La loi d’attraction est une loi magique.

Nous n’attirons pas ce que nous voulons, nous attirons ce que nous sommes

C’est merveilleux d’imaginer que nous pouvons créer une vie qui nous ressemble.

Mais il y a quelque chose que j’ai mis du temps à comprendre :

Vouloir ne suffit pas.

Nous pouvons vouloir une relation amoureuse épanouissante et reproduire toujours le même type de relation.

Nous pouvons vouloir davantage d’argent et continuer à prendre des décisions dictées par la peur du manque.

Nous pouvons vouloir changer de travail et rester pendant dix ans dans un environnement qui ne nous convient plus.

Nous pouvons vouloir être libres tout en recherchant constamment la sécurité dans ce que nous connaissons déjà.

C’est là que, dans ma manière de comprendre la loi d’attraction, intervient une distinction fondamentale :

Nous n’attirons pas simplement ce que nous voulons. Nous attirons ce que nous sommes capables de vivre intérieurement.

Et derrière cela se trouve une question que je considère aujourd’hui comme centrale : notre sécurité intérieure.

Vouloir avec la tête et avoir peur avec le corps

Imaginez une personne qui répète tous les matins :

« Je mérite l’abondance. »

Elle peut réciter cette phrase cent fois.

Mais si, dès qu’elle doit prendre une décision financière, son ventre se noue, si elle anticipe constamment le manque, si elle n’ose jamais investir sur elle-même et si chaque dépense déclenche de l’inquiétude, que raconte réellement son fonctionnement intérieur ?

D’un côté :

« Je veux l’abondance. »

De l’autre :

« J’ai peur de manquer. »

C’est exactement pour cela que je distingue depuis longtemps le plan mental du plan émotionnel.

Nous pouvons intellectuellement avoir compris énormément de choses sans parvenir à les vivre.

Nous pouvons savoir que nous avons de la valeur sans réellement la ressentir.

Nous pouvons savoir que nous devrions quitter une situation sans nous sentir suffisamment en sécurité pour le faire.

Nous pouvons savoir qu’une relation nous fait souffrir et continuer pourtant à nous y accrocher.

Le savoir ne produit pas automatiquement la transformation.

Pourquoi les mantras et les livres ne suffisent-ils pas toujours ?

Je n’ai rien contre les livres de développement personnel, les méditations ou les mantras.

Un livre peut provoquer une prise de conscience.

Une phrase peut nous accompagner pendant des années.

Une méditation peut nous permettre de ralentir.

Un enseignement peut complètement modifier notre manière de regarder une situation.

Mais lire quelque chose n’est pas encore l’incarner.

Je peux lire cinquante livres sur la confiance en soi et continuer à trembler devant le regard des autres.

Je peux connaître parfaitement le fonctionnement de la dépendance affective et continuer à accepter l’inacceptable par peur d’être abandonné.

Je peux comprendre intellectuellement que ma valeur ne dépend pas de mon travail et continuer à m’épuiser pour obtenir de la reconnaissance.

Parce qu’entre comprendre quelque chose et se sentir suffisamment en sécurité pour le vivre, il peut exister un sacré fossé.

Et c’est précisément ce fossé qu’il est intéressant d’explorer.

Notre histoire continue parfois de parler à notre place

Nous avons tous vécu des expériences.

Certaines ont été parfaitement digérées.

D’autres ont laissé des traces.

Un enfant qui a grandi en devant constamment mériter l’attention pourra, devenu adulte, continuer à chercher inconsciemment la reconnaissance.

Une personne qui a beaucoup vécu l’abandon pourra s’accrocher à une relation qui ne lui convient pas, simplement parce que la solitude réveille quelque chose de beaucoup plus profond.

Quelqu’un qui a grandi dans l’insécurité financière pourra gagner correctement sa vie et pourtant continuer à ressentir la peur du manque.

Nous pouvons appeler cela des blessures, des mémoires, des conditionnements, des automatismes émotionnels…

Le vocabulaire importe finalement moins que ce que nous observons dans notre vie.

Parce que notre vie nous donne énormément d’informations sur ce qui se passe à l’intérieur.

Les répétitions sont intéressantes à observer

Il vous est peut-être déjà arrivé de vous demander :

« Pourquoi est-ce que je rencontre toujours le même genre de personne ? »

« Pourquoi est-ce que je reproduis encore cette situation ? »

« Pourquoi est-ce que je sais parfaitement ce que je devrais faire, mais que je n’arrive pas à le faire ? »

« Pourquoi est-ce que je réagis aussi fortement à quelque chose qui semble pourtant anodin ? »

Voilà des questions qui m’intéressent beaucoup plus que :

« Quel mantra dois-je réciter pour attirer ce que je veux ? »

Parce que lorsque quelque chose se répète, je préfère regarder ce qui nourrit cette répétition plutôt que de simplement essayer de la recouvrir avec une pensée positive.

Prenons une personne qui accepte régulièrement des relations dans lesquelles elle n’est pas respectée.

Nous pourrions lui répéter :

« Aime-toi davantage. »

D’accord.

Mais comment fait-elle ?

Pourquoi accepte-t-elle cela ?

Qu’est-ce qui se passe en elle lorsqu’elle envisage de partir ?

Qu’est-ce qui lui fait davantage peur : rester dans cette relation ou se retrouver seule ?

Et surtout :

Depuis quel endroit intérieur prend-elle ses décisions ?

C’est ici que nous commençons à quitter la surface.

Ce que nous cherchons à l’extérieur parle parfois d’un manque intérieur

Besoin permanent d’être rassuré.

Besoin d’être aimé.

Besoin d’être reconnu.

Besoin d’obtenir des « j’aime ».

Besoin d’être constamment entouré.

Besoin de manger sans avoir faim.

Besoin de travailler en permanence.

Besoin de remplir chaque minute de sa journée.

Tous ces comportements peuvent avoir des origines très différentes et il serait absurde de leur donner une explication unique.

Mais je trouve intéressant de se demander :

Qu’est-ce que je cherche à obtenir à l’extérieur que je n’arrive pas encore à me donner intérieurement ?

Cette question peut changer énormément de choses.

Parce que tant que nous cherchons exclusivement à modifier le décor sans regarder ce qui se passe en nous, nous risquons de repeindre les murs sans jamais nous occuper des fondations.

Pour moi, la transformation commence par la sécurité intérieure

C’est là que ma compréhension de l’accompagnement a beaucoup évolué.

Je ne cherche plus simplement à savoir :

« Qu’est-ce que tu veux obtenir ? »

Je cherche aussi à comprendre :

« Qu’est-ce qui, en toi, ne se sent pas encore suffisamment en sécurité pour aller vers cette vie ? »

Parce qu’une personne peut sincèrement vouloir changer et avoir simultanément une partie d’elle qui cherche désespérément à conserver ce qu’elle connaît.

Et cette partie n’a pas besoin d’être combattue.

Elle a besoin d’être entendue.

C’est là que le travail émotionnel prend tout son sens.

Pas pour passer des années à retourner chaque caillou du passé.

Pas pour trouver éternellement une nouvelle blessure à réparer.

Mais pour comprendre ce qui agit encore aujourd’hui et retrouver suffisamment de sécurité pour ne plus avoir besoin de reproduire les mêmes protections.

La durée de ce travail dépend évidemment de chacun, de son histoire et de ce qui émerge. Certaines prises de conscience peuvent provoquer des changements extrêmement rapides ; d’autres transformations demandent davantage de temps.

Ce qui compte pour moi, ce n’est pas de battre un record.

C’est que quelque chose change réellement dans la vie de la personne.

Et après ?

Lorsque nous nous sentons davantage en sécurité intérieurement, énormément de choses deviennent plus simples.

Nous avons moins besoin d’être rassurés.

Nous supportons mieux le regard des autres.

Nous pouvons dire non.

Nous pouvons être seuls sans ressentir nécessairement la solitude.

Nous pouvons quitter ce qui ne nous convient plus.

Nous pouvons essayer sans avoir la garantie de réussir.

Nous pouvons recevoir un refus sans nous effondrer.

Nous pouvons aimer sans nous accrocher.

Nous pouvons entreprendre sans que chaque incertitude devienne une menace.

Et surtout, nos décisions commencent à changer.

Voilà pourquoi le décor extérieur peut lui aussi évoluer.

Pas nécessairement parce qu’une formule magique aurait commandé quelque chose à l’Univers, mais parce que nous ne sommes plus la même personne face aux possibilités qui se présentent à nous.

Nous voyons différemment.

Nous choisissons différemment.

Nous agissons différemment.

Nous acceptons certaines choses et en refusons désormais d’autres.

Et notre vie finit nécessairement par porter la trace de ces changements.

Alors si vous avez l’impression de reproduire encore et encore le même scénario, peut-être que la question n’est pas seulement :

« Qu’est-ce que je veux attirer maintenant ? »

Peut-être pourriez-vous commencer par celle-ci :

« Qu’est-ce qui, en moi, ne se sent pas encore suffisamment en sécurité pour vivre ce que je dis vouloir ? »

C’est souvent sous le capot que se trouve la réponse.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction