D’où viennent nos problèmes de santé ?

Et si votre corps essayait simplement de vous parler ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi, malgré tous vos efforts, vous vous sentez parfois fatigué, bloqué ou complètement en décalage avec votre propre existence ?

Sur le papier, tout devrait peut-être aller bien.

Vous avez un travail.

Une famille.

Un toit.

Une vie qui ressemble plus ou moins à celle que la société nous présente comme normale.

Et pourtant, à l’intérieur, quelque chose résiste.

Vous vous levez fatigué.

Vous avez moins d’enthousiasme.

Certaines situations se répètent.

Votre corps se tend.

Vos émotions deviennent plus difficiles à contenir.

Et généralement, lorsque cela arrive, nous cherchons immédiatement une réponse à l’extérieur.

Comment faire pour aller mieux ?

Quelle méthode utiliser ?

Qui consulter ?

Quelle formation suivre ?

Quel livre lire ?

Quel nouveau protocole essayer ?

Toutes ces démarches peuvent évidemment avoir leur utilité, et lorsqu’un symptôme physique ou psychologique persiste, consulter un professionnel de santé reste indispensable.

Mais dans la conférence dont vous retrouverez le replay à la fin de cet article, je vous propose d’explorer une autre question :

Et si, avant de chercher encore une réponse à l’extérieur, vous commenciez par écouter ce qui se passe à l’intérieur ?

Parce que derrière beaucoup de nos comportements se trouve un besoin fondamental dont je parle aujourd’hui énormément : la sécurité intérieure.

L’ego cherche avant tout à nous protéger

Nous parlons beaucoup de l’ego dans le développement personnel et la spiritualité.

Parfois comme s’il fallait absolument le combattre, le faire taire ou parvenir à s’en débarrasser.

Je ne le vois pas ainsi.

L’ego a aussi une fonction de protection.

Le problème apparaît lorsque cette protection repose sur des programmes que nous n’avons jamais réellement choisis.

Depuis notre naissance, nous avons enregistré une quantité considérable d’informations provenant de notre famille, de l’école, de notre environnement social, de nos expériences et de la culture dans laquelle nous avons grandi.

« Il faut travailler dur pour réussir. »

« Fais un métier sérieux. »

« Ne prends pas de risques. »

« Pense à ta retraite. »

« Qu’est-ce que les autres vont penser ? »

« Dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu’on veut. »

À force d’entendre certaines choses, nous pouvons finir par les considérer comme des vérités.

Puis nous construisons notre vie dessus.

Et vingt, trente ou cinquante ans plus tard, nous ne savons parfois même plus distinguer ce que nous voulons réellement de ce que nous avons appris à vouloir.

Quand la sécurité extérieure remplace la sécurité intérieure

C’est là que les choses deviennent intéressantes.

Parce que lorsque je ne me sens pas suffisamment solide intérieurement, je vais naturellement essayer de sécuriser mon existence à l’extérieur.

Je vais chercher un emploi qui me rassure, même s’il ne me correspond pas.

Je vais peut-être rester dans une relation parce que la solitude me fait peur.

Je vais conserver une situation parce que je crains de manquer d’argent.

Je vais rechercher l’approbation des autres parce que leur reconnaissance me rassure.

Je vais multiplier les protections, les garanties, les certitudes.

Ce n’est pas nécessairement mauvais.

Mais une question mérite d’être posée :

Combien d’énergie dépensez-vous chaque jour pour maintenir une vie qui vous sécurise extérieurement mais ne vous ressemble plus intérieurement ?

Parce que cette lutte permanente peut devenir épuisante.

Le corps est aussi un formidable indicateur

J’ai longtemps vécu essentiellement depuis ma tête.

Il fallait réfléchir.

Anticiper.

Contrôler.

Trouver des solutions.

Continuer.

Faire davantage.

Jusqu’au moment où le corps finit parfois par rappeler qu’il existe.

Je ne prétends pas qu’une douleur ou une maladie possède systématiquement une origine émotionnelle. Notre santé est complexe et dépend de nombreux facteurs biologiques, psychologiques, environnementaux et sociaux.

En revanche, nous savons tous par expérience que le stress peut avoir des manifestations physiques.

Le ventre qui se noue avant un rendez-vous.

Les épaules qui se contractent.

Le cœur qui accélère.

Le sommeil perturbé lorsque nous ruminons.

La fatigue après une longue période de tension.

Le corps et l’esprit ne vivent pas dans deux univers séparés.

Alors plutôt que d’interpréter automatiquement chaque douleur, nous pouvons au moins apprendre à nous demander :

« Qu’est-ce que je suis en train de vivre en ce moment ? »

« Depuis combien de temps suis-je sous tension ? »

« Qu’est-ce que je supporte alors que tout en moi voudrait dire stop ? »

Le corps ne remplace pas un diagnostic médical.

Mais il peut devenir un formidable rappel à soi.

Les émotions peuvent devenir un GPS intérieur

Il en va de même pour nos émotions.

Nous avons appris à classer certaines émotions comme positives et d’autres comme négatives.

La joie serait bonne.

La peur serait mauvaise.

La colère serait mauvaise.

La tristesse serait mauvaise.

Et nous passons parfois notre existence à vouloir supprimer tout ce qui nous dérange.

Mais si l’émotion était d’abord une information ?

La peur peut signaler un besoin de sécurité.

La colère peut apparaître lorsqu’une limite importante pour nous a été franchie.

La tristesse peut accompagner une perte.

La frustration peut nous montrer l’écart entre ce que nous vivons et ce que nous souhaiterions profondément vivre.

Plutôt que de chercher immédiatement à faire disparaître l’émotion, nous pouvons commencer par l’écouter.

Qu’est-ce que cette émotion vient toucher en moi ?

C’est là que commence, selon moi, un véritable travail de conscience.

Ce que j’appelle notre fréquence vibratoire

Dans mes conférences et mes accompagnements, j’utilise beaucoup la notion de fréquence énergétique ou vibratoire.

C’est ma grille de lecture.

Elle permet d’observer quelque chose de très concret : nous ne percevons pas notre environnement de la même manière selon notre état intérieur.

Lorsque vous êtes reposé, serein, confiant et enthousiaste, vous ne réagissez pas de la même façon à un événement que lorsque vous êtes épuisé, inquiet ou en colère.

La situation extérieure peut être identique.

Votre expérience intérieure, elle, est complètement différente.

Dans mon langage, je dirais que vous ne vibrez pas sur la même fréquence.

Et cela influence naturellement vos perceptions, vos décisions, vos comportements et donc une partie des résultats que vous obtenez.

C’est pourquoi je trouve intéressant de ne pas seulement demander :

« Qu’est-ce que je dois faire ? »

Mais :

« Depuis quel état intérieur vais-je faire cette action ? »

La sécurité intérieure change notre manière d’agir

Prenons un exemple simple.

Vous devez prendre une décision professionnelle importante.

Si vous partez de la peur de manquer, vous allez probablement chercher avant tout à éliminer le risque.

Si vous partez de la peur du jugement, vous allez peut-être choisir ce qui sera le mieux accepté par votre entourage.

Si vous avez besoin d’être reconnu, vous pourrez choisir ce qui valorise votre statut.

Dans les trois cas, vous aurez pourtant l’impression d’avoir pris une décision rationnelle.

C’est là toute la subtilité.

Nos décisions conscientes peuvent être influencées par des mécanismes dont nous n’avons pas pleinement conscience.

Développer sa sécurité intérieure consiste notamment à créer suffisamment d’espace entre la peur et la décision pour pouvoir se demander :

« Qu’est-ce que je choisirais si je n’avais rien à prouver et personne à rassurer ? »

La réponse peut être très différente.

Et nos enfants dans tout cela ?

Cette réflexion devient également intéressante lorsque nous sommes parents.

Les enfants observent énormément.

Ils apprennent non seulement à travers ce que nous leur expliquons, mais aussi à travers ce qu’ils voient et ressentent dans leur environnement familial.

Nous pouvons leur dire :

« Fais-toi confiance. »

Mais si nous vivons nous-mêmes constamment dans la peur, ils observeront aussi cette peur.

Nous pouvons leur dire :

« Fais ce que tu aimes. »

Mais si nous passons trente ans à nous plaindre d’un travail que nous détestons sans jamais rien modifier, ils enregistreront également ce modèle.

Il ne s’agit surtout pas de rendre les parents responsables de tout ce que vivent leurs enfants.

Ce serait aussi injuste qu’absurde.

Il s’agit simplement de comprendre que travailler sur notre propre sécurité intérieure transforme aussi l’environnement que nous proposons autour de nous.

Et cela vaut avec nos enfants, notre conjoint, nos collaborateurs ou nos proches.

Avant de vouloir changer votre vie, écoutez-la

Nous voulons souvent transformer notre existence extrêmement rapidement.

Mais avant de modifier quoi que ce soit, il peut être utile de faire un état des lieux.

Prenez un carnet.

Puis observez votre vie actuelle.

Dans quels domaines vous sentez-vous réellement bien ?

Dans quels domaines ressentez-vous régulièrement de la tension ?

Qu’est-ce qui vous fatigue le plus actuellement ?

Qu’acceptez-vous uniquement par peur des conséquences d’un changement ?

Qu’est-ce qui vous met profondément en joie ?

À quel moment vous sentez-vous pleinement vous-même ?

Et surtout :

Depuis quel endroit intérieur prenez-vous actuellement vos décisions : la sécurité ou la peur ?

Ne cherchez pas immédiatement à tout résoudre.

Observez.

Parce que prendre conscience d’un mécanisme constitue déjà un changement considérable.

Vous avez peut-être moins besoin d’une nouvelle méthode que de vous retrouver

Nous vivons dans une époque où une solution existe pour pratiquement chaque problème.

Une méthode.

Une formation.

Un programme.

Un livre.

Une application.

Un expert.

Et pourtant, nous sommes nombreux à continuer de chercher.

Pourquoi ?

Peut-être parce qu’à force d’accumuler les réponses extérieures, nous avons parfois oublié d’écouter la personne qui vit réellement notre vie : nous-mêmes.

C’est précisément ce que j’explore dans cette conférence.

Pas pour vous dire de rejeter la médecine, les professionnels, les accompagnements ou les connaissances extérieures.

Mais pour remettre chaque chose à sa place.

Une aide extérieure peut éclairer le chemin.

Elle ne peut pas vivre à votre place.

Votre corps vous appartient.

Vos émotions vous appartiennent.

Vos choix vous appartiennent.

Votre existence vous appartient.

Et plus vous développez cette sécurité intérieure, moins vous avez besoin que l’extérieur vous dise continuellement qui être, quoi penser et dans quelle direction avancer.

Peut-être est-ce finalement cela, reprendre son pouvoir :

ne plus chercher quelqu’un qui possède toutes les réponses, mais devenir suffisamment sécure intérieurement pour entendre les siennes.

Vous retrouverez le replay complet de cette conférence ci-dessous.

Prenez un carnet, prenez le temps, et surtout ne cherchez pas uniquement à comprendre intellectuellement.

Observez ce que cela vient toucher dans votre propre existence.

Parce qu’entre comprendre quelque chose et commencer à le vivre, il existe parfois tout un monde.

Stéphane Bride-Bonnot

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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