On ne peut pas porter les autres dans la vie.

Et si vous dépensiez votre énergie à vivre la vie des autres ?

Nous avons tous une quantité limitée de temps, d’attention et d’énergie disponible chaque jour.

Pourtant, combien en consacrons-nous réellement à notre propre vie ?

Nous pouvons passer énormément de temps à nous préoccuper des autres.

À vouloir les sauver.

À régler leurs problèmes.

À porter leurs émotions.

À nous demander ce qu’ils vont penser.

À essayer de ne décevoir personne.

À répondre à leurs attentes avant même de nous demander ce que nous voulons, nous.

Puis, un jour, nous sommes épuisés.

Frustrés.

Nous avons la sensation de beaucoup donner et de recevoir très peu.

Dans ma lecture spirituelle, je parle de karma, d’âme, de source et de chemin d’incarnation. Chacun est évidemment libre d’adhérer ou non à ces croyances.

Mais derrière ce vocabulaire, je retrouve aujourd’hui une question beaucoup plus universelle :

Est-ce que j’utilise mon énergie pour construire ma propre vie, ou principalement pour essayer de sécuriser celle des autres ?

C’est une question essentielle de sécurité intérieure.

Nous avons déjà notre propre vie à vivre

Dans ma vision spirituelle, chacun possède son propre karma et ses propres expériences à traverser.

Je pourrais aujourd’hui le dire plus simplement :

chacun possède son histoire, ses choix, ses responsabilités et son chemin.

Nous pouvons accompagner quelqu’un.

L’écouter.

Le soutenir.

L’aider lorsqu’il nous le demande.

Mais nous ne pouvons pas vivre son expérience à sa place.

Et pourtant, lorsque notre sécurité intérieure est fragile, nous pouvons facilement nous donner cette mission.

Nous voulons que notre conjoint aille bien.

Que nos enfants fassent les bons choix.

Que nos parents soient heureux.

Que nos amis comprennent enfin certaines choses.

Et nous dépensons une énergie considérable à essayer de contrôler des vies qui ne sont pas les nôtres.

Vouloir sauver les autres peut parfois nous éviter de nous regarder

S’occuper des autres est valorisant.

Cela peut même nous donner une identité :

« Moi, je suis toujours là pour tout le monde. »

Mais une question mérite parfois d’être posée :

Que se passerait-il si je cessais momentanément de m’occuper des problèmes des autres ?

Que resterait-il ?

Moi.

Mes envies.

Mes frustrations.

Mes peurs.

Mes décisions repoussées.

Mon couple.

Mon travail.

Mon corps.

Mes rêves.

Et peut-être certaines émotions que je n’ai aucune envie de rencontrer.

Voilà pourquoi nous pouvons parfois utiliser le travail, les relations, les écrans, les addictions, le sport ou même une passion comme une fuite.

Ce ne sont pas nécessairement ces activités qui posent problème.

C’est la fonction qu’elles remplissent.

Sommes-nous occupés ou sommes-nous en fuite ?

Vous pouvez travailler douze heures par jour parce que vous adorez profondément votre activité.

Ou travailler douze heures par jour parce que rentrer chez vous vous oblige à ressentir un vide que vous préférez éviter.

Extérieurement, le comportement est identique.

Intérieurement, il ne raconte absolument pas la même histoire.

Nous pouvons également nous passionner pour quelque chose et y consacrer énormément de temps.

Là encore, ce n’est pas nécessairement un problème.

La question est :

Est-ce que cette activité nourrit ma vie ou m’empêche de regarder une partie de ma vie ?

La sécurité intérieure nous permet progressivement de rester avec nous-mêmes sans devoir continuellement remplir le silence.

Quand le corps commence à parler

J’ai longtemps considéré les douleurs et les maladies comme la manifestation directe d’énergies bloquées.

Je souhaite apporter ici une nuance essentielle.

Une maladie ou une douleur possède des causes qui peuvent être nombreuses et nécessite, lorsque c’est approprié, une évaluation et une prise en charge médicale. Une personne malade n’est pas nécessairement « sortie de son chemin » et elle n’a pas provoqué sa maladie parce qu’elle aurait mal géré ses émotions.

En revanche, notre corps peut effectivement nous donner des informations sur notre état.

Fatigue.

Tensions.

Sommeil perturbé.

Agitation.

Stress.

Nous pouvons apprendre à écouter ces signaux plutôt que d’attendre d’être complètement épuisés.

Écouter son corps ne signifie pas lui attribuer systématiquement une signification spirituelle.

Cela signifie commencer par reconnaître :

« Quelque chose mérite mon attention. »

Quand l’insécurité se retrouve dans plusieurs domaines de notre vie

La sécurité intérieure influence également notre manière de vivre nos relations, notre travail ou notre rapport à l’argent.

Prenons la dépendance affective.

Si je crois profondément que je ne peux pas être heureux seul, je peux accepter des comportements que je refuserais autrement.

Pourquoi ?

Parce que perdre la relation me semble plus dangereux que perdre une partie de moi-même.

Dans le travail, je peux accepter continuellement d’être dévalorisé parce que je ne me sens pas suffisamment en sécurité pour poser une limite ou chercher ailleurs.

Dans mes finances, je peux rechercher toujours davantage d’argent en espérant qu’un certain montant supprimera enfin toutes mes peurs.

Dans mes relations, je peux donner continuellement parce que j’espère inconsciemment acheter ma place dans la vie des autres.

Le problème n’est pas nécessairement extérieur.

Mais cela ne signifie pas non plus que nous créons magiquement tout ce qui nous arrive.

Cela signifie que notre sécurité intérieure influence fortement ce que nous acceptons, ce que nous refusons et les décisions que nous prenons.

Le mental doit-il vraiment être notre ennemi ?

J’ai souvent écrit :

« L’âme doit être le maître et le mental le serviteur. »

Cette phrase reste importante dans ma manière de voir les choses.

Mais le mental n’est pas notre ennemi.

Nous en avons besoin.

Il organise.

Il analyse.

Il anticipe.

Il permet de transformer une intuition en projet concret.

Le problème apparaît lorsqu’il fonctionne principalement depuis la peur.

Il cherche alors à tout contrôler.

À anticiper tous les risques.

À obtenir toutes les garanties.

À éviter l’inconnu.

Et il peut finir par nous maintenir dans une situation qui ne nous convient plus simplement parce qu’elle est connue.

La sécurité intérieure permet de remettre le mental à sa juste place.

Je peux écouter ce que je ressens profondément, identifier ce qui compte pour moi, puis utiliser mon intelligence pour construire une direction concrète.

Le silence permet parfois d’entendre ce que le bruit recouvre

C’est pour cela que je reviens continuellement au silence.

Pas nécessairement à une pratique compliquée.

Simplement s’arrêter.

Sans téléphone.

Sans télévision.

Sans travail.

Sans chercher immédiatement quelqu’un à aider.

Et observer.

Qu’est-ce que je ressens ?

Qu’est-ce qui me manque réellement ?

Qu’est-ce qui m’épuise ?

Qu’est-ce qui me met en joie ?

Quelle décision est-ce que je repousse depuis longtemps ?

De quoi ai-je peur ?

Ces moments peuvent être inconfortables.

Parce que lorsque le bruit disparaît, certaines choses que nous avions réussi à éviter deviennent audibles.

Mais c’est aussi là que nous pouvons commencer à nous rencontrer réellement.

S’aimer, c’est aussi cesser de s’abandonner

Nous parlons beaucoup d’amour de soi.

Mais l’amour de soi n’est pas uniquement une émotion agréable.

Il se traduit dans nos choix.

S’aimer, c’est parfois se reposer.

Parfois dire non.

Parfois demander de l’aide.

Parfois quitter une situation.

Parfois accepter de ne pas sauver quelqu’un.

Parfois reconnaître que nous avons besoin d’un professionnel.

Parfois prendre une décision qui déplaît à notre entourage.

Et surtout, c’est arrêter de nous abandonner systématiquement pour préserver le confort émotionnel des autres.

C’est là que la sécurité intérieure devient concrète.

Votre énergie vous appartient

Vous n’avez pas besoin de devenir indifférent aux autres pour revenir à vous.

Nous pouvons aimer sans porter.

Aider sans sauver.

Écouter sans absorber.

Être présent sans nous sacrifier.

Et reconnaître que chacun possède son propre chemin.

Dans ma lecture spirituelle, je dirais que notre âme connaît notre direction et que notre travail consiste à nous reconnecter à elle.

Dans un vocabulaire plus simple, je dirais :

nous avons besoin d’apprendre à entendre ce qui est profondément juste pour nous derrière le bruit de nos peurs, de nos habitudes et des attentes extérieures.

Puis d’avoir suffisamment de sécurité intérieure pour le vivre.

Alors posez-vous une question :

Quelle quantité de votre énergie quotidienne consacrez-vous actuellement à votre propre vie ?

Pas à contrôler celle des autres.

Pas à obtenir leur approbation.

Pas à éviter vos émotions.

À votre vie.

À ce qui vous nourrit.

À ce que vous voulez construire.

À ce qui vous met en joie.

Peut-être que revenir à soi commence simplement là.

Parce que nous avons déjà notre propre chemin à parcourir.

Et c’est déjà une aventure extraordinaire.

Aidez vos proches en partageant !
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction