Change ta croyance et ta réalité changera

Nos croyances font-elles vraiment notre réalité ?

« Ce sont nos croyances qui font notre réalité. »

J’ai utilisé cette phrase pendant des années.

Aujourd’hui, j’aurais envie d’y apporter une nuance importante.

Nos croyances ne créent pas magiquement tout ce qui nous arrive. Nous vivons dans un monde où existent les circonstances, le hasard, les décisions des autres, notre environnement social, notre situation économique et quantité d’événements sur lesquels nous n’avons aucun contrôle.

En revanche, nos croyances influencent profondément ce que nous remarquons, la manière dont nous interprétons ce que nous vivons et les décisions que nous prenons ensuite.

Et cela peut effectivement transformer une vie.

Nous ne pouvons pas porter notre attention sur tout

Regardez autour de vous.

Votre environnement contient une quantité considérable d’informations : des couleurs, des formes, des bruits, des odeurs, des mouvements, des objets, des personnes.

Pourtant, vous n’avez pas conscience de tout simultanément.

Votre cerveau sélectionne en permanence certaines informations plutôt que d’autres.

Faisons une expérience très simple.

Regardez autour de vous et cherchez tous les objets rouges.

Prenez quelques secondes.

Puis fermez les yeux et essayez de citer tous les objets verts présents dans la pièce.

L’exercice devient beaucoup plus difficile.

Les objets verts étaient pourtant là.

Simplement, votre attention était ailleurs.

Nous retrouvons quelque chose de comparable lorsque nous envisageons d’acheter une voiture particulière. Soudain, nous avons l’impression d’en voir partout.

Les voitures existaient déjà.

C’est notre attention qui a changé.

Et nos croyances participent justement à orienter cette attention.

Une croyance devient un filtre

Imaginons maintenant qu’un enfant entende régulièrement :

« Tu n’es bon à rien. »

Au fil des expériences, il peut finir par intégrer une croyance :

« Je ne suis pas capable. »

À l’âge adulte, cette croyance peut influencer énormément de situations.

Lorsqu’une opportunité apparaît, il remarque d’abord les risques.

Lorsqu’il réussit quelque chose, il minimise son mérite.

Lorsqu’il échoue, l’échec devient immédiatement une confirmation :

« Tu vois, je le savais. Je ne suis pas capable. »

La croyance filtre la réalité.

Et plus elle trouve de confirmations, plus elle semble vraie.

Nous pouvons alors passer des années à penser que nous observons objectivement notre vie alors que nous regardons aussi celle-ci à travers une histoire que nous avons apprise.

Derrière certaines croyances se trouve un besoin de sécurité

C’est ici que ma vision a beaucoup évolué.

Pendant longtemps, j’ai surtout considéré les croyances comme des programmes qu’il fallait identifier puis modifier.

Aujourd’hui, je m’intéresse davantage à leur fonction.

Pourquoi ai-je eu besoin de croire cela ?

Prenons une croyance comme :

« Pour réussir, il faut travailler énormément. »

Peut-être vient-elle d’un parent.

D’une histoire familiale.

D’un milieu social.

D’expériences professionnelles.

Mais elle peut aussi participer à notre sécurité intérieure.

Si je travaille énormément, je me sens méritant.

Je me sens utile.

Je réduis ma peur de manquer.

Je peux recevoir de la reconnaissance.

Modifier cette croyance devient alors beaucoup plus complexe que de simplement écrire sur un papier :

« Je peux réussir facilement. »

Parce qu’une partie de moi peut répondre :

« Peut-être, mais je ne me sens absolument pas en sécurité en faisant cela. »

Une affirmation positive ne suffit pas toujours

J’ai longtemps conseillé de prendre une croyance comme :

« Je suis bon à rien »

et de la remplacer par une formulation positive telle que :

« Je suis de plus en plus doué. »

Cela peut constituer un exercice intéressant.

Mais aujourd’hui, j’irais plus loin.

Répéter une nouvelle phrase ne suffit pas nécessairement à transformer une croyance profondément installée.

Il faut aussi créer de nouvelles expériences.

Si je crois que je suis incapable, je peux commencer par observer les situations où cette croyance est contredite.

Qu’ai-je déjà réussi ?

Qu’ai-je appris ?

Quelles difficultés ai-je traversées ?

Quelle petite action pourrais-je accomplir aujourd’hui pour produire une nouvelle preuve ?

Progressivement, nous ne cherchons plus seulement à nous convaincre.

Nous construisons une nouvelle relation avec nous-mêmes.

Et surtout, nous développons suffisamment de sécurité intérieure pour essayer quelque chose sans avoir besoin d’être certains de réussir.

Notre environnement nourrit également nos croyances

L’environnement joue évidemment un rôle considérable.

Si je passe mes journées entouré de personnes qui me répètent que mon projet est impossible, cela peut finir par influencer ma perception.

À l’inverse, rencontrer des personnes qui vivent déjà différemment peut ouvrir des possibilités que je n’avais jamais envisagées.

J’ai moi-même connu une période de ma vie où mon environnement, mes relations, mes croyances et ma manière de fonctionner m’ont conduit jusqu’à un point de rupture extrêmement profond.

Le 2 mai 2016 a marqué pour moi une frontière.

À partir de là, j’ai progressivement changé beaucoup de choses, y compris mon environnement.

Mais aujourd’hui, je ne qualifierais plus certaines personnes de « losers » comme j’ai pu le faire autrefois.

Parce que remettre entièrement la responsabilité de mon état sur les personnes qui m’entouraient aurait finalement reproduit exactement ce que je cherchais à quitter : donner à l’extérieur le pouvoir sur ma vie.

Changer d’environnement peut être nécessaire.

Mais comprendre pourquoi nous étions restés dans cet environnement est souvent encore plus intéressant.

« Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt »

Cette phrase a nourri une partie de mon enfance :

« Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. »

Elle semble anodine.

Mais regardons ce qu’elle peut transporter comme croyances.

Pour réussir, il faut se lever tôt.

Pour mériter, il faut travailler.

Celui qui travaille davantage réussira davantage.

Maintenant, prenons une formule humoristique totalement opposée :

« Le monde appartient à ceux qui font travailler ceux qui se lèvent tôt. »

La représentation du monde change complètement.

L’une n’est pas nécessairement meilleure que l’autre.

Ce qui m’intéresse, c’est de constater à quel point une petite phrase répétée pendant des années peut participer à construire notre représentation de la réussite, du travail, de l’argent ou du mérite.

Nous possédons tous des dizaines de phrases comme celle-ci.

« Il faut souffrir pour réussir. »

« L’argent ne pousse pas dans les arbres. »

« On sait ce qu’on quitte, jamais ce qu’on trouve. »

« Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. »

« Il faut travailler dur pour gagner sa vie. »

À force d’être répétées, certaines deviennent tellement familières que nous ne pensons même plus à les questionner.

Sommes-nous responsables de 100 % de notre vie ?

J’ai également beaucoup affirmé par le passé :

« Nous sommes responsables à 100 % de la qualité de notre vie. »

Aujourd’hui, je trouve cette formulation trop absolue.

Nous ne choisissons pas 100 % de ce qui nous arrive.

Et certaines personnes disposent objectivement de beaucoup moins de possibilités que d’autres.

En revanche, il existe un espace dont nous pouvons progressivement reprendre la responsabilité :

la manière dont nous allons répondre à ce que nous vivons avec les ressources dont nous disposons.

C’est là que se trouve notre pouvoir.

Pas dans le contrôle absolu.

Dans notre capacité à observer nos automatismes et à retrouver du choix.

Mettre nos croyances en conscience

Nous pouvons alors prendre un papier et un stylo.

Choisir un domaine dans lequel nous nous sentons bloqués : argent, travail, couple, réussite, liberté, visibilité…

Puis nous poser quelques questions.

Qu’est-ce que je crois profondément à propos de ce sujet ?

Qu’est-ce que mes parents m’ont appris ?

Qu’est-ce que mon environnement continue à renforcer ?

Qu’est-ce que j’ai peur de perdre si je commence à fonctionner autrement ?

Et surtout :

quelle croyance me permet aujourd’hui de me sentir en sécurité tout en m’empêchant peut-être de construire la vie que je souhaite ?

Parce que ce qui nous protège aujourd’hui est parfois précisément ce qui nous bloque demain.

Changer une croyance ne consiste donc pas seulement à remplacer une mauvaise phrase par une bonne.

Cela consiste à créer suffisamment de sécurité intérieure pour découvrir, par l’expérience, que nous pouvons penser, choisir et vivre autrement.

Et lorsque notre regard change, nos décisions changent.

Lorsque nos décisions changent, nos actions changent.

Et lorsque nos actions changent durablement, notre réalité peut effectivement devenir très différente.

Alors peut-être que nos croyances ne créent pas tout ce qui existe autour de nous.

Mais elles participent énormément à déterminer ce que nous nous autorisons à faire avec ce qui existe.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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