Eviter la Procrastination

Procrastination et motivation : pourquoi un rêve peut vous remettre en mouvement

La procrastination consiste à repousser une action que nous savons pourtant utile ou importante.

« Je le ferai demain. »

« Je commencerai lundi. »

« Dès que j’aurai davantage de temps. »

« Quand je serai plus motivé. »

Et les jours passent.

Nous pouvons alors finir par nous juger : manque de volonté, manque de discipline, manque de courage…

Pourtant, la procrastination n’est pas toujours un problème de paresse. Elle peut être liée à l’inconfort, à la peur de l’échec, au perfectionnisme, à une tâche mal définie ou simplement à l’absence d’une raison suffisamment importante pour agir.

C’est là qu’une question devient intéressante :

Qu’est-ce qui pourrait vous donner suffisamment envie d’avancer pour que l’action ne ressemble plus continuellement à une obligation ?

Nous ne procrastinons pas de la même manière sur tout

Observez-vous lorsque vous préparez quelque chose que vous aimez vraiment.

Des vacances, par exemple.

Vous cherchez une destination.

Vous comparez les possibilités.

Vous organisez le trajet.

Vous réservez.

Vous faites une liste.

Vous préparez votre valise.

Certaines personnes capables de repousser pendant trois semaines un courrier administratif peuvent passer deux heures à organiser un voyage sans voir le temps passer.

Pourquoi ?

Parce que le cerveau perçoit une récompense.

Il existe une destination désirable.

Nous savons pourquoi nous faisons les choses.

C’est une différence fondamentale.

La motivation a besoin d’une direction

Nous cherchons souvent à être plus motivés sans avoir réellement défini ce vers quoi nous voulons aller.

Mais motivé pour quoi ?

Faire davantage ?

Travailler davantage ?

Gagner davantage ?

Changer de vie ?

Lorsque la direction reste vague, il est difficile de savoir quelles actions sont réellement importantes.

Nous nous retrouvons avec une longue liste de tâches, mais aucune vision permettant de les hiérarchiser.

C’est pourquoi j’aime partir beaucoup plus loin.

Imaginez votre vie dans cinq ou dix ans.

Pas seulement votre métier.

Où vivez-vous ?

À quoi ressemblent vos journées ?

Combien de temps travaillez-vous ?

Avec qui ?

Quelle place occupent vos proches ?

Comment utilisez-vous votre temps libre ?

Dans quel état physique souhaitez-vous être ?

Quels projets avez-vous réalisés ?

Qu’est-ce qui vous donne envie de vous lever le matin ?

La question n’est pas de prédire votre avenir.

Elle est de vous donner une direction.

Un rêve puissant peut changer la valeur d’une tâche

Une même action peut être vécue complètement différemment selon ce qu’elle représente.

Faire une heure de travail supplémentaire uniquement parce qu’« il faut travailler » peut être pénible.

Faire cette même heure parce qu’elle participe directement à un projet qui vous tient profondément à cœur peut avoir une autre saveur.

L’action n’a pas changé.

Son sens, oui.

C’est pourquoi un objectif uniquement intellectuel possède parfois peu de force.

« Il faudrait que je fasse du sport. »

« Il faudrait que j’économise. »

« Il faudrait que je développe mon entreprise. »

Le mot « faudrait » indique déjà que nous ne sommes pas complètement engagés.

À l’inverse, lorsque nous savons profondément pourquoi quelque chose compte pour nous, la motivation peut devenir beaucoup plus naturelle.

Attention cependant à l’idée d’une « énergie sans limite »

Un rêve puissant ne supprime pas la fatigue.

Il ne rend pas toutes les tâches agréables.

Même lorsque nous adorons notre projet, certaines actions restent pénibles.

Nous pouvons être passionnés et avoir besoin de repos.

Nous pouvons connaître parfaitement notre objectif et procrastiner malgré tout.

Le but n’est donc pas de trouver un rêve tellement puissant que nous deviendrions une machine capable de produire sans effort.

Ce serait une nouvelle manière de nous mettre sous pression.

Un bon objectif doit donner une direction à notre énergie, pas nous demander de l’épuiser.

Sommes-nous vraiment créateurs de 100 % de notre vie ?

J’ai longtemps utilisé cette formulation : « Vous êtes 100 % créateur de votre vie. »

Aujourd’hui, je préfère la nuancer.

Nous ne créons évidemment pas tous les événements qui nous arrivent.

Nous ne contrôlons ni les décisions des autres, ni l’économie, ni les accidents, ni toutes les circonstances dans lesquelles nous évoluons.

En revanche, nous participons largement à la construction de notre trajectoire par une accumulation de choix.

Nos habitudes.

Nos fréquentations.

Nos décisions.

Ce que nous acceptons.

Ce que nous refusons.

Les actions que nous répétons.

Et celles que nous repoussons.

Notre environnement actuel est donc en partie le résultat de décisions passées, mais jamais une condamnation définitive.

C’est une bonne nouvelle.

Parce que cela signifie que nous pouvons commencer à introduire aujourd’hui des choix différents.

Pourquoi le changement fait-il procrastiner ?

Parce que changer signifie introduire de l’incertitude.

Vous pouvez détester votre travail et continuer à y rester pendant des années.

Pourquoi ?

Parce que vous le connaissez.

Vous connaissez votre salaire.

Vos horaires.

Vos collègues.

Vos contraintes.

Imaginer autre chose peut vous enthousiasmer, mais également vous faire peur.

C’est là que la procrastination peut devenir une stratégie de protection.

« Je réfléchirai à mon projet plus tard. »

« Je commencerai ma formation l’année prochaine. »

« Je verrai quand les enfants seront plus grands. »

Nous ne manquons pas nécessairement d’envie.

Nous manquons parfois de sécurité intérieure pour accepter l’incertitude qui accompagne le mouvement.

Le rêve donne la direction, la sécurité intérieure permet le premier pas

C’est une distinction importante.

Votre rêve vous montre où vous avez envie d’aller.

Votre sécurité intérieure vous permet d’avancer même lorsque vous ne savez pas exactement comment tout va se dérouler.

Vous n’avez pas besoin de connaître les cinquante prochaines étapes.

Vous avez besoin d’en connaître une.

Quelle action réaliste pouvez-vous réaliser cette semaine ?

Passer un appel ?

Écrire une page ?

Vous renseigner sur une formation ?

Bloquer deux heures dans votre agenda ?

Prendre un rendez-vous ?

Faire une première séance de sport ?

Mettre une petite somme de côté ?

L’action devient moins menaçante lorsqu’elle est suffisamment précise et suffisamment petite pour pouvoir être réalisée maintenant.

L’action peut également réduire la rumination

Lorsque nous restons longtemps devant une situation sans agir, notre mental peut tourner en boucle.

Nous imaginons.

Nous anticipons.

Nous analysons.

Nous recommençons.

L’action peut interrompre cette boucle parce qu’elle nous apporte une information nouvelle.

Au lieu de réfléchir pendant six mois à la possibilité de créer une activité, nous parlons à trois personnes.

Au lieu de nous demander pendant un an si nous aimerions un métier, nous cherchons une immersion.

Au lieu d’attendre d’avoir confiance pour prendre la parole, nous commençons devant cinq personnes.

Nous remplaçons progressivement les scénarios par de l’expérience.

Et chaque expérience nous permet d’ajuster la direction.

Quelle vie avez-vous suffisamment envie de construire ?

Si vous procrastinez énormément en ce moment, ne commencez peut-être pas par vous demander :

« Comment devenir plus discipliné ? »

Posez-vous d’abord une autre question :

« Est-ce que ce que j’essaie de construire me donne réellement envie d’avancer ? »

Puis allez plus loin.

Qu’est-ce qui vous anime ?

Qu’aimeriez-vous expérimenter ?

Comment voudriez-vous vivre dans cinq ou dix ans ?

Et surtout : depuis quel endroit intérieur cherchez-vous cette réponse ?

Depuis la peur de manquer ?

Depuis le besoin de prouver quelque chose ?

Depuis ce que les autres attendent de vous ?

Ou depuis une envie profondément personnelle ?

Un rêve n’a pas besoin d’être spectaculaire.

Il peut simplement être de disposer davantage de temps, vivre dans un endroit qui vous ressemble, exercer un métier qui a du sens ou être davantage présent auprès de ceux que vous aimez.

Une fois la direction trouvée, ne cherchez pas à transformer toute votre vie demain matin.

Choisissez une action.

Faites-la.

Puis une autre.

La procrastination diminue rarement parce que nous nous insultons suffisamment pour nous mettre au travail.

Elle peut commencer à reculer lorsque ce qui nous attend devant devient progressivement plus important que la sécurité de rester exactement là où nous sommes.

Nous sommes #TousFormidable.

Conférence enregistrée sur la procrastination :

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction