Que faites-vous de votre énergie ?

Où mets-tu ton énergie ? Ce que la sécurité intérieure change dans notre rapport aux autres

Nous parlons souvent de notre manque de temps.

Beaucoup moins de notre manque d’énergie.

Pourtant, notre énergie est une ressource précieuse. Elle nous permet d’agir, de réfléchir, de créer, d’aimer, de travailler, de prendre soin de nous et d’être disponible pour les personnes qui comptent dans notre vie.

La question que je trouve intéressante est donc très simple :

Où est-ce que je mets mon énergie chaque jour ?

Dans ma vie ?

Dans mes projets ?

Dans les personnes que j’aime ?

Dans ce que je peux réellement transformer ?

Ou dans les problèmes des autres, les polémiques, les jugements, les conflits et tout ce sur quoi je n’ai finalement que très peu de pouvoir ?

Pour moi, cette question est directement liée à la sécurité intérieure.

Parce que plus nous sommes insécures à l’intérieur, plus nous pouvons ressentir le besoin de surveiller, commenter, juger ou contrôler ce qui se passe à l’extérieur.

Pourquoi passons-nous autant de temps à regarder les autres ?

L’être humain adore mettre les autres dans des cases.

Les jeunes sont des fainéants.

Les riches sont des profiteurs.

Les politiques sont des tricheurs.

Les patrons sont comme ceci.

Les chômeurs sont comme cela.

Nous généralisons, nous classons, nous comparons et nous jugeons.

Cela peut même nous rassurer momentanément.

Car pendant que je regarde ce qui ne va pas chez l’autre, je n’ai pas besoin de regarder ce qui se passe chez moi.

Le jugement peut alors devenir une protection.

Il crée une distance entre moi et l’autre et me permet parfois de conforter ma propre vision du monde.

Mais cette protection a un coût : elle mobilise mon attention et mon énergie.

Ce qui te protège aujourd’hui est peut-être ce qui te bloque demain.

Tout jugement génère-t-il de la souffrance ?

Dans le texte que j’avais écrit à l’origine, j’affirmais que « seul le jugement est générateur de souffrance ».

Aujourd’hui, je serais plus nuancé.

La souffrance humaine a évidemment de multiples origines. Certaines situations sont douloureuses indépendamment du regard que nous portons sur elles.

En revanche, notre jugement peut ajouter une couche supplémentaire à ce que nous vivons.

Il y a l’événement.

Puis il y a tout ce que notre mental raconte autour de cet événement.

« Il ne devrait pas faire ça. »

« Elle devrait comprendre. »

« Les gens sont devenus fous. »

« Le monde va mal. »

« Ce n’est pas normal. »

Nous pouvons passer des heures à alimenter intérieurement une situation sur laquelle nous n’avons parfois aucune prise.

Pendant ce temps, notre propre vie attend.

Être responsable de son énergie ne signifie pas être responsable de tout

J’ai longtemps utilisé cette phrase : « Nous sommes le seul et unique responsable de tous nos malheurs. »

Aujourd’hui, je ne l’écrirais plus ainsi.

Nous ne choisissons pas tout.

Nous ne sommes pas responsables d’une maladie qui apparaît, d’un accident, d’une violence subie, d’un contexte économique ou de toutes les circonstances auxquelles nous pouvons être confrontés.

En revanche, il existe une responsabilité qui nous appartient réellement : ce que nous faisons de notre énergie et de notre marge de manœuvre à partir de ce qui est là.

Cette distinction est essentielle.

La responsabilité n’est pas la culpabilité.

Elle consiste à identifier ce qui dépend de moi et ce qui ne dépend pas de moi.

Je ne peux pas contrôler le monde entier.

Je peux choisir la manière dont je participe au monde.

Je ne peux pas empêcher les autres de juger.

Je peux observer mes propres jugements.

Je ne peux pas décider du chemin d’une autre personne.

Je peux décider du mien.

Et cela demande beaucoup de sécurité intérieure.

Aider n’est pas sauver

Pendant longtemps, lorsque je voyais quelqu’un souffrir, j’avais envie de lui montrer ce que je pensais avoir compris.

Je voulais aider.

Parfois même avant que la personne ne demande quoi que ce soit.

Puis j’ai compris une différence fondamentale : accompagner quelqu’un n’est pas prendre la responsabilité de son chemin.

Aujourd’hui, lorsqu’une personne vient vers moi, je peux lui montrer des pistes, partager mon expérience et surtout l’amener à se questionner.

Mais je ne peux pas savoir à sa place ce qu’elle doit faire.

Et quelqu’un qui ne me demande rien n’a peut-être tout simplement rien à recevoir de moi à cet instant.

Respecter cela permet également de préserver son énergie.

Nous pouvons aimer quelqu’un sans le sauver.

Nous pouvons être disponible sans porter son problème.

Nous pouvons écouter sans absorber.

Nous pouvons accompagner sans décider.

Cette posture n’est pas de l’indifférence. Elle repose au contraire sur une forme de confiance : reconnaître que l’autre possède lui aussi des ressources et qu’il a son propre chemin.

Prendre soin de soi pour être davantage disponible au monde

À une époque, je pouvais consacrer six heures par jour à ce que j’appelais « monter mes énergies ».

Derrière ce vocabulaire très spirituel se trouvait finalement quelque chose de beaucoup plus simple : je prenais énormément de temps pour moi.

Marcher.

Être dans la nature.

Faire ce que j’aime.

Créer.

Me reposer.

Observer ce qui se passe à l’intérieur.

M’éloigner temporairement du bruit lorsque j’en ressens le besoin.

Aujourd’hui, je relie beaucoup plus clairement tout cela à la sécurité intérieure.

Prendre soin de soi ne garantit évidemment pas que nous ne tomberons jamais malades. Aucune pratique énergétique, spirituelle ou psychologique ne constitue une protection contre la Covid, une infection ou une autre maladie.

En revanche, notre sommeil, notre activité physique, notre alimentation, notre niveau de stress, nos relations et plus largement notre hygiène de vie participent réellement à notre bien-être.

Prendre soin de son énergie signifie donc aussi prendre soin très concrètement de son corps et de son équilibre.

Passer de la peur à la sécurité intérieure

Dans mon vocabulaire de l’époque, je parlais beaucoup de quitter les « énergies basses » pour aller vers les « énergies hautes », ou de passer de la peur à l’amour.

Aujourd’hui, je pourrais traduire cela autrement.

Lorsque je suis insécure, mon attention cherche naturellement les menaces.

Qui a tort ?

Qui pourrait me faire du mal ?

Qu’est-ce qui risque d’arriver ?

Qui dois-je convaincre ?

Que dois-je contrôler ?

Lorsque je retrouve davantage de sécurité intérieure, mon énergie redevient disponible.

Je peux créer.

Je peux aimer.

Je peux construire.

Je peux rencontrer.

Je peux essayer.

Je peux me tromper.

Je peux également entendre une personne qui pense différemment de moi sans ressentir immédiatement le besoin de la combattre.

C’est peut-être cela, finalement, construire des ponts plutôt que des murs.

Je continue de croire que tout part de soi pour revenir à soi.

Non pas parce que nous contrôlerions tout ce qui existe autour de nous, mais parce que notre premier espace de responsabilité reste notre propre manière d’être au monde.

Chaque journée nous donne une quantité limitée de temps, d’attention et d’énergie.

Nous pouvons la consacrer à juger ce que les autres devraient faire.

À vouloir sauver ceux qui ne nous ont rien demandé.

À alimenter les polémiques.

À essayer de contrôler ce qui nous échappe.

Ou nous pouvons récupérer progressivement cette énergie pour construire une vie qui nous ressemble davantage.

La sécurité intérieure commence peut-être par cette question très simple :

Ce à quoi je donne mon énergie aujourd’hui nourrit-il réellement la vie que j’ai envie de vivre ?

Parce que nous sommes tous différents, avec nos histoires, nos croyances et nos chemins.

Mais je continue de croire profondément à cette idée qui accompagne mon parcours depuis des années :

Nous sommes #TousFormidable.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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