Coaching improvisé (+ vidéo)

À quoi sert réellement un coach de vie ?

Lorsque nous entendons « coach de vie », nous pouvons imaginer quelqu’un qui possède les réponses.

Quelqu’un qui va nous expliquer ce que nous devons faire.

Nous dire si nous devons quitter notre travail, changer de relation, déménager, créer notre entreprise ou prendre telle décision plutôt qu’une autre.

Ce n’est pas ainsi que je conçois mon métier.

Je suis Stéphane Bride-Bonnot, coach spécialisé dans la sécurité intérieure, créateur de #TousFormidable.

Pendant plusieurs années, j’ai exercé depuis Pornichet, en Loire-Atlantique, tout en accompagnant des personnes partout en France, en présentiel ou à distance.

Et si je devais aujourd’hui résumer mon rôle en une phrase, je dirais :

un coach n’est pas là pour choisir votre chemin, mais pour vous permettre de regarder votre situation depuis un endroit intérieur différent.

Pourquoi avons-nous parfois besoin d’un regard extérieur ?

Lorsque nous sommes plongés dans une difficulté, nous regardons généralement la situation depuis l’intérieur du problème.

Nous pensons.

Nous analysons.

Nous imaginons différents scénarios.

Nous demandons conseil à notre entourage.

Puis nous recommençons à réfléchir.

Le problème est que toutes ces réflexions peuvent partir du même endroit : nos croyances, nos peurs, notre histoire et notre perception actuelle de ce qui est possible.

Prenons une personne qui ne supporte plus son travail.

Elle peut parfaitement savoir qu’elle veut partir tout en étant incapable de le faire.

Pourquoi ?

« J’ai un crédit. »

« Je ne retrouverai jamais ce salaire ailleurs. »

« Je suis trop vieux pour recommencer. »

« Je n’ai pas les compétences. »

« Et si je me trompais ? »

Toutes ces questions peuvent être légitimes.

Mais certaines sont des faits et d’autres sont des anticipations.

Lorsque tout se mélange, nous pouvons finir par considérer une peur comme une réalité.

Le coach apporte d’abord du recul

C’est probablement l’une des premières fonctions du coaching.

Prendre du recul.

Non pas pour minimiser ce que vous traversez.

Mais pour distinguer :

ce qui existe réellement ;

ce que vous imaginez ;

ce qui dépend de vous ;

ce qui ne dépend pas de vous ;

ce que vous voulez ;

et ce que vous continuez à faire uniquement parce que vous avez peur de changer.

Lorsqu’une personne retrouve cette clarté, elle commence souvent à voir des possibilités qu’elle ne voyait plus.

Le coach n’a pas créé ces possibilités.

Elles étaient déjà là.

Il a simplement participé à modifier l’angle depuis lequel la personne regardait sa situation.

Voir d’autres possibles

J’ai longtemps utilisé une lecture énergétique pour parler de mon métier.

« Nous sommes énergie, tout est énergie, nous sommes donc pure potentialité. »

Cette formulation appartient à ma vision spirituelle de l’existence.

Mais nous pouvons également la traduire d’une manière très concrète :

nous réduisons parfois énormément le champ des possibles lorsque nous avons peur.

Imaginez que vous souhaitiez changer de métier.

Votre mental peut immédiatement vous proposer deux possibilités :

je reste et je souffre ;

je démissionne demain et je prends un énorme risque.

Si vous considérez qu’il n’existe que ces deux options, le choix devient terriblement anxiogène.

Mais peut-être existe-t-il vingt possibilités intermédiaires.

Faire un bilan.

Rencontrer quelqu’un qui exerce le métier envisagé.

Tester une activité parallèlement.

Se former progressivement.

Réduire certaines dépenses.

Constituer une réserve financière.

Demander une évolution interne.

Créer une première offre.

Expérimenter pendant trois mois.

La peur réduit souvent notre vision à quelques scénarios.

Retrouver de la sécurité intérieure permet de rouvrir le champ.

Un coach ne devrait pas décider à votre place

C’est pour moi un point fondamental.

Si vous venez me voir avec une décision importante et que je vous dis :

« Quittez votre conjoint. »

« Démissionnez. »

« Lancez votre entreprise. »

vous risquez simplement de déplacer votre pouvoir de décision.

Hier, vous demandiez à votre entourage.

Aujourd’hui, vous demandez au coach.

Demain, vous demanderez peut-être à quelqu’un d’autre.

Or, l’objectif devrait justement être inverse.

Vous permettre de choisir en votre âme et conscience.

Je peux questionner.

Je peux confronter certaines incohérences.

Je peux vous montrer une hypothèse que vous n’aviez pas envisagée.

Je peux vous demander ce que vous feriez si la peur disparaissait momentanément.

Mais la décision reste la vôtre.

Parce que vous êtes celui ou celle qui vivra avec ses conséquences.

Derrière beaucoup de blocages, je retrouve la sécurité intérieure

Depuis des années, j’ai accompagné des personnes avec des problématiques extrêmement différentes.

Argent.

Travail.

Couple.

Projet professionnel.

Confiance.

Objectifs.

Changement de vie.

Et derrière des problèmes apparemment très éloignés, je retrouve aujourd’hui régulièrement le même dénominateur commun :

la sécurité intérieure.

Pourquoi une personne reste-t-elle pendant des années dans une situation qui ne lui convient plus ?

Souvent parce que l’inconnu lui semble plus dangereux que l’inconfort connu.

Pourquoi quelqu’un reporte-t-il continuellement un projet qui lui tient à cœur ?

Parce qu’il aimerait être certain de réussir avant de commencer.

Pourquoi cherchons-nous parfois autant l’avis des autres ?

Parce que prendre nous-mêmes la décision signifie accepter la possibilité de nous tromper.

Notre besoin de sécurité est parfaitement humain.

Le problème commence lorsque nous exigeons que l’extérieur nous garantisse une sécurité totale avant de nous autoriser à vivre.

Surpasser ses peurs ne signifie pas ne plus avoir peur

J’utilisais autrefois facilement l’expression « surpasser ses peurs ».

Aujourd’hui, j’y apporte une nuance.

L’objectif n’est pas nécessairement de supprimer la peur.

La peur peut nous informer.

Elle peut nous protéger.

Elle peut aussi simplement apparaître parce que nous entrons dans quelque chose d’inconnu.

La vraie question devient alors :

« Est-ce que cette peur m’informe d’un danger réel ou est-ce qu’elle décide systématiquement de ma vie à ma place ? »

Développer sa sécurité intérieure permet progressivement d’agir même lorsqu’une part d’incertitude demeure.

Nous pouvons avoir peur et faire un premier pas.

De la prise de conscience au plan d’action

Le coaching ne doit cependant pas rester une belle conversation.

Comprendre pourquoi nous fonctionnons d’une certaine manière peut être passionnant.

Mais si rien ne change ensuite dans notre quotidien, notre vie restera sensiblement identique.

Il faut donc transformer la prise de conscience en expérimentation.

Qu’est-ce que je décide ?

Quelle première action est réaliste ?

Quand vais-je la réaliser ?

Comment saurai-je si j’avance ?

Qu’est-ce qui risque de me faire abandonner ?

De quoi ai-je besoin pour continuer ?

Un objectif devient beaucoup moins impressionnant lorsqu’il est transformé en étapes suffisamment petites pour être expérimentées.

Le coach n’atteint pas l’objectif à votre place

C’est également important.

Un coach ne peut pas garantir que vous atteindrez n’importe quel objectif.

Certaines choses dépendent de nous.

D’autres dépendent du contexte, des autres, de nos ressources et parfois d’événements totalement imprévisibles.

En revanche, un accompagnement peut vous aider à clarifier ce que vous voulez, identifier vos freins, construire une stratégie et maintenir une cohérence entre vos intentions et vos actions.

Le véritable objectif n’est donc pas de devenir dépendant du coach.

C’est exactement l’inverse.

Un accompagnement réussi devrait progressivement vous rendre plus autonome dans votre manière de choisir.

Et si le véritable changement était là ?

J’ai longtemps aimé dire qu’en coaching nous pouvions « perdre la notion du temps », parce que dans ma lecture énergétique, le temps n’existe pas de la même manière.

Aujourd’hui, ce qui m’intéresse surtout est la vitesse à laquelle une perception peut parfois changer.

Nous pouvons porter un problème pendant trois ans et comprendre quelque chose en une conversation.

Cela ne signifie pas nécessairement que toute notre vie sera transformée dans l’heure.

Mais une nouvelle compréhension peut modifier la prochaine décision.

Puis la suivante.

Et progressivement, la trajectoire change.

C’est peut-être cela, finalement, le rôle du coach.

Pas vous donner une nouvelle vie.

Pas vous réparer.

Pas vous dire qui devenir.

Mais créer suffisamment de recul pour que vous puissiez voir ce que la peur vous empêchait peut-être de regarder.

Puis vous aider à transformer cette nouvelle perspective en choix et en actions.

Parce qu’au bout du compte, la question la plus importante n’est probablement pas :

« Qu’est-ce que mon coach pense que je devrais faire ? »

Mais plutôt :

« Si je n’avais plus besoin que quelqu’un d’autre me garantisse que je fais le bon choix, qu’est-ce que je choisirais aujourd’hui depuis ma propre sécurité intérieure ? »

Voici une session de coaching improvisée :

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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