Notre niveau d’énergie détermine notre qualité de vie.

Faire toujours plus pour être heureux plus tard : quand notre insécurité intérieure dirige notre vie

Plus nous bougeons, plus nous faisons des choses qui nous mettent en joie, plus nous allons au contact des autres dans le partage, sans forcément attendre quelque chose en retour, plus nous pouvons ressentir cette sensation d’être pleinement vivants.

J’ai longtemps parlé de cela en termes d’énergie.

Monter en énergie.

Élever sa conscience.

Se connecter à la Source.

Rayonner davantage.

Ces mots appartiennent toujours à ma vision spirituelle de l’existence. Mais aujourd’hui, j’y vois également quelque chose de profondément lié à la sécurité intérieure.

Car derrière notre manière de vivre, de travailler, de consommer, de réussir ou de chercher la reconnaissance se cache souvent une question beaucoup plus simple :

Est-ce que ce que je fais nourrit réellement qui je suis, ou est-ce que je cherche encore à devenir quelqu’un qui me permettra enfin de me sentir suffisamment en sécurité ?

Ce personnage que nous construisons pour exister

Nous avons tous une identité.

Un prénom, une histoire, un métier, des qualités, des défauts, des réussites, des échecs, une place dans notre famille et dans la société.

Cette identité est nécessaire.

Mais nous pouvons progressivement nous confondre avec elle.

Nous construisons alors un personnage.

Il faut réussir.

Être reconnu.

Avoir suffisamment d’argent.

Montrer que nous sommes compétents.

Être apprécié.

Correspondre à l’image que les autres ont de nous.

Et plus nous investissons d’énergie dans ce personnage, plus nous pouvons devenir dépendants de ce qui le confirme.

Un compliment nous fait monter.

Une critique nous fait descendre.

Une réussite nous rassure.

Un échec nous remet en question.

L’approbation nous sécurise.

Le rejet nous menace.

Ce que j’appelais autrefois principalement « l’ego », je le regarde aujourd’hui aussi comme un ensemble de mécanismes de protection.

Ce personnage n’est pas notre ennemi.

Il essaie souvent simplement de nous protéger.

Lorsque l’ego cherche à nous sécuriser

Dire qu’il faut « tuer l’ego » ou s’en débarrasser me semble aujourd’hui trop simpliste.

L’ego a une fonction.

Il construit une identité suffisamment cohérente pour nous permettre d’évoluer dans le monde.

Le problème apparaît lorsqu’il prend constamment le volant.

Parce que ses décisions sont alors souvent orientées vers une priorité : éviter l’insécurité.

Ne prends pas ce risque.

Ne quitte pas cette situation.

Ne dis pas ce que tu penses.

Ne déçois pas cette personne.

Travaille davantage.

Gagne davantage.

Prouve davantage.

Contrôle davantage.

Et nous pouvons passer notre vie à répondre à ces injonctions en pensant qu’un jour, lorsque nous aurons suffisamment réussi, nous pourrons enfin nous détendre.

Faire toujours plus pour avoir toujours plus, dans l’intention d’être heureux un jour, plus tard.

Mais ce « plus tard » recule sans cesse.

Parce que lorsque la sécurité est recherchée exclusivement à l’extérieur, il n’y en a jamais assez.

« Quand j’aurai…, alors je serai heureux »

Nous connaissons tous cette mécanique.

Quand j’aurai davantage d’argent, je serai tranquille.

Quand j’aurai trouvé la bonne personne, je serai heureux.

Quand mon entreprise fonctionnera mieux, je ralentirai.

Quand j’aurai acheté cette maison, je profiterai.

Quand les enfants seront grands, je penserai à moi.

Quand j’aurai réglé tous mes problèmes, je commencerai enfin à vivre.

Et les années passent.

Ce fonctionnement ne signifie pas qu’il faudrait renoncer à nos projets, à l’argent, à une maison ou à la réussite.

Le problème n’est pas d’avoir des objectifs.

Le problème commence lorsque nous demandons à leur réalisation de nous apporter une sécurité intérieure qu’aucun résultat extérieur ne pourra garantir durablement.

Ce qui te protège aujourd’hui est peut-être ce qui te bloque demain.

Revenir à l’instant présent

Dans mon vocabulaire spirituel, je parle de revenir à l’être, à la conscience, à cette partie de nous qui est reliée au tout.

C’est un endroit où il n’y a rien à prouver.

Rien à montrer.

Personne à impressionner.

Nous pouvons simplement être là.

Marcher.

Respirer.

Partager un moment.

Regarder la nature.

Créer quelque chose parce que cela nous fait plaisir.

Être avec quelqu’un sans chercher à obtenir quoi que ce soit de lui.

Ce sont parfois des moments extrêmement simples qui nous permettent de découvrir une autre forme d’abondance.

Non pas l’abondance qui consiste à tout posséder.

Mais celle qui nous permet de ressentir que, pendant cet instant précis, il ne manque rien pour que nous puissions être pleinement présents à notre vie.

Et cette expérience nourrit la sécurité intérieure.

Ne plus chercher ne signifie pas ne plus agir

J’écrivais autrefois que lorsque nous n’avons plus besoin de rien, tout vient à nous « de façon décuplée et sans effort ».

Aujourd’hui, je serais plus nuancé.

La vie demande de l’action.

Un projet demande du travail.

Une entreprise nécessite des décisions.

Une relation demande de l’attention.

Nos besoins matériels existent.

La spiritualité ne les fait pas disparaître.

En revanche, il existe une immense différence entre agir depuis le manque et agir depuis un endroit intérieurement plus stable.

Dans le premier cas, je dois réussir pour me rassurer.

Dans le second, j’ai envie de réussir, mais mon identité ne dépend plus entièrement du résultat.

Je peux essayer sans avoir la garantie que cela fonctionnera.

Je peux échouer sans considérer que je suis moi-même un échec.

Je peux changer de direction sans avoir l’impression d’avoir perdu ma valeur.

C’est là que la sécurité intérieure nous rend paradoxalement plus libres d’agir.

Rayonner plutôt que convaincre

Lorsque nous commençons à transformer notre propre manière de vivre, une autre tentation peut apparaître : vouloir transformer les autres.

Leur expliquer.

Les convaincre.

Leur montrer qu’ils devraient eux aussi changer.

Mais là encore, pourquoi aurions-nous besoin qu’ils pensent comme nous ?

Pour moi, le partage le plus puissant ne passe pas forcément par les discours.

Il passe par ce que nous incarnons.

Si je suis davantage en paix, disponible, vivant et aligné avec ce qui compte pour moi, les personnes que je rencontre peuvent éventuellement s’interroger.

Et si elles me demandent ce qui a changé, alors je peux partager mon expérience.

Sans attente.

Sans imposer mon chemin.

Sans considérer que mon niveau de conscience serait supérieur au leur.

Dans mon langage spirituel, j’appelle cela rayonner.

Et si notre mission était simplement de vivre ?

Nous cherchons parfois très loin notre mission de vie.

Nous voudrions découvrir ce que l’univers attend de nous, ce que notre âme est venue accomplir ou quelle contribution extraordinaire nous devons apporter au monde.

Et si c’était beaucoup plus simple ?

Vivre avec un grand V.

Être présent.

Prendre soin de notre énergie.

Faire davantage de place à ce qui nous met en joie.

Construire suffisamment de sécurité intérieure pour ne plus laisser nos protections choisir systématiquement notre existence.

Aimer.

Partager.

Créer.

Et permettre aux autres d’être eux-mêmes sans avoir besoin de les changer.

Je continue de croire que nous sommes bien plus vastes que le petit personnage que nous avons construit pour nous adapter au monde.

Mais peut-être n’avons-nous pas besoin de combattre ce personnage.

Nous avons simplement besoin de devenir suffisamment sécures pour lui dire :

« Merci d’avoir essayé de me protéger. Maintenant, je peux aussi choisir de vivre. »

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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