Comment avoir plus confiance en moi

Comment développer sa confiance en soi par l’action ?

La confiance en soi est souvent présentée comme quelque chose que nous devrions posséder avant d’agir.

« Quand j’aurai confiance en moi, je prendrai la parole. »

« Quand je serai plus sûr de moi, je lancerai mon projet. »

« Quand je me sentirai prêt, je passerai à l’action. »

Et si nous avions inversé le mécanisme ?

La confiance en soi ne vient pas toujours avant l’action. Très souvent, elle se construit grâce à l’action.

Nous essayons, nous expérimentons, nous apprenons, nous recommençons. Progressivement, notre cerveau accumule des preuves que nous sommes capables de faire face.

C’est là que confiance en soi et sécurité intérieure se rejoignent.

La confiance en soi se nourrit de nos expériences

Il est utile de distinguer plusieurs notions.

L’estime de soi concerne davantage la valeur que nous nous accordons.

La sécurité intérieure correspond à notre capacité à rester relativement stable lorsque nous sommes confrontés à l’incertitude, à l’imprévu ou à l’inconfort.

La confiance en soi, elle, concerne notamment notre perception de notre capacité à agir dans une situation.

Je peux avoir confiance en moi pour cuisiner et beaucoup moins pour parler devant cinq cents personnes.

Je peux être très à l’aise professionnellement et manquer totalement de confiance lorsqu’il s’agit d’exprimer mes sentiments.

La confiance n’est donc pas nécessairement une qualité générale que nous aurions ou que nous n’aurions pas.

Elle se développe aussi par domaine et par expérience.

Vous n’êtes probablement pas mauvais partout

Lorsque notre sécurité intérieure est fragile, nous pouvons facilement généraliser une difficulté.

Nous ratons une présentation et nous pensons :

« Je suis mauvais à l’oral. »

Nous échouons dans une entreprise :

« Je ne suis pas fait pour entreprendre. »

Une relation se termine :

« Je suis incapable d’avoir une relation épanouie. »

Nous transformons un résultat particulier en jugement global sur notre personne.

Pourtant, personne n’échoue dans 100 % de ce qu’il entreprend.

Vous savez forcément faire certaines choses.

Peut-être même extrêmement bien.

La première étape consiste donc à remettre de l’équilibre dans notre perception.

Regardez davantage ce que vous maîtrisez déjà

J’aime utiliser symboliquement une répartition 80/20.

Consacrez une grande partie de votre attention à identifier ce que vous savez déjà faire et à continuer de développer vos points forts.

Puis consacrez une partie plus petite à ce que vous souhaitez améliorer.

Ce 80/20 n’est évidemment pas une formule scientifique qu’il faudrait appliquer mathématiquement à chaque situation.

C’est une manière de déplacer notre regard.

Parce que beaucoup d’entre nous font exactement l’inverse.

Ils peuvent réussir neuf choses dans leur journée et passer toute leur soirée à penser à la dixième qu’ils ont ratée.

Notre attention se retrouve alors entièrement absorbée par l’échec.

Ne pas ruminer un échec ne signifie pas l’ignorer

Dans la première version de cet article, j’écrivais qu’il ne fallait porter « aucune attention » là où nous avions échoué.

Je nuancerais fortement cette idée aujourd’hui.

Un échec contient parfois des informations précieuses.

Si j’ai raté quelque chose, je peux me demander :

Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?

Qu’est-ce qui dépendait de moi ?

Qu’est-ce qui ne dépendait pas de moi ?

Qu’est-ce que je ferais différemment la prochaine fois ?

Puis je transforme cette information en apprentissage.

Ce qui devient inutile, c’est de continuer ensuite à ruminer.

Analyser n’est pas ruminer.

L’analyse cherche une information permettant d’avancer.

La rumination rejoue continuellement la même scène sans produire de nouvelle solution.

La sécurité intérieure permet justement de regarder un échec sans le transformer en verdict sur notre valeur.

Pour avoir davantage confiance, il faut expérimenter

Vous pouvez lire cinquante livres sur la prise de parole en public.

À un moment, il faudra parler.

Vous pouvez regarder des vidéos sur la course à pied.

À un moment, il faudra courir.

Vous pouvez apprendre toutes les techniques commerciales du monde.

À un moment, il faudra rencontrer un client.

C’est l’expérience qui permet progressivement au cerveau d’enregistrer :

« Je peux le faire. »

Et même :

« Je peux le faire imparfaitement et survivre à l’expérience. »

Cette deuxième phrase est particulièrement importante.

Parce que le manque de confiance vient parfois moins de la peur d’agir que de la peur de ne pas réussir parfaitement.

Commencez suffisamment petit pour pouvoir recommencer

Imaginons que vous ayez peur de prendre la parole.

Votre première étape n’a pas besoin d’être une conférence devant mille personnes.

Vous pouvez commencer par poser une question lors d’une réunion.

Puis prendre la parole pendant deux minutes.

Puis présenter un sujet devant quelques collègues.

Chaque expérience devient une nouvelle référence intérieure.

La confiance se construit alors progressivement.

Action après action.

Non parce que tout fonctionne.

Mais parce que vous découvrez que vous pouvez agir même lorsque vous ne maîtrisez pas complètement le résultat.

C’est exactement ce que développe la sécurité intérieure.

Où posez-vous votre attention après avoir agi ?

Après une expérience, nous avons souvent un réflexe très révélateur.

Nous cherchons immédiatement ce qui n’était pas parfait.

Essayez plutôt trois questions :

Qu’est-ce que j’ai bien fait ?

Qu’est-ce que cette expérience m’a appris ?

Quelle petite chose vais-je améliorer la prochaine fois ?

Cette manière d’analyser une action permet de progresser sans continuellement détruire sa confiance.

Vous conservez ce qui fonctionne.

Vous corrigez ce qui peut l’être.

Puis vous recommencez.

Notre attention influence aussi la confiance des autres

Ce mécanisme ne concerne pas uniquement notre relation avec nous-mêmes.

Il influence également notre manière d’accompagner les autres.

Prenons un enfant qui renverse un verre.

Si toute notre attention se porte immédiatement sur sa maladresse :

« Fais attention ! Tu renverses toujours tout ! »

l’enfant peut progressivement intégrer une identité :

« Je suis maladroit. »

Nous pouvons évidemment lui apprendre à faire attention sans transformer l’incident en définition de sa personne.

« Le verre est tombé. On nettoie. La prochaine fois, prends-le avec les deux mains. »

Même événement.

Mais pas le même message.

Cette distinction est valable dans le couple, dans l’éducation et dans le management.

Nous pouvons corriger un comportement sans réduire une personne à ce comportement.

La confiance en soi n’est pas la certitude de réussir

C’est probablement le point le plus important.

Avoir confiance en soi ne signifie pas :

« Je sais que je vais réussir. »

Personne ne peut garantir cela.

La confiance devient beaucoup plus solide lorsqu’elle ressemble plutôt à :

« Je ne sais pas exactement ce qui va se passer, mais je me fais confiance pour agir, apprendre et m’adapter. »

Nous retrouvons ici la sécurité intérieure.

Si j’ai besoin d’être certain de réussir avant de commencer, je risque d’attendre longtemps.

Si je me sens suffisamment en sécurité pour accepter l’incertitude, je peux expérimenter.

Et chaque expérience augmente ensuite mes compétences.

Puis mes compétences nourrissent ma confiance.

Un cercle vertueux commence.

Alors, si vous manquez actuellement de confiance dans un domaine, ne cherchez pas uniquement à vous convaincre mentalement que vous êtes capable.

Demandez-vous plutôt :

Quelle petite action puis-je réaliser aujourd’hui pour commencer à me donner une preuve que je peux avancer ?

Faites-la.

Regardez ce qui a fonctionné.

Apprenez de ce qui peut être amélioré.

Puis recommencez.

La confiance en soi ne se décrète pas toujours devant un miroir.

Très souvent, elle se construit dans la matière, une expérience après l’autre.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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