Le pouvoir de l’intention, c’est très puissant.

Votre entourage nourrit-il votre confiance… ou vos peurs ?

Vous avez une idée.

Un projet.

Une envie qui vous travaille depuis quelque temps.

Quelque chose vous dit d’y aller.

Et puis vous commencez à en parler autour de vous.

« Tu es sûr ? »

« Ça me paraît risqué. »

« Tu sais combien ont essayé avant toi ? »

« À ta place, je réfléchirais quand même… »

Et quelques heures plus tard, cette idée qui vous mettait en joie commence déjà à vous faire peur.

Ce n’est pas nécessairement parce qu’elle était mauvaise.

C’est peut-être simplement parce que vous avez laissé entrer dans votre espace intérieur les peurs de quelqu’un d’autre.

Les autres parlent depuis leur propre histoire

C’est une chose que j’ai mis du temps à intégrer.

Lorsque quelqu’un donne son avis sur votre projet, il ne parle pas uniquement de votre projet.

Il parle aussi depuis son histoire.

Ses expériences.

Ses réussites.

Ses échecs.

Ses croyances.

Ses peurs.

Sa conception de l’argent, du travail, du couple, de la réussite, du risque ou de la sécurité.

Cela ne signifie pas que son avis ne vaut rien.

Un regard extérieur peut parfois nous éviter une belle connerie.

Mais il est important de comprendre depuis quel endroit nous allons chercher cet avis et quelle place nous allons lui donner.

Parce que si j’ai besoin que cinq personnes me rassurent avant de prendre une décision, le problème n’est peut-être déjà plus mon projet.

Le problème est peut-être ma sécurité intérieure.

Quand je ne me sens pas suffisamment sécure, je cherche la réponse dehors

C’est précisément ce que j’observe aujourd’hui autour de la sécurité intérieure.

Lorsque je ne me sens pas suffisamment solide à l’intérieur, l’incertitude devient difficile à supporter.

Alors je cherche.

Je demande des avis.

Je compare.

Je consulte.

Je retourne le problème dans tous les sens.

Et plus je collecte d’informations, plus je peux parfois me retrouver complètement perdu.

Pierre pense bleu.

Roger pense rouge.

Mon voisin pense vert.

Et moi, au milieu de tout ça, je ne sais même plus quelle était ma couleur au départ.

Nous avons besoin des autres. Je ne crois absolument pas à l’idée qu’il faudrait vivre enfermé dans sa bulle en refusant toute contradiction.

Mais il y a une différence énorme entre écouter un avis et abandonner son pouvoir de décision à celui qui donne cet avis.

Une idée fragile n’a peut-être pas besoin d’être exposée immédiatement à tout le monde

Lorsque je plante une graine, je ne vais pas la déterrer tous les matins pour vérifier si elle pousse.

Je lui laisse du temps.

Je la protège.

Je l’arrose.

Et j’attends qu’elle soit suffisamment enracinée.

Pour certaines idées, je pense que nous pouvons fonctionner de la même manière.

Lorsque quelque chose vient juste de naître en nous, nous n’avons pas nécessairement besoin de le présenter immédiatement devant vingt personnes pour organiser un référendum.

Nous pouvons commencer par l’expérimenter.

En parler à quelques personnes de confiance.

Le confronter progressivement à la réalité.

Faire un premier pas.

Observer.

Corriger.

Puis faire le suivant.

C’est là que je retrouve l’effet de levier que j’aime tant : une marche après l’autre, au rythme de la nature, en conciliant action et réflexion.

La confiance ne garantit pas le résultat

Il y a quelques années, j’aurais probablement écrit :

« Si vous croyez suffisamment à votre idée, vous ne pouvez que réussir. »

Aujourd’hui, je ne l’écrirais plus ainsi.

Parce que nous ne contrôlons pas tout.

Je peux croire profondément à un projet et me planter.

Je peux avoir confiance et rencontrer un obstacle.

Je peux prendre une décision parfaitement alignée avec moi aujourd’hui et découvrir dans six mois qu’elle ne me correspond plus.

La sécurité intérieure, ce n’est pas avoir la garantie que tout va fonctionner.

C’est justement ne plus avoir besoin de cette garantie pour avancer.

Et pour moi, la différence est énorme.

Je peux essayer sans savoir.

Je peux prendre un risque mesuré.

Je peux changer d’avis.

Je peux échouer.

Je peux recommencer.

Je peux même reconnaître que quelqu’un qui m’avait déconseillé mon idée avait finalement vu quelque chose que je n’avais pas vu.

Je reste sécure.

Parce que ma valeur ne dépend plus exclusivement du résultat.

Confiance et persévérance ne veulent pas dire obstination

Cette phrase de mon ancien texte, en revanche, je la garde :

Le maître mot est la confiance et la persévérance, mais pas l’obstination.

Persévérer ne signifie pas foncer dans un mur pendant dix ans en répétant que l’Univers finira bien par céder.

Il faut aussi regarder la matière.

Les résultats.

Les retours.

Notre énergie.

Notre plaisir.

Ce que nous apprend l’expérience.

Parfois, il faut continuer.

Parfois, il faut modifier le chemin.

Et parfois, il faut avoir suffisamment de sécurité intérieure pour reconnaître que nous ne voulons tout simplement plus de ce projet.

Abandonner quelque chose qui ne nous correspond plus n’est pas nécessairement échouer.

Cela peut aussi être arrêter de sacrifier notre présent à une décision prise par la personne que nous étions hier.

Tout ce dont nous nous nourrissons nous influence

Je reste également profondément attaché à cette idée.

Notre environnement compte.

Les personnes que nous fréquentons.

Les conversations auxquelles nous participons.

Les vidéos que nous regardons.

Les informations que nous absorbons toute la journée.

Les réseaux sociaux sur lesquels nous passons notre temps.

Tout cela entre quelque part dans notre représentation du monde.

Si je passe mes journées entouré de personnes qui m’expliquent que tout est dangereux, compliqué, impossible et condamné à échouer, il me faudra une sacrée stabilité intérieure pour que cela n’influence jamais mes décisions.

À l’inverse, s’entourer uniquement de personnes qui approuvent absolument tout ce que nous faisons n’est pas beaucoup plus sain.

Je préfère aujourd’hui être entouré de personnes capables de me dire :

« Je ne suis pas d’accord avec toi, mais je respecte ton choix. »

Voilà une relation qui me paraît beaucoup plus sécurisante.

Écouter sa boussole intérieure sans fermer les yeux

Écouter ses ressentis ne signifie donc pas refuser la réalité.

Cela signifie reprendre sa place au milieu de toutes les informations disponibles.

J’écoute.

J’observe.

Je confronte mon idée à la matière.

Je prends les informations qui peuvent m’être utiles.

Mais à la fin, je reviens à moi.

Depuis quel endroit intérieur vais-je prendre cette décision ?

Depuis la peur ?

Depuis mon besoin d’être rassuré ?

Depuis mon envie de prouver quelque chose ?

Depuis mon besoin d’être reconnu ?

Ou depuis un endroit suffisamment stable pour accepter que je ne sache pas exactement ce qui va arriver ?

C’est probablement là que se trouve aujourd’hui, pour moi, la véritable confiance.

Pas dans la certitude que la vie réalisera exactement ce que j’ai commandé.

Mais dans la certitude que, quoi qu’il arrive, je pourrai observer, apprendre, ajuster et continuer mon chemin.

Plus cette sécurité grandit à l’intérieur, moins j’ai besoin que les autres valident mes choix.

Et paradoxalement, je peux alors beaucoup mieux les écouter.

Parce que leur avis n’est plus une menace pour ma direction.

Il devient simplement une information supplémentaire.

Et la décision finale reste à sa place :

chez moi.

Stéphane Bride-Bonnot

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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