Différence entre habitude et attitude

Habitudes ou attitudes : est-ce encore vous qui choisissez votre vie ?

Nous avons tous des habitudes.

Nous nous levons plus ou moins à la même heure.

Nous buvons notre café de la même manière.

Nous empruntons souvent le même chemin.

Nous retrouvons les mêmes personnes.

Nous avons nos habitudes alimentaires, professionnelles, relationnelles, numériques.

Et heureusement.

Sans automatismes, notre cerveau devrait prendre consciemment des centaines de décisions supplémentaires chaque jour.

Les habitudes ne sont donc pas le problème.

Certaines sont même particulièrement utiles : marcher chaque jour, prendre soin de son sommeil, faire du sport, préparer ses repas, organiser son travail ou réserver du temps à ce qui compte pour nous.

Mais il existe une autre forme d’habitude.

Celle dans laquelle nous ne choisissons plus vraiment.

Nous répétons.

Et c’est là que la question de la sécurité intérieure devient intéressante.

Est-ce que je fais cela parce que cette manière de vivre me correspond encore, ou simplement parce qu’elle me rassure ?

Quand le confortable devient automatique

Nous pouvons rester très longtemps dans une situation qui ne nous convient plus vraiment.

Les études sont terminées et nous suivons le chemin qui semblait logique.

Nous avons trouvé un travail. Il ne nous passionne pas particulièrement, mais il paie les factures.

Nous sommes en couple. Il n’y a plus énormément d’élan, mais après tout, « ça va ».

Nous avons construit un quotidien relativement stable.

Puis les années passent.

Ce n’est pas nécessairement douloureux.

C’est parfois justement cela le piège.

Ce n’est pas suffisamment mauvais pour partir, mais ce n’est pas suffisamment vivant pour nous épanouir.

Alors nous nous installons.

Et progressivement, nous pouvons arrêter de nous demander :

« Est-ce vraiment comme cela que j’ai envie de vivre ? »

La sécurité intérieure n’est pas l’immobilité

Nous pouvons facilement confondre sécurité et absence de changement.

Pourtant, ce sont deux choses différentes.

Lorsque nous manquons de sécurité intérieure, nous pouvons avoir besoin que notre environnement reste parfaitement prévisible pour nous sentir rassurés.

Même travail.

Même maison.

Même entourage.

Mêmes habitudes.

Même fonctionnement.

Nous savons que certaines choses ne nous conviennent plus, mais l’inconnu semble plus menaçant que l’insatisfaction connue.

C’est ainsi que nous pouvons rester des années dans une situation en répétant :

« Un jour, je changerai. »

La véritable sécurité intérieure nous permet progressivement autre chose :

rester suffisamment stable à l’intérieur pour pouvoir faire évoluer l’extérieur.

Je n’ai plus besoin que rien ne bouge pour me sentir en sécurité.

Je peux bouger avec la vie.

Pourquoi vouloir changer une habitude échoue souvent

Prenons quelqu’un qui veut arrêter de fumer.

Il se concentre sur la cigarette.

« Il faut que j’arrête. »

Il compte.

Il résiste.

Il culpabilise lorsqu’il recommence.

Toute son attention reste fixée sur le comportement qu’il souhaite supprimer.

Nous pouvons reproduire exactement la même logique avec l’alimentation, les écrans, le travail, certaines relations ou la procrastination.

Mais une question manque parfois :

qu’est-ce que je veux construire à la place ?

Parce qu’abandonner quelque chose crée un espace.

Et si nous n’avons aucune raison profonde de remplir cet espace autrement, notre ancien fonctionnement possède un avantage considérable : il est connu.

Notre cerveau sait déjà le faire.

C’est là que l’attitude entre en jeu

J’aime distinguer l’habitude de l’attitude.

Pas comme deux catégories scientifiques, mais comme une manière de regarder nos comportements.

L’habitude dit :

« Je fais cela parce que j’ai toujours fait comme ça. »

L’attitude dit :

« Je choisis de faire cela parce que cela sert quelque chose d’important pour moi. »

Imaginez que vous souhaitiez courir un marathon.

Vous allez commencer à courir régulièrement.

Vu de l’extérieur, cela deviendra rapidement une habitude.

Mais intérieurement, cette action possède une direction.

Vous ne courez pas simplement parce que mardi, c’est le jour où vous courez.

Vous vous entraînez parce que vous avez choisi une expérience à vivre.

Votre comportement est relié à un projet.

Et cela change énormément de choses.

Nous n’avons pas toujours besoin de sortir de notre zone de confort

« Sortez de votre zone de confort. »

J’ai entendu cette phrase des centaines de fois dans le développement personnel.

Mais sortir de sa zone de confort pour aller où ?

Si je vous demande demain matin de faire quelque chose qui vous terrorise sans aucune raison, vous n’allez probablement pas devenir plus épanoui.

Vous allez simplement générer du stress.

Le problème n’est donc pas nécessairement notre zone de confort.

Le problème apparaît lorsqu’elle devient une prison parce que nous n’avons plus aucune raison suffisamment forte d’en franchir les frontières.

Lorsque quelque chose compte réellement pour nous, nous acceptons beaucoup plus facilement certains inconforts.

Nous ne sortons plus de notre zone de confort pour sortir de notre zone de confort.

Nous la traversons parce que quelque chose nous attend derrière.

Un projet donne du sens à l’inconfort

Imaginez une femme qui ne se sent plus à sa place professionnellement.

Cela fait peut-être des années qu’elle sait que son travail ne lui correspond plus.

Mais partir signifie affronter énormément d’inconnues.

Que vais-je faire ?

Est-ce que je vais gagner suffisamment ?

Que vont penser les autres ?

Est-ce que j’en suis capable ?

Et si je me trompe ?

Si elle regarde uniquement ce qu’elle doit quitter, la peur peut devenir immense.

Mais quelque chose change lorsqu’elle commence à construire une direction.

Pas nécessairement un plan parfait.

Une direction.

Quel rythme de vie souhaite-t-elle ?

Quelles sont ses valeurs ?

Qu’a-t-elle envie d’apporter ?

Dans quel environnement souhaite-t-elle travailler ?

Quelle place veut-elle donner à sa vie personnelle ?

Qu’a-t-elle envie de ressentir en commençant sa journée ?

À mesure que cette rive devient plus claire, quitter l’ancienne peut devenir possible.

Le projet ne supprime pas nécessairement la peur. Il lui donne une raison d’être traversée.

Le rêve n’a pas besoin d’être raisonnable au départ

Je continue à aimer les grands rêves.

Lorsque nous construisons immédiatement notre avenir à partir de ce que nous croyons possible aujourd’hui, nous reproduisons facilement notre présent.

Alors, pendant un moment, pourquoi ne pas retirer les contraintes ?

Si tout était possible, comment aimeriez-vous vivre ?

Où ?

Avec qui ?

À quel rythme ?

En faisant quoi ?

Avec quel niveau de liberté ?

Qu’aimeriez-vous créer ?

Quel serait votre quotidien idéal ?

Il ne s’agit pas de prétendre ensuite que tout se réalisera automatiquement parce que nous l’avons imaginé.

Il s’agit d’autoriser notre esprit à explorer une direction avant de commencer à la censurer.

La faisabilité viendra ensuite.

Puis le rêve doit rencontrer la réalité

C’est là que je nuancerais fortement mon ancien texte.

Non, une fois le rêve défini, « le reste » ne se fait pas nécessairement tout seul.

Un projet peut demander du travail.

Des compétences.

Des essais.

Des erreurs.

Des rencontres.

Des ajustements.

De la patience.

Parfois de l’argent.

Et quelquefois un changement complet de direction.

L’intuition peut nous aider.

Certaines coïncidences peuvent nous interpeller et nous pouvons choisir de leur donner du sens.

Mais notre sécurité intérieure ne consiste pas à attendre un signe avant chaque décision.

Elle nous permet justement d’expérimenter sans avoir la certitude de réussir.

Du projet aux attitudes quotidiennes

Une fois la direction choisie, une question devient beaucoup plus intéressante que :

« Qu’est-ce que je dois arrêter ? »

Demandez-vous :

« Quelle personne ai-je besoin de devenir pour vivre cette vie ? »

Si votre projet demande davantage de liberté, quelles attitudes construisent cette liberté ?

Si vous voulez changer de métier, quelle action pouvez-vous commencer cette semaine ?

Si vous souhaitez écrire un livre, quelle place l’écriture doit-elle prendre dans votre quotidien ?

Si vous souhaitez retrouver de l’énergie, quelles décisions soutiennent réellement votre corps ?

Si vous voulez développer une activité, quelles actions produisent véritablement des résultats ?

C’est ainsi qu’un rêve commence à descendre dans la matière.

La meilleure habitude est peut-être celle que vous avez choisie

Finalement, l’objectif n’est pas de supprimer nos habitudes.

C’est de reprendre conscience de celles qui dirigent notre existence.

Certaines méritent d’être conservées.

Certaines doivent évoluer.

Certaines ne nous appartiennent peut-être même pas : nous les avons adoptées parce que notre famille, notre milieu ou notre environnement fonctionnaient ainsi.

La question n’est donc pas :

« Comment casser toutes mes habitudes ? »

Mais plutôt :

« Est-ce que mes habitudes actuelles construisent la vie que je veux vivre ? »

Voilà où se situe la différence entre subir un automatisme et choisir une attitude.

La sécurité intérieure ne nous demande pas de rester dans ce que nous connaissons.

Elle nous donne suffisamment de stabilité pour explorer ce que nous ne connaissons pas encore.

Alors construisez une direction qui vous ressemble.

Laissez-la être ambitieuse.

Puis revenez aujourd’hui.

Et demandez-vous simplement :

quelle attitude puis-je adopter maintenant pour commencer à marcher vers cette vie ?

Parce qu’un rêve sans action reste une possibilité.

Mais lorsque nos actions quotidiennes commencent à rejoindre ce qui compte profondément pour nous, nous ne sommes plus simplement spectateurs de notre existence.

Nous recommençons à la choisir.

Et c’est peut-être là que commence véritablement la magie avec un grand M.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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