Comprendre et dépasser ton blocage
Pourquoi ai-je l’impression d’être bloqué dans ma vie ?
Peut-être connaissez-vous cette sensation étrange.
Vous vous levez le matin, vous faites ce que vous avez à faire, les journées passent, vous avancez en apparence… et pourtant, quelque chose ne bouge plus.
Vous avez l’impression de tourner en rond.
Vous réfléchissez beaucoup.
Vous essayez de nouvelles choses.
Vous cherchez des solutions.
Parfois même, vous travaillez énormément sur vous.
Mais dans un domaine précis de votre existence, vous restez au même endroit.
Alors une question finit inévitablement par arriver :
« Pourquoi suis-je bloqué ? »
Dans la conférence dont vous retrouverez le replay à la fin de cet article, j’aborde cette question à travers ma lecture énergétique de l’être humain.
Mais avant même de parler d’énergie, j’aimerais proposer une autre façon de regarder le problème.
Et si votre blocage n’était pas votre ennemi ?
Et s’il était simplement en train de vous montrer l’endroit où vous ne vous sentez pas encore suffisamment en sécurité pour avancer ?
Un blocage est d’abord une information
Lorsque nous nous sentons bloqués, notre premier réflexe consiste généralement à vouloir supprimer le blocage.
Nous cherchons ce qui ne va pas.
Nous voulons réparer.
Débloquer.
Comprendre.
Trouver la méthode.
Et surtout repartir le plus vite possible.
Pourtant, si nous prenions quelques instants pour écouter ce blocage plutôt que de le combattre, nous pourrions peut-être découvrir quelque chose d’intéressant.
Vous voulez quitter votre travail mais vous n’y arrivez pas.
Pourquoi ?
Vous voulez développer votre activité mais quelque chose vous retient.
Pourquoi ?
Vous savez qu’une relation ne vous convient plus mais vous restez.
Pourquoi ?
Vous avez un projet depuis trois ans et vous ne passez jamais réellement à l’action.
Pourquoi ?
Derrière ces situations, nous trouvons souvent une problématique de sécurité intérieure.
Nous voulons avancer, mais quelque chose veut nous protéger
Imaginons que vous souhaitiez changer de métier.
Une partie de vous dit :
« J’en ai marre. Je veux autre chose. »
Mais une autre répond immédiatement :
« Et l’argent ? »
« Et si je me trompe ? »
« Et si je ne retrouve rien ? »
« Et si je regrette ? »
« Qu’est-ce que les autres vont penser ? »
Vous pouvez alors croire que vous manquez de courage.
Mais ce n’est pas nécessairement le cas.
Il existe simplement un conflit intérieur.
Une partie veut le mouvement.
Une autre veut la sécurité.
Et tant que nous essayons de faire taire brutalement l’une des deux, nous restons souvent dans cette sensation de blocage.
La question devient alors beaucoup plus intéressante :
Comment puis-je avancer sans abandonner ma sécurité intérieure ?
Êtes-vous trop dans le ciel ?
Dans ma grille de lecture énergétique, j’utilise souvent l’image du ciel et de la terre.
Le ciel représente notamment le rêve, l’intuition, l’imaginaire, la vision, la spiritualité et ce que nous voulons créer.
La terre représente la matière, le corps, le quotidien, l’argent, les contraintes concrètes et l’action.
Certaines personnes vivent énormément dans le « ciel ».
Elles rêvent.
Elles visualisent.
Elles ressentent.
Elles attendent des signes.
Elles imaginent leur vie idéale.
Elles parlent d’énergie, de synchronicités, de manifestation.
Elles peuvent même savoir exactement ce qu’elles souhaitent vivre dans cinq ou dix ans.
Mais rien ne descend réellement dans la matière.
Pourquoi ?
Parce qu’à un moment, il faut poser un pied sur Terre.
Téléphoner.
Écrire.
Rencontrer.
Créer.
Tester.
Demander.
Vendre.
Décider.
Faire un premier pas concret.
Le rêve peut donner une direction.
Mais sans incarnation, il reste un rêve.
Ou êtes-vous prisonnier de la matière ?
À l’inverse, certaines personnes ont les deux pieds tellement ancrés dans leurs obligations qu’elles ont oublié de lever les yeux.
Il faut travailler.
Payer les factures.
Gérer la maison.
Répondre aux mails.
S’occuper des enfants.
Résoudre les problèmes.
Remplir les obligations.
Recommencer demain.
Nous pouvons devenir extrêmement efficaces dans une existence qui ne nous correspond plus.
Nous faisons.
Encore.
Toujours.
Mais nous ne savons même plus pourquoi.
Et lorsqu’on nous demande :
« Qu’est-ce que tu voudrais réellement vivre ? »
il n’y a parfois aucune réponse.
C’est ici que la sécurité extérieure peut devenir une prison.
Nous avons tellement organisé notre existence pour éviter l’incertitude que nous n’osons plus écouter ce qui voudrait évoluer en nous.
Entre le ciel et la terre : retrouver son axe
Pour moi, l’équilibre se trouve dans la rencontre des deux.
Le rêve et l’action.
L’intuition et le concret.
L’être et le faire.
La vision et le prochain pas.
Je peux imaginer la vie que je souhaite profondément sans mépriser celle que je vis aujourd’hui.
Je peux être reconnaissant de ce que j’ai et vouloir autre chose.
Je peux rêver grand et commencer petit.
Je peux écouter mon intuition et vérifier ce qu’elle donne lorsqu’elle rencontre la réalité.
C’est précisément dans cet espace que la sécurité intérieure devient fondamentale.
Parce que je n’ai plus besoin de connaître toute la route pour avancer.
J’ai simplement besoin de me sentir suffisamment solide pour faire le prochain pas.
Le piège du « quand j’aurai… »
Nous avons pourtant une extraordinaire capacité à reporter notre vie.
« Quand j’aurai plus d’argent, je serai tranquille. »
« Quand j’aurai trouvé quelqu’un, je serai heureux. »
« Quand mon entreprise fonctionnera, je serai libre. »
« Quand les enfants seront grands… »
« Quand j’aurai déménagé… »
« Quand j’aurai davantage confiance en moi… »
Toujours plus tard.
Le problème n’est pas d’avoir des projets.
Le problème commence lorsque nous faisons dépendre notre état intérieur de leur réalisation.
Parce que derrière le « quand j’aurai », il existe souvent un message beaucoup plus discret :
« Ici et maintenant, quelque chose n’est pas suffisant. »
Et nous recommençons à chercher à l’extérieur ce qui manque à l’intérieur.
Revenir au présent ne signifie pas abandonner ses ambitions
Je trouve qu’il existe parfois une mauvaise compréhension de l’instant présent.
Être présent ne signifie pas ne plus avoir de projet.
Vous pouvez parfaitement savoir où vous souhaitez être dans dix ans tout en vivant pleinement aujourd’hui.
La différence réside dans l’endroit depuis lequel vous construisez ce futur.
Est-ce que je cours vers mon objectif parce que ma vie actuelle m’est insupportable ?
Ou est-ce que je construis quelque chose qui me ressemble tout en prenant soin de la personne que je suis aujourd’hui ?
Dans le premier cas, je fuis.
Dans le second, j’avance.
Vous ne pouvez pas monter six marches en une seule fois
C’est également l’une des causes fréquentes de blocage.
Nous regardons notre situation actuelle.
Puis notre rêve.
Et l’écart paraît immense.
Vous gagnez 1 500 euros et vous voulez en gagner 10 000.
Vous êtes salarié depuis vingt ans et vous imaginez créer votre entreprise.
Vous n’avez jamais pris la parole en public et vous rêvez de devenir conférencier.
Vous vivez dans une situation qui ne vous convient plus et vous imaginez une existence complètement différente.
Le cerveau regarde l’écart et peut répondre :
« Danger. »
Alors nous nous immobilisons.
Pas nécessairement parce que le rêve est impossible.
Mais parce que nous essayons mentalement de franchir tout l’escalier en un seul mouvement.
La sécurité intérieure se construit aussi marche après marche
C’est pourquoi j’aime ramener un grand rêve vers quelque chose de beaucoup plus simple.
Quelle est la prochaine marche ?
Pas la dixième.
Pas celle de dans cinq ans.
La prochaine.
C’est ici qu’un objectif concret, éventuellement construit selon une logique SMART — spécifique, mesurable, atteignable, réaliste et défini dans le temps — peut devenir intéressant.
Vous n’avez pas besoin de savoir aujourd’hui comment vous allez réussir toute votre reconversion professionnelle.
Vous avez peut-être simplement besoin de consacrer deux heures cette semaine à explorer sérieusement une piste.
Vous n’avez pas besoin de savoir comment votre entreprise générera un jour 100 000 euros.
Vous devez peut-être commencer par trouver votre premier client.
Le grand projet nourrit la direction.
La petite étape nourrit la sécurité.
Ensuite, il faut laisser du temps à ce que nous avons semé
Il existe un autre piège que j’ai beaucoup observé : l’impatience.
Nous décidons quelque chose.
Nous agissons.
Et trois jours plus tard, nous regardons :
« Alors ? Ça marche ? »
Une semaine après :
« Toujours rien… »
Puis nous changeons de stratégie.
Nous plantons une autre graine.
Puis une autre.
Puis encore une autre.
Et quelques mois plus tard, nous avons énormément travaillé sans avoir laissé suffisamment de temps à quoi que ce soit pour se développer.
J’appelle cela, dans ma lecture des lois universelles, la loi de gestation.
Une graine demande un processus avant de devenir un arbre.
Cela ne signifie pas qu’il faille attendre passivement en croyant que tout arrivera tout seul.
Cela signifie qu’une fois une direction choisie et les actions pertinentes mises en place, il faut parfois arrêter de déterrer continuellement la graine pour vérifier si elle pousse.
La dispersion peut être une recherche de sécurité
C’est là que nous retrouvons encore notre fil conducteur.
Pourquoi changeons-nous sans cesse de stratégie ?
Parce que ne pas obtenir immédiatement de résultat nous inquiète.
Alors nous cherchons une nouvelle méthode.
Un nouvel accompagnement.
Une nouvelle idée.
Une nouvelle formation.
Un nouvel objectif.
Cette agitation nous donne l’impression de reprendre le contrôle.
Mais elle peut produire exactement l’inverse.
Nous nous dispersons.
Nous ne savons plus quelle direction suivre.
Nous perdons confiance.
Puis nous concluons :
« Je suis bloqué. »
Alors que nous avons peut-être simplement besoin de nous arrêter suffisamment longtemps pour retrouver notre axe.
Que faire lorsque vous vous sentez bloqué ?
Prenez une feuille et commencez par écrire clairement le domaine dans lequel vous avez cette impression de stagnation.
Puis posez-vous quelques questions.
Qu’est-ce que je veux réellement vivre ?
Pas ce que je veux fuir.
Ce que je veux construire.
Ensuite :
Qu’est-ce qui me fait peur si j’avance réellement dans cette direction ?
Vous allez peut-être découvrir que le blocage protège quelque chose.
Votre sécurité financière.
Votre appartenance familiale.
Votre image.
Votre relation.
Votre besoin d’être aimé.
Votre peur de l’échec.
Puis demandez-vous :
Suis-je trop dans le ciel ou trop dans la matière ?
Est-ce que je rêve énormément sans poser d’action concrète ?
Ou est-ce que je fais énormément sans plus savoir vers quoi je veux aller ?
Enfin :
Quelle est ma prochaine marche ?
Une seule.
Votre blocage ne vous demande peut-être pas de forcer davantage
C’est probablement l’idée essentielle que j’aimerais laisser avec cet article.
Lorsque nous nous sentons bloqués, nous croyons souvent qu’il faut pousser plus fort.
Travailler davantage.
Être plus discipliné.
Se motiver.
Se secouer.
Mais si le blocage vient d’un manque de sécurité intérieure, ajouter de la pression peut simplement augmenter la résistance.
Peut-être faut-il faire exactement l’inverse.
S’arrêter.
Écouter.
Comprendre.
Revenir à l’instant présent.
Retrouver son axe entre le ciel et la terre, entre ce que nous rêvons et ce que nous pouvons concrètement poser aujourd’hui.
Puis avancer d’une marche.
Pas pour fuir la personne que nous sommes aujourd’hui.
Mais pour construire progressivement une existence qui nous ressemble davantage.
Le blocage n’est alors plus nécessairement un mur.
Il devient une information.
Il nous montre l’endroit précis où notre désir rencontre notre besoin de sécurité.
Et lorsque nous apprenons à réconcilier les deux, le mouvement peut reprendre.
C’est précisément ce que je développe dans la conférence dont vous pouvez retrouver le replay complet ci-dessous.
Stéphane Bride-Bonnot
#TousFormidable












