répète depuis longtemps :

Là où l’on porte son attention, l’énergie se développe.

Je continue à la trouver extrêmement juste.

Pas besoin d’ailleurs d’entrer immédiatement dans une explication spirituelle de l’énergie pour l’observer dans notre quotidien.

Ce à quoi nous consacrons du temps progresse.

Ce que nous répétons devient plus facile.

Ce que nous nourrissons mentalement prend davantage de place.

Ce sur quoi nous travaillons régulièrement finit généralement par évoluer.

À l’inverse, lorsque nous essayons de tout faire en même temps, quelque chose se dilue.

Notre attention.

Notre temps.

Notre disponibilité mentale.

Et parfois notre capacité à savoir ce que nous voulons vraiment.

Alors la question de départ est relativement simple :

qu’est-ce que vous souhaitez réellement développer dans votre vie ?

Nous avons rarement un problème de potentiel

Nous sous-estimons souvent ce dont nous sommes capables.

Regardez simplement dans votre rétroviseur.

Pas pour rester accroché au passé.

Mais pour observer les moments où vous avez déjà réussi quelque chose qui vous paraissait difficile.

Une période que vous avez traversée.

Une compétence que vous avez acquise.

Un projet que vous avez mené.

Une décision que vous avez osé prendre.

Une difficulté dont vous vous êtes relevé.

Vous avez probablement déjà fait des choses que vous n’auriez pas imaginé pouvoir accomplir quelques années auparavant.

Le problème n’est donc pas nécessairement :

« Est-ce que j’en suis capable ? »

La question peut être :

« Où est-ce que je mets actuellement mon énergie ? »

La dispersion donne parfois l’impression d’être productif

C’est un piège assez subtil.

Nous avons dix dossiers ouverts.

Nous répondons aux messages.

Nous passons d’un projet à l’autre.

Nous avons trois idées professionnelles.

Nous préparons quelque chose pour dans six mois.

Nous répondons à une notification.

Nous revenons au premier dossier.

Puis un mail arrive.

À la fin de la journée, nous sommes épuisés.

Nous avons énormément bougé.

Mais avons-nous réellement avancé ?

Être occupé et progresser ne sont pas synonymes.

Nous pouvons consacrer une quantité considérable d’énergie à une journée sans avoir fait avancer ce qui compte véritablement pour nous.

Pourquoi nous dispersons-nous autant ?

La dispersion n’est pas toujours un problème d’organisation.

Elle peut aussi révéler une insécurité intérieure.

Nous multiplions les projets parce que nous avons peur qu’un seul ne fonctionne pas.

Nous conservons plusieurs portes ouvertes parce que nous avons peur de choisir.

Nous répondons immédiatement à tout le monde parce que nous avons peur de décevoir.

Nous acceptons toutes les opportunités parce que nous avons peur de manquer.

Nous commençons quelque chose de nouveau parce que le projet actuel devient difficile et que la nouveauté nous redonne momentanément de l’excitation.

Vu sous cet angle, la dispersion devient très intéressante.

Elle n’est plus simplement :

« Je dois mieux gérer mon temps. »

Elle peut devenir :

« Qu’est-ce qui m’empêche de choisir et de faire suffisamment confiance à mon choix pour y rester ? »

Choisir signifie aussi renoncer

Voilà probablement l’une des difficultés du focus.

Lorsque nous choisissons une direction, nous renonçons momentanément aux autres.

Et cela peut faire peur.

Si je consacre mon énergie à ce projet, qu’est-ce que je laisse de côté ?

Et si je me trompe ?

Et si une meilleure opportunité arrive ailleurs ?

Et si ce projet échoue ?

Alors nous essayons de tout conserver.

Mais à vouloir maintenir toutes les possibilités ouvertes, nous risquons de n’en développer aucune suffisamment.

La sécurité intérieure permet progressivement de supporter ce renoncement.

Je choisis.

Je ne sais pas avec certitude si cela fonctionnera.

Mais je décide de donner suffisamment de temps et d’énergie à cette direction pour réellement l’expérimenter.

Un seul focus ne signifie pas une seule chose dans toute votre vie

Il faut cependant nuancer mon ancien message.

Nous avons plusieurs dimensions dans notre existence.

Notre travail.

Notre couple.

Nos enfants.

Notre santé.

Nos amis.

Notre besoin de repos.

Nos loisirs.

Il serait absurde de consacrer absolument toute notre énergie à un objectif professionnel en abandonnant tout le reste.

Le focus ne signifie pas l’obsession.

Il signifie savoir ce qui est prioritaire lorsque nous décidons de travailler sur quelque chose.

Lorsque je suis avec mon enfant, mon focus peut être mon enfant.

Lorsque je travaille sur mon projet, mon focus est mon projet.

Lorsque je me repose, mon focus peut justement être de ne rien produire.

Le problème n’est pas d’avoir plusieurs dimensions dans sa vie.

Le problème apparaît lorsque notre attention est partout et nulle part à la fois.

Donner de l’énergie aux autres n’est pas nécessairement la perdre

J’écrivais également :

« Pas de temps à perdre à donner votre énergie pour les autres. »

Je ne le formulerais plus ainsi.

Aider quelqu’un que nous aimons n’est pas forcément une perte d’énergie.

Transmettre.

Soutenir.

Écouter.

Contribuer.

Prendre soin d’une relation.

Tout cela peut même être profondément nourrissant.

La véritable question est plutôt :

est-ce que je donne librement ou est-ce que je me sacrifie ?

Est-ce que j’aide parce que j’en ai envie ?

Ou parce que j’ai peur de dire non ?

Est-ce que je suis disponible pour l’autre ?

Ou est-ce que j’abandonne constamment mes propres priorités pour résoudre les siennes ?

La sécurité intérieure permet de contribuer sans disparaître.

Faites l’inventaire de vos fuites d’attention

Prenez une journée ordinaire.

Observez où part votre attention.

Les notifications.

Les réseaux sociaux.

Les mails.

Les sollicitations.

Les conversations qui ne vous intéressent pas.

Les problèmes des autres que vous avez décidé de porter.

Les projets commencés puis abandonnés.

Les informations consommées sans objectif particulier.

Et posez-vous une question :

« Est-ce que cela nourrit réellement quelque chose que j’ai choisi ? »

La réponse ne doit pas toujours être productive.

Regarder un film pour le plaisir peut parfaitement répondre à un choix.

Marcher pendant deux heures également.

Le problème n’est pas de ne rien produire.

Le problème est de donner machinalement notre attention à quelque chose que nous n’avons même pas choisi.

Définissez votre priorité actuelle

Nous voulons souvent transformer toute notre vie en même temps.

Retrouver la forme.

Gagner plus d’argent.

Changer de travail.

Améliorer notre couple.

Lancer un projet.

Méditer.

Faire du sport.

Mieux manger.

Lire davantage.

Et au bout de quelques semaines, nous abandonnons presque tout.

Choisissez plutôt une priorité suffisamment claire.

Qu’est-ce qui, aujourd’hui, mérite véritablement votre énergie ?

Puis demandez-vous :

« Quelle action concrète fait avancer cette priorité ? »

Et faites-la régulièrement.

La puissance vient souvent moins de l’intensité que de la continuité.

Votre passé peut devenir une preuve de capacité

Lorsque le doute arrive, retournez chercher vos propres références.

Vous avez déjà appris.

Vous avez déjà évolué.

Vous avez déjà traversé des périodes difficiles.

Vous avez déjà accompli des choses dont vous pouvez être fier.

Ne cherchez pas à vous convaincre artificiellement que vous possédez des « forces surhumaines ».

Vous n’en avez pas besoin.

Vos capacités humaines sont déjà considérables lorsqu’elles sont orientées avec suffisamment de constance.

Utilisez donc votre passé non pour vous comparer à celui que vous étiez, mais pour vous rappeler :

« J’ai déjà été capable d’avancer. Je peux apprendre à le refaire autrement. »

Travailler pour les autres, est-ce réaliser le rêve des autres ?

J’écrivais autrefois :

« Travailler pour les autres, c’est réaliser le rêve des autres. »

Aujourd’hui, je trouve cette phrase trop catégorique.

Être salarié peut parfaitement correspondre aux valeurs et au projet de vie de quelqu’un.

Un travail peut apporter du sens, de la stabilité, des relations humaines, de l’apprentissage et permettre de financer tout ce que nous aimons vivre en dehors.

Le problème n’est pas de travailler pour quelqu’un.

Le problème serait de consacrer l’essentiel de notre existence à une vie que nous n’avons jamais réellement choisie.

Entrepreneur ou salarié, la question reste donc la même :

« Est-ce que la manière dont j’utilise mon temps et mon énergie correspond suffisamment à la vie que je souhaite construire ? »

La sécurité intérieure permet de rester sur son chemin

Le focus devient beaucoup plus difficile lorsque nous avons besoin de garanties.

Nous lançons un projet.

Pendant deux semaines, rien ne se passe.

L’insécurité monte.

Alors nous changeons de stratégie.

Puis de projet.

Puis d’objectif.

Nous regardons ce que fait le voisin.

Nous comparons.

Nous doutons.

Nous recommençons ailleurs.

Parfois, ce n’est pas notre stratégie qui avait besoin d’être changée.

C’est notre capacité à supporter le délai entre l’action et le résultat qui devait être développée.

La sécurité intérieure permet de rester suffisamment stable pendant cette période.

Elle nous permet de nous dire :

« Je ne maîtrise pas le résultat immédiat, mais je peux continuer à nourrir ce que j’ai choisi. »

Voilà peut-être la véritable puissance du focus.

Il ne garantit pas la réussite.

Il évite simplement de retirer continuellement notre énergie de ce que nous voulons construire.

Alors avant d’ajouter un nouveau projet, une nouvelle méthode ou un nouvel objectif à votre vie, posez-vous une question beaucoup plus simple :

qu’est-ce que je pourrais arrêter de nourrir pour donner davantage de place à ce qui compte réellement pour moi ?

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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