Il est urgent de prendre son temps — le livre est disponible

Il est urgent de prendre son temps : et si ralentir était devenu une nécessité ?

Nous vivons dans une société qui va vite.

Très vite.

Nous nous levons avec déjà quelque chose à faire. Nous regardons notre téléphone, les messages, les notifications, les informations. Nous partons travailler, nous répondons aux sollicitations, nous pensons à ce qu’il faudra faire ensuite et, lorsque la journée se termine, nous avons parfois cette étrange impression d’avoir fait énormément de choses sans avoir réellement été présents à notre propre vie.

Et le lendemain, nous recommençons.

Pendant longtemps, nous avons associé cette capacité à faire beaucoup de choses à une forme de réussite.

Être occupé signifiait être utile.

Être productif signifiait avoir de la valeur.

Ne rien faire pouvait presque devenir culpabilisant.

Mais à force d’observer les personnes que j’accompagne, et surtout à force d’observer ma propre histoire, j’en arrive toujours à la même question :

à force de vouloir gagner du temps, ne sommes-nous pas finalement en train de perdre notre vie ?

C’est de cette réflexion qu’est né mon livre :

« Il est urgent de prendre son temps ».

Nous savons de plus en plus de choses, mais est-ce que nous allons mieux ?

Nous n’avons probablement jamais eu accès à autant de connaissances sur nous-mêmes.

Quelques secondes suffisent aujourd’hui pour trouver une vidéo sur la confiance en soi, écouter un podcast sur les émotions, lire un article sur le fonctionnement du cerveau ou découvrir une nouvelle méthode de développement personnel.

Nous pouvons apprendre à méditer depuis notre téléphone.

Nous pouvons suivre des formations depuis notre canapé.

Nous pouvons écouter des experts toute la journée.

Et pourtant, une question demeure :

est-ce que tout ce savoir transforme réellement notre manière de vivre ?

Parce qu’il existe une différence considérable entre comprendre quelque chose et l’intégrer.

Je peux comprendre intellectuellement que j’ai besoin de ralentir tout en continuant à courir toute la journée.

Je peux savoir que je devrais écouter mon corps tout en ignorant chaque signal qu’il m’envoie.

Je peux connaître parfaitement le fonctionnement de mes émotions tout en les fuyant dès qu’elles deviennent inconfortables.

Je peux parler d’instant présent et passer ma journée entière dans le passé ou dans l’anticipation du lendemain.

Le savoir appartient au mental.

L’intégration demande autre chose.

Elle demande du temps.

De l’espace.

Du silence.

Et surtout de la présence.

Pourquoi avons-nous autant de mal à nous arrêter ?

C’est ici que nous retrouvons quelque chose de beaucoup plus profond que la simple gestion du temps.

Nous pouvons remplir nos journées parce que nous avons beaucoup de responsabilités.

Mais nous pouvons aussi les remplir parce que le vide nous met mal à l’aise.

Lorsque je suis constamment occupé, je n’ai pas besoin d’entendre certaines questions.

Est-ce que cette vie me convient réellement ?

Est-ce que ce travail me ressemble ?

Est-ce que je suis heureux dans cette relation ?

Pourquoi ai-je autant besoin d’être reconnu ?

Pourquoi est-ce que je cours autant ?

Qu’est-ce que j’essaie encore de prouver ?

Et surtout :

qu’est-ce qui se passerait si je m’arrêtais vraiment ?

Le faire permanent peut alors devenir une formidable stratégie de protection.

Tant que je fais, je contrôle.

Tant que je contrôle, j’ai l’impression d’être en sécurité.

Mais cette sécurité dépend entièrement de ma capacité à maintenir le mouvement.

Alors je continue.

Jusqu’à ce que parfois le corps dise stop.

Ralentir peut devenir un acte de sécurité intérieure

Nous pensons souvent que nous pourrons ralentir lorsque tout sera réglé.

Lorsque nous aurons suffisamment d’argent.

Lorsque les enfants seront plus grands.

Lorsque l’entreprise fonctionnera mieux.

Lorsque nous aurons terminé ce projet.

Lorsque nous serons en vacances.

Lorsque nous serons à la retraite.

Toujours plus tard.

Mais si notre sécurité intérieure dépend de la disparition de toutes les incertitudes extérieures, nous risquons d’attendre longtemps.

Parce que la vie bougera toujours.

Il y aura toujours quelque chose à faire.

Une facture.

Un problème.

Un projet.

Une sollicitation.

Un imprévu.

Ralentir consiste alors peut-être à apprendre quelque chose de complètement différent :

me sentir suffisamment en sécurité pour ne pas avoir besoin de remplir chaque espace de ma vie.

Pouvoir rester quelques instants sans produire.

Sans résoudre.

Sans optimiser.

Sans chercher une nouvelle réponse.

Simplement être là.

Nous sommes des êtres humains, pas des « faires » humains

Cette phrase m’accompagne depuis longtemps :

nous sommes des êtres humains et non des « faires » humains.

Pourtant, notre société fonctionne souvent dans le sens inverse.

Faire.

Avoir.

Puis éventuellement être heureux.

Je travaille pour avoir de l’argent afin de pouvoir, un jour, profiter de ma vie.

Je fais des efforts pour obtenir de la reconnaissance afin de me sentir enfin suffisamment valable.

Je remplis mes journées pour construire une sécurité matérielle qui devrait ensuite m’apporter de la sérénité.

Et si nous inversions simplement l’ordre ?

Être.

Puis faire depuis cet état intérieur.

Et recevoir ce qui découle de nos choix.

Cela ne signifie évidemment pas rester assis toute la journée en attendant que la vie fasse tout à notre place.

Cela signifie observer depuis quel endroit intérieur nous agissons.

Est-ce que je fais cette action parce qu’elle me paraît juste ?

Ou parce que j’ai peur ?

Est-ce que je travaille parce que j’aime profondément ce que je suis en train de créer ?

Ou parce que je dois continuellement prouver ma valeur ?

Est-ce que je dis oui parce que j’en ai envie ?

Ou parce que j’ai peur que l’autre m’aime moins si je dis non ?

Ralentir permet justement d’entendre la différence.

Le corps et les émotions ont besoin d’espace pour être entendus

Lorsque tout va trop vite, nous perdons progressivement le contact avec des informations pourtant essentielles.

Notre corps.

Nos émotions.

Nos ressentis.

Nous pouvons continuer à avancer en ignorant une fatigue.

Puis une tension.

Puis une irritation.

Puis cette sensation que quelque chose n’est plus juste.

Le problème n’est pas nécessairement que notre corps ne nous parle pas.

C’est parfois simplement que nous faisons tellement de bruit que nous ne l’entendons plus.

C’est pour cela que ralentir ne signifie pas perdre du temps.

Ralentir permet parfois d’éviter de passer plusieurs années dans une direction qui ne nous correspond plus.

Une heure de véritable présence peut apporter davantage de clarté que six mois d’actions réalisées dans la peur et la dispersion.

Retrouver l’équilibre entre notre masculin et notre féminin

J’aborde également dans ce livre l’équilibre entre les polarités masculine et féminine présentes en chacun de nous.

Le masculin structure, protège, décide et agit.

Le féminin ressent, accueille, écoute, crée et reçoit.

Nous avons besoin des deux.

Mais lorsque nous vivons essentiellement dans le faire, la performance, le contrôle et la recherche permanente de résultats, quelque chose se déséquilibre.

Nous agissons avant même d’avoir ressenti.

Nous décidons avant d’avoir écouté.

Nous construisons avant de savoir si ce que nous construisons nous correspond réellement.

Le ralentissement permet de redonner une place à cette écoute.

Et lorsque nous avons réellement ressenti la direction, l’action peut devenir beaucoup plus simple.

Il ne s’agit plus de faire énormément.

Il s’agit de faire ce qui est juste.

Pourquoi j’ai écrit « Il est urgent de prendre son temps »

Je n’avais pas envie d’écrire un livre supplémentaire pour vous expliquer comment optimiser votre existence.

Nous sommes déjà suffisamment entourés de méthodes.

Je ne voulais pas davantage vous promettre une transformation spectaculaire en quelques jours.

Ce livre a été écrit pour proposer autre chose :

un espace pour ralentir.

Ralentir la lecture.

Ralentir les pensées.

Ralentir suffisamment pour observer ce qui se passe lorsque nous cessons quelques instants de vouloir devenir quelqu’un d’autre.

C’est un livre qui parle du faire permanent, du besoin de reconnaissance et de présence, de notre rapport au corps et aux émotions, de nos polarités intérieures et de la différence entre soulager momentanément un inconfort et transformer véritablement notre manière de vivre.

Ce livre n’est pas fait pour être dévoré

C’est probablement le conseil le plus important que je puisse donner avant de le lire.

Prenez votre temps.

Refermez-le.

Revenez sur une phrase.

Laissez passer une journée.

Observez ce qu’un passage vient provoquer en vous.

Parce que si vous terminez ce livre en pensant simplement :

« J’ai compris »,

alors quelque chose aura peut-être été manqué.

Mais si une phrase vous oblige à vous arrêter…

Si une autre vous agace…

Si un passage fait remonter une émotion…

Si vous vous surprenez à regarder différemment votre emploi du temps, votre travail ou certaines de vos décisions…

Alors l’expérience a déjà commencé.

Ce livre est peut-être pour vous si vous savez déjà beaucoup de choses

Je l’ai particulièrement pensé pour celles et ceux qui ont déjà cherché.

Qui ont lu.

Qui ont écouté.

Qui ont compris beaucoup de mécanismes.

Mais qui ressentent encore un décalage entre ce qu’ils savent et ce qu’ils vivent réellement.

Peut-être que vous n’avez pas besoin d’une connaissance supplémentaire.

Peut-être avez-vous besoin d’espace pour intégrer celles que vous possédez déjà.

Parce qu’à force de chercher continuellement la prochaine réponse, nous pouvons finir par ne jamais écouter celle qui était déjà là.

« Il est urgent de prendre son temps » est maintenant disponible

Le livre est désormais disponible à la vente.

Si ces mots résonnent avec quelque chose que vous vivez actuellement, peut-être est-ce justement le bon moment pour vous accorder cet espace.

Commandez votre exemplaire de « Il est urgent de prendre son temps » ici.

Mais ne vous imposez surtout pas de le terminer rapidement.

Prenez votre temps.

Lisez quelques pages.

Posez-le.

Vivez.

Puis revenez-y.

Parce que ce livre n’est pas là pour vous apprendre à devenir quelqu’un d’autre.

Il est là pour vous inviter à ralentir suffisamment pour retrouver celui ou celle que vous n’avez peut-être plus pris le temps d’écouter.

Et finalement, derrière cette urgence de ralentir, il y a peut-être une question beaucoup plus profonde :

si vous n’aviez plus besoin de courir pour vous sentir en sécurité, qu’auriez-vous réellement envie de faire de votre temps ?

Parfois, la décision la plus puissante n’est pas d’en faire davantage.

C’est de s’arrêter suffisamment longtemps pour entendre enfin la réponse.

Stéphane Bride-Bonnot

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